| Carnet de bord de Avril 2019 | Partager sur Facebook |
A 8h30, je mets en route, vu l'heure, je vais passer Barcelone au poil, juste après le merdier. Bonne pioche, ça passe à la régule. En prime il y a un temps magnifique, mais au prix d'un vent qui devient fort pénible après Tarragonne. Je ne sais pas si c'est la galère ici aussi, enfin, je m'en doute un peu, mais les parkings sont encore bien pleins de camioneros en attente d'un hypothétique rechargement. Qu'à ce là ne tienne, ça va pas non plus me couper l'appétit. Franck n'a toujours rien à recharger pour moi, il est 13, au loin je vois le panneau "Salida 44 Torreblanca" je me dévoue, et je sors de l'autopista pour choper encore un des derniers bouts de 340 autorisé. Il ne reste que Piero d'ouvert dans le coin, et c'est pas le pire. Je prends une heure pour manger, plus la douche gratos, impeccable !
Je me radine au circuit de Valencia sur le coup des 15h30, c'est la première fois que je viens approvisionner du Nascar, et encore plus rare j'amène pas de carburants ni lub. J'ai bien compris qu'ici ils manquent de bras, il y a quand même un gars qui monte me donner un coup de main, il empile les pneus par 16 sur palette, et moi je les lui balance. Pour pas me fatiguer j'utilise la méthode de ceux qui vident les containers, ils mettent un pneu à plat, et il suffit de jeter l'autre par dessus, il rebondi et fini par rouler tout seul, parfois il part un peu en travers, je suis pas un pro. Mine de rien, ça nous prend une heure mais au bout du compte j'ai un café offert, donc, bon, rien à dire.
Pendant que je degustais mon café à 0€, Maryan m'envoie un chargement, le truc de dernière minute, inespéré, dans la banlieue de Valencia, avant 17h30, et il est déjà 16h38 quand je lis le message. Ni une, ni deux, je demarre et je fonce tête baissée vers Valencia. L'adresse est facile dans une ZI de Paiporta. Par chance ça roule encore nickel, je me pointe là bas à 17h10. Les palettes sont prêtes, les papiers aussi, le cariste rouspète un peu, mais bon il a pas le choix que de se magner à finir un camion déjà en place, les palettes étant correctes, je vais vite voir la secretaire pour remplir le CMR, une rare bombasse de ce pays, rigolote, souriante et super sympa. Mais malheureusement, c'est un vieux cariste qui devra s'occuper de moi. Il y a 21 palettes, 19t d'extincteurs, le mec me demande si je suis capable de tirer les palettes, t'en fais pas Maurice, ça va aller ! 3/4h pour charger, j'ai plus qu'à passer un bon coup de balai sur mon pare brise deguelasse et me jeter dans les bouchons du soir pour sortir de Valencia. Je voulais faire un complement de gasoil, mais je me susi rendu compte que la seule marque sur l'AP7 c'est : CEPSA, et ils prennent pas la DKV ces batards. Bien sûr la 340 est interdite, c'est bien du racket encore tout ça ! J'ai quand même mis 100l à l'Aldea, pas le choix. Je me pose avec 9h54 à Sant Sadurni d'Anoia, demain j'aurai droit aux bouchons de Barcelone, pas le choix !