| Carnet de bord de Avril 2014 | Partager sur Facebook |
C'est bien courbaturé que je suis parti ce matin un peu avant 4h. Rien de spectaculaire, mais on a grave du boulot à la maison, et je suis comme qui dirait rouillé... Mais quand je vois tout le boulot de ce lundi qui m'attend, j'essaie de faire comme si j'avais la pêche. En passant devant le panneau "Aire de Portes Lès Valence 1000m" j'ai eu envie de m'arrêter dormir, et finalement, j'ai tracé jusqu'à ma première livraison à Narbonne ou j'ai débarqué à 7h15 en pensant roupiller 45 minutes, mais non, c'était déjà ouvert... Alors j'en ai profité je me suis vite mis à quai parce qu'il faisait beau et que j'étais motivé. C'est finalement au village catalan que j'ai fait ma dernière demi heure, face à un gobelet de café. La station n'existe plus mais il y a une vague cabane toute neuve sans personnel avec distributeurs de café et de friandises. La loose complète. Après un arrêt au village catalan, t'es pas déçu de passer la frontière...
Mais qui dit beau temps peu venteux, dit contrôles à gogo. Il y a grave du chomage en europe, mais les contrôleurs eux bossent au taquet : Le Boulou, bascule ; La jonquera dans les 2 sens, la Guardia+les Mossos à la bascule à la frontière et aux 2 aires de service, et moi je suis passé au travers de tout ça ! Ils le savaient que j'avais pas que ça à foutre aujourd'hui... Mon premier client en Espagne est à Arenys de Munt. Donc emmerdant car à la montagne, contrairement à Arenys de Mar qui est emmerdant aussi mais au bord de l'eau. Le client est bien sympa, et m'indique ou faire 1/2 tour car plus loin, la route passe mal en semi. De là pour rejoindre Terrassa, j'ai pas envie de rejoindre Granollers, alors je continue la traversée du Marseme, en surplombant la mer, avec le mélange de pins et de lauriers, je me chante la chanson de Cloclo le "lundi au soleil..." Je suis débile, et le pire, c'est que j'aime ça ! Les 2 livraisons à Terrassa sont une formalité, sauf si on excepte le fait qu'un petit camion a eu l'idée de se garer à l'angle de la rue que je prends, j'ai transpiré pour rien casser, d'autant que j'ai une bâche toute neuve et que je pourrais pas accuser un collègue si j'accroche. Il me faut faire un crochet à Vacarisses pour aller charger une pauvre palette de retour toute éclatée et de là rejoindre une zone inductrielle destroy de Abrera ou ne subsiste qu'une seule entreprise. La zone est tellement à l'abandon que j'ai hésité à y aller pensant m'être trompé, d'autant que le nom de la rue n'est ni dans mon gps, ni dans gogole map. La encore ça va super bien, mis à part que le gardien m'a pas envoyé au bon endroit...
Après ça, j'avale une tranche de jambon et deux tomates cerises. J'ai tellement mangé que ça m'a donné sommeil. Je vais vers mon dernier client à St Quenti de Medyona au dessus de Villafranca Del Penedes, juste une palette de 61kg. Mais faut y aller quand même, ça traine pas et à 16h je peux envoyer le message que je préfère à mon chef : "VIDE". Mais bien que j'ai eu la baraka sur toute la ligne, ça va s'arrêter net à 17h, car une fois que j'ai rejoint mon rechargement, il s'avère que ça ferme à 17h, alors RDV demain 8h30... C'est con ce qu'il m'arrive quand même !! Alors je me cale dans un recoin de la zone, au calme, isolé, tranquille prêt a deguster une barquette de fraises qui m'a fait de l'oeil à chaque fois que j'ai ouvert le frigo pour attraper ma bouteille d'eau.