FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Avril 2012 Partager sur Facebook
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  • C'est ici que ce réunissent les futurs présidents
    Ok mec, je m'arrête, chuis pas fou
    A la cartoucherie
    Là haut c'est tout bouchi
    Le Perthus, le vrai !
  • Mardi 17 Avril 2012
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    Il fait frisquet ce matin à 8h, mais le soleil est radieux, il n'y a pas de vent, enfin une belle journée qui s'annonce. Le parking est pratiquement vide quand je finis par demarrer un peu avant 9h. Je ne suis pas spécialement pressé puisque là ou je recharge ça sera prêt qu'à 10h, ce qui signifie en langage espagnol 11h minimum. Je me lance donc direction Valls par la bonne N240, il y a déjà un bail que j'étais passé par cette natio sinueuse, des travaux pour une autovia ont bien débuté, mais il semblerai qu'ils soient stoppés, par manque de crédits sans doute. De toutes façons, il y a très peu de trafic sur cette route, tout le monde passe par Reus, mais à vide, ça n'a aucune importance. Je roule tranquille jusqu'à Lérida en passant par le centre de la ville j'y ai vu quelques vestiges encore debout de la vieille vieille N2, je me souviens même il y a longtemps avoir eu un RDV avec un rippeur ici pour faire des ramasses pour TROTA dans les champs, mais ça date. Bien évidement, je trouve pas du premier coup la cartoucherie ou je dois charger, j'ai compris au téléphone, et c'est un gars en VL de chez Buytrago qui me met sur le bon camino, le tout contre une Ducados! Une fois en place pour charger, le chef vient me voir avec une tête peunaude. Et oui, bingo, c'est pas prêt, la machine est en panne. Il manque 2 palettes. Il fait beau, pas la peine de s'emboucaner, je me mets au soleil avec un bouquin pour faire style je suis un intello je lis un bouquin.

    C'est finalement à 13h et des boulettes que je ferme les portes avec 23T de cartouches pour la chasse, pas la peine de mettre les plaques c'est du limited quantities. Avant de décoller je me paye un bocadillo à la Casa San Miquel et c'est parti pour la traversée de la Catalogne via la A2 tranquille pépère, très peu de trafic, et personne pour m'enquiquiner. Je passe Barcelone comme une fleur, d'après le GPS je pourrais aller ronfler à Vaison ce soir, je me pose avec presque 4h de guidon chez Padrosa à Figueras prendre une bonne douche en sécurité. Là, je tombe sur un français qui vient pour la première fois en espagne, il a besoin d'infos pour aller sur Gandia. Echange de bonnes infos, il m'apprend que l'autoroute est quasi bloquée par un camion couché au niveau du Perthus. Big bouchon. Alors plutôt que de stopper juste 30min, j'attends 1h30 histoire que ça se décante.

    Quand je repars, je met le 19 à fond et j'essaie de dechiffer les hurlements des routiers espagnols moyens. Visiblement c'est bien le binz sur la montée, par précaution je garde donc la natio et effectivement ça bouchonne dès la sortie du grand péage, arrivé au dernier rond point je vois que ça bouge toujours pas. D'un coup ça m'a pété, j'ai pas eu envie de passer 2h pour passer le bouchon et je brave l'interdiction par la natio via le Perthus. J'ai croisé les mossos et j'ai tourné la tête. Pas un camion pour m'accompagner, juste une dizaine de caisseux collés au portes du frigo. J'ai traversé le Perthus tout doucement, et le noyau d'olive que je m'étais calé entre les fesses a fini par donner 10L d'huile arrivé au Boulou ou j'ai poussé un OUF de soulagement une fois de retour sur l'A9. Je sais, c'est mal, mais j'ai gagné 2h minimum. 20km plus loin, il y avait encore un bouchon, je suis sorti juste avant à Perpi sud, ras le bol de ces travaux, c'est abusé. Je pense que certains aujourd'hui ont dû pulveriser des records de lenteur. Tout le reste de la montée sera bien stressant, tout le monde est plus qu'en retard, personne ne lache rien, tout le monde laisse glisser dans les descentes, c'est chaud patate ce soir. Pour ma part, j'arriverai pas à rejoindre Vaison ce soir, c'est pas la peine. Les compteurs sont tous à l'orange vif quand justement je sors à Orange, j'ai bien vu Mich07 au routier le long de la N7, mais c'était plein, je me pose pile avec 9h59 à l'entrée de Jonquière sur un bout de terre dans la zi, quelle journée !