| Carnet de bord de Avril 2019 | Partager sur Facebook |
Ce jour est dédié à la fake news, autant dire qu'il faut se méfier encore plus que d'habitude ! Je démarre tranquillos à 7h15 ce matin après un week end repos jardin, c'est sec de chez sec et s'il pleut pas de manière significative rapidos, ça va être la misère, il y a guère que les mauvaises herbes qui tirent leur épingle du jeu, on se demande pourquoi on ne cultive pas les mauvaises herbes en fait ? J'attaque à vider à Beausemblant, juste les 4 palettes de Rivesaltes, je suis pas le premier à vider, un vrai Polonais a passé le week-end devant le portail. De là, retour au dépôt vider le reste qui partira plus tard dans le département number pastis 51. Je profite que la chef attende le programme pour les fleurs pour réparer vite fait une bricole sur mon hayon et de laver mon plancher à la brosse à dents.
Finalement j'ai un complet de plantes à St Just st Rambert pour Anjou. Donc le plus rapide, c'est d'aller faire une ramasse de groupage chez Vilmorin à Valence pour Andrezieux foulée. C'est pas du boulot trop pénible, il faut bien reconnaitre. Du temps qu'ils se décident à attaquer chez XPO je peux manger tranquille, c'est cool. Quand j'arrive à St Just tout est prêt, à deux ça va vite pour charger le complet, y a que des plants de tomate. Une plaque mal mise de 8 godets s'échappe d'un roll, il y a de la terre humide partout sur mon plancher. Je passe juste avant la misère du soir à St Etienne, 10 minutes pour vider à Anjou, une autre plaque de 8 godets se fait la malle, j'ai encore plus de terre sur le plancher. J'ai bien fait de laver ce matin.
Retour au dépôt, je dois laisser le frigo, demain j'ai droit à la navette Perrier-Beaurepaire, Segui ? Donc, relavage du plancher. Au moment de partir avec mes bouteilles, une ramasse de dernière minute tombe, 3 palettes d'arbres fruitiers à Lapeyrouse pour Mondragon. On met pas longtemps pour charger, j'arrive in extremis (in extremis parce que les 2 parkings d'avant étaient fermés) en bout d'amplitude de 13h à l'aire de Montélimar, je me planque là ou c'est interdit aux PL, il y a grave de la place et surtout personne, impecc, je valide la 1ere 11, de la semaine et du mois !
C'est vraiment une flinguerie ce bout de parking à Montélimar, enfin, du moins tant que les touristes ont pas encore débarqué. Je démarre en pleine forme à 7h30. Une demin heure plus tard je rejoins Lionel qui vide au même endroit que moi mais camion complet à Mondragon, comme non seulement il est gentil, mais en plus pas con, il me laisse vider avant lui. Pendant que le cariste achevait de mettre en place son entrepôt archi plein et que nous discuttions à batons rompus avec Yoyo, nous avons vu débarquer un V8 530 Mercedes, c'est l'ami Pierrot70 dit Pierrot le Dingo qui passe nous voir si tout va bien. Quand on pense qu'il a déjà roulé toute la nuit et qu'il lui reste encore des tas de piscines à vider à l'épaule !! Cet homme mérite le respect. RDV est pris à Tavel pour prendre un café, et malgré le fait que j'ai bien dit à Pierrot que je n'avais pas d'argent, il a tellement insisté que bon, je me suis laissé faire.
Ensuite, fini la rigolade, je dois aller vider et recharger à Perrier c'est fou non !? J'ai surtout RDV à 10h, et j'ya suis jamais encore allé. Je me gare à 9h59 sur le parking, c'est pas serieux, il me faut déjà un bon quart d'heure pour piger comment s'inscrire, puis comment et ou badger pour rentrer, et par chance je tombe sur de gentils habitués qui me disent quoi faire. Je commence par vider les emballages, le cariste est super gentil, en plus il a dû voir mes problèmes financiers et m'offre 3 canettes de Coca Cola, mais non de Perrier évidement ! Le rechargement est su place bien sûr, il faut repeser entre les 2, le Fenwick est juste un monstre, les palettes sont chargées 4 par 4, balaise. Je sors de là à midi, pile poil l'heure de merde pour arriver à Nimes. Mais Nimes c'est pas Londres, donc ça passe quand même crème.
Je mange au calme à Tavel, je finis par me radiner à 15h30 à Beaurepaire, le temps est devenu bien gris, le vent du sud est mortel, la pluie va enfin arriver. L'avantage c'est que le vent balaie la remorque. 1h bien tassée pour vider tranquille, je retourne poser la taut à Jarcieu. Il y a toujours pas trop de taf, ça devient pénible, mais on peut pas y faire grand chose. Le temps de faire un mimi à tout le monde, je reprends en vitesse mon frigo, une douche et je vais à Anjou me poser à quai en coupure, il y a du bruit, ça bosse à fond ici. Moi qui pensait avoir une tournée en régio, j'ai une tournée tranquille avec 8 clients sur 2 jours, parfait ! 18h33 fin de la journée, j'aurai pû caser une 11, mais ça serait pas serieux, alors je règle le reveil pour 2h15.
Le reveil me sort d'un coma profond, il est 2h30. J'ai même pas senti le chargement, pourtant c'est tout chargé et sanglé, j'ai juste les CMR à completer et signer. Le temps de dejeuner taper le CDB, je demarre avec mes 9h01 de coupure, il est 3h35. Et chose rarissime en cette année 2019, il pleut ! C'est pas la seule bonne nouvelle ce matin puisque l'A46 est fermée, le tunnel ouvert est même marqué autorisé. Mais la plupart ont tellement des GPS poids lourds qu'arrivé à St Fons, ils bifurquent tous à droite vers le periph, incroyable mais vrai ! Tant mieux, je peux rouler sans être emmerdé et passer à "l'ancienne" La Mulatière et le Tube ! Une fois passé Villefranche il y a plus grand monde sur l'A6, vers Macon, je vois des phares arriver assez vite sur moi, je pensais à un bus, mais le type une fois à ma hauteur se met à relentir, style "ah mais moi hein, j'ai une régule pourrie", il se rabat, et reaccelere jusqu'à ce caler derrière un TFE, strange... Du coup, je redouble l'Espagnol avec son MAN, et je vois l'aiguille de son compteur à 0. Normal ! Même pas peur !! Surprise en passant le Bessay, il tombe quelques flocons. Je finis par arriver un peu avant 8h au Botanic d'Auxerre, en principe j'y arrive pas en passant en moins de 4h30 par l'A46, bonne pioche.
Si ce matin, je suis en avance, c'est pas le cas du cariste qui ouvre son portail qu'à 9h10, mais bon, je suis le 1er et j'ai que 2 rolls. Je fonce ensuite sur Troyes. Enfin, foncer est un grand mot puisque que je me suis tapé un convoi de mous, impossible à doubler sur la N77. J'ai bien failli devenir dingue. Pourtant, y a moyen de taquiner sur cette 77 ! C'est pas qu'ils soient chargés lourds, y a un plteau vide devant, et un polonais en baché avec l'essieu relevé ! Y a plus de pilotes dans ce métier, ça me dégoute lol ! Arrivé à Troyes il y a des travaux qui font perdre 20 minutes, je vais finir par faire un infarctus. Heureusement j'ai pas grand chose à vider au Botanic de Villechetif, le cariste me prépare mes rolls vides pendant que je lui descend les pleins. J'ai plus ensuite qu'à me rapprocher de Charleville. Arrêt technique à Reims au centre routier blindé.
Ensuite ça roule nickel au milieu des giboulées de mars d'avril, 2 rolls posés en vitesse à l'EST de Charleville à Vivier au Cours, puis à l'ouest à Cliron. J'ai fait ce qui était prévu pour aujourd'hui, impeccable. Comme j'ai 30 minutes à faire, je quatte un peu la cour pour m'avancer et plier mes rolls, comme ça, c'est fait. Il me reste de quoi m'avancer un peu direction Soissons pour demain, mais je voudrais aussi caler une bonne coupure qui compte. Niveau parkings, la N43 c'est pas trop le top, et en plus, il ya ni ZI, ni ZA ou se planquer, que dalle ! Par contre c'est pas ce qui manque comme tracteurs et glands pour te faire perdre les dernières minutes qui approchent des 9h. Je finis par me poser IN EXTREMIS à l'entrée de Hirson, 9h02 de volant mais je m'en fous, c'est surtout ma 11 qui m'importait, OUF. Bien bossé, je suis cuit ce soir !
Il fait tellement froid ce matin que je décolle de Hirson avec -1°, et il y a même un peu de brouillard, on sent bien que l'été approche. Je mets donc cap au sud ce matin pour être à l'ouverture du magasin Jardiland de Soissons, j'y arrive pile poil malgré quelques camions trop chargés et bien sûr peu puissants sur la N2, après les ronds points de Laon ça va tout de suite mieux, je suis le 1er au magasin, suivi de près par un Breewell en VL, j'avais encore jamais vu ça, ils sont deux à rouler la dedans, quel courage. Pour ma part j'ai deux rolls à poser, la reserve est si mal foutue que je décharge dans la rue. La suite c'est toujours dans le 02, mais à St Quentin. D'ici, Google et mon GPS me conseille de remonter à Laon pour choper l'A26, ma carte Michelin, me dit de passer par la pampa. Va pour la pampa par la D1, ça tombe bien je connais pas du tout, l'occasion de faire un peu de tourisme. Mis à part la sortie de Soissons, après c'est nickel, ça avance.
Le magasin Truffaut est pas vraiment bien placé, parce que quand même excentré par rapport la N29, mais j'ai qu'un roll à poser ça va vite. Quand je repars, je reçois mes deux ramasses, une à Roubaix, une en Belgique vers Tournai avant 16h ou demain matin. Quelque chose me dit que j'ai donc interêt à ma sortir les doigts et tracer. Je commence par appeler le suivant à Loos En Goelle, ils arrêtent à 11h45, sinon, c'est 14h. Paye ton stress Phil26. Il y a des travaux au début de la rocade minière, tant pis je fais le tour par Hénin Beaumont, il y a 1km de plus, mais fluide, si bien que j'arrive à 11h35, OUF.Rolls posé au plus près des terrils, je fonce au dernier, le Jardiland de Marcq, ils m'avaient dit quand tu arrives téléphone, on viendra ouvrir le portail, j'ai juste juste de quoi arriver en moins de 4h30, par chance il y a aucun bouchon de Lens à Marcq. Le receptionnaire me fait comprendre que je dois vite repartir, or j'ai 4h30 pile et il y a pas un gramme de place dehors. J'ai donc fait le connard, j'ai dessanglé tout doucement, ramené le roll jusqu'à la reserve un peu comme un papy qui marche avec ses pantoufles, puis j'ai préparé mon vide avec douceur calme et volupté. Vient ensuite le moment de signer les papiers, le gars à pas de stylo, moi non plus, il part donc en chercher un qu'il ne trouve pas, c'est pas de chance... Je finis par ramener mon roll vide tout doucement, finir d'empiller quelques planches, bien arrimer le tout, j'ai 27 minutes de coupure une fois de retour au camion, impecc.
3 minutes plus tard je suis en règle, et je peux me payer la frayeur du siècle qui consite à sortir en marche arrière à l'aveugle du magasin. Les gens sont des purs connards pour la plupart, ils forcent tous le passage, je sens le constat arriver. Quand je vois la plupart comment ils font des creneaux, ou se garent sur les parkings, j'ai envie de les etrangler en fait. Finalement, une fois que je prends les 2 voies ils sont bien obligé de s'arrêter, bande de nazes. De là, je pars vers une destination de rêve, Roubaix, Rue de l'Industrie, je me dis que ça va être simple, sauf que la rue de l'industrie elle devait être balaise en 1850, aujourd'hui elle est galère, et en sens interdit. Finalement, le client me fait charger dans une rue parralèle ou il y a une zone franche industrielle dans l'ancienne lainerie. Il y a un Daily Fourgon, et me ramène 2 palettes de congélateurs d'occasion. A 14h30 c'est plié, je peux tracer à Orcq juste de l'autre côté de la frontière.
Le chargement est prêt, mais le métrage pas bon, finalement il y a beaucoup plus qu'annoncé, à 16h30 c'est fini et du coup j'ai la dalle. Avant de partir je checke Google c'est archi rouge sur Lille, alors VTF, je passe par la cambrousse, je rejoins la Frankrijk par St Amand les Eaux. Côté Belge il y a les 2 derniers bleds subitement interdits aux +7t5, faut pas deconner, ils ont qu'à avertir avant ! Du coup je me retrouve vite à la sortie de Valenciennes sans bouchon que dalle !!! Trop content de ma journée, je peux faire tirer tranquillement jusqu'à Troyes dans l'Aube ou je connais une planque pour dormir muy muy bien à Villechetif, c'est interdit aux PL aussi, mais si on va que dans des endroits autorisés, on va plus nulle part !!! 21h30 fin des opérations du jeudi !
Autant dire que cette nuit, si mon frigo avait tourné, j'aurai ronflé plus fort que lui, royal ! Même avec un reveil à 5h30 pour taper le CDB et faire un tour du web, j'avais une pêche d'enfer, et puis c'est vendredi donc, c'est cool la life. Il fait un froid de canard ce matin quand je démarre, la remorque est toute givrée, autant dire que tous ceux qui ont planté trop tôt au printemps vont devoir tout racheter, c'est excellent pour le business. J'ai la chance ce matin d'assister au lever de soleil sur la haute Marne et donc d'avoir le soleil pleine face. Heureusement, arrivé à Langres il y a un bon brouillard givrant ce qui fait un peu reposer mes yeux.
Après une pause bien méritée à Macon, j'ai plus qu'à passer tranquillement Lyon ou ça commence à serieusement rouler, poser mes 2 piles de rolls vides à Anjou et battre le record de rentrée de bonne heure à la maison, si tôt que j'ai pû faire mes bordures et tondre, non mais sans déconner, je kiffe la life à fond ! Alors bon week-end, amusez-vous bien, bonnes batailles de boules de neige, et bon cliquements !
Il y a des lundis ou tu pars en te disant que t'as encore pas glandé grand chose du week-end, là, je peux dire qu'il a été bien rempli, entre le jardin, et les portes ouvertes SAT de samedi, vraiment une grande idée ça ! Juste dommage pour la météo, sinon, c'était parfait. Donc, ce matin, je dois attaquer mes livraison à 9h à Nyons, on va dire que c'est plutôt cool comme programme, tant mieux. Je laisse passer 5 minutes le bus de 7h, je démarre avant celui de 7h10, et chose incroyable, j'ai mis 15 minutes pour arriver à Valence sud, un record ! C'est d'ailleurs bizarre que ça passe aussi bien. Du coup j'arrive bien avant 9h à Bazar Land à Nyons, j'ai le temps d'aller voir à pieds, c'est pas trop le bazar à la réception. Moi qui croyais que Bazar Land c'était que l'ancienne piaule à mon fils ! Et ben, non, c'est un magasin. Il fait un temps magnifique ce matin à Nyons, soleil, pas de vent, le top !
A 9h le receptionnaire arrive, bien cool, finalement pas besoin du hayon, il a un gerbeur, en 30 minutes les 16 palettes sont descendues, il a tout laissé dehors pour ranger ensuite calmement plus tard, ce qui me confirme qu'il est pas completement idiot. Ensuite reste la livraison difficile d'après Franck, aux Arcades de Nyons. Le client est averti, il m'attend au rond point de la brasserie, comme c'est lundi et que c'est calme, je peux tranquillement prendre le rond point à l'envers et reculer quasi droit pour me poser sur la place des Arcades, il m'est arrivé parfois de venir là en touriste, je pensais pas y venir un jour en camion. 2 coups de hayon pour descendre les congelos, il y a 6 personnes pour aider, ce qui fait en tout 12 bras. Quand je termine j'ai droit à un café direct, c'est bon de livrer un restaurant quand même.
De là, j'ai 5 palettes pour Palamos à prendre en début d'apreme à St Julien St Alban, j'y vais direct en me disant que je pourrais caler une 3h sur place, mais voilà, quand je débarque à 11h30 c'est juste prêt à l'instant, on charge direct. J'ai encore une autre ramasse pour Girona à Valence derrière chez Lubac, quand je débarque c'est fermé bien sûr, ça me laisse le temps de manger tranquille, à 13h ça rattaque et une demi heure plus tard c'est plié. Retour au dépôt tranquille qu'il a dit le chef, je passe donc par la Drôme des Collines, sauf que la traversée de Lens Lestan est fermée aux PL, il faut passer par Chateauneuf de Galaure c'est pas le top en camion. Finalement, je laisse toutes mes palettes de Catalogne à Aurélien, et en échange j'ai du 58, du 91 et du 78 à livrer demain. Il y a des bouchons énormes à Chasse et St Etienne, je bouge pas du quai, j'y reste 3h même, en attendant que ça se decante. J'ai bien fait, j'ai à peine freiné à Givors et ensuite tout nickel au taquet, du coup ça m'a amené au dessus d'Avermes pour une bonne nuit dans la ZA tranquille. 21h57 fin des opérations !!!
Il est temps que je dégage, la zone commence à s'animer, il est 7h07, c'est une heure magnifique pour mettre les voiles. Sur la N7 aussi c'est animé, mais plus dans le sens de la descente, ou il y a des colonnes non stop de camions, c'est carrement du suicide de sortir de certains parkings de restaurant ou de chemin communaux, les mères de familles qui vont amener leurs gosses tous les jours à l'école jouent à la roulette russe, quelle angoisse ! Après St Pierre Le moutier, il y a plus personne, j'en déduis que tout le monde va en Bretagne, c'est vrai que c'est plus joli que Paris. (sachant que j'ai plus de lecteurs bretons que parisiens, je m'adapte). Bref, première étape de la journée, une livraison dans les faubourgs de la magnifique ville de Nevers, et rentrer dans Nevers à Nevers moins le quart c'est pas simple, surtout que c'était 7h45. C'est un peu misereux pour arriver dans le quartier plus residentiel qu'industriel, en 5 minutes les 2 palettes de tapis pour carrières sont livrés, à moi la région francilienne !
Une fois sur l'A77, c'est l'occasion révée de prolonger la sieste tellement il ne se passe rien. On pourrait rouler à 350km/h en ADR, il ne se passerait toujours rien, personne ne s'en rendrait compte. Je débarque à la Leclerc avec h bien tapées au compteur juste avant Fleury, l'occasion idéale pour faire un gros cacadouchecafé. Après ça va nettement mieux, il faut reconnaitre. De toutes façons, il y a eu un carton bouchon ce matin sur l'A6 vers Chily Con Carne, donc le temps que j'arrive, comme d'hab, y a plus rien, c'est fluide. A 11h25 je sonne à la reception à Palaiseau qui ferme à 11h30, un gros relou de l'usine passe et me dit ça ferme à 11h30, fallait arriver avant, oui mais c'est 11h25 !!! Oui, mais bon, le mec il va bouffer, alors qu'il écrive que ça ferme à 11h15 !! Je supporte pas les gros cons, qu'ils soient maigres ou obèses, rien à voir avec la corpulence, de quoi il se mèle ce cretin du 91 !? Mais voilà, j'ai un téléphone cellulaire dernier cri et des numéros de contacts que je fais 1 par 1, au 3e numéro j'obtiens enfin une réponse, 1 coup de hayon, 1 coup de tampon et ciao. Je termine ma tournée chez PSA à Versailles, dans la rue il y a des tests de bus autonomes, je sens que c'est pas gagné l'histoire, vous pouvez continuer à passer vos permis BUS, c'est pas demain la veille que les bus seront automatiques en ville.
Finalement, vide à 13h, j'ai rien à recharger, je dois attendre dans le coin. Je trouve une planque à Satory au pied des casernes. Finalement, je squatte jusque 17h30, pas un kilo de fret pour me rapprocher de Blois ou j'ai un voyage à charger demain pour Valencia. Il ne me reste plus qu'à me coltiner les bouchons de l'A86 et descendre tranquillement vers la cambrousse. Ce soir une fois sorti de la capitale ça roule vraiment tranquille, je me pose sur le parking de mon client à St Denis sur Loire. Mine de rien c'est la cour des miracles ici aussi, y des roms garés pas loin, un gitan venu me demander si je voulais lui vendre du gasoil, on s'ennuie pas dans le coin !
Il fait vraiment un sale temps sur Blois ce matin, un bon vieux brouillard wallon. La bonne nouvelle c'est que je me suis pas fait fauché de gasoil, de toutes façons j'avais pas grand chose. Le container qui doit m'amener les pneus est à l'heure, container belge, camion Bulgare, normal. J'ai donc largement le temps de faire le touriste dans les ateliers et comble du bonheur, au dessus des bagnoles de course il y a des escaliers qui mènent au St Graal, au paradis, enfin au café et à la douche. Impeccable.
A 10h je me mets en place, on peut attaquer à charger 160 pneuse pour le Nascar de Valencia. Dans la catégorie pneus qui servent à rien... Enfin, ça fait bosser. Là dessus on rajoute quelques pièces de rechange, de affiches enfin, plein de bordel en fait. Un peu après 11h c'est plié, camion chargé.
Je savais pas trop par ou descendre, il y a 50km de moins par Irun d'ici, Stéphane tranche dans le vif, je passe par Clermont, ou cas ou il faille faire le crochet par la Rhone Valley. Moi ça me va très bien, je suis pas trop fan de la N10, ni de Bordeaux, surtout que ça me ferait passer en pleine heure de pointe du soir je pense. Je balance 300l à la Total Access et j'ai plus qu'à passer ma journée à me promener. Il fait vraiment très moche aujourd'hui, pluie, soleil, vent, pluie avec vent, pluie avec soleil, heureusement ça roule à peu près sauf que tous les 20km il y a des travaux, pénibles. Finalement, pas de crochet par Jarcieu, je trace direct sur Millau.
Passé Issoire, il y a plus personne, même pas de camions, on se croirait un samedi après-midi ! L'avantage c'est qu'il y a un bail que j'avais pas pris l'A75, et j'avoue que ça me manquait quand même un peu, c'est tellement beau comme coin, ma partie préférée c'est quand même bien la traversée de l'Aveyron, le Larzac, pfouh !! Vu que je suis pas chargé lourd du tout, j'ai fait presque tout le trajet à la régule, le 500 aura pas trop forcé. J'ai passé le frontière avec 9h de volant, j'ai donc tiré jusqu'à Girona pour taper un roupillon du soir. A 23h je me pose dans les faubourgs, je crains bien moins ici que sur l'autoroute !
A 8h30, je mets en route, vu l'heure, je vais passer Barcelone au poil, juste après le merdier. Bonne pioche, ça passe à la régule. En prime il y a un temps magnifique, mais au prix d'un vent qui devient fort pénible après Tarragonne. Je ne sais pas si c'est la galère ici aussi, enfin, je m'en doute un peu, mais les parkings sont encore bien pleins de camioneros en attente d'un hypothétique rechargement. Qu'à ce là ne tienne, ça va pas non plus me couper l'appétit. Franck n'a toujours rien à recharger pour moi, il est 13, au loin je vois le panneau "Salida 44 Torreblanca" je me dévoue, et je sors de l'autopista pour choper encore un des derniers bouts de 340 autorisé. Il ne reste que Piero d'ouvert dans le coin, et c'est pas le pire. Je prends une heure pour manger, plus la douche gratos, impeccable !
Je me radine au circuit de Valencia sur le coup des 15h30, c'est la première fois que je viens approvisionner du Nascar, et encore plus rare j'amène pas de carburants ni lub. J'ai bien compris qu'ici ils manquent de bras, il y a quand même un gars qui monte me donner un coup de main, il empile les pneus par 16 sur palette, et moi je les lui balance. Pour pas me fatiguer j'utilise la méthode de ceux qui vident les containers, ils mettent un pneu à plat, et il suffit de jeter l'autre par dessus, il rebondi et fini par rouler tout seul, parfois il part un peu en travers, je suis pas un pro. Mine de rien, ça nous prend une heure mais au bout du compte j'ai un café offert, donc, bon, rien à dire.
Pendant que je degustais mon café à 0€, Maryan m'envoie un chargement, le truc de dernière minute, inespéré, dans la banlieue de Valencia, avant 17h30, et il est déjà 16h38 quand je lis le message. Ni une, ni deux, je demarre et je fonce tête baissée vers Valencia. L'adresse est facile dans une ZI de Paiporta. Par chance ça roule encore nickel, je me pointe là bas à 17h10. Les palettes sont prêtes, les papiers aussi, le cariste rouspète un peu, mais bon il a pas le choix que de se magner à finir un camion déjà en place, les palettes étant correctes, je vais vite voir la secretaire pour remplir le CMR, une rare bombasse de ce pays, rigolote, souriante et super sympa. Mais malheureusement, c'est un vieux cariste qui devra s'occuper de moi. Il y a 21 palettes, 19t d'extincteurs, le mec me demande si je suis capable de tirer les palettes, t'en fais pas Maurice, ça va aller ! 3/4h pour charger, j'ai plus qu'à passer un bon coup de balai sur mon pare brise deguelasse et me jeter dans les bouchons du soir pour sortir de Valencia. Je voulais faire un complement de gasoil, mais je me susi rendu compte que la seule marque sur l'AP7 c'est : CEPSA, et ils prennent pas la DKV ces batards. Bien sûr la 340 est interdite, c'est bien du racket encore tout ça ! J'ai quand même mis 100l à l'Aldea, pas le choix. Je me pose avec 9h54 à Sant Sadurni d'Anoia, demain j'aurai droit aux bouchons de Barcelone, pas le choix !
C'est pas que je sois mal installé à Sant Sadurni, mais mine de rien, on est vendredi. Alors j'ai mis le reveil bien tôt histoire de publier le France Routiers du vendredi parce que c'est justement vendredi, à 7h30 c'est publié, ça tombe bien, en même temps que la fin de la coupure. Sur Barcelone ça commence à bouchonner, mais avant tout, faut que je trouve une Repsol. Il y a bien celle du CIM Vallès, mais il y a toujours des casse couilles pour te demander si t'en a pour longtemps, 1000L c'est long. Donc, je fais le crochet par celle de Sant Esteve Sesrovires, c'est calme ici. Ce matin, il pèle je prends le café à l'abri en attendant.
Du coup, quand je passe sur le contournement de Barcelone c'est bien miséré de partout, surtout les sorties en fait, en restant bien au milieu ça le fait à peu près. Une fois passé La Roca je peux contnuer ma sieste, mis à part ce foutu vent après Figueras. Côté Espagnol la Guardia Civil assure le show et montre ses muscles à La Jonquera, ça sert à rien mais ça doit rentrer dans le budget. Côté France c'est la douane qui est déchaninée ça arrête du camion de partout, sauf moi et c'est tant mieux, parce que j'ai rien à declarer, à part que c'est vendredi, ecartez vous !
A 14h je vide les extincteurs à Baillargues, quand on vous installera votre prochain extincteur de cabine, vous penserez à moi lol ! Une fois vide un magnifique retour m'attend chez Faure et Machet à Laudun, avant 17h y a marqué sur le message. Effectivement à peine enregistré j'ai un quai direct. C'est un peu long à charger, un lot d'une plateforme pour une autre plateforme, je nage en pleine logistique pure et dure. Il y a pas mal de camions de l'est, j'ai fait un peu l'idiot au moment de faire les papiers pour savoir ou ils allaient, bon, donc c'est le paradis du cabotage ici, peut être parce que c'est vendredi, et que pour faire un Laudun-Marseille y a plus de frenchie ? On doit faire appel à un Lituanien ? A moins tout simplement qu'il y ait des affreteurs peu regardants qui se gavent à mort ??
Bref, j'en ai plus rien à foutre, à 18h c'est chargé, j'ai plus qu'à remonter dans un flot compact de bagnoles, y a encore des vacances, c'est sans fin cette histoire ! A 20h je mets les pieds sous la table c'est enfin le week end, je vous le souhaite magnifique, plein de bisous et on se tient au jus pour la suite ! Merci pour votre fidélité !!!
Après ce magnifique week-end de jardin, il faut se remettre au charbon. Le comble samedi, c'est qu'on a été acheter des plantes à Gamm Vert, si c'est pas malheureux. Sinon, la meilleure nouvelle du week-end, c'est que j'ai récupéré une vraie mine d'or de compost, il était si beau que j'en aurai presque mangé. Du compost de chez moi, 100% bio, avec des vers gros comme le doigt, magnifique. Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. A 1h du matin je mets en route, c'est tôt, trop tôt, mais j'arrivais pas à dormir. Bien sûr c'est le desert absolu pour sortir du village, nickel, je débarque en moins d'une heure à Jarcieu, c'est le signe que ça a bien marché. Un coup de rouleau rapidos, je décroche la semi pour Philippe Rire & Chansons qui va la reprendra vers 6h.
J'ai une autre semi à prendre déjà chargée, un frigo Schmitz tout neuf, tout blanc, je suis en mode discret cette semaine. C'est son dépucelage en somme, ça fait 2 fois que j'ai des semis à depuceller ces temps-ci. Pendant que je mets un peu d'ADBLUE, les 2 vedettes du WEC Castellet, Ludo et Fabien debarquent, bien fatigués. Il est 3h quand je passe l'A46 comme qui rigole, ce matin j'étais motivé par prendre l'A39, bien que j'en ai une sainte horreur de cette autoroute, le jour pointe timidement son nez quand je passe Dôle, et bien qu'on soit lundi, 6h du matin, je trouve difficilement une place pour m'ecrouler au lit une bonne heure.
Tout le long de la remontée sur l'A36, je me suis fait cette relexion, les parkings restent encore pleins, en principe le lundi, après 8h, y a plus personne, tout le monde doit rouler non ? Ou alors je psychote et j'avais jamais fait attention à ça avant. Pas de stau à Mulhouse, je fais le dernier stop et le point sur les heures à Harteim. Le GPS qui est pas le plus fûté de la terre veut me faire passer par Heilbron, mais il croit que j'ai une grosse BMW, je prends donc Freiburg et le Titisee, je me chope 3 ou 4 feux en traversant, mais rien de méchant, et ensuite ça roule plutôt pas mal dans le col. Le reste est juste une formalité, tant et si bien que je me pointe sur le parking de l'A81 à Hegau avec 8h30 de volant, je peux faire la fine bouche pour la place à prendre, j'en choisi une sans vis à vis, impeccable !!! 13h, fin de la journée, première 11 largement validée, j'ai plus qu'à manger et faire une énorme sieste, parce que je suis enormement eclaté !
Le reveil me sort du coma à 1h15. Dehors tout est calme, je suis juste coincé entre deux 3t5 Polonais, va falloir la jouer fine pour sortir. Je dejeune tranquille, et comme on est pas en France, la station est ouverte je peux aller prendre un expresso au chaud, 2€80, mais je m'en fous, c'est ouvert, pas de café qu'on te passe par une trappe ou une machine posée juste à côté des chiottes qui puent. A 1h45 je me jette sur l'A81 déserte, les parkings tout le long degueulent de camions, je plainds ceux qui dorment presque le long de la route, l'horreur absolue pour moi. La nuit est claire, il fait bien froid ce matin, dans le clair de Lune on distingue bien les pommiers du Bodensee, bien que ça ne vaille pas les palmiers de Elche au clair de lune. En fait sur cette route, il faut faire super gaffe parce que c'est truffé de radars, il y a une enfilade de bleds à passer à 30 sous peine de se faire envoyer du courrier. Evidement, j'ai pas tardé à rattraper un fern farher von de nacht, ça me fait un lièvre qui se fera flacher avant moi, mais le gugusse connait le terrain, on se sépare à Singen. Je passe Munich à 5h pile, tout par le ring interieur, en principe c'est que pour les livraisons, mais qui va aller verifier ?? Au premier parking sorti de là, je me pose 1h au plumard.
Il fait jour quand je repars, le trafic lui aussi se reveille, mais dans mon sens, ça roule bien, pas de bouchons, pas de travaux, pas de chiants, ça fait du bien. Du coup j'arrive rapidos en Autriche. Il y a un bail que j'étais pas venu trainer sous les portiques de l'ASFINAG, du coup j'ai eu un moment de doute pour savoir si ma box était toujours opérationnelle, au premier bip, je suis soulagé. Il fait tout de suite plus beau en Autriche, le goudron bien plus confortable, ça pue le fric ce pays. Bien que je sois pas un pro du pays, je connais un bon plan douche, toujours nickel à Mondsee, c'est pas gratuit, mais c'est si propre qu'on pourrait manger par terre. En dessous, il y a le lac de Mondsee, c'est joli. Les journaux ont tous Notre Dame de Paris à la une, et ça en parle aussi à la radio.
Je fais le point sur mes heures et sur ou ça va me faire échouer. J'avais fait une hypothèse basse juste au début de l'autoroute de contournement de Wien, mais ça roule tellement bien que j'ai grave de la marge. Il y a juste ce bouchon persistant justement à cet endroit-là, dû à des travaux. Du coup, histoire de bien prevoir la suite, coup de fil au responsable du GP3 qui me dit m'attendre cet après-midi au circuit, alors que mon mail indique bien le 17 avril. Je pousse donc mes calculs pour voir si je peux arriver jusqu'au transitaire à Mosonmagyaróvár. Y a moyen. Le temps que j'arrive sur Hochstraß, le bouchon de la DDE a disparu, les gars élaguent les branches, et sont passés de l'autre côté niark niark. Du coup je me pointe au terminal TIR de Hegyeshalom, sans encombres. J'ai pris la box HU, un vrai merdier, mais au moins j'aurai plus à trembler avec la vignette si jamais je suis pas dans le bon itinéraire ou s'il y a un changement de programme. Il faut prendre la box à un endroit, la faire charger avec la DKV à un autre, et quand les types sont pas en pause t'as de la chance... Du coup, je me radine au transitaire à Mosonmagyaróvár à 15h10, trop tard de 20 minutes pour caler une 2e 11. Tant pis, je reste là, j'ai mes 9h50 de guidon, c'est déjà ça ! La miss a mis plus d'une heure pour faire les papiers, mais je peux squatter le parking, et ça, c'est GOOOOD !
Pour être à 7h à Hungaroring, d'ici il y a 240km, il faut calculer un peu comme s'il fallait passer une grosse capitale, oui, Budapest c'est une grosse capitale, donc, mon petit doigt me dit de partir à 4h, mais finalement, je suis parti un peu avant, il était 3h45. Je traverse le village de Mosonmagyaróvár, sans reveiller les Mosonmagyaróváriens et les Mosonmagyaróváriennes. 10 minutes plus tard je suis sur la M1, 11 minutes plus tard je vois le panneau lumineux contrôle bascule, 12 minutes plus tard je suis sur la Bascule, RAS. A peine je me re élance qu'en face, on fait des appels de phares. Certes en France, c'est souvent que j'ai des appels de phares pour dire : "tiens c'est ce sale con de chez Duarig", mais ici, je doute qu'on me connaisse, bingo, en fait il y a un flic avec les jumelles, ils sont ravagés dans ce pays. Les premières lueurs du jour apparaissent vers 5h ici, en même temps que le trafic se renforce direction la capitale, et son lot de connards. Ici, c'est 80, donc, je double et les mecs accelerent, pas tous, mais beaucoup en te regardant de travers, jalousie, connerie, problèmes d'erection ? Les 3 à la fois sans doute, mais perso, je m'en fous completement vu que si y a PV c'est pas ces creves la dalle qui vont me le payer. Quand je passe le M0, le ring bien nul de Budapest ça bouchonne pas encore mais presque, il est 6h.
Finalement, je me pointe devant le gardien à 6h40, j'ai bien fait de pas trainer au lit. Le mec joue les gros bras, et ne parle pas un mot d'anglais ni d'allemand, ni que dalle, en principe sur les circuits tout le monde parle au moins anglais, mais pas ici, j'ai donc parlé en Français assez peu élaboré, 5 minutes plus tard le mec sifflait pour que je rentre. J'attaque à livrer direct les teams qui sont encore pas revenus de l'hotêl, mais les tests demarrent à 9h, y a pas interêt qu'il y en ai un à sec. Fait exprès, j'ai pas le transpal electrique, j'ai speedé à mort en tee shirt pourtant il faisait vraiment pas chaud ce matin. Vu que j'ai pas chargé la semi, le lubrifiant est carrement devant, du coup je fais 2 fois les livraisons, je suis vert ! TOUJOURS le lubrifiant à l'arrière MERDE !!! Mine de rien à 9h30 j'ai tout fini, tout signé propre, j'ai plus qu'à aller me jeter sous la douche.
Je repars avec 3h10 de coupure, c'est parfait ! Dans mon sens le M0 est repassé au vert, dans l'autre c'est la cata sur 20km, une horreur. J'ai un voyage à charger vers Udine, je descends via le Lac Balaton, c'est joli et surtout ça roule bien moins, mais ça n'empêche pas les flics embusqués, je me cale à 85, parfois je rattrape un mec et dès qu'il y a une côte, je le gratte en 2 secondes. Pas vu, pas pris, il faut juste savoir qu'ici c'est interdit de doubler sur toutes les 2*2 voies de 5h à 22h. Et 95% du reseau est en 2*2 voies. Après la coupure j'ai voulu aller mettre du gasoil dans une station à 1€22 à Becsehely. Sauf que c'est en travaux, il y a qu'une piste pour DKV, l'autre piste la fille ne veut pas la deverouiller, on est 3 à attendre, il y a vraiment un souci dans ce pays, moi je me casse. Prochain arrêt dès la frontière Slovène à Pince.
Il y a quelques mois j'étais venu déjà en Slovénie, mais j'avais pas eu ma box. Obligatoire, mais qui était pas dispo. J'ai filé la feuille d'enregistrement, 3 minutes plus tard j'avais une box avec sourire et un café. Ici l'ambiance est nettement meilleure ! J'ai plus qu'à terminer mes heures direction Lubjana, ici aussi il y a beaucoup d'interdictions de doubler mais au moins ça roule à un petit 90, il y a plus de trafic mais c'est moins stressant, étrange ! Je me pose à Lukovica pri Domžalah, avec 9h02 le temps de me garer, il est 17h30, et les places sont déjà toutes prises. Je suis pas fan de dormir sur l'autoroute, mais bon, j'ai presque plus de gasoil, je suis vide alors bon !
En garçon serieux que je suis, je mets en route à 5h45. Le temps de prendre le café, bien sûr. Je sais pas comment on dit "Salut un café serré j'ai la tête dans le cul" En Slovène, mais la fille a compris tout de suite, et puis ça parle un peu anglais, ça me va. Le trafic est déjà intense direction la capitale, mais ça bouchonne pas encore. Une fois passé Lubjana, c'est un peu plus tranquille, il y a de moins en moins d'interdiction de doubler on peut enfin un peu rouler, sauf quand même dans les nombreuses zones de travaux, il y a des basculement de chaussée qui defient les lois de la gravité, m'en fous, je suis vide. Il faut presque 2h pour arriver à la frontière, je vais faire le plein à la dernière OMV, dans la zone industrielle de Šempeter pri Gorici. Le gasoil est à 1€26, autant en profiter. La pompe a un bon débit, en 15 minutes c'est fait. 300m plus loin, je suis en Italie, c'est presque la maison.
Hier Maxime m'a demandé d'être au chargement entre 9h et 11h, je me pointe donc à 9h à Magnano in Riviera quelques kilomètres au nord d'Udine. Et là, c'est le drame, le client m'annonce un chargement début d'après-midi. Cerise sur le gateau, j'ai un autre enlèvement à quelques kilomètre de là à Artegna. Sur l'annonce de transport c'est pas du tout ça. J'informe donc Maxime, le chef ici, à l'air tout surpris. Alors, je lui expliqué, imagine, tu vas au restaurant, tu commandes de la viande et des pates. Et puis finalement, tu veux aussi de la pizza, un coca-cola et du fromage, tu crois que tu vas payer le même prix ?? Non, bien sûr, et dans le transport c'est pareil ! Et là, il a compris. Donc, j'ai eu largement le temps de me prelasser sous un douche nickel et chaude, des chiottes nickels aussi, c'est rare de nos jours. J'ai mon téléphone aussi qui a buggué en plein, j'ai dû tout réinitialiser, et perdu toutes les photos.
Comme prévu, à 15h30 c'est fini, je vais vite à Artegna, là, c'est prêt, 4 petite palettes et Venga !!! comme on dit dans le Veneto ! Y a pas lourd, avec 4t5 ça va pas consommer. J'ai hésité à couper par Pordenone, mais Gmap me dit tout vert sur l'A4, du moins dans mon sens, dans l'autre j'ai vu le bouchon le plus long de ma vie je crois. Une file de camions dans les travaux qui remontait jusquà Venzia, un truc de fou ! Ici, Paques, ça rigole pas, par curiosité j'ai regardé, c'était tout bouché de partout direction SUD et EST, mais comme je suis un GROS chatard, que dalle pour moi, à la régule tout le long, plein ouest avec le soleil dans la tronche !!! Mon amplitude aussi en a sacrement pris dans la tronche, je pourrais pas passer Milan ce soir, donc, tant pis, je calcule une planque entre Brescia et Piacenza, j'échoue dans une ZI Alfianello, 20h30, j'ai optimimimisé !
Décidement, pour les parkings tranquilles, je crois que je suis imbattable, j'ai dormi comme un bébé, pas longtemps parce que c'est la pleine lune, mais vraiment bien. Donc à 5h30, je mets en route, j'ai hésité à attendre un peu, mais j'étais chaud comme une baraque à panini. Ce matin, ça roule tranquillos sur l'A21 qui est encore éclairée par la pleine lune, ça fait du bien de rouler au calme, sans être stressé parce que de toutes façons, St Priest c'est à livrer avant 11h30, même avec un 143-470 débridé à mort ça l'aurait pas fait. De nature curieuse, car dans mes ancètres il y a des concièrges, je regarde Map sur Milan, ça bouchonne encore pas. Même en passant Torino à 8h du matin, ça roule peinard, rien à voir avec hier, du coup je me pose à Susa, histoire de prendre un café brioche douche tranquillement.
En repartant, il m'est arrivé un truc complètement incroyable, et ce en pleine journée, j'ai calé ma vitesse à 85, et j'ai rattrapé personne, toute la montée comme ça, c'était vraiment cool, bon, j'ai quand même dû freiner un peu arrivé à la plateforme du Tunnel. Côté France c'est pas la même musique, il y a des tas de travaux, ça avance pas. Quand j'arrive à Crolles c'est déjà le big merdier, moi qui pensais passer la capitale du Dauphiné tranquille ! On se croirait à Budapest !!! Le temps de bactave je déboule à 14h à Jarcieu City, il fait grave chaud, incroyable.
J'ai une mission humanitaire avant de rentrer à la maison, il me faut descendre en bagnole récuperer Yvan chez Volvo, mais avant il doit poser sa remorque chez le carrossier, ça me laisse le temps de laver. Ensuite, je me coiffe, je mets un costard, des rayban et je chope la 508, ptin, c'est pas de la merde. Le seul problème c'est qu'il y a tellement de bouchons sur la N7, que le trafic se reporte sur les routes autour, j'ai beau couper par des routes plus que locales, je tombe sur des touristes paumés, c'est vraiment la cata ce soir, bilan, presque 2h pour arriver chez Volvo. Yvan arrive 20 minutes après encore, le temps de transvaser ses affaire, donner sa liste de travaux sur le camion, et on repart à fond, retour Jarcieu à travers les routes de campagne bien sûr. Je jette Yvan et la 508, et je fonce recuperer mon tracteur, atteler un taut vide pour mardi matin, et rentrement à St Peray, la N7 et l'A7 sont encore au rouge, mais reste le plan N86 ou ça roule du tonnerre, les terrasses à Tournon sont blindées comme en Aout, ptin ! Les gens savent ou il fait bon vivre !!! 20h15 je me pose à la maison, à 15 minutes près j'étais un bandit !!! Juste une chose, lundi, allez pas bosser, je vous donne la journée !
C'est quand même fou ça, t'arrives chez toi, le vendredi soir en pleine forme, tu repars 3 jours de repos plus tard completement explosé, après avoir bossé grave au jardin, et avec 2kg en plus quand t'as fait Paques chez ta mère qui a peur que tu sois tout maigre. Ce matin, il pleut sur mon village et c'est une bonne chose parce que la terre est sèche, bien trop sèche. Je demarre à 7h30, tranquillos, rdv à 8h à Tournon. Ici, c'est pas affolé, les types sont pas opérationnels avant 8h30, 3 jours de week-end ça fait une journée de plus à raconter à ses collègues.
Heureusement, c'est assez rapide à charger, que des fûts vides souillés. Gros avantage, c'est pas lourd. C'est très bien pour mes petits bras tout frèles. Je remonte par la N86, tranquillement, je suis largement dans les clous pour honorer le RDV de 10h30 à déchets land. Vacances scolaires oblige, ça roule nickel, à 10h je suis à Salaise II, comme il y a personne je rentre direct, 20 minutes pour vider et hasta la proxima.
Retour à Jarcieu City pour récuperer le frigo que j'avais chargé jeudi en Italie. Je livre dans une partie toute récente de la ZI de St Priest, c'est la 1ere fois, c'est tout neuf tout propre, il y a un quai et j'ai même 30 minutes devant moi pour faire ma tomate mozza ! Mais c'est vraiment super !! Le hasard faisant bien les choses, le client est à 400m du réparateur officiel de semi à Duarig, oui, la semi est neuve mais le côté gauche des feux lateraux ne marche pas, une fiche toute neuve qui déconnait, made in china. La semi à 4000km et déjà un branchement à la one again. D'après l'electricien ça devrait tenir jusqu'à l'extinction totale de la race humaine, c'est à dire bientôt.
De là, je vais charger un complet de rosiers à Diemoz que je vide direct à Anjour. La pluie de ce matin a cédé la place à un temps archi lourd. Une fois vide, je retourne à Jarcieu, je sais que j'ai droit à une grosse tournée de fleurs avec en plus deux lots ADR. Le temps que le chef dessine une tournée correcte, j'ai le temps de prendre mon bain. A 19h15 je suis retourné à quai à Anjou, ce qui signifie que je repars à 4h16 demain avec 12 livraisons en vue, heureusement c'était pas 13.
Décidement, Fabrice c'est un mec discret, c'est à peine si j'ai senti les palettes de fûts bouger dans la nuit, c'est rare les chargeurs qui font attention au sommeil des chauffeurs. Avant de décoller je finis les papiers et puis je refais un peu le calage, c'est pas que Fabrice ait mal sanglé, c'est juste que je suis casse couilles et que la route pour aller à Corbigny est pas la meilleure et que j'ai pas envie de trainer en route, du coup, au lieu de partir à 4h16, je pars à 4h30, c'est dingue. Pour la dernière fois je passe le périph Lyonnais à 80, enfin 90, la semaine prochaine il passe à 70, avant c'était 110, un jour ça sera 50 ou 30 pourquoi pas ! Une chose est sûre j'ai longuement hésité pour la route à prendre pour Corbigny, et à force de tergiversations, j'ai opté pour le plus joli, Autun, Chateau Chinon, et c'est justement après que c'est bien pourave sur 40km, mais tellement joli ! J'adore le coin de toutes façons, du coup je me radine au Weldom de Corbigny en 4h15, putain, les pétales ont interêt d'avoir été bien collées au départ !
Je sors mes rolls tranquille, à 9h le portail s'ouvre, j'ai une demi heure à tuer, je vais au café du centre situé pas loin du coeur du village. C'est bien foutu quand même. De là, accompagné de la pluie, je rejoins la civilisation, par Clamecy, puis Auxerre ou j'ai le plus gros lot de la tournée à poser, c'est à dire 3 rolls. Comme je suis extremement pressé aujourd'hui, la N77 est fermée à Auxerre au passage à niveau, il faut faire un fameux détour par Chablis. C'est pas que ce soit désagréable, mais la RSE n'a pas de pitié. Par chance pendant midi, il y a pas trop de trafic, ni les travaux à l'entrée de Troyes, je me pointe à 13h au Botanic. Le receptionaire n'est pas là, je vois bien du monde de l'autre côté du portail, je sonne, mais personne ne vient, donc le portail n'étant pas fermé à clef, j'ouvre, je rentre le roll, je prends mon vide, le temps qu'une fille me dise que c'est fermé, il y a le tampon sur le bureau et salut cocotte on parlera une autre fois.
5 minutes plus tard, je me tire, je passe par acquis de conscience un coup de fil à Gennevilliers ou j'ai 3 pal ADR à livrer ; ça ferme à 16h, on sait jamais. Le contact que j'ai sur le BL décroche, et me dit qu'il m'attend, quelque soit l'heure !? Donc, je tente, mais je me dis que ça va être chaud chaud chaud chaud. Je remets les pendules à 0 face à une tasse de café juste avant Sens, Google Map dans une autre main. ça bouchonne déjà bien juste avant Gennevilliers, quand j'arrive sur la N104 c'est déjà la merde sur Ponteau Combaux et tout le long jusqu'à Mitry Mory, j'ai tout fait sur la voie de gauche quand même, et grapillé de precieuses minutes, et comme prévu c'est le merdier complet entre la N410 et l'A86, j'ai tenté de couper par L'Ile St Denis, c'est interdit aux plus de 15t mais je m'en fous de toutes façons en ADR dans le coin c'est interdit partout, je vomis cette région, resultat des courses, le temps de manoeuvrer, de me garer ensuite dans la ZI j'avais 10h19. J'ai tiré un ticket. En tous cas, le gars de l'usine, Eric m'a pas joué de la flûte, il m'a bien attendu, c'est vraiment rare des mecs comme ça de nos jours !
Il est 4h45 quand je demarre, la zone comence doucement à se reveiller, 2 minutes plus tard je suis sur l'A86, et dans l'autre sens il y a déjà un méga bouchon sans doute dû à une fermeture dans le coin, du reste, j'ai jamais compris les fermetures sur Paris, chaque nuit, et le reseau est toujours dans un état aussi pitoyable indigne d'une capitale européenne. Heureusement, je suis vite tiré d'affaire, je rejoins Senlis rapidos il pleuvasse. J'attaque comme prévu au super U de Thourotte juste au dessus de Compiègne, il y a pas de rolls vide en retour, j'ai plus qu'à tout dépotter, le receptionnaire en a un peu rien à foutre, impeccable. Du coup je travers Noyon à la régule, et à 7h je suis au comptoir de la BP à Roye, et ça, c'est bien. Maintenant que le parking n'est plus en open bar, on peut se garer easy.
Livraison suivante à Amiens capitale de la Picardie, il y a un énorme chantier et ça bouchonne déjà de bonne heure, j'ai 3 palettes de fûts à poser chez ID Logistic, en 30 minutes c'est fait et je fonce à Hyper U à Abbeville. L'accès aux livraisons est bien débile, il faut faire un 1/2 tour à la one again, et se taper une marche arrière à angle droit sans visibilité pour acceder à la reserve. Là, aussi, j'ai un roll à poser et on peut pas dire que ça les enchante de recevoir des plantes. Enfin bon, un coup de hayon, et je ripe direction Arras à travers la riante Picardie, bien arrosée ce matin. Le drame de ma journée a eu lieu après Doullens quand mon chef m'a envoyé une ramasse à faire paumée entre Peronne et Amiens pour le 26. Ptin !! Déjà que c'est pas simple à s'organiser !!! Tant pis, je fais ma livraison à Arras, le contournement de la ville est un supplice, devant il y a un IVECO à gaz qui avance à 20km/h au moindre faux plat, vaut encore mieux acheter un Massey Ferguson.
Je me suis mis d'accord pour 13h30 pour la ramasse, l'usine à Harbonnières est dans un sale état, mais le portail reste ouvert, et le quai est libre. A 14h je suis chargé, après bien sûr avoir tout bougé pour mettre dans l'ordre. Du coup c'est mort pour faire aujourd'hui le Super U de Nieppe, je trace direct au Jardilant de Grande Synthe, j'ai coupé à travers par Doullens, un vrai chemin de croix, quand ça peut rouler y a des tracteurs et quand y a pas de tracteurs des grumeaux, et sinon, toute une floppé de bleds à passer, sinon c'est joli mais quand t'as le temps. Du coup je me radine à Grande Synthe avec 9h00 de volant, fait exprès, il y a des routes barrées de partout dans le coin aussi... Dans mon malheur j'ai de la chance, il y a grave de place pour squatter dans le coin, j'avance du quai à coup de 20 secondes, OUF. Et je valide une belle 11 !
Ce qui me motive le plus ce matin, c'est de tout faire pour passer Lille avant le merdier. Donc, je demarre à 5h30, en croisant les doigts pour tomber sur des gens de bonne volonté au Super U de Nieppe. Le temps est frisquet ce matin, Michel Galabru dirait que c'est le NORD, mais c'est pas non plus la lapponie. A 6h15 j'appuie febrilement sur la sonnette, je repensait hier au coup de fil, "pas avant 7h30..." J'annonce que je viens livrer un roll, mais je dis pas de quoi et je le descends vite fait au hayon. Quand le receptionaire arrive, il me dit, ah merde c'est des fleurs, mais finalement, un responsable qui s'ennuyait par là, me signe mes papiers, ouf !!! Je remballe vite fait le roll vide, et je fonce vers Lille, je passe juste juste juste avant le bordel, du moins ça roulait, sans encore bouchonner.
Du coup, ça a si bien marché que je me suis arrété à la Sentinelle ou il y a du café, des croissants, des chiottes et des douches. Du coup, quand je repars, je suis un homme refait et tout neuf, prêt à emprunter les terribles routes du grand nord, enfin Maubeuge, sa traversée cahotique, puis la N2 et enfin cap à l'est avec la riante N43. Autant dire que dans le coin, y a un paquet de bleds, de hameaux en lambeau, c'est dommage. La route est vraiment pourave, on se croirait sur le reseau IDF. En Ardèche, il y a des routes sinueuses, pas larges, mais pas vraiment de trous comme ça, ici c'est tout droit, y aurait moyen de faire quelque chose, mais non. Finalement il est 10h30 quand je débarque à Cliron, 2 rolls à poser, ça bricole pas, et je termine enfin ma tournée à l'est de Charleville à Vivier au Cours. Le receptionaire m'attendait hier, je sais pas faire de miracles.
Le temps de finir d'empiller les derniers rolls, j'ai un complement pour Avignon à prendre à Rocroi, bien sûr j'arrive juste après midi là bas, mais chez Durbecq ça bosse dur, et les chauffeurs c'est pas des feneants, du moins ceux sur lesquels je suis tombé, du coup, j'ai pû remettre mon voyage dans l'ordre. Grand soleil pour descendre dans le sud, je passe par l'autoroute de ma jeunesse, Suippes et j'échoue dans un bout d'impasse de zone industrielle à Chaumont, y en a bien assez pour aujourd'hui !!!
Quand le reveil a sonné à 3h ce matin, j'avais envie de le casser, de l'insulter, de lui dire d'aller bien se faire taper dans la colonne, j'étais furax, mais le reveil, au même titre que le flic qui te mets un pv, comme le ss qui court après les petits enfants pour les gazer, il ne fait que son boulot ! Bref, à deux doigts de replonger pour 2h, mais comme je suis quand même un peu sérieux, je déjeune, et en avant. Ce matin, il pleut, et mis à part quelques nuiteux égarés, il y a pas foule sur l'autoroute, c'est pas ça qui me dérange le plus en fait. C'est pas la grande forme ce matin, il faut bien avouer, mais le camion pourrait rouler aussi bien chez Vlantana "we know the way" ce qui tombe très bien. Je passe l'A46, il est 7h, c'est samedi, 0 coup de frein, sauf à 1000m de Communay, je m'écroule 45 minutes dans le plumard garé comme une merde à l'entrée de la station.
De là, ça va nettement mieux, je roule encore une vingtaine de minutes et je me dis que je mérite un bon café et un croissant, je fais ça à l'Aire de Roussillon, c'est une tradition. En passant à Anjou, je jette mes 3 piles de rolls vides, et rentrage à quai au dépôt, Georges et son fils sont toujours là pour donner la main, on transvase mes palettes dans la semi de Lionel, oui, parce que moi je suis en vacances en fait ! C'est cool !!! Je fais un coup de lavage au camion avant de partir, il en a bien besoin et le soleil brille maintenant, ce qui signifie, t'es en vacances mec !!!
Je rentre vite fait à St Peray, et quand j'arrive à 12h33 je croise mon fils qui roule aussi, mais avec une Kangoo vraiment dans un état lamentable, pas digne de la bagnole d'un titulaire, MERDEEE !!! Allez, roulez tranquilles la semaine prochaine, je serais pas là, et oubliez pas le muguet !