| Carnet de bord de Février 2014 | Partager sur Facebook |
Hier soir, je me suis encore couché bien trop tard, et ce matin ça tire pour decoller à 4h30. Mais bon, faut assumer et surtout je voudrais bien passer Torino avant la merde. Je récupère l'autoroute à Aiton vu que après il y a des panneaux interdits aux plus de 12T, c'est nouveau encore ça ? AREA fait du racket la aussi ? De toutes façons ils auraient tort de se gêner jamais personne ne trouve à redire... Quoi qu'il en soit je monte zen jusqu'à la plateforme deserte du tunnel. Côté Italien il neigeouille mais il y a une noria de saleuses et de lames qui tournent, du coup c'est nickel, à 6h et des boulettes je me gare sur le parking de l'Autoporto à Susa histoire de dejeuner et de me decrasser un peu. Il caille dans le sous sol à la douche, je mets l'eau chaude à couler à fond du temps que je me dépoile pour transformer le frigo en sauna. Comme prévu, Torino passe nickel chrome le jour se lève bien sagement mais il fait sinistre ce matin on se croirait dans le Berry, dans le nord ou en Alsace, c'est plat et y a de la brume à plus en finir. Arrivé à Tortona je m'écroule une trentaine de minutes au plumard, je fais un cauchemard qui va me tenir toute la journée, je roule trop vite sur une route trempée et je loupe un virage. Pour me consoler, je vais faire un tour à la boutique, mais je trouve tout trop cher alors je me paie un café et un croissant, au moins ça, c'est du concret...
Je continue mon périple bien tranquille et à ma plus grande surprise, à Bologne je croise Richard le Baron qui revient de charger à Imola, il est tout content, il y avait bien longtemps qu'il avait pas trainé par là. Dommage qu'il fasse aussi moche aujourd'hui quand même. Sur le chemin, on voit que la plupart des cours d'eau sont plus que sortis de leur lit, partout c'est trempé, il y a même quelques souches d'arbres dans certains champs. Il est 12h45 quand je debarque chez le client à Faenza, bien sûr il y a personne et je dois attendre 14h pour vider. Pas grave, j'ai le temps de manger et je suis pas stressé aujourd'hui. J'ai le temps de calculer la suite des évenements. A 14h le Fenwick deboule, il faut 5 minutes pour vider et GO ! Je reprends direction Bari, sauf que je sors à Forli pour couper à travers la montagne par une 4 voies qui rejoint Rome. Mais c'est pas une 4 voies à l'Espagnole, ici, la route est defoncée, parfois large parfois moins et il faut bien calculer son coup parce que les carabiniers veillent, c'est 70 ici sur la natio. Mais quand on est con c'est pour la vie, donc je roule au taquet, je ralentis seulement au moment de doubler quelques rares camions histoire de faire genre oh ben moi, hein, je respecte... Sinon, le coin est vraiment magnifique, du moins ça doit être joli quand il fait beau, pour aujourd'hui, c'est mort. Sans conviction, je me présente chez le client, mais la reception c'est que le matin, et d'un autre côté je m'en fous vu que je suis au taquet des heures et que je vais pouvoir caler une 11h ! Elle est pas belle la vie ???