FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Janvier 2014 Partager sur Facebook
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  • Bonne année !!!
    Tranquille !!!
  • Mercredi 1 Janvier 2014
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    A 0h00 je suis passé au niveau de Ovada, un peu partout je vois des feux d'artifice, c'est joli, on se croirait la nuit du 14 juillet sauf qu'il fait plus froid. J'en profite donc pour souhaiter la bonne année à ma chérie, et puis aussi à vous tous, une bonne santé, plein de bonheur, des pognons à gogo, un camion neuf, du travail, des beaux voyages, des week ends sur la route, jamais après 16h à la maison de vendredi, une citerne, un patron tolérant, un chien, un bébé, une nouvelle tronçoneuse, une subaru, une partie à 4 ou plus, une gogo danceuse, du gasoil à 0.80c, bref, je vous souhaite vraiment du fond du coeur, une merveilleuse année 2014 !!! De mon côté, c'est toujours aussi calme et pour égagayer ma nuit solitaire je m'enquille le dernier album de Bertrand Cantat, j'avais encore pas pris le temps d'écouter son album, son nouveau groupe "DETROIT", c'est vraiment une perle, les textes sont cisellés, violents, touchants, c'est un grand monsieur Bertrand, il y a un titre qui s'appele "ange de desolation" TERRIBLE d'écouter ça seul au milieu de la nuit. Enfin, si ça vous dit, je regretterez pas d'avoir acheté et surtout d'avoir écouté la plus belle declaration d'amour du siècle, et de loin. Comme les italien n'ont encore pas activé l'option "Radar Automatique Discriminants" je fais une traversée de Genova qui rend hommage à Ayrton Senna et Mickael Shumacher, puis je rejoins l'autoroute de La Spezia. Je calcule vaguement mon coup, je voulais garder l'autoroute au maximum, et puis finalement, je me dis que ça serait mieux de rester au bord de la mer et que Livorno ça devrait rentrer dans mes heures. Oui parce que c'est pas le tout, faudra toujours montrer patte blanche en 2014. Je me pose avec 9h56 à la Esso après Pise, il est 2h30 du matin, j'ai bien bossé, bien content, merci Ludo, que la force soit avec toi !

    La journée du reveillon aura vite passé, quelques tours à la boutique, un peu de boulot FDR, des dizaines de réponses au messages de bonne année, et puis sièste, sièste, sièste !

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  • Banlieue de Naples, c'est destroy par endroits
    Face au Vesuve
    Et un client tordu de plus au tableau
    On est croyants dans le coin
    Vendeurs à la sauvette pour ceux qui ont oublié noel
  • Jeudi 2 Janvier 2014
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    Dans la station c'est le désert, il y a vraiment personne, mis à part le pompiste et la caissière. La nuit risque d'être longue, mais quelque chose me dit que ça va pas les deranger les deux loustics qu'il y ait personne. Je me demande même si je les ai pas emmerdé plus qu'autre chose en venant prendre mon café. A minuit je mets en route, et effectivement, c'est le desert, ça tranche avec le ron ron du trafic d'hier soir. Après Livorno, ça m'arrange cette absence de trafic parce que j'ai pas l'intention de rouler à 70 sur la nationale. Mis à part quelques camions égarés dans l'autre sens, de mon côté j'ai vu personne, on se croirait en Andalousie ! Il y a juste les flics en mission de contrôle à certains carrefours et basta. La nationale est de plus en plus défoncée, je suis secoué comme un prunier jusqu'à Citivatecchia ou je reprends l'autostrade. Passer Rome à 3h30 du matin c'est une formalité, je prends ma première pause de 45 dès le début de l'autoroute de Napoli. Il fait juste un petit 0, il y a un ballet incessant de saleuses. Je suis donc dans un pays normal, ou les bars sur autoroute sont ouverts H24, et ou on sale aussitôt que la température flirte avec le 0.

    Quand je repars, il est 5h et Rome s'eveille. Quelques fêtards dorment la tête sur le volant de la 500 pour les plus pauvres, de l'Audi pour les plus riches. Sur l'A1, il y a du brouillard, presque givrant, et surtout pas mal de trafic cette fois dans l'autre sens. Vers 6h30 je devine les premières lueurs du jour, comme je suis pas en retard, et que je fais comme je veux, je m'offre une sieste de 30 min du côté de Caserta. Au reveil, il fait jour, moche, mais jour. Les premiers travailleurs matinaux commencent à sortir, avec toujours ces écarts de vitesse qui surprennent, il y a toujours ici, le type qui s'enquille à 60 avec la Punto sans rien regarder de ce qui arrive derrière, et le fou furieux en Alfa qui passe au milieu à 350km/h. Mais ça passe, juste avec un coup de klaxon à chaque fois, bienvenue dans le sud... J'effleure Naples par le nord pour prendre direction Bari. Il me faut passer par des echangeurs tous plus dangereux et mal foutus les uns que les autres, je suis paumé et c'est pile à ce moment que Steph balance le message du matin. Mon client est heureusement facile à trouver, dans la zone de construction aéronotique à Pomigliano, j'y arrive à 8h, mission accomplie. Pour rentrer il faut montrer patte blanche, et quand t'as pas de lunettes de soleil et que t'es pas gominé t'es vite suspect ici... Je suis pas très bon en italien, mais l'accent d'ici, j'y pige que dalle. Mais c'est pas important, on fera de la semantique plus tard. Je suis vite en place pour vider mes 9 colis, j'ai le temps de commencer à enrouler les sangles pendant que les napolitains se racontent leurs reveillons. De là, il me faut rejoindre Somma Vesuvianna à quelques 8 kilomètres d'ici. Mais il faut couper à travers par des routes semi industrielles, anarchiques, crades et defoncées. On pourrait croire qu'il y a eu la guerre ici, mais non, 8km quand on sait pas si on a fait le bon choix de couper par là plutôt que de faire un gros detour par des 4 voies, c'est long. J'arrive finalement sans encombres chez mon dernier client qui fabrique des pièces mécaniques. Il y a deux portails, mais en semi ça rentre pas, il a voulu verifier quand même des fois que, mais ça rentre pas. Alors on vide à cheval dans la rue et sur la bas côté. 25 minutes plus tard, j'ai plus un kilo d'aluminium dans la semi, et c'est pas fait pour me deplaire.

    Il fait tellement bon ce matin que j'ai vidé en tee shirt, un peu partout c'est marqué de porter les équipements de de sécurité, mais personne ne les mets, je trouve ça absolument normal, on a l'air tellement con en fluo. Après avoir attendu un peu, le chef m'a trouvé un retour sur Parme. Donc je rechargerai pas ce jour mais domani. Je tourne le dos au Vésuve, et je reprends plein nord, un peu partout il y a du Turbostar, mais j'ai pas réussi ni eu le temps d'en shooter correctement. Il faudra attendre l'année prochaine ou dans 10 ans pour revenir par là... Le trafic ce coup-ci s'est bien reveillé, et ça bouchonne même pas mal à Caserta. Je remonte les heures qu'il me reste, c'est à dire plus beaucoup, sur une A1 remplie de touristes qui rentrent au pays, que l'on soit en France ou en Italie, tout le monde est toujours plus attiré par le sud, c'est étrange ! Je passe Cassino, il y a pile poil une station remplie de touristes qui ont envahi chaque m² du parking, sauf la place que je voulais ! Ils sont gentils... 14h, la journée est bouclée.

     

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  • Y a un truc que j'aime bien en Italie, c'est qu'on peut se garer n'importe comment sans que ça fasse l'objet d'un débat sur internet
    Les gares TGV ont ce point en commun d'être moches
    Les CORSI sont en force au pays de la sauce tomate
    Il me manque que les pâtes
    Non, c'est pas la hollande
  • Vendredi 3 Janvier 2014
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    Quand le reveil sonne ce matin à 1h47, c'est vraiment dur. Le reveil est difficile quoi. Je range vite fait le boxon dans la cabine, j'ai même pas assez la frite pour aller au café, on vera plus loin. Ce matin, pour tout arranger il pluvasse, c'est grassou par terre, mieux vaut y aller tranquillement. Pour m'évader un peu je revisite mes CD d'Interpol, ça c'est bon, dommage que Paul Banks ait jeté l'éponge, gros feignant qu'il est. 1h plus tard, je me decide à prendre un café au niveau de Rome, y a plein de conneries souvenirs à acheter, je sais pas quoi prendre, du coup je prends rien qu'un café à 0,90€. La pluie n'a pas arrété bien au contraire. Plus j'approche de Firenze plus  le trafic se reveille, bon, y a que des camions ça va on reste en famille et ça roule intelligement. Je suis calé sur le canal 5, je pige pas grand chose au language CB des ritals, sauf que ça se souhaite la bonne année toutes les 5 minutes !!! J'ai un peu plus de 4h de route au niveau de Firenze, je m'écroule au lit pour un somme d'une heure. Au fond de moi j'avais bien envie de monter pendant que c'était fluide mais bon, on décide pas.

    Evidement, quand je me sors du paddock il fait jour, mais je tombe sur un tas de camions qui montent lentement l'A1, et c'est interdit de doubler quasi jusqu'à Bologne. J'en ai bien doublé quelques uns, mais j'ai jeté l'éponge d'autant plus que le Napolitain qui me suivait a abandonné lui aussi, c'est signe que le coin est infesté de carabiniers. Je prends donc mon mal en patience, je peux à nouveau saquer eu'dans après Bologne. Par le plus grand des hasards, j'ai appris que Sweden avait été dans le village suisse dont il est originaire, c'est ça le gros avantage de ce boulot, c'est que parfois le hasard des destinations fait que tu reviens sur les traces de ton enfance. Il était tout content de raconter qu'il était à Gland ce matin... Sacré Anthony, il en rate pas une ! Si un jour ce garçon décide d'arrêter la route, il peut aller faire l'animateur chez Rire et Chansons !!!! Quand à mezigue, je quitte l'A1 après Reggio Emilia pour aller charger de la sauce tomate dans un petit village pas loin de Parme à Piazza. De la sauce tomate à Piazza, j'aime bien l'idée. D'autant plus que ça va pas mal à charger, en une heure le camion est full.

    Retour sur l'autoroute toujours aussi sinistre ce vendredi, je fais tirer mes heures au maximum, mais j'aurai jamais de quoi atterrir à Susa. Mes 10h me font atterir du côté de l'embranchement avec l'autoroute de Cuneo. Inutile donc que je m'affolasse, une superbe place s'offre à moi à Vilanova d'Asti sur un parking desert NICKEL et 9h38 et 54 secondes de guidon !

     

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  • OULX, Gran Bosco
  • Samedi 4 Janvier 2014
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    0h30, le reveil sonne en j'ai bien du mal à me lever vu que j'ai du dormir une heure tout au plus, j'ai passé mon temps à tourner en rond dans le plumard. Mais vu qu'on est samedi, la motivation est à son comble. Bien sûr vu l'heure, il y a personne sur la tengenziale, il pleuvasse et il fait 3 petits degrés... Vu que je suis un peu short en gasoil, j'y vais molo molo. Mais vu le poids et la rampe, j'ai guère le choix, il faut appuyer quand même un peu. Il se met à neugeouiller après le café habituel à Oulx. Il y a des chasse neige en nombre au péage, ils se laissent pas faire les ritals !!! Une fois sorti côté français, pas de neige, mais de la grosse pluie qui rincera le camion. A Grenoble c'est un véritable déluge, mais ce qui m'inquiète le plus c'est le gasoil, j'hésite à remattre 50L à Veurey, j'ai confiance, mais avec les 3 grosses montées après Rives l'alarme gasoil ne tarde pas à s'eclairer. Des que je sors à Rives, j'ose plus appuyer sur la pédale de droite. En plus j'ai l'Ad Blue aussi qui crie famine et le pire, c'est que l'alarme 4h30 s'éclaire alors que je suis à moins de 10km de dépôt.

    Alors, je dois moisir 45 minutes juste après Beaurepaire en me demendant si j'allais arriver à bon port. Je suis quand même passé de 90L restant à Rives, à 30 à Beaurepaire soit 35km... Finalement, ça l'a fait, pas la peine de faire monter le stress. Je decroche vite fait la semi à JB et je fonce à la pompe ! De là, je raccroche un plateau, parce que j'adore ça et je rentre à la maison il est 8h bien tassées, il tombe des cordes à St Peray, je tondrai pas la pelouse ce week end !

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  • Sarras
    En Ardèche, il est content kiki
    L'Ay est dechainé
    Et le Rhône
    A la distillerie de Nyons
  • Lundi 6 Janvier 2014
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    Ce matin, c'est la rentrée, et comme tous les lundis j'attaque la semaine par du régional. C'est une passion chez moi tourner autour de mon clocher. La bonne nouvelle quand même, c'est que à peine sur la route, je reçois un texto, mon dechargement du plateau est reporté à une date ultérieure à Romans. Bien.... Trés bien.... Je dois donc remonter comme je suis descendu, à la Kommandantur. Je decroche sans même verser une larme le plateau et je raccroche la semi qui m'est habituelement attribuée, la CG626HT. Autrement dit, mon frigo. Il a tellement plu ce week-end, qu'elle est trempée dedans. J'ai un lot à charger, une relivraison qui vient d'Espagne pour un petit bled dans le 07 que je connais pas : Ardoix. Je suis donc les indications de mon copain malin, la route passe plutôt pas mal, et longe une gorge assez profonde ou l'eau coule à gros bouillon, je ne peux pas m'empecher de faire un stop histoire de faire quelques photos, désolé. De toutes façons, le téléphone passe pas ici, et le chef peut pas me pister avec le système de géolocalisation par sattelite vu que de toutes façons, on en a pas. A l'usine y a personne, 3 quai et 2 caristes, du coup je suis vite dechargé, et je peux aller recharger dans une région sinistrée, la drôme. Pour changer un peu, je vais à Nyons. C'est pas l'andalousie mais on y fait parait il de l'huile d'olive à 80€ le litre.... On a les moyens ou on les a pas ! Je debarque à 12h20 à la distillerie, en plein centre de Nyons sur les quais de l'Aygue. On dit quai de l'Aygue pour faire classe, alors que pourtant mis à part deux ou 3 kayaks, jamais une péniche ne s'est aventurée jusque là. Les gars partent casser la croute et j'en fais autant en ecoutant le jeu des 1000.

    A 13h30, les gars reviennent, et je comprends que je suis dans la merde. Y a 29 palettes de fûts à charger pour Bury St Edmonds en GB. Mais voilà on est 3, y a pas de Fenwick, et j'ai un transpal et un hayon. Il y a donc un bonhomme qui approche les palettes du sous sol vers le monte charge, un gars qui manipule le monte charge et un autre connard qui traine les palettes sur 50m au transpal et qui les monte au hayon. Si c'est vrai que la 1ere à bouger est facile, quand j'arrive à la 29e 1h30 plus tard, j'ai plus l'impression qu'elles fassent 450kg, mais le double, j'en ai ras le casque, le seul avantage de tout ça, c'est que les fûts contiennent du concentrée de lavandin et que ça sent comme dans l'armoire de ma mémé, à la difference près que sur l'armoire de ma mémé y a jamais eu écrit Schmitz Cargobull. Je remonte donc bien éclaté la vallée du Rhone, et pas de bol, je laisse mon voyage à quai, c'est comme ça. J'y perds pas vraiment au change, je récupère 4 clients à descendre. un dans le 66, les 3 autres dans la région de Barcelone. Maintenant le tout, c'est de descendre au plus bas. Par chance ça roule nickel, tout le monde n'a pas encore repris le chemin du travail, pourtant la plupart des Wabberers ont deserté les parkings sécurisés... Pour ma part je termine mon lundi de régional à Meze, le parking est desert, et ça, c'est encore un peu la classe !

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  • 4 camions en attente = 3h
    La Florida, j'aime bien ce nom de bled
    C'est presque le printemps
    C'est toujours le binz ici
  • Mardi 7 Janvier 2014
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    Non mais c'est quoi ce délire ? Je suis à Sète et il pleut ? Je me mets en grève et je demarre pas avant 7h, non mais oh, faut pas exagerer quand même ! Résolument plein ouest, je tourne le dos au Mont Blanc, je boude. L'A9 est coupée après Perpignan sud, un carmabolage entre 3 camions. Pour éviter de rester scotché la dedans, je décide de mon plein gré de m'arrêter dejeuner à Narbonne, histoire de laisser se decanter cette histoire, surtout que debarquer à 8h30 à Perpignan avec une autoroute coupée, c'est même pas la peine de compter sur moi, j'ai pas les nerfs assez solides pour supporter. Et honnetement, je me félicite de ce choix, d'abord la douche à Narbonne vaut le détour et de plus j'assiste au lever du jour sur la Canigou, car vous ne le savez peut être pas, mais depuis La Palme on voit le Canigou. Par sécurité je sors à Perpignan Nord, et par miracle ça passe nickel même au bout de la déviation de merde toute neuve réalisée de main de maitre par les ingénieurs du conseil général du 66. Imaginez juste un instant, un magnifique 2*2 voies pour desengorger du trafic péri urbain et qui se termine par un "S" entrecoupé de deux superbes ronds points à une seule voie. Bref, vous n'auriez pas osé, ils l'ont fait. Je ronche pas, pour moi tout va bien, et encore je dis rien sur le tunnel pour éviter le rond point d'Espagne limité à 3m et des boulettes de haut, qui oblige encore le grinheux comme moi à se taper l'incruste pour s'engager dans le rond point... Quoi qu'il en soit je debarque un peu avant 10h à Elne, et 15 minutes plus tard, j'ai 3 cuves de caramel en moins dans la semi...

    Le bouchon avant El Volo persiste, mais je m'en fous, j'y passe pas. Les camions accidentés viennent juste d'être évacués, c'est rien que de la tôle froissée et c'est tant mieux. D'après le dieu GPS je dois passer en moins de 4h30 pour arriver à Montmelo, alors n'écoutat que ma bonne étoile, je fonce sous un ciel bleu comme un jour sans nuages. Pour arranger le tout, il y a pas de trafic et effectivement, c'est quand je me pose dans la cour du client que j'entends le signal d'alarme des 4h15. J'ai bien fait de m'affoler parce que le receptionaire m'annonce au moins 2h d'attente, il y a des camions dans tous les sens, et il faut qu'ils aillent bouffer evidement. Vu que de toutes façons ça sert à rien de s'enerver, je vais dans la cabine de ma camionette casser moi aussi une graine, et ensuite faire une sièste comme j'aime, c'est à dire carreaux ouverts avec ce petit vent bien doux qui vient te lecher les orteils, il fait un petit 20° dehors, la température optimale pour être de bonne humeur... Il sera 15h bien tassés quand je ressors soulagé de 12 palettes de sacs et je file sur La Llagosta petit village à Côté de Mollet ou je livre dans une vielle usine chimique. Le receptionaire commence par me dire manana, ce qui signifie demain, et finalement, il se ravise je peux me mettre en place. Il y a 3 palettes à sortir ça va assez vite, du moins parce que je me depêche, j'ai deux palettes de 1500kg piece, ça calme... Ensuite je rejoins comme je peux la zona franca pour livrer une autre usine chimique tout aussi pourrie. Là, le chef m'indique que la reception c'est jusque 16h30, et il est 16h32. Bon, il me les prend quand même parce que je sais pas quoi, je fais le benet comme d'hab et 10 minutes plus tard je suis vide. Mais quelle surprise me reserve mon petit chef ??? 

    C'est mon transics Nokia qui me l'annonce, je vais à Castelbisball recharger un complet de rames de papier, que du bonheur ! A l'usine, il y a des camions dans tous les sens, je vais rester 3h09 à quai, impeccable ! Si bien que quand je ressors, d'amplitude je n'ai presque plus, alors que faire que dire ? Rien ! Je remonte au max, je sors à Hostalric et je me cache dans une zone industrielle ou il y a pas de bruit, tranquillo Emilio !

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  • Allez, on y va
    Ludo42
    La classe !
    Des spotteurs des Catalins
    Salut Patrick !
  • Mercredi 8 Janvier 2014
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    7h, je decolle de mon havre de paix, j'ai super bien dormi, mais il s'agit maintenant de bosser un peu. Le jour se lève doucement, il fait vraiment pas froid on a du mal à se croire en janvier contrairement aux americains qui eux ont bien compris que c'est l'hiver, y a pas de juste milieu. Pendant que j'écoute les conclusions de la chute de Shumy, je rigole, non pas que je me réjouisse de sa chute, mais que pour une fois, les avocats et les assureurs vont se heurter à un rocher, celui de la fatalité, un accident, une mauvaise chute POINT. ça va être dur de faire payer le hasard. Arrivé à Narbonne, il fait jour, il pluvasse, je vais me jeter un café et une douche. Mon planing est serré, je dois vider Montélimar en passant, vider andrezieux et recharger le tout avant 17h. Je fais donc comme d'habitude, au max, mais sans me stresser de trop, du moins j'essaie. Je cale ma dernière 1/2 heure juste avant Orange, pile poil pour manger à midi. Je calcule bien mon coup quand même !!!

    Une fois passé Montélimar, le ciel se degage et il fait un beau soleil. En général c'est l'inverse. Je pose mes 3 palettes pile à la reprise de 13h30, ça traine pas, d'autant plus que j'avais mon transpalette dans la semi, alors que le cariste lui avait oublié son Fenwick, faut le faire quand même ! Un coup de tampon et 10 minutes plus tard je continue ma folle montée englué dans au milieu des grumeaux de la N7 qui vont faire les soldes, à chaque jour son lot d'emmerdements. Heureusement, il fait beau, c'est plus un temps à trainer à la jardinerie en quette de plantes pour le printemps que de faire les soldes... A Givors ça bouchonne, bien entendu il n'y a rien, juste de la tôle froissée dans l'autre sens, ça fait le buzz, la route c'est comme Facebook, TF1 ou M6, y a que le trash qui fait que les gens s'interessent à quelque chose, visiblement la merde des autres ça fait ralentir ! Pourquoi payer des sommes faramineuses pour des radars automatiques alors qu'il suffit d'exposer des épaves le long des routes. A 16h je suis en place pour vider le restant de palettes de papier, l'opération dure bien une heure. De là je fais 800m à vide et je recharge un complet pour Celrà, j'attends quasi pas pour charger vu que je suis le dernier.

    Dans mes rêves les plus fous, je me voyais ce soir dormir du côté de Le Puy ou dans des coins comme ça, mais le chef ne l'entendais pas de cette oreille, je dois revenir au dépôt completer avec 2 pauvres palettes. Vu l'heure c'est le binz à St Etienne, d'autant que ce soir, il y a match. Donc c'est la zone. Je finis quand même pas debouler à 19h45 à Jarcieu, il faut tout rebouger pour finir par serrer au maximum pour arriver à tout enquiller, le porte ferment juste juste juste. Je passe la soirée tranquille avec Dridri, Aurel et Cyril qui fait le cuistot et la vaisselle ce soir.

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  • Nationale 9
    Ouille ouille ouille
    Arrrgghhhh
    On peut echanger ?
    Le camion qui doit avoir la photo de Platini que j'ai jamais eu !
  • Jeudi 9 Janvier 2014
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    A 4h30 je me reveille et je me bouscule au café. Dridri ronfle comme un sonneur, ça fait trembler les tractos pelles du quartier ; Cyril et Aurel sont déjà loin, je suis un gros flemard. Je mets un peu des gasoil avant le decollage, pas besoin de doudoune ce matin encore. Il y a pas mal de monde ce matin déjà sur l'A7. J'ai pas une forme olympique, mais pour m'occuper je traine sur le forum FDR, depuis qu'il y a la version "mobile" je m'en lasse pas, c'est mal, mais c'est pas pire que de trainer sur facebook en roulant, et puis j'aime bien, c'est plein de copains, y a une bonne ambiance. Pour traverser le passage Nimes-Montepellier bien sûr pas question de tenir le téléphone, on est jamais à l'abri d'un fou dans le quartier. Tout ça m'a amené bien tranquilement à Narbonne ou pour la 3e fois de la semaine, mais la dernière, je fais ma pause petit dej decrassage. Il aura fait moche toute la semaine dans le quartier cette semaine il valait meiux habiter à Chanas qu'à Narbonne c'est comme ça !... Pour varier les plaisirs, je sors à Perpi sud et je rejoins La Boulou par la natio ça fait perdre un peu de temps, j'aime bien.

    Quand je debarque à Celrà, Aurel est encore pas rentré, il a bien fait de partir 2h avant ce matin, mais il faut dire qu'il a posé du Perpignan en passant. Je crains le pire pour moi sachant que je suis complet, mais bizarement, une demi heure plus tard je suis à quai, et il ne faut pas plus à Luis pour vider mes 25 palettes. A côté de moi, il y a un F12 qui me fait rêver, c'est l'un des tout derniers avant les 1ers FH. Le chauffeur du F me prend pour un fou, et il a raison, parce que lui il aimerait mieux avoir le mien, comme quoi l'être humain est un eternel insatsfait. Une fois vide, je vais recharger chez un groupeur ADR à Sta Perpetua, là, le miracle à vraiment eu lieu parce que ça m'a pas pris 40 minutes ! Pourtant j'avais croisé Fabrizzio juste avant qui m'avait laissé sur un "bon courage Phil"... Comme quoi dans ce pays, il faut jamais rien prevoir !

    Tout ne peut pas être tip top non plus, je suis en ADR ce qui m'oblige à rester sur l'autoroute. Je remonte donc au maxi, point de rapas gastronomique ce soir chez Padrosa, et je peux pas non plus passer en France sous peine de cramer mes 11h de coupure ce soir, alors je reste bien sagement sur l'AP7 et je termine pile poil dans les clous à l'Emporda ou je me gare mal juste pour sauvegarder mon gasoil.

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  • Ils demontent les Van Lith
    Frontignan
    Frontignan
    Casse croute au soleil
    ....Mais l'hiver est encore là sur les terres froides
  • Vendredi 10 Janvier 2014
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    Je dormais d'un profond sommeil quand j'ai été reveillé par un texto. Putain qui c'est qui me fait chier au beau milieu de la nuit ??? Oh merde, c'est le chef ! 7h30, je suis grave à la bourre moi qui avait programmé mon reveil à 5h20, j'ai pas l'air con ! Une minute plus tard, je suis habillé le moteur tourne et je pars. J'essaie de reflechir à ce qui a pu se passer ? Je sais toujours pas sauf que mon téléphone était éteind, la batterie completement à plat. A l'avenir je mettrai 2 reveils parce que je deteste être en retard. Pour le coup, j'avais RDV à 8h à Frontignan, j'y serai jamais. Il ne sert donc à rien de vouloir descendre le Perthus à 160, d'autant qu'il y a le radar discriminant. Comme par hasard ma ramasse à l'air d'être urgente parce que j'ai un coup de fil de l'affreteur Setois dès 9h. Je moufte pas. A 10h et des boulettes je me mets à quai à Frontignan, je charge des palettes de boyaux pour faire les saucissons vous voyez ? Je pensais que ça puerait, mais ça sent pas plus mauvais que dans n'importe quel usine à viande.

    Le chargement est rapidos, je fonce recuperer l'autoroute et banzai. Comme depuis le début de la semaine, le soleil perce à l'est du Rhone, et il fait franchement beau à Montélimar ou je me pose avec 4h29, il était temps. J'écoute les infos en mangeant, et je me dis qu'on nous prend pour des cons à tous les étages, franchement on s'en fout que notre president aille tirer un coup de temps en temps, il a le droit ! C'est même rassurant je trouve. Le scandales su suivent, mais ne se ressemblent pas, bref c'est vraiment pathetique. Après ça, je rejoins au plus vite Salagnon au dessus de Bourgoin, il me faut quand même 2h30 d'efforts, et le client est content ouf, j'ai limité la casse. Bon, le gars il a ni Transpal, ni tole de quai, mais je lui en tient pas rigueur quand je vois le type ouvrir les futs de boyaux et remplir une partie du contenu dans des recipiants plus petits de ses clients. Il faut le coeur bien accroché. De là je reviens au dépôt en coupant à travers champs. Sur les hauteurs le brouillard ne tarde pas à refaire son apparition.

    Surprise une fois au dépôt, j'ai bien sur droit à un foutage de gueule de mon chef, mais sinon, je dois decrocher et prendre une taut. J'ai surtout eu peur de prendre un plateau, ça va, je suis pas trop puni. Je rigole vite fait avec mes copains qui aiment eux aussi se foutre de moi, c'est agréable je vous jure ! Je traine pas de trop, et je rentre à ma maison bien content de ma semaine. Bon week-end !!!

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  • Et ben, y a plus qu'à
    C'est mochouilleux
    Sinsitrose Caille de la Feralla
    Le papier primeur
  • Lundi 13 Janvier 2014
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    Un matin à marquer dans le Guiness des Records, je ne me suis pas oublié et je suis parti à 4h22 comme prévu. Le reveil a bien fonctionné, mais celà ne signifie pas que j'ai une pêche d'enfer, je rassure tout le monde, c'est lundi et j'ai pas la frite. Ce week end j'ai eu la bonne idée de faire mumuse avec la tronçoneuse, je paie le prix fort ce matin... Je suis à peine au niveau de Montelimar que j'ai déjà envie de taper la sièste, c'est la honte, je suis une loque humaine. Pourtant, aux infos, y a plein de trucs interessants, comme la hausse du prix du tabac, on annonce une hausse du prix, une baisse des ventes, mais pourquoi ça baisse ? On le sait pas. On annonce aussi une hausse des ventes de Closer, mais pourquoi ça monte, on le sait pas non plus, je le saurai peut être dans deux ou trois ans quand j'irai chez un dentiste qui voudra bien m'accueillir un samedi. Arrivé à Nimes j'en ai ras le bol, je me jette au lit pour 20 minutes de sieste comme ça, c'est fait.

    20 minutes plus tard ça va un peu mieux, et je passe juste avant le début des hostilités à Montpellier. La météo ne s'annonce pas plus fameuse que l'avenir de mes pauvres impôts, et je finis d'arriver pile à l'ouverture à 8h30 chez PUM à Narbonne. C'est le 1er jour pour le cariste, il faut en plus que je fasse la formation du jeune alors que j'ai pas moi même le permis cariste. Il faudra quand même 1h30 pour vider trier contrôler tout ce bordel de tubes raccords et accessoires en plastoque. Heureusement il ne pleut pas, il crachouille, il vaporise, un peu comme en GB, sauf que là c'est Narbonne. Ensuite, je file à Perpignan ou je dois encore poser 3 longs tubes de 12m chacun, mais c'est pas lourd, on mettra juste 3 coups d'épaule avec le receptionaire. Une fois vide, j'ai la délicate mission d'aller recharger du papier à Castelbisball, un complet en plus, c'est du travail à ma mesure, the right man, at the right place. Quand je pense qu'il y a des mecs qui tapent 5, voire 10 clients sur certaines tournées, faut être ravagé...

    Arrivé à Castelbisball, je fais le moins le malin, il y a 11 camions devant moi, j'ai plus qu'à dresser un campement, y en a pour un moment. J'en profite pour casser la croute, faire un petit jeu sur le PC, trier des photos, faire un rubiks cube géant, retenter de lire un peu , et c'est déjà l'heure !

     

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  • Non, ce n'est pas Charleville, c'est Montelimar
    Y a le feu !
    C'est beau quand c'est neuf
  • Mardi 14 Janvier 2014
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    Pas de pitié ce matin, je demarre à la fraiche à 1h30. C'est tôt, mais l'avenir appartient à ceux qui se couchent tard et se lèvent tôt. Mon avenir immédiat se résume en un périple nocturne à travers la banlieue endormie de Barcelone, et plus loin, je slalome entre les nappes de brouillard. Il y a des nuits ou il ne se passe rien, cette nuit en fait parti. Je navigue de CD en CD, et tout ça m'a amené gentiement sous la douche à Narbonne. Les pompistes sont dans le gaz ce matin, la station est deserte. Vu la température exterieure, je dois attendre un bon moment avant de me jeter sous la flotte qui a bien du mal à se rechauffer. C'est frais comme un gardon que je repars, plein pneus pour rejoindre Ambrussum ou je fais ma dernière demi heure bien calé au fond du plumard.

    Au reveil, c'est la cohue, tout le monde a décidé de partir au même moment et forcement ça coince. Dès la matin, c'est la foire d'empoigne ; 2 minutes avant les même mecs étaient à la machine à café en rigolant, là, ils sont prêts à s'arracher les retros, c'est pathétique. Comme je tiens à mes retros, à Gallargues je prends la file la plus à gauche, ça va aussi bien. Je suis arrivé à 8h30 à Montélimar noyé dans un épais brouillard, je pensais trouver une longue file de bagnoles au rond point de Mc Do, mais non, personne !! C'est impeccable. Deux minutes plus tard j'étais à la machine à café chez mon client quand au moment de mettre mes pièces, y a un type qui arrive en me criant "non non non" Je me dis que j'ai encore fait une connerie, mais non, la machine prends les pièces mais ne les rends pas, il faut imperativement un badge, que bien entendu je n'ai pas. Merci monsieur de m'avoir évité une crise de nerfs et la douloureuse perte de 35ct.

    Soulagé de 8T, je reprends ma montée brouillasseuse, et sur l'A7, c'est le défilé des croisures FDR, entre la CB, les textos, ça ne chaume pas  ! Ce matin, en plus ça roule très bien de partout, je me ramène à 11h30 à Andrezieux. Sur la papier le boulot est facile, vide en à peine 1h, mais en face pour recharger ça traine ni peu ni assez, si bien que j'ai bouffé toute mon amplitude et que je peux pas revenir au dépôt. Alors du coup, c'est pauvre Philippe qui est obligé de venir voler à mon secours sur l'Aire de St Chamond. Sacré boulot quand même... J'ai troqué le FH contre un Berlingo, la voiture de mes rêves, avec ça, plus besoin de remorque pour aller à la decheterie. Quand je serais riche, je me paierai un Birlingo PICK UP, je mettrai des tubes en inox sur le côté et des jantes larges... Par chance y le gros Alain ce soir au dépôt, et pour fêter ça on va avaler l'équivalent de 20.000 calories au resto chinois du coin la bas. De retour je mets pas longtemps pour fermer les yeux.

     

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  • Parets Logistica
    Punks not dead
    Super discrete l'entrée !
    La classe !
  • Mercredi 15 Janvier 2014
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    Mes deux reveils de mes deux sonnent en même temps car je les ai reglé les deux à la même heure, c'est très original. Je recupère mon frigo qui a pas bougé depuis vendredi soir, sacré feignasse celui-ci, je mets un peu de gasoil, et à 1h48 je fais hurler le 13L à travers les rues endormies du Pôle logistique EST de Jarcieu. En fait ça sert à rien que je fasse trop hurler les CV, parce que figure toi, toi qui a déjà lu beaucoup trop de conneries, je suis parti à vide. Oui, oui, à vide ! Y a peu etre des gars qui remontent vides de Barcelone, moi je descends à vide. Je cherche même pas à comprendre ! Une urgence. Un client voulait un frigo, même pas ADR, il paie, il l'a ! Même si c'est pas super excitant de rouler à vide, il faut avouer que c'est beaucoup plus rapide pour recharger. J'attrape un café au vol à Montelimar, et en repartant, j'ai bien involonterement coupé la route à un Alloin sans doute lourdement chargé avec au moins 5t de colis qui arrivait de la droite mais masqué par un autre camion. Le gars était loin quand même, mais alors, j'ai un droit à une rafale d'appels de phares et de klaxons ! C'est pas compliqué, y a des gars qui dormaient au centre routier de Loriol et ils l'ont entendu !... Je file au plus loin que je peux, en repoussant à chaque station mon lieu de sièste, à chaque fois la vue des parkings saturés me vaccinaient, et je suis arrivé comme ça à La Palme, IMPEC.

    Un bon 3/4h plus tard, je repars avec une patate d'enfer, le jour se lève bien timidement, et il faut pas se raconter d'histoire il fera pas beau aujourd'hui. Côté espagnol, il y a un peu de gelée blanche. A 9h je me radine chez le client à Parets Del Vallès, mission accomplie, la balle est dans son camp. A ma plus grande surprise, le cariste est au courant du jambon c'est un voyage semble t il oublié. Bien sûr, il faut attendre qu'une place se libère. Je vais à peine rester 2h chez le client, ce qui est un record, une fois j'ai passé 6h à quai ici.... Comme il reste un peu de place et qu'il faut optimiser, je vais completer en groupage à la zona franca. Vu l'heure ça roule nickel, et là aussi, c'est prêt. Je suis pas tombé sur le meilleur cariste de la terre, mais au moins il est gentil. Des fois y a des mauvais qui sont aggressifs. Je remonte donc au maximum que je peux avec un objectif en tête : PADROSA à Figueras. Et quand j'ai un objectif en tête, comment dire... Je l'ai pas ailleurs, si bien que j'ai déboulé là avec 12h59 d'amplitude mais 9h15 de route, pas grave, je vais bien manger encore ! Au chapitre international des infos à la télé, une speciale François Hollande, pas un mot sur le programme economique, tout le débat s'est articulé autour de son histoire d'amour ! Ah le cul, le cul, le cul ! Le reste, visiblement n'interesse pas la télé espagnole, et je me demande s'ils ont tort finalement !?

     

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  • Kawa Saulce
    Ouh la la
    ça neige au taquet
    Chargement à la super gare de St Lattier
  • Jeudi 16 Janvier 2014
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    J'ai super bien dormi. Ben oui ici, y a pas de bruit, et on craint pas de se faire piquer du gasoil ou autre chose. Donc quand le reveil me sort de ce super rêve érotique que je ne vous raconterai pas, j'ai une patate d'enfer, genre après la grass mat du dimanche ou tu as envie de faire un super petit dej, nettoyer la cabane du jardin, faire un tour de 2cv, ranger les outils, deboucher les cheneaux nettoyer la piscine, faire un footing, ressortir le train electrique, passer les branches au broyeur et que finalement tu fous rien parce qu'un dimanche de week end ça dure jamais que 10h. Après donc avoir avalé mon café et payé le parking je me hate lentement sur l'Ap7 deserte. Quand je dis autoroute deserte, c'est pas un reproche, ni pour faire genre, oui chuis tout seul, y a que moi qui bosse, non non, c'est pour moi une chance inouie que d'être seul et tranquille. Quoi qu'il en soit j'ai pas grand chose à faire mis à part écouter de la musique, repondre à quelques messages du forum, et puis finalement, pour changer un peu mes habitudes de vieux routier peu sympa, je me suis arreté sur l'Aire de Saulce pour faire ma 45, c'est vrai. J'y pense jamais, mais il y a maintenant un comptoir avec du vrai café, des vraies viennoiseries decongelées et une vraie serveuse. Alors bon. Au diable l'avarice, et comme disait ma mémé, "de toutes façons on emporte rien (quand on va au ciel)" Donc, je lache royal mes 2€60.

    45 minutes plus tard, il y a du trafic, c'est donc le matin, finit la route zen. Bienvenu dans le monde moderne de tous ces tocards qui respectent tout mais qui n'hesitent jamais à te faire une crasse dès qu'ils peuvent. Je quitte l'autoroute à Valence nord à la mauvaise heure sur la nationale. En fait y a un truc que j'aime pas, c'est passer juste quelques minutes avant le car scolaire, chaque arrêt est plein de petits collégiens, certains sont parfois agités et il fait encore bien nuit, dans les zones non éclairées, c'est même super dangereux. C'est con, mais ça me fait toujours flipper. D'autant plus qu'il y a tous les caisseux qui sont ultra pressés d'aller retrouver leur super boulot. Je rejoins le 07 à Arras et c'est bien pénible pour arriver à Ardoix, mais ils ont une excuse ce sont des ardechois qui descendent traverser le Rhône poure aider ces incapables de dromois. Les 4 palettes sont sorties à vitesse grand V, j'ai plus qu'à redescendre dans la vallée, il n'y a plus aucun trafic ou presque. Je dois aller à Grenoble vider le reste, d'ici, c'est un peu moisi, ploum ploum. Finalement, j'ai coupé par la Drôme des Colines comme ma nièce (ma petite nièce s'appele Coline c'est joli) Comme son nom l'indique c'est pas très plat, mais c'est joli et assez rapide, si on excepte au bout les 896 ronds points de la rocade de Romans... Ensuite, autobahn et j'arrive à 11h, 21t à sortir au transpal à main et 3 caristes, normal, ils arretent à 11h30. De la je fonce à Crolles pour recharger 6 palettes, je fais ça juste avant midi. Incroyable. Normalement c'est 14h qu'il a dit le gars, mais là, il a fait une exception.

    Pour terminer, le père Noel m'envoie une ramasse à St Lattier, même si j'ai eu très peu de copains à l'école portant le prenom de Lattier je connais le village, et je charge à la Gare. Non, pas de fret issu de train, mais des sacs de tilleul sechées. ça sent bon, vu que j'ai arrété la clope, j'ai envie de fumer du tilleul, ou même de la farigoulette au pire. Il me reste moins d'une heure pour rejoindre la kommandantur. Obligé de taper dedans pour traverser les montagnes du facteur cheval. Heureusement c'est sec dans les plus mauvais endroits et je suis pas chargé lourd. J'arrive un peu à la bourre, bon 10h01 c'est pas si méchant non plus. J'en profite pour laver quand même, sans conviction mais ça m'occupe et je recharge pour le 66.

     

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  • Petit dej à La Jonquera, y avait longtemps
    Grouikiya
    New FH
  • Vendredi 17 Janvier 2014
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    Debout à 1h, il fait frisquet ce matin. Heureusement à la cuisine il fait chaud et j'attrape pas une pneumonie à la douche. Je traine pas trop quand même, je fais tous les pleins, gasoil, frigo adblue lave glace et je decolle avec mes plaques oranges car je suis en ADR. J'attrape au vol un café à St Rambert, c'est la 1ere fois depuis que ça a changé d'enseigne. Il y a un vigile qui me regarde de travers parce que je suis mal garé. Je gène pas, mais je suis mal garé et j'ai pas envie de parler, alors je le regarde droit dans les yeux en lui disant, fais pas chier, je m'arrache dans 2 minutes. Il doit lui aussi parler le langage des yeux et 2 minutes plus tard j'étais à 80km/h sur la voie de droite en touillant mon café. Je prends des cafés sucrés maintenant que je fume plus comme ça, j'ai une touilette, sucrée. Plus tard je prendrais des touilettes light. En attendant je me fais bien chier à 80 cette nuit. Je constate que de moins en moins de camioneurs disent merci quand on leur fait signe de se rabattre. C'est comme ça. Arrivé à Vinassan j'ai passé largement les 4h de guidon et je me plonge au lit pour 1h de sieste bien méritée...

    De retour sur l'A9 il fait encore à peine jour, j'écoute d'une oreille distraite les infos, y a pas grand chose de passionant, et pourtant c'est le journal de france inter, le plus écouté à la radio en france entière ! A 8h je me radine en repondant au gardien qui me dit : DUARIG ? Oui CEMOI ! J'adore cette blague, parce que CEMOI c'est le nom de la boite ou je livre. Comme c'est pas lourd les cartons c'est le client qui vide, je touche à rien. De là, je file derrière St Charles pour poser 6 GRV bien lourds, mais j'ai mon transpal et de bons mollets tout va bien. Il fait un temps superbe aujourd'hui, ça fait plaisir !!! Comme je suis pas super super pressé, je vais prendre mon petit dej à la Tortue à La Jonquera. Il y avait un bail. En mangeant mon bocadillo je me suis rendu compte que c'était la 3e fois que je passais la frontière cette semaine, et à chaque fois à vide. J'ai pas livré un seul kilo en espagne cette semaine, mis à part un enorme caca chez Padrosa... A 11h, je suis à Grouik Grouik Land, il y a si longtemps que j'étais pas venu que je retrouvais plus l'adresse, et que les travaux d'agrandissemnt sont terminés. J'attends pas trop pour charger, pour une fois... J'ai plus qu'à dormir, du moins m'occuper en attendant qu'il soit l'heure.

     

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  • A ma place habituelle à Vinassan
    Allez au boulot !
    ET retourne maison
  • Samedi 18 Janvier 2014
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    Finalement je suis reparti hier soir à 23h de Juia, tranquille. Il y avait un bail finalement que j'avais pas fait ce job. J'ai repris ma bonne vieille habitude de remonter à travers champs par Ultramort car c'est tranquille et bien sûr j'ai repris l'autoroute à Figueras... Bien tranquille là aussi jusqu'à Ambrussum pour la traditionelle pause kawadouche. Cette nuit encore, c'est en tee shirt, avec 12°, c'est un incroyable mois de janvier quand même !!! Il pleuvasse un peu sur la Languedoc, mais rien de méchant quand même. A 5h et des boulettes j'arrive chez TDV et je peux faire une bonne nuit en attendant 8h pour vider.

    Une heure plus tard, la semi est vide, propre, et j'ai plus qu'à rentrer tranquillos à St Peray. Bon week-end !!!

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  • Chargement de jus de fruit artisanal à valence
    Lyon a le plafond bas
    tristouille à Beaune
    Oh du soleil à l'horizon !
  • Lundi 20 Janvier 2014
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    C'est lundi et bien sûr, il drache. On a eu de la flotte tout le week end, elle sait plus ou aller la flotte, elle vient jusque dans mon garage, j'ose pas me plaindre vu tout ce que les varois et les bretons ont ramassé cette année. Impressionant. En plus je demarre vraiment tranquillos ce matin, j'ai RDV à 9h30 pour charger un complet de jus de fruits à Valence. Je suis bien à l'heure et tout, mais je vais passer je sais pas combien de temps à me justifier vu que c'est pas le gars habituel qui charge le voyage. On dirait que ça perturbe tout le monde ! Quoi qu'il en soit, à 11h je suis prêt à partir, impeccable, c'est à livrer foulée à Auneau dans le 28 RDV 20h. Je monte donc bien tranquillement sous des trombes d'eau, bien sûr je passe par Lyon, parce que sur le coup des 12h15, il y a jamais personne et puis je peux surveiller l'état des travaux de Confluence. Après Lyon ça roule zen de chez zen, on se croirait dimanche. Quoi que si on regarde bien le lundi est assez proche du dimanche....

    Une pause cassage de graine vers Avallon, et ça roule tout shuss. Dans les champs c'est gorgé d'eau les petit ruisseaux debordent tous pour la plupart. Il a jamais autant plus depuis que François Hollande est au pouvoir !... La pluie s'arrête NET à Montargis, pourquoi, comment, c'est vraiment bizarre. Comme je suis fou, j'entreprends de couper à travers champs pour rejoindre Auneau. C'est bien simple, de Pithiviers à Auneau j'ai bravé je ne sais pas combien d'interdiction nouvelles aux PL, on est vraiment des pestiférés, faut pas deconner. Il y a tellement de panneaux interdit aux PL, qu'à la fin tu sais pas si c'est parce que VRAIMENT ça passe pas, ou si c'est juste pour faire chier. En fait, c'est juste pour faire chier ! Ils croient quoi ? Qu'on vient dans le 28 par plaisir ??? Enfin, je suis mon idée première et je fais pas 1km de detour. FUCK. De toutes façons, chuis chez moi en France je paie mes impots, et je fais ce que je veux !

    Quand j'arrive pour me mettre en place, il y a le type, avec un DAF aux couleurs Andros qui vient la tous les jours et qui manque de m'arracher la cabine pour essayer de me niquer en se mettant à quai, et oui, il est chez lui le mec et il m'a jamais vu... J'adore les mecs comme ça. 35 minutes pour vider, et je vais me mettre en place dans la ZI en face pour recharger demain, ça ira bien pour un lundi !

     

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  • Bonne maison !
    Brouillard toute la journée ou presque
    J'adore la déviation d'Angers
    Charly spotter
  • Mardi 21 Janvier 2014
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    Ce matin, il ne pleut pas, il y a pas de vent, il y a pas de ciel, il fait rien. Je suis donc devant la machine à café des transports Legendre en attendant que mon dossier soit trouvé. C'est un bonne maison Legendre, ça se sent. Pendant qu'on cherche mes papiers, je felicite un Slovaque qui boit aussi le café car il parle trés bien le français. Tu m'etonnes, c'est un Belge dont le patron s'est expatrié la bas. Mais au moins le gars à du travail, c'est tout ce qui l'importe. Pour le salaire, bon, il a du travail. A 9h, j'ai mes papiers et mes palettes, je peux quitter les transports Legendre, Auneau et le 28. Message du chef : Go Nantes. Je me dis, il a encore du se gourrer de destinataire, mais non, c'est à moi de goer à Nantes alors, je me laisse faire. Je suis sensé m'annoncer quand j'arrive sur Angers, mais quand j'arrive au Mans, je dois me diriger prestement vers la ZI Sud, comment le chef peut savoir que je suis au Mans, alors qu'on à pas de geoloc ? Bon je suis sorti pour rien, c'est annulé, alors je reprends l'A11, et à peine de retour sur l'autoroute, y a un autre lot de tombé sur Le Mans, mais tant pis, ça matchera pas... Je fais une pause vite fait avant Nantes ou , et à 14h et des boulettes je suis en place pour ma première ramasse, 2 grosses palettes de lits pour hopitaux, enfin des lits qui ne supporteront que très peu de coïts. 

    De là je vais completer avec 12 palettes de pommes. C'est bien ma veine ; j'ai que des palettes basses devant, et les palettes de pommes font 2m50 de haut. Pour tout arranger mes rails de barre sont definitivement trop mal calculés, si bien que ma barre la plus haute arrive juste au niveau de la palette intermediaire laissant dont la moitié haute sans aucun calage. Je sais donc que sur le trajet jusqu'à Chanas, je ne dois ni freiner, ni accelerer sous peine de faire des dégats. Le brouillard aura mis un sacré moment pour se dissiper puisqu'il se lève aux alentours de 16h, et il est rapidement remplacé par de la pluie. Comme ça pas de jaloux. Je fais un arrêt douchas après Carquefou et ensuite j'ai plus qu'à me jeter dans les bouchons du soir à Angers. Direction Tours ça passe pas trop mal, je m'en sors bien et je fais tirer au max de mes heures. A la pause café à Romorantin, je tombe sur Charly, un petit jeune qui m'a eu envoyé des photos pour le site et qui fait un stage chez Bonnet, la grande classe de faire un stage en v8 !!!  Du coup je me suis  gentiement amené à Bourges au fin fond du parking boueux du centre routier. Tranquille, prêt à passer une bonne nuit de sommeil.

     

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  • Un vrai matin d'hiver
    Le Berry
    Pour aller ici, faut pas s'emeller dans les ronds points
  • Mercredi 22 Janvier 2014
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    C'est completement incroyable mais ce matin, il y a du givre alors qu'on est en plein mois de janvier, c'est à dire un peu comme des glaçons qu'on aurait reduit en poudre et eparpillé un peu partout dans l'herbe. C'est bizarre comme truc, c'est bien la première fois de l'année que je vois ça. Ce qui est encore plus drôle, c'est que quand on fait pipi dessus, ça fume ! Bon je m'eternise pas non plus, à 8h30 je decolle. Ce matin il y a pas foule et c'est tant mieux, vu comme je suis mal chargé, je peux pas trop faire le con, pas freiner, pas accelerer. Je roule donc comme si j'étais un retraité de la fonction publique, et je manque même de m'endormir tellement je m'ennuie moi-même. Heureusement que j'ai l'aiguille du gasoil qui traine vers le bas pour me stresser un peu. Je rajoute 150L à St Pierre Le Moutier, bientôt la station sera en "access" ici, ça sera toujours moins cher. Une café et une viennoiserie plus tard je repars toujours aussi tranquille, mais cette partie du trajet est quand même moins chiante, il a nettement moins de ronds points. Après Lapalisse la 4 voies n'a toujours pas ouvert, pourtant de là on dirait que tout est terminé... D'ici fin 2014 ça sera peut être bon ? 4 voies ou pas 4 voies, de toutes façons on fera jamais Bourges Jarcieu en 4h30. Je me pose donc au péage à Andrezieux histoire de manger en ecoutant les infos.

    Je suis un peu à la bourre arrivé chez Giraud Fruits, mais y a pas de mal, et surtout mes palettes ont pas bougé. C'est bien le principal en fait ! Je suis surtout à la bourre parce que Nicolas il a un RDV au kiné, c'est tout... Mais si on me l'avait dit, peut être que au lieu de rouler à 84, j'aurai roulé à 85. Ensuite je continue mes livraisons avec la coop à Tain, ça va super vite et je finis à Valence dans la super zone des Couleures, le mercredi pendant les soldes c'est genial de venir là. Une fois vide et vu que j'ai vraiment rien d'extra pour la suite, j'ai le temps de passer juste à côté dans le lotissement de mes parents recuperer des palettes europ qui encombrent. Rester 5 minutes c'est pas bien possible, par contre le camion garé dans la rue en bas du lotissement ça a emmerdé tous les voisins, c'était rigolo. Y en a certains, la dernière fois que je les ai emmerdé, j'avais un pot serpentin sur mon Ciao, alors ça va... De la je remonte au dépôt charger une super tournée qui me fait demarrer au Botanic de St Priest ou je debarque à 21h30, tranquille aujourd'hui !

     

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  • Journée BOTANIC
    Pfouahhhhh ça demonte !
    Un peu de lumière dans ce monde de brutes
  • Jeudi 23 Janvier 2014
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    En ouvrant les volets glissants de mon duplex à 8h15 ce matin, j'avais une vue imprenable sur la N6. Completement bouchée. Je me suis dit hou la la, surtout ne fais pas le con Phil26, fais le mort. Je me suis rendu à pieds sonner au portail, parce que j'ai de la consci ence professionelle, et le gars m'a dit qu'il devait d'abord faire le menage et qu'après il ferait signe. Okkkkkk moi pas enervé, toi faire signe. Entre temps un TFE super pressé jette une palette et à 9h le carsite fait signe, je recule mon monstre d'acier de 35T et ensuite je vais faire un peu d'exercice en tirant les palettes de cailloux d'ornement. Vous voyez des palettes de galets ? C'est lourd ! Et ben les cailloux d'ornement c'est pareil, sauf que c'est pour decorer. 10 minutes plus tard c'est posé, je me jette en tremblant direction Lyon, mais quand même, j'ai bien calculé, à 9h10, c'est fini, ça roule partout à la régule, si bien que j'ai mis moins d'une heure pour arriver au Botanic de La Fouillouse, disons St Etienne, ça fait moins plouc que La Fouillouse, Fouya !!! Je critique, mais c'est purement amical, dans le 42 on sait bosser, si bien qu'au son du bip bip de recul, le recpetionaire ouvre le portail, et j'ai à peine tiré le frein que déjà les portes du frigo sont ouvertes. Là encore, je livre des pierres decoratives, ce qui ne manque pas de faire rire le cariste qui n'est pas avare de commentaires. "Galets japonais.... ça fait bien, qui va aller verifier ? Si ça se trouve c'est galets de la Loire, mais ça leur fait plaisir, faut être con pour acheter des trucs pareils" et... j'ai du mal à lui donner tort.

    Une fois vide, je fais environ 2km354m pour rejoindre mon usine favorite. En sortant du bureau des entrées (il n'y a pas d'entrée pour le bureau des sorties) je remarque un nombre inhabituel de gilets fluos sur le parking. Y a marqué "CONTROLE" sur le dos. Effectivement, c'est la DREAL qui controle sur le parking privé de l'usine. Je rejoins sans faire de bruit ma camionette, j'allume mon PC car j'ai enormement de travail FDR en retard et je me cale côté passager, la tête enfouhie dans mon ecran à la manière des autruches. Y a bien eu un contrôleur qui est passé, mais bon, je suis en coupure sur le siège de droite. Du coup, ils ont contrôlé l'allemand à côté, qui lui était au volant. Pfuuuuh. Je vais quand même passer 2h30 à me reposer derrière mon PC, et dès que j'ai vu mon numéro d'appel j'ai ripé, j'ai même pas eu le temps de finir le café avec Eagle l'homme qui deplace les containers plus vite que son ombre.... 20 minutes plus tard, j'ai les 3/4 de la semi pleine, je fais quand même le crochet par St Clair du Rhone, et je me suis encore gourré à la sortie de Vienne, je suis passé par les Roche de Condrieu. Une erreur qui m'a fait gagner 10 minutes, c'est trop bête... Je charge vite fait 4 palettes ADR et je rentre au dépôt.

    Finalement, Aurélien insiste (pas très longtemps) pour recuperer ma tournée, et moi je me laisse faire pour charger un complet pour Grannollers. En calculant vite fait, je pense que j'ai les heures et l'amplitude pour arriver sur place, à condition de pas trainasser quand même. A 16h et des boulettes je suis de retour sur l'A7, ou comme souvent je passe le plus clair de mon temps à faire des coucous à tout un tas de calandres plus ou moins connues, vis ma vie de looser des medias. Enfin, ça me fera toujours rire ! 4h plus tard je suis sous la douche à Narbonne, j'aurai bien mangé sur place, mais ça me mettrai en retard. Alors je repars avec l'estomac qui grogne. En ce début de nuit, il y a un nombre incroyable de camions qui dans tous les sens, keskispass ? La Crise est finite ??? Et on nous aurait rien dit ??? Pour ma part, j'arrive à 23h45 à Granollers, et je me jette sur mon réchaud comme la misère sur l'Indonésie.

     

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  • Je suis certain que ce gars faisait les poubelles avant avec son caddie, il a évolué, bravo !
    Des autovias de partout, mais il faut toujours se fader Sabadell centre pour aller à Castellar
    3h ici
    16h58, GOOOOOOOOOOOO !
    PER-SON-NE !
  • Vendredi 24 Janvier 2014
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    Ce matin, c'était la panique chez ND à Grannollers, l'entrepôt deborde de palettes de partout, ils ne savant plus ou les mettre. Les camions complets arrivent par paquet de 10, et il y a que 3 quais et 2 caristes. J'exagère à peine. Pour demarrer ce matin, j'ai hésité quand même parce que je sens qu'il va falloir la jouer fine pour l'amplitude. Je rappele que nous sommes vendredi et qu'il s'agit de pas rentrer samedi matin faut pas deconner. C'est donc sous un soleil magnifique que j'ai relié Granollers à Castellar Dèl Vallès. Dans l'autre sens, il y a un énorme bouchon sur le C17 qui remonte jusqu'à l'autoroute à cause d'un camion en panne, impressionant ! Il me faut un bonne demi heure pour y arriver, mais voilà, il faut attendre parce qu'il y a déjà un camion en cours de chargement. Au total, je vais rester 3h, soit le temps d'une defrag sur mon PC qui en avait rudement besoin. A 13h la semi est pleine d'armoires de bureau metaliques et je rejoins à MachIII la zona Franca et mon groupeur. Bien sûr j'arrive quand ils partent manger, mais au moins, j'ai une place à quai. Le chef me dit tu fais quoi ? Coupure ici ??? Je lui demande de pouvoir partir au plus tard à 17h, ça lui parait possible...

    Entre temps est arrivé un italien, un Romain qui charge là et ensuite se tape 20h de ferry pour rejoindre Cittavechia. Et comme prévu à 15h ça s'active dans la semi. Chose incroyable ça va vite, et chose encore plus incroyable, je suis parti à 16h58, il manquait pas de papiers, pas de CMR, bref le truc incroyable. Encore plsu etonnant, j'ai eu environ 0km de bouchon pour remonter sur l'A7, c'est dans l'autre sens que ça bouchait. Tant mieux parce que j'ai 20 minutes de marge au GPS pour arriver à remonter à mon domicile personnel ardechois. Pas de quoi faire un repas tranquille en montant ou du shopping à La Jonquera, non, il faut taper dedans. J'ai pris au vol une paire de cartouches de clopes à la frontière, un café à Narbonne. 

    A partir de 21h, je me suis bien calé sur le 19 puisque depuis quelques semaines les vendredi et samedi c'est la fête de la QSO, mais visiblement pas sur le languedoc, j'ai juste modulé vite fait avec un mec sur Beziers et pas plus que ça. Au bout d'un moment ça m'a saoulé, j'ai balancé DAYDREAM NATION de SONIC YOUTH à fond dans mon poste et ça ma fait de bien, j'avais les oreilles qui bourdonnaient arrivé à la maison à 0h24 ! Impec, j'avais encore 16 minutes de marge ! Allez, bon week end au coin du feu ! 

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  • Un lundi matin à St Quentin Fallavier
    Soupe en préparation
    Dans le Beaujolais
    Une Schmitz au pays des Lamberet
  • Lundi 27 Janvier 2014
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    La france d'en bas demarre à 5h30, je fais donc parti du voyage en toute logique. Dans mon village, la France d'en bas n'est pas un vain mot, car plus on grimpe en altitude et plus les maisons sont grandes et belles. L'hiver lorsque les routes sont impraticables il y a un tas d'Audi en bas de chez moi, et tout le monde monte à pieds, c'est notre seule revanche, et je sens que cet hiver, il y aura pas de neige, il y a de quoi avoir les boules. Une heure plus tard, je suis à Jarcieu et je me jette sur la piste du gasoil. J'ai bien fait de pas trainer, deux minutes plus tard, il y a des camions dans tous les sens qui attendent ha ha ha ha. La semaine est à peine demarrée que je fais déjà chier. Ensuite, je me mets gentiment à quai, je refile mes palettes pour le 74 à L'australien, mes palettes pour le 07 à je sais pas qui et je me lance direction St Bonnet de Mure en coupant à travers champs pour éviter les bouchons du matin. A 9h pile je suis chez le degroupeur, pile à l'heure demandée par l'espagnol vendredi, mission accomplie, repos. Au quais d'à côté, il y a 2 estoniens qui arrivent de Suède, tranquilles. En 1h c'est posé, il me reste à rejoindre Poule Les Echarmeaux. Je vais rarement dans ce coin-là, mais c'est un bon coin tranquille à l'extrème nord du 69. Je traverse le Beaujolais, c'est classe et ensuite c'est vraiment la cambrousse. Le village est tout petit et etroit et interdit aux 5t5, en toute logique je fais le tour pour rejoindre le sud du village ou il y a la zone artisanale, mais voilà, mon client n'est pas là, il faut vraimenta ller dans le centre là ou c'est interdit.

    Une fois vide je redescends sur Villefranche en racontant ma mesaventure à mon pote Alain, qui est surpris que je connaissais pas le client ! Mais cet abruti avait pas jugé utile de me le dire avant... J'vous jure, à quoi ça sert les copains ? En tout début d'apreme, je charge des boxes avec des pulverisateurs pour les jardins. ça prend que 5 m de plancher, il me faut attendre un complement. J'en profite pour effectuer une sieste qui me permet de me remettre en forme. Une heure de sommeil plus tard j'ai un complement à St Cyr dans le 01 chez Lamberet. Il faut que je me magne, ça ferme à 15h30. Je debarque donc chez Lamberet avec ma Schmitz, il y a un gars sorti d'un atelier qui est venu regarder la bête sous toutes ses coutures. Pas chauvin pour un rond le type à trouvé que c'est vachement bien foutu une Schmitz. Là, je charge 2 groupes frigo Carrier pour le 35. Ensuite, c'est retour au dépôt. Vu l'heure je passe par l'est de Lyon, pas la peine d'aller se jeter dans les bouchons. Au dépôt on complète la semi pour une belle tournée en Bretagne. Sweden et Castagnette sont là, alors plutôt que de rien faire on va manger au resto chinois à Salaise histoire de parfaire notre ligne.

     

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  • United colours of N7
    Les hommes en bleu
    Livraison à Magny-Cours
    Autoroute Sarthoise
  • Mardi 28 Janvier 2014
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    Il y avait comme un grondemant sourd quand je me suis reveillé à 4h30 ce matin. Au départ, je pensais qu'on m'avait mis en route le frigo pour me faire une blague pas drôle, mais non, c'était Sweden qui ronflait. Je suis parti sous la douche, il caille ce matin ! En sortant il tombait même un peu de neige c'est vraiment un coin pourri ici. Je complete les pleins et à 5h18 je degage, il y a personne encore sur le route, mon objectif aujourd'hui étant de rouler tranquille. Comme prévu je passe St Etienne à la régule ou presque, et le jour se lève aux environs de Roanne, j'aurai presque fait la sieste mais ça serait pas raisonnable car ça roule bien, devant moi il y a une bonbonne de la samat, le type il taquine, c'est rare de nos jours de voir ça un ec en hydrocarbure qui carbure... Je lache mon lièvre après Lapalisse car je dois dejeuner au Double D. Au menu oeuf bacon café. Y a pire ! Par le plus grand des hasards je tombe sur Cyril de chez Jacquemoz on papotte un peu, mon 1/4h d'arrêt se transforme en 40 minutes bon c'est pour la bonne cause. J'ai mes 4h de guidon arrivé à Magny Cours ou je pose une palette, il fait definitivement un temps de merde aujourd'hui et je mets pas longtemps pour sortir et rentrer le hayon. 

    Mon prochain client étant à l'entrée de Rennes, j'en profite pour faire un peu le point et je me rends compte que c'est jouable pour y arriver en moins de 10h. En plus ils ferment à 19h, je me dis que ça serait con de pas en profiter. Alors j'enquille, droit debout sur la pédale de droite sur les routes boueuses du Berry. J'ai du bol, je suis tombé sur environ 0 mous jusqu'à ce que je rejoigne l'A71 à Bourges. C'est incroyable comment il n'y a personne sur cet axe, le pire étant bien sur jusqu'à Tours. Heureusement pour me tenir reveillé à la radio il y a un super reportage sur la vie sexuelle des crabes sur France Inter, oui, y a pas que les histoires de boule du prsident à la radio, les crabes aussi ont une vie intime. Tout a m'a mené au niveau du Mans ou je me suis offert un café car je le merite amplement. Sur le parking il y a des forains qui tentent de sortir de la station avec leurs convois de grande longueur, les bordures en prennent pour leur grade et je perds de precieuses secondes à le regarder faire, merde. Plus je me rapproche de la Bretagne et plus le temps est menaçant, déjà qu'il a plu toute la journée maintenant, il drache à mort. Même les flics à La Gravelle qui pourtant ont du en voir d'autres restent scotchés à l'interieur du Boxer...

    Je suis finalement arrivé chez Carrier à Brecé à 17h petantes, on s'est mis à l'abris pour vider tranquillos. Ensuite pour terminer mes heures je suis allé au client suivant, bon, là, fallait pas rêver c'était fermé. Par contre je me suis fait bien caguer pour aller à Acigné, je suis passé par le centre du village, pas large, mais c'est tellement bien indiqué que je suis tombé sur une méchante deviation, bref resulat des courses 10h05 de volant et merdum, en plus il flotte toujours autant !

     

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  • Brouillard breton
    Météo variable bretonne
    Village breton
    Eglise bretonne
  • Mercredi 29 Janvier 2014
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    Il fait encore nuit quand je demarre à 8h, ce matin, il ne pleut plus mais il y a un brouillard à couper au couteau. Je fais les 500m qui me separent du client et je me mets en place à l'U2 P14, c'est déjà marqué sur le bon. Le temps que le cariste se reveille et trouve le bon fenwick je vais attraper un café à la machine, je serre la main à tous ceux que je croise, c'est pas un truc habituel chez nous ça ! Par contre il y a quand même un dénominateur commun, c'est que ou qu'on soit, il y a jamais personne pour te filer un coup de main pour bouger des palettes de 1600kg au transpal à main. Heureusement, j'en avait que 2, sinon je serai tout mourru à l'heure actuelle. A 8h30, c'est torché et je peux aller me jeter dans les bouchons de la rocade Rennaise, bon ça passe relativement bien dans mon sens et une fois sorti de Rennes et sa banlieue le trafic s'écoule bien mieux car il n'y a pratiquement plus personne. Je vais à Glomel au beau milieu de la Bretagne via la N164, ça roule bien vu que je suis tout seul ou presque ce matin, c'est vraiment cool comme coin, il y a personne ça fait un peu comme si on avait construit une immense nationale au beau milieu de l'ardèche. Niveau météo, c'est assez drôle parce que sur 20km on peut avoir de la pluie, du brouillard, du soleil, du vent, et parfois même les 4 éléments en même temps. Il y a un camion remorque devant moi, dans un bois, une biche traverse et se loupe, la pauvre a fait un sacré vol plané en venant taper contre le pare chocs du FH qui l'a envoyée dans un ruisseau, horrible pauvre bête... La livraison à Glomel est une formalité, ça vite à quai et je touche à rien alors que pour une fois bouger des palettes à 40kg pièce ça m'aurait pas derangé. De là, je prends plus sud ouest pour rejoindre Quimper via les Montagnes noires. J'aurai aussi bien pû passer par la 4 voies et Chateaulin, mais bof ça m'inspirait pas, et puis je fais comme je veux et j'ai pas été déçu, j'ai traversé des villages bien jolis et pittoresques c'est tout ce qui m'interesse. J'ai vidé en tout début d'apreme à Quimper, des grosses palettes de moteurs electriques qui pesent un bras...

    C'est à Briec un peu au dessus de Quimper que j'ai rechargé. 33 palettes de cookies, un biscuit typiquement breton. D'ailleurs Cookies en Breton ça veut dire "gouter choco". Logique toute logisticienne, il faut dans un 1er temps ramener les EPAL à l'usine et aller charger chez le transporteur du coin, Bozec en l'occurence. Il me faudra 1h en tout pour charger, ensuite de retour sur la route je peux lire toutes les revendications peintes sur les tabliers de chaque ponts sur la 4 voies, par contre contrairement aux panneaux de sgnalisation, toutes les revendications sont en français, je suis déçu.... Je finis quand même par trouver une bonne douche après Quimper, y en avait pas chez Bozec... Vu l'heure il y a pas mal de trafic après vannes, et je tombe même sur un gros bouchon dû à un accident du côté de Muzillac, alors plutôt que de perdre des heures pour rien, je laisse passer l'orage calé dans une bretelle.

    40 minutes plus tard, je peux enquiller de nouveau au taquet, je passe Nantes à la régule, enfin à 70... Après direction Cholet ou il y a plus personne, et j'échoue dans le centre d'un bled après Parthenay un peu après 22h, impeccable.

     

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  • Dans le poiteau il fait gris
    Au bord de l'A20
    Le Quercy
  • Jeudi 30 Janvier 2014
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    J'ai mis en route à 8h ce matin, pas la peine de s'affoler la nouille, j'ai rien à faire mis à part rejoindre Sauvian ma "final destination" J'écoute d'une oreille peu attentive les news sur la radio de service public, ce matin y a Marine qui est invitée. Bon, bof, elle aussi elle manie de plus en plus la langue de bois, avant c'était langue de vipère, c'était plus rigolo. Si dans mon poste c'est sinistre, dehors c'est pire. Il fait plus que moche, il fait le temps que je deteste le plus au monde, c'est à dire quand il ne se passe rien. Je fais ma pause café du côté de Bellac, grand parking goudronné et deux camions dessus garés comme un chien pose sa merde. Les deux chauffeurs sont au volant, dont un qui vient juste de se poser, pas un qui aurait avancé de 5cm, et moi qui transpire en priant de rien accrocher. L'un des deux me dit même bonjour une fois en bas, j'ai même pas repondu, je suis vraiment trop con et parfois désagréable... A Limoges je recupère l'A20 et la pluie qui finit de me rincer un peu la boue bretonne. Je trouve qu'il y a quand même pas mal de monde ce matin sur la traversée de la capitale de la porcelaine, et j'évite de peu un nouveau radar discriminant qui aime tant mes €... Je stoppe vite fait à l'Aire de Corrèze pour me detendre un peu, mais y a pas d'internet alors je traine pas.

    Dommage que mon pote Alec soit pas dans le coin, j'aurai été pile poil raccord avec lui pour le café à Eurocentre, mais voilà, monsieur est à la capitale du pays. Alors je profite que c'est calme pour passer Toulouse à la régule à 80. Par moments, il y a un peu de soleil et il fait même presque beau arrivé à Carcassone ou pour me detendre, je sors rejoindre la 113 pour atterir bien tranquillos à la douche à Narbonne. Y a personne ici non plus, les fins de mois sont compliquées en ce début d'année on dirait. Je termine ma journée de fonctionaire dans la zone de Sauvian ou je prends la dernière place dispo, c'est toujours autant la honte cette zone pour se garer. Les riverains passent en plus au bord des camions à des vitesses folles, ça y est, je suis enervé.

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  • Bon, voilà la preuve que j'ai pas revendu mes EUROP
    Big controle à La Jonquera
    Grouiiiiiiiiik Couic
    J'y crois pas, il arrivé avant moi !
  • Vendredi 31 Janvier 2014
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    Whaouhhhh super, c'est vendredi et demain c'est la paye, qu'es ce qu'il était long ce mois de Janvier, comme un jour sans pain. Heureusement que j'ai le calendrier sous les yeux sans quoi je croirait que nous sommes genre le 15 mars vu la météo. Il y a un ciel bleu azur sur Sauvian ce matin. Pour vider c'est une formalité chez DLP, si on excepte le fait qu'il y a pas de places dans la zone, le reste est nickel. Surprise, je dois aller recharger au cochon. Une semaine sans passer une frontière ne serait pas une semaine normale, et c'est pas fait pour me deplaire d'autant que je charge une "foulée" c'est à dire que ça sera prêt pas trop tard et que je vide ça ce soir.  Oui, elle est crédible mon histoire, quoi que c'est déjà arrivé que ça change. A quelques minutes devant moi, il y a Romain qui fait son 1er tour de Catalogne, tout seul comme un grand. Je suis super content pour lui, comme il vidait à Celra, je suis passé par derrière les quai lui faire un grand coucou, il avait le sourire jusqu'au rebord du casque !!!! Il y a aussi Mister Rire et Chansons qui est au cochon, ce qui fait que sur 3 Duarig dans le coin ce matin, il y a 2 bitos ! Comme il a du bol, la machine à café au bureau est en panne et il peut pas m'en offrir un, il paye rien pour attendre le lascar. C'est pratique, parce que en plus on est 2 Philippe, et sur les feuilles de chargement, il y a pas nos immat....

    Finalement, je dois laisser le chargement déjà prêt à Philippe, et moi Philippe je charge à Celra tranquillos. Je suis reparti vraiment de bonne heure, bien chargé, oui 14h30 c'est quasi un record pour moi ici. Je remonte donc sous la canicule de ce jour, il fait presque 20°, et il y a certains arbres qui sont déjà en fleurs, faudra surtout pas qu'il se mette à geler au mois de mars. J'aurai dû prévoir hier de mettre un peu de gasoil, alors je dois rajouter un peu en maontant à Beziers. Contre toute attente, je passe Montpellier à 17h comme une fleur, et je coupe ma dernière demi heure à Nimes ou j'en profite pour faire ma feuille de conso (minable) de ce mois-ci. Je me radine comme prévu à Pont d'Isère à 20h15, il y a quelques copains et ça chape autour de la machine à café, une heure plus tard c'est à mon tour de transvaser mes palettes dans la semi à Franck, un coup de lavage et je rejoins mon pueblo bientôt endormi sur le coup de 22h. A la maison c'est déjà la fête au sous-sol car mon gamin organise une sauterie, quelle chance d'être jeune !