| Carnet de bord de Avril 2014 | Partager sur Facebook |
Cette nuit, j'ai ronflé si fort, que par moment ça m'a reveillé, et ça me faisait rire. Et puis à 8h30, il a bien fallu que je me fasse une raison et que je traine mes 99kg jusque chez le transitaire. Comme prévu, c'est le brin. La fille au bureau prend mon numéro de téléphone non pas pour un RDV kokin ulterieur mais pour me donner une idée du delai d'attente pour les opérations administratives. En sortant du bureau, c'est pas une fourchette que j'ai, mais un rateau. Soit aujourd'hui, soit demain... Cool. Comme j'ai une confiance folle en mon chef, je lui fait part des dernières infos, en me disant qu'il n'a nullement l'intention de me laisser dorer la pilule en Lombardie 24h de plus... J'entreprends donc de trier le milliard de photos prises ce week-end, quand Daniela me téléphone. Comme prévu c'était pas pour me filer un vieux rancard, mais juste pour m'annoncer que je serai OK avec la dogana à 11h ou 11h30.
Nouvelle qui réjouit mon patron.
A 11h15, la miss Dogana me refile les documents duement tamponnés, biffés, remplis et je peux partir. Mais avant, je dois encore passer à quai recuperer une palette en retour. Là, c'est compliqué, et les dépôts logistiques, qu'ils soient en France, en Italie ou en Espagne, sont truffés de types qui en ont rien à cirer de rien, du coup, encore une heure à se prendre la tête, mais à midi et des boulettes, je suis parti de Melegnano. Vu que je suis pas super pressé par la pendule, et que j'ai pas envie de me risquer à passer Milan, je decide de couper à travers les champs de riz par Pavia. J'aime bien le coin, ça me rappele ma courte carrière chez Debeaux... Et oui, c'était le bon temps de la pulvé, mais je me suis fait lourder au bout de 6 mois. Quoi que, j'y serai resté, je serai au chomage aujourd'hui... J'ai pas honte de m'être fait lourder vu que c'était pour la bonne cause, j'ai jamais voulu balancer un type qui avait arraché le portail de chez Debeaux à St Priest en me rendant service, du coup pas de renouvellement de contrat. Enfin, je m'égare, je m'égare... Arrivé à Torino, je tombe sur un gros bouchon qui fait perdre bien 20 minutes, juste pour un peu de tôle froissée, mais la curiosité fait freiner... Du coup, je me paye un bon café à Susa, et par curiosité, j'ai maté le prix de Ricard qui reste toujours 3€ plus cher qu'en Espagne.
Presque 45 minutes de perdues au tunnel en attendant l'escorte. Je suppose que la fille qui est chef d'escorte a du avoir une envie pressante car le gars qui fermait le cortège avait l'air bien remonté. Le pire c'est que la meuf roule mal, en théorie c'est 70, mais elle a pas une vitesse regulière, ce qui est trés chiant pour garder les 150m et depasse jamais le 65... Enfin bon, ça dure que 13km. Ensuite, soleil dans la gueule pour traverser la Maurienne, une dernière 30 de coupure avant Grenoble, et il est quasi 23h quand je debarque sur la pointe des pieds au dépôt, y a mon pote qui dort à quai alors je fais pas de bruit chuuuuut.