| Carnet de bord de Février 2014 | Partager sur Facebook |
Je passe le plus clair de ma nuit à calculer mes itinéraires, je viens par la même occasion d'apprendre que j'ai pas la Slovaquie dans mon GPS, ni la Tchéquie d'ailleurs. Mais c'est pas grave, je me suis fait du jus de cerveau pendant un moment quand même. J'hésite toujours pour passer Munich, soit par le Titisee, soit par Karlshrue. Mais là, j'ai le feu au cul, et je peux passer pas mal d'endroits emmerdants à la régule by night. Donc je finis par opter par "autoroute au maximum". Tout ça me mène à Mulhouse ou j'hésite à faire le plein à la Shell ou gasoil à Leclerc à Colmar sur autoroute. Je pensais que ça couterai moins cher, je me suis trompé, c'est pareil, en plus ils ont pas d'ADBLUE. Merde. Je prends ma taxe LKW Maut, impec, ça inclu 9h de coupure sur le trajet, et je m'enfile un dernier café pendant que ça se reveille tout doucement sur le super parking. On se lève tôt dans le coin. A 4h du matin, ça roule déjà pas mal sur Strasbourg, et arrivé en Germany, c'est déjà plein ou presque sur l'autoroute. De mon côté, je commence à piquer du nez, mais il faut que j'aille au bout des heures, y a pas à tordre du cul. Plutôt que de faire la une des journaux locaux et de facebook, je stoppe à l'arrache 20 minutes taper un roupillon. Ensuite ça va nettement mieux, ma dernière heure a été une formalité, je suis passé vraiment juste avant les 1ers bouchons à Heilbron haut lieu du bouchon international pour recuperer l'A6. Y a toujours des grumeaux sur cette autoroute, mais je peux doubler vu que c'est interdit de doubler qu'à partir de 6h et qu'il est 6h02. Bref, 30 minutes plus tard, je suis juste un peu avant Crailshem, je suis sorti au hasard de l'autoroute, j'ai posé le camion comme un chien fait caca sur un trottoir, et je me suis écroulé à mon tour.
Je me suis reveillé à midi, il faisait vraiment moche, et 2h plus tard, c'était grand soleil sur l'Allemagne. Il manque juste les palmiers et on pourrait se croire en Andalousie. Dès que j'ai la coupure, je lache le frein et je demarre, c'est qu'il s'agit de pas trainer aujourd'hui... Alors comme je suis extremement pressé, je m'arrête 7 minutes plus tard en direction de Nuremberg car il y a un autohof, donc de l'Adblue, donc une douche, donc du café. Si j'avais su cette nuit... Enfin bon, les voyages forment la jeunesse. J'ai pas trainé non plus, 32 minutes pour faire tout ça. C'est surtout que pour caser mon trajet en moins de 10h ça va être chaud patate, il faut rien qui arrive. A vrai dire, ce qui me fait surtout trembler c'est le contrôle le 27e jour du depassement. Mais la météo est de mon côté cet après-midi, et par une chance incroyable, il y a pas de grumeau dont l'Allemagne regorge, particulièrement dans les longues zones ou il est interdit de depasser... Je craignais les bouchons sur Nuremberg, mais il y en a pas eu du tout, il y a un bail que j'étais pas passé, et le chantier est presque finit. Par contre à ma grande surprise, il y a pas mal de camions direction l'Autriche. Je me radine à la frontière autrichienne avec la boule au ventre de pas trouver le badge du péage... Mais contrairement à ce que je pensais, je suis tombé sur une équipe super souriantes à la frontière, IMPEC et... GO ! Puisque c'est marqué dessus.
Ici, la température basse conjuguée avec l'humidité ne tarde pas à faire sortir les saleuses qui n'y vont pas de main morte. Et dès que 22h s'affiche, je vois presque plus personne sur la route mis à part un flot incessant de bagnoles immatriculées à l'est et de fourgons remplis de matos, le tout attelé à des remorques transportant des voitures d'occasion... Il y a plein de zones ou la vitesse est limitée de 22h à 5h, je guette la Polizei parce que j'ai pas que ça à foutre. C'est aussi sur les mêmes zones ou c'est interdit de doubler en journée, bref que du bonheur. Il m'aura fallu 3h50 pour traverser l'Autriche soit le temps que je mets de Valence à Langres.