FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2014 Partager sur Facebook
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  • D'ordinaire, je dis pas aux mecs qui roulent dans la boue
    quelques heures plus tard, il avait un sabot !
    A Garonor
    Juste juste juste à l'heure...
  • Mardi 18 Février 2014
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    Il est minuit passé quand je suis vide, et j'ai encore pas fini la journée. Je vais au dépôt, dans un premier temps il me faut laver le plancher, j'en profite aussi pour passer un coup de rouleaux parce qu'il y a un moment que j'ai pas eu l'occasion. Je suis surtout pas un grand maniaque mais là ça devenait urgent... J'ai plus ensuite qu'à decrocher mon beau frigo qui brille pour recuperer une bonne vieille taut qu'on m'a chargé hier soir. Le temps que je me karsherise à mon tour, il est presque 2h du matin. Je fais le point avec les heures, reste 3h40 pour faire 10h. En gros je calcule que ça me fait Pouilly. Vu l'heure je passe Lyon à la régule ou presque parce que je suis bien chargé et en plus en ADR. Ensuite, c'est le desert absolu à la montée. J'ai rarement vu ça. Je veux bien admettre qu'il soit tôt, mais là, ça craint. Il y a un juste un frigo belge qui m'a doublé comme une fusée, il y a bien longtemps que j'avais pas été déposé comme ça. Encore une fois la preuve qu'il y a pas de boulot et que le peu qu'il y a est tordu... J'essaie de m'interesser aux infos du matin, mais les resultats des jeux olympiques ne me font absolument pas bander, j'ai plus qu'à ecouter Fun Radio ! Pour vous dire à quel point je suis tombé... Comme prévu et sans surprise j'échoue à Pouilly ou je trouve assez facilement une bonne place pour roupiller, au moment ou je me pose, mon voisin demarre.... 30 minutes au ralenti avant de partir, record pulvérisé ! Bien bossé finalement.

    Y a pas à dire, dormir le matin, c'est le top. Un tour sur le net, un tour à la douche et déjà j'ai mes 9h de guidon. Je me mets en route en me disant que je suis dans la merde. J'ai profité d'une bonne connection internet pour voir un peu la gueule de la rue à Bobigny, le client lui-même est pas trop sûr bien que selon lui des camions viennent dans la rue. Je fais donc appel à un ami jean-pierre. En l'occurence, c'est Phil le spécialiste des plans foireux qui me dit tout de go, moi, j'irais pas. Finalement, la solution est trouvée, je laisserai le groupe electrogène à GARONOR, ça sera bien plus simple, et je pousse un ouf de soulagement qui s'est probablement entendu jusque dans l'infini et au delà... Reste juste à savoir comment va passer la capitale de la France, honnètement, ça a été au delà de mes esperences, "à la régule" j'ai vraiment du cul parce que dans l'autre sens il y a au moins 8km de bouchon vers Collegien. Des années que je suis pas venu à Garonor, ça a changé un peu, surtout c'est desert. Un petit 15 minutes à quai et je fais les 30 restantes du côté de Compiègne.

    J'ai un ferry à 23h à Calais. Je suis reparti de Compiègne bien trop tard pour l'avoir, mais faudrait être con pour pas le tenter, ça va se jouer à quelques minutes. Il me faut solliciter toute la bravoure du 500FH, et il en a sous la cabine le salaud !!! Vu l'heure ça roule nickel sur l'A1 et encore plus nickel sur l'A26 ou il se met à pleuvoir... Je déboule comme un fou à 22h30 au port désert, en plus, j'ai droit au contrôle co2, arrivé au guichet de MFL, le gars me dit 3h15... Le minuit est annulé. Je lui demande de me rendre les papiers j'irais à DFDS, et finalement, un coup de fil plus tard, je traverse le port comme un allemand qui fait la course avec Samir Naceri dans TAXI, à 22h50 je suis posé sur le pont. OUF.