| Carnet de bord de Avril 2014 | Partager sur Facebook |
4h du matin, hurlement primaire whaouhhh c'est vendredi et il pleut merde. Pas de pitié pour ma dernière banane de la semaine, comme prévu à 4h23 je demarre balais d'essuis glace sur 1, et vitesse de croisière calée sur 90 le tout dans la nuit noire et obscure du Périgord... Tout plongé dans mes pensées que je suis, je calcule un truc quand même pour essayer de couper à travers champs et éviter le crochet à Bordeaux. Mais j'ai pas trouvé, arrivé à Libourne il y a un gros panneau marqué interdit 3t5, j'ai pas insisté et repris la direction Bordeaux ; de toutes façons à 6h30 ça passe nickel. Dans l'autre sens, c'est déjà l'hemoragie, Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Bordeaux, même combat... Comme me l'a conseillé au téléphone, le client m'avait indiqué de passer par Pons, il me semble que ça rallonge mais vu que je suis que trés rarement allé au chateau de Virollet je suis à la lettre ses indications et je prends une belle interdictions aux 3t5 pour traverser le village de Gemozac. J'ai surement dû louper un truc. Quoi qu'il en soit, à 7h30 je suis au chateau, c'est un domaine magnifique, ça paye le Cognac.
En 15 minutes on vide mes palettes de quartz, je respire, l'express du 8h est à l'heure. Je supporte pas d'être en retard quand on me demande une heure bien précise. Le client est content et je repars avec un carton de Cognac sous le bras. Mais non, je deconne.. Renseignements pris auprès d'un indigène, ça sert vraiment à rien de monter à Pons, il vaut mieux rejoindre l'A10 à Mirambeau. Je musarde tranquillement sur les routes en charentaises et je me pose couper une bonne demi heure sous une douche toute neuve à Saugon. De là, je trace à Merignac, les bouchons sur le periph sont passés, impeccable. Si hier on a mis 3h pour charger la feraille, au dépôt de Merignac, il mettent 20 minutes pour vider et en rigolant en plus ! Je m'appretais à repartir tout feu tout flamme pour terminer ma fabuleuse tournée à Agen, mais je dois commencer à charger à Bazas. Bien sûr j'arrive à midi, et c'est pas encore prêt. Je vais attendre le long des quais d'avoir le feu vert. Du temps de midi, ce sont près d'une dizaine de camions qui sont arrivés pour charger, il y en a 3 avant moi... Comme prévu, à l'arrivée des chefs c'est haro sur le baudet, traduction, on se jette sur le chef cariste comme la misère sur le monde, comme des mouches sur une merde.
Finalement, à 15h je suis chargé et j'attends encore une vingtaine de minutes les papiers, le type pinaille avec l'ordinateur, mais ils sont d'une gentillesse telle que ça empêche de raler. Du coup, je fonce enfin me debarasser de mes 2 rolls à Jardiland à Agen. Moi qui me voyais me casser rapidos, c'est perdu, je dois encore aller faire une super ramasse dans un garage de la banlieue d'Agen à Brax. C'est tellement le bordel à Agen le vendredi soir que j'ai mis presque 30 minutes pour faire 8km. En plus l'adresse était pas bonne, bref, plan galère pour charger une pauvre remorque avec une barque dessus... Bref, un plan comme on les aime tant chez nous. Mais les gars sont super gentils et debrouillards. J'en ai tellement marre aujourd'hui que ce soir je vais pas loin, bien que j'aurai pû rouler 1h de plus, je me pose au centre routier à Agen ou j'ai très bien mangé, mais nom d'un chien que ça m'arrange de pas parler un mot de français parfois ! Quand je sors de table je tombe sur Max64, dommage j'aurai préféré manger avec un super ptit jeune qui n'en veut que mes ex compagnons de table qui m'ont demoralisé.