| Carnet de bord de Février 2014 | Partager sur Facebook |
C'est incroyable, et pourtant on est déjà en fevrier et en plus c'est lundi. Il fait à peine frisquet en demarrant ce matin à 4h30, et vu l'heure, il y a pas un chat ce matin pour monter en direction de Chanas, ça roule à la régule en écoutant les premières infos de la radio nationale. Toujours plus de mauvaises nouvelles, ça en devient même drôle tellement c'est triste et repetitif. Coup de bol, quand j'arrive au dépôt il y a Régis, qui n'hésite pas une seule seconde à m'offrir le café avant de repartir sur Vitrolles, Philippe nous rejoint quelques minutes plus tard. Quant à moi, je decroche le frigo et je recupère la plus vieille taut du parc, elle a quand même une belle bâche toute neuve. J'ai une super tournée sur Grenoble, 2 livraisons, samedi Stephane m'avait dit de faire Sassenage en 1er et St Martin d'Hères de 2e, mais en prenant les papiers c'était tout l'inverse qui était écrit, du coup, j'ai atterit à 7h15 à St Martin sans aucun bouchon, impec ! A 8h c'est livré et comme prévu sur le papier j'appele Sassenage pour prevenir, je dois poser du materiel de levage chez un grutier, mais c'est pas pour lui mais un sous traitant et j'étais prévu qu'en fin de matinée. Par chance ça roule encore bien dans mon sens mais dans l'autre c'est un gigantesque parking. Je finis par atterir au fin fond d'une sorte de zone le long du Drac vers la dechetterie, le sous traitant passe par hasard par là et j'apprends que j'étais prévu mardi. Mais dans la discussion j'apprends que le mec est Ardechois, du coup, ni une ni deux, il me vide.
C'est donc zen, que je pars recharger au Pont de Claix. Maintenant dans mon sens il y a des bouchons, à 10h??? Je croise Tophe qui m'indique ou se trouve mon client que je connais en fait, mais qui a changé de nom. Sur la voie de gauche ça roule nickel parce qu'en fait il y a un accident sur la rocade, alors fuck l'interdiction de doubler, je remonte la file sur plusieurs kilomètres et j'arrive pas stressé au Pont de Claix pour m'enregistrer avec mon ADR, mes cartes grises sous le bras. Moins d'une demi heure plus tard, je suis chargé, mais voilà, j'ai réussi à m'abstenir de mettre des tapis antidérapants au sol vu que la semi est prévue speciale ADR Floor, mais par contre, ici, ils exigent.... 22 sangles ! Pas 12 ou 14 ; non 22. Bien entendu, je ne les ai pas, mais le gars tout sourire m'indique que c'est normal et que ce sont eux qui fournissent les sangles manquantes, je me dis, "ptin, c'est cool", puis une fraction de secondes plus tard je demande qui paie les sangles ? Tu t'en fous, c'est pas toi qui paie, c'est ton patron qui s'arrange avec l'affreteur. En fait l'affreteur doit ensuite facturer je sais pas combien genre 10/15€ par sangle. Je refuse net, je marche pas dans la combine et on commence à serieusement se prendre la tête. Le mec me menace d'appeler la securité, ce qu'il n'a jamais fait, et moi je lui propose en douce de lui signer une decharge comme quoi j'ai signé avoir mis 22 sangles alors que je les ai pas, on tourne en rond. Par chance, il y a Christophe un traco DUARIG qui est dans le coin, mais sachant que je suis à 1km du poste de garde, c'est compliqué là encore. Le gardien refuse de me contrôler à la sortie, et j'ai pas le droit ni de sortir à pinces, ni de decrocher pour aller chercher ces foutues sangles. Finalement, la solution c'est de faire rentrer le traco jusqu'ici, que le chargeur verifie les sangles et je peux enfin partir. Le type a même pas regardé si j'avais sanglé correctement. J'avais de la peine pour un vieux chauffeur portugais qui chargeait pour Valladolid, lui il a une semi aux normes XL, et donc en théorie dispensée de sangles, ils lui en ont fourgué 22. C'est du racket.
Une fois dehors, je paie le café à Christophe qui le merite bien et je rentre au dépot. La rocade passe bien, tant mieux je suis sur les nerfs, ils m'ont gonflé ces connards avec leur sécurité. Ils se comparent aux allemands la bas à ce qu'ils m'ont dit, surtout j'espere qu'un jour on nous obligera pas à nous peindre la bite aux couleurs allemandes !... Enfin bref passons. Je stoppe vite fait au Super U acheter trois quatre conneries à manger. Une fois au dépôt il faut tout dessangler, vider, et le pire ranger tout le matos, ça prend un temps infini pour que dalle, heureusement Franck me donne la main. Ensuite je recupère mon frigo et je charge une tournée de fonctionaire pour l'Italie. Putôt que de passer pour la 5e fois la rocade de Grenoble aujourd'hui, je passe par Chambery, c'est pareil à un poil de cul près et surtout il y a peu de chances de tomber sur un bouchon. Je vais au bout de l'amplitude et ça me mène juste après Montmelian.
Hier soir, je me suis encore couché bien trop tard, et ce matin ça tire pour decoller à 4h30. Mais bon, faut assumer et surtout je voudrais bien passer Torino avant la merde. Je récupère l'autoroute à Aiton vu que après il y a des panneaux interdits aux plus de 12T, c'est nouveau encore ça ? AREA fait du racket la aussi ? De toutes façons ils auraient tort de se gêner jamais personne ne trouve à redire... Quoi qu'il en soit je monte zen jusqu'à la plateforme deserte du tunnel. Côté Italien il neigeouille mais il y a une noria de saleuses et de lames qui tournent, du coup c'est nickel, à 6h et des boulettes je me gare sur le parking de l'Autoporto à Susa histoire de dejeuner et de me decrasser un peu. Il caille dans le sous sol à la douche, je mets l'eau chaude à couler à fond du temps que je me dépoile pour transformer le frigo en sauna. Comme prévu, Torino passe nickel chrome le jour se lève bien sagement mais il fait sinistre ce matin on se croirait dans le Berry, dans le nord ou en Alsace, c'est plat et y a de la brume à plus en finir. Arrivé à Tortona je m'écroule une trentaine de minutes au plumard, je fais un cauchemard qui va me tenir toute la journée, je roule trop vite sur une route trempée et je loupe un virage. Pour me consoler, je vais faire un tour à la boutique, mais je trouve tout trop cher alors je me paie un café et un croissant, au moins ça, c'est du concret...
Je continue mon périple bien tranquille et à ma plus grande surprise, à Bologne je croise Richard le Baron qui revient de charger à Imola, il est tout content, il y avait bien longtemps qu'il avait pas trainé par là. Dommage qu'il fasse aussi moche aujourd'hui quand même. Sur le chemin, on voit que la plupart des cours d'eau sont plus que sortis de leur lit, partout c'est trempé, il y a même quelques souches d'arbres dans certains champs. Il est 12h45 quand je debarque chez le client à Faenza, bien sûr il y a personne et je dois attendre 14h pour vider. Pas grave, j'ai le temps de manger et je suis pas stressé aujourd'hui. J'ai le temps de calculer la suite des évenements. A 14h le Fenwick deboule, il faut 5 minutes pour vider et GO ! Je reprends direction Bari, sauf que je sors à Forli pour couper à travers la montagne par une 4 voies qui rejoint Rome. Mais c'est pas une 4 voies à l'Espagnole, ici, la route est defoncée, parfois large parfois moins et il faut bien calculer son coup parce que les carabiniers veillent, c'est 70 ici sur la natio. Mais quand on est con c'est pour la vie, donc je roule au taquet, je ralentis seulement au moment de doubler quelques rares camions histoire de faire genre oh ben moi, hein, je respecte... Sinon, le coin est vraiment magnifique, du moins ça doit être joli quand il fait beau, pour aujourd'hui, c'est mort. Sans conviction, je me présente chez le client, mais la reception c'est que le matin, et d'un autre côté je m'en fous vu que je suis au taquet des heures et que je vais pouvoir caler une 11h ! Elle est pas belle la vie ???
A 8h30, une fois les tracasseries administratives réglées je peux enfin me mettre en place pour vider mes palettes. Le cariste est très rapide et bien cool, la preuve il m'a payé le café ! Je rigole, parce qu'il y a 2 bimbos qui font le ménage qui arrêtent pas de faire des allers et retours ce qui perturbe quand même le cariste. C'est une preuve de bonne santé... Une demi heure plus tard, je suis vide, et je peux partir. Ce matin, il fait toujours moche, c'est balot, mais on y peut rien. Je pensais qu'en descendant vers le sud ça irait mieux, mais non ça empire. Sur le long de l'A1 toutes les rivières ont à un moment plus que debordé, impressionant. Vu que j'arriverai pas à faire ma première ramasse avant midi, je stoppe à la Q8 après Orvieto, bonne pioche, il y a une super bonne douche, il en faut peu pour que je sois heureux. Je passe le Gran Raccordo Annulare comme une fleur vu l'heure, et je rejoins Pomezia par une route completement défoncée, toute boueuse à cause des trous qu'il faut soigneusement éviter, certains sont assez profonds, sans exagerer je connais pas d'autres endroits en Europe proche ou les routes soient autant destroy.
Après avoir camper une grosse demi heure devant le portail de Lazio Logistica, j'ai encore le droit d'attendre presque 3h pour charger 9 palettes. C'est compliqué ici, mais il y a de la bonne humeur c'est le principal. De là je vais completer à 5km dans un autre dépôt, mais surprise arrivé au bout de l'impasse c'est fermé, personne. Je suis dans la merde parce qu'en plus on peut pas faire 1/2 tour et que la rue est la aussi remplie de trous. J'appele donc le client, la fille au téléphone comprend rien avec mon Italien super. Elle dit que je suis pas à la bonne adresse, si ça se trouve ce dépôt là a fermé et elle me donne RDV rue des clémentines. Bon, c'est quoi cette embrouille ??? Là, un type en 4*4 m'attends pour m'expliquer ou aller. Je pige rien là encore, et il m'accompagne pour me ramener d'ou je viens. En fait les gars de l'entrepôt étaient partis puis sont revenus entre temps, j'étais donc au bon endroit. Tu parles d'une histoire ! En 5 minutes c'est chargé et je peux me jeter sur la 4 voies surchargée direction Roma. Ce coup-ci, c'est le bordel sur le GRA la sortie pour Cittavechia etant fermée, sans doute à cause des inondations. Je casse une graine un peu avant Grossetto tranquille, à la télé il y a des reportages sur la région de Padova noyée sous la flotte.
S'il a fait moche toute la journée, ce soir, c'est l'apocalypse, il tombe des seaux d'eau, la SS1 est plus que dangeureuse par endroits tellement les ornières sont profondes, et vu que je suis pas chargé trop lourd, ça fait flipper. Heureusement, il y a peu de trafic alors ça roule à peu près. Une fois sur l'autoroute le revetement est un peu meilleur et je peux me detendre un peu. Après La Spezia dans les montagnes je trouve un parking tranquille entre 2 tunnels, je vais être bien pour dormir ici, il tombe toujours des trombes d'eau, il y a un torrent à côté qui fait un bruit d'enfer !
Changement radical de temps ce matin, il fait un soleil magnifique et tout de suite tout est plus beau. The sky is blue, et même les filles à mon premier arrêt au bar 10 minutes après mon départ sont plus belles qu'hier. En repartant, il y a un bouchon d'annoncé direction Genova, de toutes façons, être averti c'est bien, mais par ici, existe t'il des itinéraires alternatifs ? L'autoroute est déjà pas belle, j'ose pas imaginer les itinéraires BIS. Effectivement, ça bouche sévère sur 8km. J'ai perdu 25 minutes, mais le tachy à la seconde est bien foutu pour ça j'ai perdu du temps mais pas trop de minutes de volant. Au bout du bouchon, il y a les gars de l'autoroute qui reparent les restes de l'accident, ils ramassent le moteur d'une bagnole eparpillé au milieu de l'autoroute, ça a du taper correct. Après ça roule un peu mieux bien que je ne sois pas trop veinard et je tombe sur une série de ramiers, je suis pas habitué à passer la en journée. Je m'arrange toujours pour y passer au taquet la nuit. Bon heureusement, c'est joli, et puis ça m'a permis de voir le petit Dams de chez James International. Je me pose à Vintimille pour la douche et casser une grainasse. Le parking est en plein chantier, il y a en plus maintenant une partie reservée aux ADR car desormais, la nuit, c'est interdit de passer Nice entre 21h et 5h, un emmerdement de plus. Mais personne dira rien, pourquoi se priveraient ils ???
Côté français, il y a encore et toujours des travaux de partout, je fais un peu le curieux en essayant de voir l'ampleur des degats causés par la flotte du week end passé, sur Menton c'est assez impressionant, le bout de montagne au dessus de l'Intermarché s'est effondré, du coup, il y a une déviation qui a l'air bien rock n roll ou se croisent une noria de camions bennes avec un flot incessant de VL, ahhhh le 06, que du bonheur tant qu'on reste sur l'A8 bien sûr. Après Nice c'est la délivrance et je peux ENFIN garder le 90 sans trop me prendre la courge, je voudrais bien ne pas depasser les 9h aujourd'hui. J'en reviens vraiment pas du temps qu'il fait, et c'est en manches courtes que je fais une coupure sur l'Aire de Sorgues ! Comme dirait ma grand mère, ça, on va le payer un jour !... Je sors ensuite à Bollène et par précaution je mets un peu de gasoil à Donzère et je finis ma journée de promeneur à 500m de mon client pour demain à Aubenas, bien caché au fond de la ZI pour être tranquille pour surfer sur le ouaibe.
Cette nuit il est encore tombé des cordes, il pleuvait si fort, que j'avais presque la trouille. L'averse a duré moins de 3h mais ça a pas fait semblant. A 8h je suis chez le client, il y a deux camions de la veille déjà mais ils ont pas trop de palettes à sortir, ça va vite bien qu'il n'y ait qu'un seul quai. Une fois vide, je suis assez surpris de la suite, je dois aller à Aigues-Vives, Gallargues quoi, pour charger pour la Suisse. C'est cool, je vais passer par la N104 et Alès, il y a une éternité que je suis pas passé par là. Les rivières ont toute debordé. C'est impressionant ! Heureusement le trafic est ultra calme, ça roule nickel en Ardèche. Une fois dans le Gard, c'est plus la même chanson surtout arrivé à Alès, la c'est carrement une mégalopole à traverser, c'est le vrai merdier cette ville... Finalement je me radine à 10h30 à Aigues-Vives dans l'usine qu'on voit depuis l'autoroute. C'est blindé de camions, et il faut montrer patte blanche pour rentrer la dedans, ici, on ne badine pas avec la sécurité, du coup je crains le pire pour la suite.
Par chance mon voisin d'infortune de parking était bien cool, un gars de chez Transcargo qui a pas mal navigué, on a eu tout le temps de refaire le monde en attendant que ce soit notre tour. Et pour avoir le temps, on a eu le temps... Seb Larage est venu nous narguer avec son FIAT "hé ouais les mec, 14h, fini la semaine"... Finalement, à 15h on finit par m'appeler. "Transports Philippe Fournet" voilà ce que j'ai entendu au haut parleur, j'étais mort de rire. J'ai moins rigolé quand j'ai passé encore 1h pour charger, et 1h pour recuperer les papiers, mais bien sûr tout ça en sécurité maximum !!! J'vous dit on rigole pas avec la sécurité, c'est important. Bon après, rester 7h dans une usine qui pue sa mort, c'est pas grave... Mias au fond, je m'en fous, j'ai les heures pour rentrer. Je passe à Donzère mettre du gasoil, et je rentre tranquillos pour 20h30 à la maison. La suite, dans la nuit de dimanche à lundi, bon week end, en sécurité bien sûr.
C'est la fête à la grenouille encore ce matin, c'est comme ça, faut que ce temps de merde satisfasse au moins une personne. En l'occurence, c'est un batracien, mais le batracien aussi à droit à passer de bons moments. Je voulais demarrer à 2h, je suis parti à 1h58. Le chien du voisin gueulait comme un veau, j'ai donc reduit de deux minutes les raisons de me detester de mes voisins, peu nombreux c'est vrai. La pluie cesse à Tain, mais il y a un trés fort vent du sud, je le sens bien puisque j'ai dû freiner en montant le Grand Boeuf... Une demi heure plus tard, je fais la route à l'ancienne avec Tophe69, bien calés sur le canal n°7, le canal des stars du bitume. C'est rare de nos jours de moduler avec un collègue, c'est encore plus rare sur un long trajet. Mais c'est que du bonheur, le temps passe à une vitesse grand T, comme TGV, Tophe à Grande Vitesse. Le trafic s'intensifie au fur et à mesure qu'on avance ça va de soi. Pas beaucoup de gars du coin, en majorité des PECO qui ont déjà mis le pied à l'etrier. Comme on a été bien sages, on se paie enfin la pause café à Besançon. J'ai déjà 4h24 au compteur, ce qui signifie que je suis à 8h40 du village Catalan, mais ça, je sens bien que vous vous en foutez. Une petite heure plus tard on redecolle après s'être enfilé une cinquantaine de café, le cours du précieux grain est monté en flêche ce matin, désolé. Une dernière petite pause à la Porte d'Alçace "stratégique" pour laisser passer le gros du trafic. Tophe me lache juste avant St Louis, et moi je prends mon courage à deux mains pour affronter l'épreuve bureaucratique Franco-Helvetique. Le but étant de perdre pas trop de temps et de ne rien oublier.
Une bonne heure de marche plus tard, je suis en nage, et je peux transiter à Bâle pour rejoindre les transports Planzer à Biersfelden. Je prends bien soin de ne pas chevaucher la moindre ligne blanche. Les etrangers n'étant plus les bienvenus, je ne fais pas le malin. Chez Planzer j'ai 3 lots à dédouaner, il me faut poireauter encore une trentaine de minutes et je peux me mettre en place Rampe Numer Zwei. Visiblement ça , n'enchantais pas grand monde, sauf un français qui vient juste d'être embauché ici en temps que cariste affecté aux tâches subalternes mais pour double salaire que de l'autre côté du mur de Bâle. A midi et demi, il ne me reste plus que 4 palettes à poser à Dielsdorf dans la lointaine banlieue Nord de Zurich. Il y a du soleil en Suisse aujourd'hui, la neige ici aussi est bien haute. Je n'ose pas suivre le GPS qui me fait couper à travers champs, pour économiser de la RPLP ça doit valoir le coup, mais en temps de parcours j'ai de gros doutes et j'ai pas envie de m'enquiller sur des chemins de vaches, fussent elles helvetes et violettes, sans doutes bourrées d'extasy... Je déboule chez le client au moment ou un 68 s'en va, le chef m'attrape le CMR, il le tamponne alors que j'ai même pas encore vidé. Sur le quai, il y a 2 carsites et j'ai 4 palettes, un truc de fou...
En partant, je fais le point, déjà 8h de guidon et il me reste 45 minutes d'amplitude pour caser une 11h qui durera 16h. Quoi faire ? Tenter l'A1 sachant qu'il y a que trés peu de parkings ? Oui tentons. Tentons, comme d'hab et échouons sur un vague parking coincé entre l'autoroute et la nationale à 15km du parking TIR de Bâle, un trou en vaut un autre, tant pis, ici au moins ça sent pas l'urine et cerise sur le gateau, si je me penche comme ça, j'ai une splendide vue sur l'Allemagne. Enfin, sur une vague ZI Allemande, laissez moi vous vendre du rêve, on est lundi.
Ah la la, quelle nuit ! Il y a tellement eu aucun bruit cette nuit que ça m'a reveillé. J'ai bien cru que la fin de monde était arrivée, mais non, le reveil a bien sonné à 5h45, et j'ai décollé. J'ai pas roulé bien longtemps parce que 20 minutes plus tard j'étais au parking de la douane à Bâle. Je suis tombé sur un douanier Suisse hyper speed qui m'a moitié envoyé chié pour me dire qu'il fallait aller direct au guichet pour rendre le ticket pré payé de la RPLP, bien oui, mais moi je peux pas tout deviner connard... Ils nous haissent ces gens (les douaniers). Dans mon sens ça roule nickel, oui, il y a trés peu de Suisses qui bossent à Mulhouse, à 7h15 je suis chez le client à Ungersheim posé sur le parking de la boutique. A 7h30 ça ouvre, j'ai RDV à 8h, et il y a 2 palettes à prendre. A 8h je reviens à la charge, mais on me dit que c'est pas prêt, faut attendre. A 9h pareil, 10h pareil, là, le bourru de service me dit que c'est Portmann qui doit me donner les instructions, Portmann me dit de venir à midi. A midi je reviens, merde, ils ont fermé pour bouffer. Finalement à 15h c'est prêt, je bouge pas, je reste là finir mes 9h d'arrêt. 2 palettes à charger ça va vite.
Je suis sensé livrer foulée à Riom. Mais le programme change vite, il y a un voyage urgent à monter en Slovaquie, on fixe RDV pour le relais à Beaune avec le pauvre Lionel, qui est encore même pas parti. Du coup son retard m'arrange un peu, car j'ai un soucis sur le camion avec une alarme "arrêt moteur" d'urgence. ça le faisait de temps en temps, mais là, ça arrête pas, c'est festival. C'est chiant, le camion se met en mode degradé, et il repart comme il s'est arrété. Je vais donc chez Volvo à St Vit, ils sont au courant de la panne, je suis loin d'être le premier. Tant mieux. En 27 minutes les 2 sondes sont changées, j'ai plus qu'à aller me mettre en place au relais à Beaune. Du moins trouver un endroit qui gène personne, j'ai 2h d'avance sur Lionel. Qui finit par debouler à 22h et des broquilles sous la pluie. ça manquait pas. Je lui troque donc ma Schmitz toute cradingue contre une autre Schmitz propre et on se sépare bon amis.
Je passe le plus clair de ma nuit à calculer mes itinéraires, je viens par la même occasion d'apprendre que j'ai pas la Slovaquie dans mon GPS, ni la Tchéquie d'ailleurs. Mais c'est pas grave, je me suis fait du jus de cerveau pendant un moment quand même. J'hésite toujours pour passer Munich, soit par le Titisee, soit par Karlshrue. Mais là, j'ai le feu au cul, et je peux passer pas mal d'endroits emmerdants à la régule by night. Donc je finis par opter par "autoroute au maximum". Tout ça me mène à Mulhouse ou j'hésite à faire le plein à la Shell ou gasoil à Leclerc à Colmar sur autoroute. Je pensais que ça couterai moins cher, je me suis trompé, c'est pareil, en plus ils ont pas d'ADBLUE. Merde. Je prends ma taxe LKW Maut, impec, ça inclu 9h de coupure sur le trajet, et je m'enfile un dernier café pendant que ça se reveille tout doucement sur le super parking. On se lève tôt dans le coin. A 4h du matin, ça roule déjà pas mal sur Strasbourg, et arrivé en Germany, c'est déjà plein ou presque sur l'autoroute. De mon côté, je commence à piquer du nez, mais il faut que j'aille au bout des heures, y a pas à tordre du cul. Plutôt que de faire la une des journaux locaux et de facebook, je stoppe à l'arrache 20 minutes taper un roupillon. Ensuite ça va nettement mieux, ma dernière heure a été une formalité, je suis passé vraiment juste avant les 1ers bouchons à Heilbron haut lieu du bouchon international pour recuperer l'A6. Y a toujours des grumeaux sur cette autoroute, mais je peux doubler vu que c'est interdit de doubler qu'à partir de 6h et qu'il est 6h02. Bref, 30 minutes plus tard, je suis juste un peu avant Crailshem, je suis sorti au hasard de l'autoroute, j'ai posé le camion comme un chien fait caca sur un trottoir, et je me suis écroulé à mon tour.
Je me suis reveillé à midi, il faisait vraiment moche, et 2h plus tard, c'était grand soleil sur l'Allemagne. Il manque juste les palmiers et on pourrait se croire en Andalousie. Dès que j'ai la coupure, je lache le frein et je demarre, c'est qu'il s'agit de pas trainer aujourd'hui... Alors comme je suis extremement pressé, je m'arrête 7 minutes plus tard en direction de Nuremberg car il y a un autohof, donc de l'Adblue, donc une douche, donc du café. Si j'avais su cette nuit... Enfin bon, les voyages forment la jeunesse. J'ai pas trainé non plus, 32 minutes pour faire tout ça. C'est surtout que pour caser mon trajet en moins de 10h ça va être chaud patate, il faut rien qui arrive. A vrai dire, ce qui me fait surtout trembler c'est le contrôle le 27e jour du depassement. Mais la météo est de mon côté cet après-midi, et par une chance incroyable, il y a pas de grumeau dont l'Allemagne regorge, particulièrement dans les longues zones ou il est interdit de depasser... Je craignais les bouchons sur Nuremberg, mais il y en a pas eu du tout, il y a un bail que j'étais pas passé, et le chantier est presque finit. Par contre à ma grande surprise, il y a pas mal de camions direction l'Autriche. Je me radine à la frontière autrichienne avec la boule au ventre de pas trouver le badge du péage... Mais contrairement à ce que je pensais, je suis tombé sur une équipe super souriantes à la frontière, IMPEC et... GO ! Puisque c'est marqué dessus.
Ici, la température basse conjuguée avec l'humidité ne tarde pas à faire sortir les saleuses qui n'y vont pas de main morte. Et dès que 22h s'affiche, je vois presque plus personne sur la route mis à part un flot incessant de bagnoles immatriculées à l'est et de fourgons remplis de matos, le tout attelé à des remorques transportant des voitures d'occasion... Il y a plein de zones ou la vitesse est limitée de 22h à 5h, je guette la Polizei parce que j'ai pas que ça à foutre. C'est aussi sur les mêmes zones ou c'est interdit de doubler en journée, bref que du bonheur. Il m'aura fallu 3h50 pour traverser l'Autriche soit le temps que je mets de Valence à Langres.
Comme il n'y a plus de frontières ni douanes, il a bien fallu inventer un système pour emmerder le routier. Je dois donc stopper en frontière pour prendre ici un autre badge pour circuler. Dans un vague bureau du batiment frontalier slovaque il y a un type qui distribue les boitiers, il faut donner 50€ de caution et ensuite remplir des papiers, et c'est long comme un jour sans pain (d'autant qu'on est au beau milieu de la nuit !), il me faut 20 minutes de patience, je roule ensuite 2km pour me poser sur une station histoire de rencontrer mon 1er slovaque qui est sensé me servir un café et un panini, le type est aimable comme une porte de prison, mais le panini coute 2€, le paquet de Winston 2€80, 3€40 pour les Malboro. Je fume plus, mais je vous dit ça pour info. La station est remplie de monde, c'est apparement l'arrêt obligatoire ici. Ensuite il faut pas que je me gourre, j'ai bien trouvé une carte mais elle est pas super detaillée comme une Michelin, et le temps que je dechiffre les noms, ça prend un certain temps. J'arrive quand même à m'en sortir, je suis sur la route des Ukrainiens, mais je vais pas jusque la bas, non, je vais au sud est du pays à côté de Nitra sur une 4 voies qui à l'air assez récente. Ensuite c'est la nationale 51 jusqu'à un village qui se nomme Cifare, puis une petite route completement verglacée qui m'amène à la centrale nucléaire de Mochovce. J'ai pinaillé un peu pour me poser au point de RDV vu que c'est très mal indiqué et que je pige que dalle. C'est là qu'on se rend compte comment les mecs de l'est peuvent galerer et parfois s'engager dans des routes incroyables chez nous. Allez, je vais vite au pieu, je sens qu'on va m'emmerder dans pas longtemps.
Comme prévu, à 7h30 ça tambourine à la porte, je crois que je dois vider la semi. Je sais pas ce qu'elle a de special la peinture que je livre, mais visiblement ça urge. Je mets ma petite laine parce que ça caille dehors. Comme j'étais pas bien reveillé j'ai parlé espagnol... Quel con, ça sert à rien, le type c'est un tchèque même pas Slovaque. On vide avec un tracto pelle qui a de grandes fourches, à chaque fois le type s'arrête à un cm du cul de la semi avec le godet, j'ai peur. 20 minutes plus tard, c'est bon je suis vide, j'ai plus qu'à finir ma nuit. Pour le moment, j'ai pas de rechargement...
12h30, j'y vois plus clair, je devais recharger en SK pour Barcelone, ça a été annulé, on devait sans doute pas être assez chers, donc finalement j'ai un chargement à Vazzola du côté de Pordenone. J'ai donc pas grand chose à faire sinon que de rouler dans la campagne Slovaque. C'est un peu destroy le quartier, et surtout, les types en bagnole roulent comme des jobards, en ville c'est pareil, ça fait n'importe quoi, il vaut mieux être sur ses gardes. J'ai pas vu non plus l'ombre d'un flic, ça aide. J'ai bien tenté de regarder quelle connerie je pouvais acheter en souvenir, mais j'ai rien trouvé de particulier mis à part les clopes. C'est con quand même. Moi qui bêtement pensais trouver un nombre incalculable de camion de chez DONIVO rentrant ou partant du pays, je n'en ai vu aucun, c'est vraiment étrange non ? Cerise sur la gateau, j'ai croisé plein de camions typiques EST,et la traversée de Bratislava est vraiment typique. A la frontière je rends la box et le type gratte 1€ à chaque fois, tu payes en carte shell, ils rendent en monnaie, bien sûr pas moyen de se faire comprendre j'adore. Finalement, côté Autrichien il fait beau aussi et ça roule plein pot. Une fois passé Wien, il y a même personne pour traverser les alpes. Je pensais voir de longues colones de camions, ou j'aurai tremblé de peur en doublant tout ça, mais que neni. Par hasard je m'arrête à la station le plus loin possible pour mes 4h30, et j'ai trouvé une douche nickel chrome, si sur les autoroutes en France on pouvait avoir les mêmes ça serait super... Quand je finis par arriver à la frontière Italienne il tombe des trombes d'eau et c'est le vrai parcours du combatant pour rendre la box... J'échoue comme je peux à St Giorgio à la station sur l'autoroute garé comme une merde, comme tout le monde en fait. 8h57 de guidon, bien bossé en fait.
C'est la St Valentin aujourd'hui, et il fait super beau. A la radio Italienne, c'est festival pour la St Valentin avec les conseils du jour, trop drôle, du moins de ce que je comprends. Je roule dans un décor de carte postale, le coin me fait remonter les souvenirs de mon époque DEBEAUX car on venait beaucoup dans le coin, c'était vraiment cool, et les ronds qu'on a gagné avec les lavages à l'arrache, enfin bref, c'est du passé. Bien entendu, le soleil disparait à Perdenone pour laisser la place à un épai brouillard qui facilite pas la tâche pour trouver la bonne route, et même une fois dans la bonne rue, j'ai fini à pieds je voyais pas le client !!! Heureusement, il y a de la place chez le client, faut que je case 3h d'arrêt. On charge des luminaires, ça pèse pas 2T le tout, impeccable !!! Je profite pour commencer à trier les 454 photos que j'ai pris depuis le début de la semaine, dont les 3/4 vont finir à la corbeille...
Quand je repars, il fait grand soleil, plutôt que de me galerer à revenir sur l'Autostrade par la route de ce matin, j'en choisi une autre. Que je vous explique dans le rond point, il y a 4 routes, et 3 des 4 menent sur l'autoroute. Va chercher bonheur. Au pif j'en choisi une, d'autant plus qu'elle est marquée A4, et justement, je vais sur l'A4... Mais 3 ronds points plus loin je comprends que c'est l'A4 vers Trieste, alors que moi je vais vers Venezia. Bon, j'ai perdu 10 minutes, mais c'est quoi 10 minutes dans une vie ??? Il fait vraiment super beau cet aprème, et c'est un pur bonheur de me retrouver là, c'est joli ce coin d'Italie, pas languissant comme la région de Modena. Vu l'heure, je préfère passer par Piacenza, il y a déjà des bouchons d'annoncés sur Milan, pas la peine d'aller me mettre la dedans. Je fais un stop à Broni Stradella, j'avais envie d'acheter des conneries, mais je trouve pas ce que je cherche. C'est trop naze, trop has been, plus personne ne vend les petites plaques en 3d Bleu Blanc Rouge, ni le sticker INTERCOOLER. Alors c'est pas grave, j'économise 10€.
J'ignore s'il y a des départs en vacances, mais tout ce que je sais, c'est que j'ai eu du people jusqu'à la cime de la rampe du Tunnel. Au départ je voulais becter à Susa, mais la radio annonce de la neige pour demain matin, et j'ai 1200kg dans la semi. Donc, je prends pas de risques et j'échoue au Rieu Sec, par chance, c'est pas tout à fait sec il reste de l'eau à la douche. OUF.
Hier soir, je me suis couché bien trop tard, et quand le reveil sonne à 5h je sais pas ce qu'il m'arrive. ça va que c'est samedi, sinon j'aurai fait le coup du "reveil en panne à mon chef" des fois, ça marche. Je vais donc m'enquiller un café pain au chocolat juste sorti du four, décidement, elle est bien cette station service... Sur la route, il y a déjà un bon nombre de vacanciers qui sont en route pour se peter la tête contre les cailloux pour imiter Shumi. Je traine pas, et même je me fais le plaisir de traverser Grenoble à la régule. Si ça se trouve mon copain Tophe69 il le sait même pas que c'est possible de faire un truc pareil ! A Rives, je quitte l'autostrade et je rejoins Jarcieu Industrie Gebiet. Ici ça bosse au taquet, même le samedi. Je jette la semi au fond de la cour, gasoil, lavage, mimis à Franck, Didier et au chef et je fonce à Valence ou je me pointe avec 3h de retard pour la vidange. En plus j'ai la totale, moteur boite pont.
Nico me ramène une semi qu'il a chargé ce matin à St Quentin Fallavier, aussitôt le bouchon d'huile remis, je fonce à la maison, bon week-end pile poil pour mettre les pieds sous la table.
C'est difficilement croyable, mais ce dimanche il n'aura quasiment pas plu. Donc pour feter ça avec ma moitié, on a relooké notre forum, maintenant c'est vachement plus lisible depuis le temps qu'on devait se pencher dessus, c'est fait. A 16h30 j'attrape mon sac Auchan Bio et je decolle, j'ai tout juste eu le temps de faire un mimi à mon bébé qui se lève les yeux tous collés vu qu'il est encore rentré à 9h du matin de discothèque. Ils ont la santé ces jeunes. 30 minutes à peine plus tard je suis sur l'A7 entouré de tous les tontons de la planète qui ont sorti le Scenic, en 15 km je suis tombé déjà sur quelques specimens aggressifs comme un skinhead qui vient de s'apercevoir que le couscous n'est pas un plat du bas berry. Qui se ressemble s'assemble, la femme du tonton skinhead en Scenic à cette capacité à secouer la tête comme ça, pour appuyer les dires de son héros. Il y a enormement de trafic, mais finalement ça roule pas si mal, le pire étant le parcours Nimes-Montpellier, un pur moment de sauvagerie humaine... A Narbonne, la pluie fait son apparition, ça manquait au décor, je roule au rythme des flip flap des balais d'essuie glaces et je me pose 45 minutes à Slases, histoire de casser la croute.
En repartant, j'ai croisé une interminable colonnes de camioneros qui se suivent à quelques mètres d'intervalle, pas la peine de regarder l'heure, c'est 22h. Je serai curieux quand même de savoir le nombre de camions qui passent à ce moment précis mais ça doit être impressionant... Je me paye un café à l'Emporda parce que je commence à déjà en avoir marre, j'en ai même tellement marre que je me suis payé un paquet de clopes, putain je crains, c'était ma 7e semaine sans clopes, et là, je sais pas ce qui m'a pris... Comme prévu je me ramène AVANT 1h du matin chez SEAT, mission accomplie, il est 00h35. Reste le plus compliqué à faire ; vider.
Je suis pas trop habitué à venir vider dans ce genre d'usine. Quoi qu'il en soit, on doit s'enregistrer à l'aide d'un ordinateur. Par chance, le logiciel est en plusieurs langues, on selectionne à partir d'un drapeau pour ceux qui ne savent pas lire. Bien que je n'ai plus salué les 3 couleurs depuis le 31 janvier 1991, je ne reconnais pas l'etandard français sur l'ecran, c'est donc que nous sommes pas majoritaires dans le quartier. 30 minutes d'attente plus loin, le receptionaire m'envoie vider à Chupa Chups. Vu que j'y connais rien en bagnoles, je me dis tiens, ils font une série speciale "SEAT Chupa Chups" Une SEAT à sucer en somme, je me voyais déjà faire des blagues douteuses, mais en fait non, je dois vider chez les transports Sesé qui sont mitoyens avec le dépôt des sucettes. Nous sommes 5 camions complets, d'après les heures de RDV je suis le 2e à vider, ouf. J'ai le temps de roupiller 30 minutes, c'est le principal. Ensuite j'ai plus qu'à récuperer mes papiers au bureau et remonter direction Girona. Gros coup de pompe en montant, je dois ronfler encore 30 minutes au péage à La Roca, ensuite ça va nickel jusqu'à cochon land ou je mets pas longtemps à laver le plancher et finir par m'ecrouler dans la couchette, il ne pleut plus...
A 16h Manolo vient me cogner à la porte, c'est prêt, il fait un temps printanier aujourd'hui et ça fait vraiment plaisir. Par contre mon camion est vraiment degueulasse, dommage. Il est un peu moins de 17h quand je decolle. Quelques kilomètres d'a7 plus loin, je vois un TDV en warnings, c'est Dédé, mais je peux rien faire pour lui, apparement c'est le moyeu de la semi ou je sais pas quoi toujours est il que ça a failli prendre feu. J'imagine le goût et l'odeur du barbecue avec 20T de cochon dans la semi... Je fais tirer tranquille jusqu'à Nimes ou je rejoins mon voisin Alain qui compte les jours qui le separent de la retraite, bien méritée. A 22h30 je debarque à Pont d'Isère, pile poil pour la pause des manuts. J'ai donc juste à prendre mon mal en patience avec Aurelien qui est bloqué là vu qu'il est au taquet des heures. Comme c'est un patron pété de thunes, je me laisse payer le café.
Il est minuit passé quand je suis vide, et j'ai encore pas fini la journée. Je vais au dépôt, dans un premier temps il me faut laver le plancher, j'en profite aussi pour passer un coup de rouleaux parce qu'il y a un moment que j'ai pas eu l'occasion. Je suis surtout pas un grand maniaque mais là ça devenait urgent... J'ai plus ensuite qu'à decrocher mon beau frigo qui brille pour recuperer une bonne vieille taut qu'on m'a chargé hier soir. Le temps que je me karsherise à mon tour, il est presque 2h du matin. Je fais le point avec les heures, reste 3h40 pour faire 10h. En gros je calcule que ça me fait Pouilly. Vu l'heure je passe Lyon à la régule ou presque parce que je suis bien chargé et en plus en ADR. Ensuite, c'est le desert absolu à la montée. J'ai rarement vu ça. Je veux bien admettre qu'il soit tôt, mais là, ça craint. Il y a un juste un frigo belge qui m'a doublé comme une fusée, il y a bien longtemps que j'avais pas été déposé comme ça. Encore une fois la preuve qu'il y a pas de boulot et que le peu qu'il y a est tordu... J'essaie de m'interesser aux infos du matin, mais les resultats des jeux olympiques ne me font absolument pas bander, j'ai plus qu'à ecouter Fun Radio ! Pour vous dire à quel point je suis tombé... Comme prévu et sans surprise j'échoue à Pouilly ou je trouve assez facilement une bonne place pour roupiller, au moment ou je me pose, mon voisin demarre.... 30 minutes au ralenti avant de partir, record pulvérisé ! Bien bossé finalement.
Y a pas à dire, dormir le matin, c'est le top. Un tour sur le net, un tour à la douche et déjà j'ai mes 9h de guidon. Je me mets en route en me disant que je suis dans la merde. J'ai profité d'une bonne connection internet pour voir un peu la gueule de la rue à Bobigny, le client lui-même est pas trop sûr bien que selon lui des camions viennent dans la rue. Je fais donc appel à un ami jean-pierre. En l'occurence, c'est Phil le spécialiste des plans foireux qui me dit tout de go, moi, j'irais pas. Finalement, la solution est trouvée, je laisserai le groupe electrogène à GARONOR, ça sera bien plus simple, et je pousse un ouf de soulagement qui s'est probablement entendu jusque dans l'infini et au delà... Reste juste à savoir comment va passer la capitale de la France, honnètement, ça a été au delà de mes esperences, "à la régule" j'ai vraiment du cul parce que dans l'autre sens il y a au moins 8km de bouchon vers Collegien. Des années que je suis pas venu à Garonor, ça a changé un peu, surtout c'est desert. Un petit 15 minutes à quai et je fais les 30 restantes du côté de Compiègne.
J'ai un ferry à 23h à Calais. Je suis reparti de Compiègne bien trop tard pour l'avoir, mais faudrait être con pour pas le tenter, ça va se jouer à quelques minutes. Il me faut solliciter toute la bravoure du 500FH, et il en a sous la cabine le salaud !!! Vu l'heure ça roule nickel sur l'A1 et encore plus nickel sur l'A26 ou il se met à pleuvoir... Je déboule comme un fou à 22h30 au port désert, en plus, j'ai droit au contrôle co2, arrivé au guichet de MFL, le gars me dit 3h15... Le minuit est annulé. Je lui demande de me rendre les papiers j'irais à DFDS, et finalement, un coup de fil plus tard, je traverse le port comme un allemand qui fait la course avec Samir Naceri dans TAXI, à 22h50 je suis posé sur le pont. OUF.
Après un bon repas et une traversée calme, on arrive à Dover. Dernier rentré sur le rafiot, premier sorti, c'est comme ça. Je fais pas la queue et je suis le premier dehors. Ha ha ha, j'aime quand les plans se deroulent comme ça. J'enquille la M2 vu que je vais à Sherness, c'est le plus court, mais là, au niveau de Faversham c'est le drame, la M2 est coupée pour travaux. Comme je suis d'une nature optimiste je me dis que c'est pas grave. Non, c'est pas grave sauf qu'il faut se taper une deviation à travers les routes bien etroites du KENT ou je croise d'autres camioneurs égarés mais dans l'autre sens. Bref gros stress d'accrocher ou de faire une connerie, la déviation dure des kilomètres et on se retrouve à Ashford sur la M20 ahhhh les connards ! Quelque soient les pays, c'est la merde les travaux de nuit. C'est donc super content que je reprends la M20. Je tape encore dedans pour arriver tout mouillé de chaud pour me poser tout près du client dans une vague ZI. En calculant mes heures, j'ai poussé le hurlement primaire : 9h10. 10 minutes de depassement juste pour une poignée d'incapables en gilet fluo... Et je me souviens nettement avoir dit en guise de point final : ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ENCULER. Personne ne m'a entendu bien sûr, mais ça fait du bien quand même.
A 11h, je vais me mettre en place au dépôt chimicos. Ici, pas de gardien, pas de barrière, juste 3 cones en plastoc. J'ai 17 GRV à vider, 24t quand même, et je suis bien content d'avoir une taut au cul, je me serai pas senti de les sortir au transpal... Le mec est bien sympa, anglais normal, qui me raconte que sa ville de Sherness voit toutes ses usines fermer les unes après les autres, et c'est pas réjouissant. Heureusement, il ne pleut pas, sinon je me serai jeté dans la Tamise, tout nu et je serai tout mourru. Une fois vide je traine pas car mon chef m'a demandé de pas trainer et d'aller au plus vite du côté de Dunkerque. Je me precipite sur la M2 après avoir traversé un genre de Lande bien sympatoche. En route je module avec un Fiolet, sur le 19, oui oui. Bon, le gars c'est forcement un "vieux" il attend le feu vert pour le CFA, voilà encore un cibiste de moins à venir. Du coup ça passe vite, arrivé à Dover on se sépare, il va sur la P&O, moi je tente le DFDS, mais il y a 3h d'attente, je me rabats sur MFL, là, j'ai qu'une heure à attendre. Entre temps, j'ai loupé 2 P&O, j'aimerai bien qu'on puisse passer par cette compagnie aussi, comme ça plus jamais de ma vie je prends le train. Pendant que j'attends, je tombe sur un Galeran là encore, un papy, on a plein de connaissances communes donc, j'ai eu quelques nouvelles des legumiers du sud est. Une fois sur le ferry, y a Fabrice qui est là aussi, dis donc, sacré bonne traversée finalement ! Une fois à Calais c'est chacun pour sa gueule, moi je fonce à Dunkerque. Plus precisement à Quaedypre dans une usine ou on fabrique des cabines pour engins. 6 coups de fourches et je suis parti, 31 minutes en tout, impec...
Pour descendre, le GPS me fait passer Lille, moi moi je suis pas trop con et pressé. Donc, je coupe à travers par Hazebrouck, parce que j'aime bien le coin et que j'aime pas Lille, y a tout le temps des bouchons. Je reprends l'A26 à Lillers et ensuite banzai. Si ça veut rire je serai à l'heure au RDV demain. Je fais tirer au plus loin que je peux, et j'atteris à Gevrey Chambertin à 1h du matin. Incroyable mais vrai, il reste des places. Tant mieux, j'avais 4 minutes de marge !
The sun is shining and the sky is blue, normal, c'est vendredi ! Ah mais non chuis con, on est que jeudi... Tant pis. Alors je prends mon sac et go, à la douche. Il y a presque plus personne sur le parking je vais être tranquille. Sauf que ; pile au moment ou je vais arriver à la boutique, il y a une nuée de papys mamys qui descendent d'un bus du coup c'est chahuté et bousculé que je bois mon café. Ils sont pas mechants, mais moi au reveil, j'ai besoin de calme. A 10h, je suis frais et dispo, je peux mettre en routas. Comme je vous le sais depuis mardi, j'ai RDV à 13h30 à Echirolles, le GPS m'indique une arrivée à destination à 13h22. Si j'étais un provocateur je stopperais 5 minutes, mais non, je roule vu que je suis payé pour ça. Bien sûr aujourd'hui ça roule nickel et comme en plus je suis pas chargé lourd, j'arrive à grapiller quelques précieuses minutes.
Mais ça, bien sûr, c'était avant le drame. Juste après le péage de Veurey il y a un bouchon et je sais pas pourquoi mais ça va m'enerver, le trafic est arrété pendant de longues minutes je suis deg. Renseignements pris à la CB, j'apprends qu'il s'agit d'un bus qui a perdu son jumelage 2h plus tôt. Vlà le boulot ! Resulat 30 minutes de retard quand je deboule chez Caterpillar, mais ça n'a pas eu d'incidence. OUF. Bien sûr ça a decallé la livraison et j'ai attendu un peu pour vider les 6 palettes, pas grave, il fait beau, en montagne la neige fond lentement mais surement. Je recharge un complet à Crolles, pour y aller ça roule bien, pour revenir c'est la misère vu que c'est l'heure de pointe du soir, au vol, je ramasse une palette de 17kg chez Dascher à Fontanil. 17kg avec un RDV à 11h30 mardi chez un DHL à El Prat. Y a encore du foutage de gueule là. Quand tu penses que EDF quand il vient chez toi, te donne une creneau horaire entre 5h du matin et 19h et qu'on dit rien !!!! On est vraiment des cons. Retour au dépôt, je decroche la taut à quai, je reprends mon thermo courrier, et je fonce à Anjou me mettre en coupure à quai vu qu'on va me charger cette nuit pour la côte d'azur, ça part plein pot avec les plantes, c'est bientôt le printemps les filles, il est temps d'aller vite attaquer votre régime et de commencer à couper les poils il va falloir sortir les maillots de bain !!!
Cette nuit on pourra pas dire que j'ai vraiment bien dormi. D'abord quand on m'a chargé ça m'a reveillé, d'un autre côté, ça aurait pu être pire j'aurai aussi bien dû charger moi-même, et puis vers 2, 3h du mat, il s'est mis à tomber de grosses gouttes de pluie bien lourdes sur ma cabine. A 3h52 pétantes, je me bouscule et je me lève mais personne ne m'entend, comme d'habitude. Le reveil sonne pour rien à 4h du coup. Je vais jeter un oeil au chargement, c'est bien calé, tout nickel. Je fais chauffer la mécanique et à 4h20 je ripe, j'ai 11 livraisons à faire. Hier soir j'avais vaguement regardé les adresses, pour gagner du temps je les ai rentré d'avance dans le GPS. J'enquille l'A7 deserte, et je fais ma 45 avant de commencer les hostilités à l'Aire de Peypin ou ça sent bon le thym et la ciboulette fada. Je suis donc en Provence con. J'attrape mon bon vieux sac de douche de looser, et là, suprise dans cette Rompetrol qui paye pas de mine, la douche est un 4 étoiles. Propre, eau chaude à gogo, chiottes, tout nickel pour faire de moi le plus heureux des conducteurs routiers 150M groupe 7.
25 minutes plus tard, je suis dans les bouchons avant Le Beausset ou il y a marché le vendredi, super. Je commence ma première livraison ici, ensuite j'enchaine, Olioules, La Garde puis La Londe Les Maures. De là, je me gratte la tête car j'ai Fréjus à faire aussi. Il y a une belle route qui coupe à travers champs, enfin à travers la forêt et qui rejoint douyou douyou st tropez. D'un autre côté si j'essaie pas, je saurais jamais alors je tente... Oh la boulette ! J'ai eu de bol de croiser personne, mais de nuit si on tombe face à face avec un autre camion, ça doit être coton, après, une fois le col passé ça va mieux sauf que c'est pas large mais bien droit. Du coup les retros se frolent et j'aime pas ça. J'ai donc longé St Tropez voilà c'est fait, il faisait trop moche de toutes façons pour que les gendarmes courent après les naturistes. Ensuite j'ai vite deboulé à Fréjus, puis j'ai du me résoudre à aller continuer mes livraisons mais dans le 06. Je me suis pas méfié arrivé à Mandelieu, je croyais connaitre le Gamm Vert, et j'aurai jamais dû m'enquiller dans cette rue étroite, pourtant c'était la bonne adresse. A la reception, la fille m'a dit "putain, c'est des connards, on leur dit de venir avec des petits camions au fournisseurs, vous pourrez jamais sortir d'ici"
Je décide de pas m'enerver, et garder mon calme aussi. De toutes façons, je peux pas sortir d'ici sans casser un truc en marche arrière, je pose le roll, et le cariste bien sympa attrape son vélo pour m'ouvrir la route. Plus loin, il y a un croisement à un feu, je devrais tourner à droite mais c'est impossible. A gauche je peux tourner mais il y a un pont sous lequel je passe pas. Mais je sais qu'en reculant ensuite sur quasi 1km je peux recuperer le grosse avenue qui ramène vers le Geant Casino. C'est avec un OUF de soulagement que je m'en sors, merci au cariste cycliste !!!! Merci aussi à la police municipale de Mandelieu qui est passé par là, mais n'a surtout pas voulu s'en meler. De là, j'ai foncé à Pegomas, facile, et puis j'en ai profité pour faire mes courses à l'intermarché du coin. Pour rejoindre Mouans Sartoux, la bas, ils m'ont dit de remonter sur Grasse, mais c'est interdit aux 19t, j'ai eu mon lot de merdes aujourd'hui je fais le tour par l'A8. Ile me reste encore à faire Vence, Antibes et Nice. J'hésite, je peux en faire plus qu'un sur les 3. Finalement, va pour Nice, je trouverai toujours pour me garer au calme (relatif). Je passe les bouchons pas trop mal, je pose en vitesse dans un centre commercial bien zobique sur la route de Grenoble et j'ai juste de quoi aller me poser dans la zone de Carrefour pour me reposer un peu, je suis rincé !
7h ce putain de reveil sonne alors que j'étais en train de rêver à un F16-500, mais non, il a fallu y aller. Autour ça se reveille de toutes façons dans la zone commeciale envahie de Perrenot qui viennent livrer. D'un autre côté je dois monter à Vence, et j'aime autant y aller pendant que l'azuréen moyen dort encore. Avec le soleil qui se lève, c'est quand même magnifique la vue sur St Paul de Vence, mais impossible de se garer pour faire une photo, la loose. Coup de bol, le Gamm Vert est juste ouvert quand j'arrive un peu avant 8h, en plus, il y a une machine à café, c'est génial... Finalement c'est ce magasin là qui me donnait le plus de soucis et ça a été le plus facile. De là je rejoins Antibes mais avec le soleil dans la gueule c'est pas simple pour redescendre sur la côte. Pas de bol arrivé à Antibes, le portail du magasin est fermé et même serré au max contre le trottoir je me suis fait plein d'amis pendant 20 minutes.
Heureusement à 9h pile on vient m'ouvrir et je peux au prix d'une savante manoeuvre faire mon dernier client de la semaine, à 9h15 c'est fini, j'ai plus qu'à rentrer. Il fait vraiment un temps superbe et ça sent bon le mimosa, quoi que, je préfère l'oeuf mimosa sauf l'odeur. Bref, maintenant, il y a du monde sur l'A8 comme en plein été arrivé à Aix c'est même tout bouché direction Gap, ah les sportifs !!! Je rejoins mon padre à Plan d'Orgon pour casser les croutas et je finis par me radiner à la maison bien content un pe avant 16h, pile poil pour le goûter !
Oh pétard que j'aime ça moi, les semaines qui demarrent le mardi ! En plus tranquille mimile, départ à 9h. ZEN. Je monte donc bien tranquillement à Anjou ou j'ai le délicate mission de decharger mes rolls vides, mais surtout de recharger une tournée sur le secteur sud ouest avec... 17 livraisons. Le plus difficile c'est de charger bien comme il faut dans l'ordre. Hier soir en bon chauffeur studieux, je m'étais appliqué à faire une belle carte sur google map, tiré au cordeau, tout nickel, et je me suis envoyé le lien sur mon téléphone, mais voilà le téléphone passe pas, du moins y a pas assez de reseau et seul s'affiche sur mon téléphone le logo Google, j'ai l'air vraiment con, d'autant que le client m'a donné un jeune pour m'aider à charger... Heureusement j'ai un plan B comme Bibi, et je me retrouve à mettre des petits numéros d'ordre sur mon listing qui est tout dans le desordre. Au bout d'une heure la semi est chargée, et j'ai plus qu'à aller faire une demi heure de redaction, oui 17 CMR c'est long à écrire... Bon je fais au plus vite, ça me saoule. De là, je file au dépôt pour rien en fait parce que le livreur de gasoil est à la bourre. Je suis pas vraiment venu pour rien non plus, y a Nico qui me fait le café avant que je reparte.
Finalement pour aller à Villeneuve sur Lot, je décide de passer par le Massif Central, ça me changera un peu de quartier. Vu l'heure ça roule nickel pour passer St Etienne, ensuite je peux me caler les deux pieds sur le tableau de bord et mettre le regulateur sur 90, avec les plantes, le camion il monte quasi au taquet La Limagne. Moi j'aime bien ça ! Pour changer un peu il pleuvasse, j'ai bien fait de pas trop m'attarder au lavage tout à l'heure. J'atteris au bout de 4h au beau milieu de l'A89, sur le parking il y a un gros chantier, bientôt une nouvelle station Avia au beau milieu de nulle part. Bon c'est vrai que l'A89 niveau parking et café c'était un peu la zone. La pluie ensuite redouble d'intensité et il se met même à neigeoullier, mais avec 4°, on craint pas grand chose. Je quitte l'autoroute à Cahors et je coupe à travers champs pour me retrouver face au portail du Auchan de Villeneuve sur Lot, ce soir, il faut que je rentre mes adresses dans le GPS pour gagner du temps demain.
7h, je sonne au portail.Depuis 4 ou 5h du matin, les camions n'arrêtent pas de rentrer et sortir. Maintenant c'est à mon tour et en plus j'ai mes 9h. Une demi heure plus tard, je suis reparti, j'avais RDV à 8h, je m'en tire bien. Je file sur Nogaro, j'ai le choix des routes, je décide de passer par Agen, comme ça au passage je prendrai ma douchas au centre routier tranquille. Il faudra bien ça pour que je sois à peu près d'aplomb pour affronter les routes du Gers, il pleut (un peu) et les routes sont grasses avec la boue des tracteurs sortis des champs. Mais bon, je m'en fous un peu à vrai dire, car je suis trop content de faire trainer mes roues par ici. Il m'aura fallu un peu plus de 2h pour debarquer chez Point Vert, en fait je livre que ça aujourd'hui. Le 1er plein centre de Nogaro, mais ça va, garé en warning personne gueule. De là, je file à Aire/Adour, il tombera des trombes d'eau pratiquement toute la journée, mais par un coup de chance incroyable, ça s'arrête à chaque fois que je descend du camion pour livrer ! Dans le matin, je me suis cogné aussi Garlin, et Hagetmau, d'ailleurs j'ai voulu faire le king et couper à travers champs, mais les routes sont vraiment pourries, par contre c'est joli. Ensuite retour dans le 32 ou je livre un roll à Riscle 'place de l'eglise' évidement il y a un juste la place pour la semi, et j'ai du bouger 2 fois le camion pour laisser partir des clients du magasin... Les plus pressés étant bien sûr les retraités.
Bizarement, le pluie s'est calmée en sortant du 32. J'ai fait un stop à Rabastens de Bigorre ou pendant que je dechargeais, un gars est sorti du bar d'à côté, rond comme un ballon pour me raconter sa vie. C'était super interessant. Puis j'ai continué plein sud à Bagnères de Bigorre face aux Pyrénées. Après j'ai coupé à travers la montagne pour rejoindre la bonne vieille ville de Lourdes, mais j'ai pas eu le loisir de faire un pelerinage. En passant là, j'imaginais les centaines de milliers d'espoirs deçus... De retour sur Pau, je me suis arrété viteuf livrer à Coarraze. L'heure a déjà pas mal avancé, et je tente de livrer Morlaas au dessus de Pau, avant de monter la bas, j'appele quand même le magasin, et le gérant est disposé à m'attendre un peu. Je me suis annoncé pour 18h30, donc, je roule au mieux que je peux, mais comme d'hab c'est quand on est pressé que le grumeau est de sortie d'autant que le soleil lui aussi tente une percée... Quand je finis par arriver à Morlaas, le client regarde sa montre, et moi aussi. 18h30. Rien à dire. Je lui donne vite ses 3 rolls de plantes, je reprends les vides et je fais un peu de rangement dans la semi pour que je puisse m'y retrouver demain... De là je vais me mettre en place au Auchan de Pau, je suis rincé ce soir ! Mort cuit ! Mais content.
A 7h30 je vais voir le responsable de la reception à Auchan, le type est speedé à mort, il faut que j'attende, il court dans tous les sens mais le café est offert au bureau, c'est cool. En fait j'apprends par la secretaire que si le gars est aussi stressé ce matin, c'est qu'un chauffeur s'est pointé là avec 8 palettes et qu'ils l'ont vidé, alors que la marchandise était pour un magasin Leclerc. Chauffeur et receptionaire sont tellement habitués à se voir tous les matins qu'ils ne verifient même plus les papiers, mais ce matin ils auraient du. 10 minutes plus tard l'affaire est réglée et je peux vider. De là, je traverse tout Pau pour debarquer avec 1/2h d'avance à Lescar. Le gars de le reception debarque dans l'allée avec sa Megane au taquet, franc enervé, quand il s'est rendu compte qu'il pouvait pas sortir de sa voiture entre le mur et le camion, c'était encore pire et j'ai cru prendre une branlée, alors que finalement pas du tout, le type est juste speed. Pour sortir un peu de cette ambiance urbaine, je vais livrer le magasin de Monein, très cool puis Salies de Béarn, entre temps je fais quand même un stop douche sur l'a64. Là, c'est bien pourave. Accès tordu, et receptionaire en plein crise de la cinquantaine, personne veut rien foutre ici. En plus il tombe des cordes. Quand je repars, je dois faire une savante marche arrière, à peine j'ai fini que je me fais engueler par un caisseux. Je regarde la plaque d'immat... 75. Je dis ça, je dis rien bien sûr. Pas d'amalgame, c'est dû au hasard. J'arrive quand même à livrer Peyrhorade avant midi, comme je suis en avance je fais le crochet par le Leclerc de st Vincent de Tyrosse pour remplir le camion de gasoil, c'est un coup de bol que mon client suivant soit juste à côté...
En repartant vers mon 17e et dernier client à Bidard, j'apprends que je dois charger des "effets personnels" à Seignosse à 18h, et que si j'avais des palettes ça serait bien. Me voilà joli. Comme j'ai toujours du bol, à la reception du Jardiland de Bidard, il y a des grosses palettes pour les plantes justement qui trainent dehors, je demande donc au gars ce qu'il en fait. Et ben, il en fait rien, et ça le fait bien chier dehors. Du coup je lui en debarasse de quelques unes et je remonte à Seignosse. J'attends que le client passe me recuperer avant d'aller m'enterrer dans le lotissement très chic de Seignosse. Le gars est super sympa, sa charmante femme aussi. J'apprends que c'est un joueur de rugby qui retourne à Bourgoin. Mais j'y connais que dalle en rubgy. Je sors tous mes paloxs pour après les trainer dans l'allée en gravier du pavillon. Il y a juste à les remplir des cartons déjà prêts, et trimballer canapé et autres bonheurs. Mine de rien tout ça a pris presque 3h, je suis en nage. J'ai eu droit quand même à une douche avant de partir, la maison est vraiment superbe, ça me ferait chier moi de laisser une baraque pareille, j'avais même jamais foutu les pieds dans une aussi belle maison, et encore moins pris une douche dans un palace pareil.... J'ai pas osé faire de photos !
Je traine pas trop quand même, parce que l'amplitude elle à pris une claque et que je veux à tout prix passer Bordeaux ce soir. Après coup, je me suis renseigné sur google, et effectivement, le joueur est une pointure, en tous cas, le type a pas la grosse tête du tout. Je pense pas que les footbalers aident les chauffeurs à charger leurs demenagements. Bien sûr sorti de Bordeaux il y a rien pour garer, alors je sors au hasard et je me pose le long des vignes en me demandant bien si je vais pas me faire jeter avant la fin de mes 9h de coupure !
Hier soir je m'étais bien mis en tête de pas me lever avant 8h. Mais voilà, la météo en a décidé autrement, rafales de vent, trombes d'eau au programme ce matin dès 6h. Conclusion, quelque soit le parking, le routier se fait reveiller par des tempetes.... Bon, je sais, c'est pas une blague marrante. Quoi qu'il en soir, je sais que certains sur facebook mettent des coups de gueule contre ceux qui font un peu trop de bruit quand ils demarrent, mais contre les éléments, que peut on faire ? RIEN. A 8h je decolle déjà bien reveillé. Mais ce matin, c'est sinistre au possible, de la flotte de la flotte, ça en devient gerbant, partout les cours d'eau debordent, le moindre petit ruisseau qui descend de la plus petite colline se transforme en torrent. La traversée du Perigord est desesperante !... Quel dommage moi qui aime tant ce coin de paradis je peux même pas me delecter de ses magnifiques paysages. Je profite d'une accalmie pour prendre mon premier café juste avant Brive.
En repartant de Brive la pluie se remet a redoubler, mais plus je monte et plus il se met maintenant à neiger aussi fort que ce qu'il pleut en bas. Par chance la temperature ne descend pas en dessous de 0, du coup la neige a du mal à tenir sur la route et c'est tant mieux comme ça moi je peux tenir le 9kg. ça se complique vers le Sancy, mais ça roule quand même gentiement, c'est ma première neige de l'année... Et sans doute la dernière. Stephane m'a trouvé un complement à Roanne, j'hésite à passer par Vichy mas Ludo qui connait bien le coin me fait passer par St Germain Laval, en plus ça me fait arriver dans la bonne rue direct ou presque. Ah qu'es ce que je ferai sans Ludo42 moi ! L'usine se trouve en plein centre de Roanne, ici, on fait des peaux pour les plus grands couturiers. Bien évidement la palette est pas prête, je moisis 2h30 dans l'usine. Les gars sont super cool ici, y a pas de crise, l'industrie du luxe est en plein boom, c'est le paradoxe en temps de crise.
A 17h, je pars en même temps que 99% du personnel et je me retrouve à traverser Roanne sous un magnifique soleil. Il y a grave du vacanciers ce soir, mais grace à l'A89 ça passe pas trop mal du coup à St Etienne. Arrivé à Jarcieu j'apprends que je largue mon frigidaire pour recuperer la belle taut à Jean-Marc avec un mini groupage pour le sud. Je mets un coup de lavage à l'arrache, et j'ai bien fait la route pour arriver chez moi est toute grassouille ! Bon week end sans tempête !