FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Avril 2012 Partager sur Facebook
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  • Racket organisé et légal...
    Tempête en préparation
  • Mardi 10 Avril 2012
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    Il est quasi 15h quand je finis par m'extirper de mon cockpit, je tente de tirer le plus droit possible vers la machine à café. Aucun doute possible, le temps est humide, je suis tout tordu. Autour des quais, c'est la débandade, hier c'était férié, aucun cochon n'a été ni abattu, et encore moins débité en tranches, bref, il y en a pour un moment avant de charger. Ce qui tombe plutôt bien, comme ça je pourrais à l'aise caser une 11h de coupure, comme ça, c'est fait. Je profite de ce temps pour refaire le monde avec les chauffeurs sur place, même si ça fait pas avancer le schmilblick, ça à l'avantage de faire passer le temps. C'est finalement moi qui serait le dernier ou presque à me mettre en place à quai, je vais y rester à peine 10 minutes, le temps de faire le CMR, un dernier kawa à 19h et des boulettes je partais frigo hurlant, la viande a encore pas eu le temps de refroidir.

    En Catalogne, il fait moche ce soir, mais ça n'empêche nullement les mossos de casser du routier, c'est devenu un sport européen. Pourquoi se priveraient ils ? Ils ont tous les droits et surtout personne ne moufte, trop peur de se faire saigner aussi, parce qu'on a tous à un moment ou un autre quelque chose à se reprocher sur 28 jours. C'est comme ça qu'on crée une génération de routmans désolidarisés. Mais je m'égare. Passé les Albères le temps est toujours plus pourri, et devant ma calandre il y a 14km de bouchon après Le Boulou. Vu que je deteste ça, je sors et je monte tranquille Emile par la N9. Sur ma gauche je vois des bribes de bouchon, des dizaines et des dizaines de camionneurs empillés les uns derrière les autres. Je récupère l'autopista à Perpi Nord au milieu d'un troupeau d'enervés. Bien que je m'étais annoncé pour 1h30 à Pont d'Isère je me fais pas d'illusion, ça sera pas possible, je peux pas y faire grand chose de toutes façons. Je mange vite fait sur le gaz à Nimes, je vois un truc hallucinant, un type en frigo qui a rien trouvé de mieux que de faire un 1/2 complet sur le parking en escaladant le trottoir de séparation du milieu du parking, rien de moins, j'ai eu mal pour le camion, bon, c'était un Mercedes, ça tire pas, mais c'est costaud un Panzer.

    Je finis par me ramener forcement bon dernier chez TDV à 1h45 avec juste un petit 15 minutes de retard, du coup c'est pas moins de 4 transpalettes qui se sont rués sur ma bidoche. A peine le temps d'avaler un café court sucré. Encore une heure d'effort sur une nationale 7 détrempée pour rejoindre la zone industrielle de Jarcieu afin de laver le plancher du frigo rempli de gras et de sang, il y avait de quoi faire un boudin ! 3h30, fin des opérations, j'ai plus qu'à vous souhaiter una buenas noches !