FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mai 2019 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Hola Hola Crema Catalana
    ça fait un sacré morceau quand même
    ça brule bien
    Pauvre Portugais
    L'autre pays du Palox, Mollerusa
  • Lundi 13 Mai 2019
  •  

    Il y a peut être plus grave dans la vie, mais malgré tout, il se passe un truc qui a le don de m'enerver depuis cet hiver. Bon déjà, il aura pas beaucoup plus, ce qui est vraiment pas bon pour la végétation, et mon jardin en particulier, mais à chaque fois qu'il pleut bien, immediatement il y a un vent de dingue qui se lève et sêche tout en quelques minutes, annulant ainsi les rares averses de 2019. Mais le pire dans tout ça, c'est que le week-end, je gare chez mon voisin, et que quand il pleut la poussière vient se coller à mes jantes, et voilà, je passe pour un pouilleux le reste de la semaine. Ce matin, donc, comme je vous le disait il y a un vent de taré encore, et justement, faut vraiment être bien taré pour partir à 2h30 du matin. 

    En l'occurence, c'est pas moi qui prend des RDV à 9h le lundi matin à Celra. Le seul avantage c'est que le trafic est très calme il faut reconnaitre dans les rues Saint Pérollaises, il y a quelques branches cassées ici et là, je prie pour pas en prendre une dans le pare brise. 15 minutes plus tard me voici sur l'A7 déserte, sur France Culture il y a une redif sur la Callas et sur Rire et Chanson, la 58.000e redif du sketch l'autostopeur de Coluche, j'ai envie de me suicider. Je cale donc une savante playlist, un mélange d'éléctro, de rock, enfin de n'importe quoi pour me tenir un tant soit peu open. Les minutes ce matin me paraissent durer une éternité, je m'écroule bien avant les 4h30 de volant à Beziers.

    Il fait presque jour et beau quand je repars, ça va nettement mieux, 45 minutes de sommeil ça refait une santé, une homme nouveau, prêt à passer la difficile frontière Catalane après la terrible ascension du Tahir. A ma montre Kelton, il est 8h47 quand je rentre à la salle d'accueil à Celra, c'est bon. Bien sûr ce matin, c'est gavé de monde, la fille du bureau se noie dans un verre d'eau vide, calme toi Phil26, ferme ta gueule, et attends. 30 minutes au bureau, 1h à quai parce que c'est la pause et qu'ils manquent de personnel. Bon, je suis pas trop à la bourre, je peux raisonnablement tenter la livraison à Vic. Je livre un gros marchand de materiaux, des margelles de piscines, il y a même un type de Margelles qui s'appelle ARDECHE, ça biche non !? Les types ici sont super sympa, en 10 minutes c'est livré.

    Mais voilà, il est midi, en bon frenchie debout depuis 1h du matin, j'ai la dalle, je me prends 20 minutes pour manger tranquille dans le Poligono. Quand je repars, une fois sur le C25 après Gurb, je vois une grosse colonne de fumée, ça plante tout devant moi, un camion vient de s'embraser. Mais c'est déjà bien trop tard pour tenter quoi que ce soit, le chauffeur est dehors, tout va bien. On va rester planté là une grosse heure, le temps que les pompiers éteignent tout ça. Il est 15h30 quand je débarque à Mollerusa. Ici, il y a énormement de camions, mais ça va assez vite d'autant qu'on va pas tous au même endroit, le cariste a indiqué à la fille du bureau de me mettre en place à 16h15, et il a pas menti, le temps de charger les 22 palettes de pulpe de poire, faire des milliards de papiers, plomber et tout, il était déjà 17h20. ce qui me laisse 10 minutes pour aller me planquer dans la ZI de l'autre côté de l'A2 en quete d'une place à l'ombre parce que ça commence à cogner dans le quartier, frigo calé sur +4°, buenas noches.