| Carnet de bord de Avril 2012 | Partager sur Facebook |
Je me gèle bien les glaouis ce matin au cul de la semi pour faire le pompiste, pas de doutes on est pas en Espagne. Même les rares rayons de soleil n'arriveront pas à réchauffer l'athmosphère. Je traine ma misère comme ça jusqu'à 14h, je remballe tout comme prévu, et j'ai toutes les peines du monde à sortir vu que je suis coincé au milieu des paddocks. Les allemands sont bien organisés, un coup de talkie walkie et je peux reculer en toute tranquilité. Mon plus gros soucis, c'est trouver la taxe MAUT. Et oui, j'ai eu l'adresse de mon rechargement qu'une fois ici, du coup, j'ai pas pu anticiper. Je tente ma chance le long de la N36, mais il y a nib. De fil en aiguille, je me retrouve quasi dans le centre de Manheim, l'endroit me dit quelque chose, oh nom d'une fellation !!! Je vois le panneau Grossmarkt, demi tour gauche, station service, LKW Maut, y a bon Banania ! Au moment de sortir de la station, enorme explosion, c'était drôle de voir le pompiste qui devait peser dans les 300kg en train de fumer son joint à l'exterieur sursauter comme une majorette ! En fait c'est juste un mec qui a gonflé son ballon de foot un peu trop fort. Je reprends mon chemin tout mouillé de chaud pour contourner Manheim et me retrouver dans une zone industrielle dessinée par Ramstein et Nina Hagen. Je me retrouve dans la cour d'un transporteur, personne ne connait le nom de mon client, il y a au milieu de tout ça un cariste alcoolique, un mécano avec de la graisse jusq'aux oreille, et deux meufs maquillées comme des voitures volées. J'ai un numéro de contact, j'appelle, et je comprends "warten 1std" ce qui signifie attends une heure. Ici ?
J'ai donc attendu pratiquement 2h avant qu'un type arrive, tire le frein à main, pose le quai et me charge 3 palettes d'une valeur parait il plus que supérieure à 50 fois ma feuille d'impôts. J'ai des messages de partout comme quoi il faut sangler et surtout arriver au plus tôt avec ça demain à St Romain Lachalm. Personnelement, ça me fait une belle jambe moi, en partant à 17h d'ici, il faut pas s'attendre à des miracles, c'est tout bouché bouché. Alors ni une ni deux je m'arrête me prélasser sous l'eau à Brushsal car j'ai pas osé aller à la douche à Hockenheim, trop cradingue. Malgré tout ça quand je repars les bouchons correspondent aux orages de grèle, plus les travaux, ça donne rien de bon. Je garde néamnoins l'A5 tout le long, pas envie de me cogner Strasbourg et encore moins les travaux au barrage à Baden Baden. Oui, faut penser à tout, et surtout on m'a dit, au plus tôt ! Alors 80 ADR Primeur tout le long ! J'atteris ma pause kawa à l'aire d'Ecot juste après Montbeliard. Il y a du bon café la bas, sauf que la miss pose le panneau "bar fermé" pile comme j'arrive, je me rabats donc sur mon ami Miofino, expresso sucré.
Il me reste en tout et pour tout 4h25 de volant. Ce qui constitue une bonne marge, d'autant que maintenant il fait nuit, tous les chats sont gris et puis il y a personne. Chouette ! Je peux à loisir revisiter ma cdtèque en chantant faux, j'adore ça. Chanter juste je sais pas faire. L'A46 se passe aussi sans aucun soucis et je me pose à Communay au parking sécurisé, au moins, je suis en sécurité ici, je peux pas m'echapper, je m'attache moi-même à une arbre. C'est pas le tout, mais il est déjà 2h30 quand je ferme mon disque. Mais non, j'ai pas de disque, c'est juste une expression...