FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Avril 2012 Partager sur Facebook
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    Les contreforts de Crussol
    La crise !
  • Lundi 23 Avril 2012
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    Ben oui, c'est lundi, c'est la rentrée en plus ! Je demarre à la même heure que les écoliers : 8h30, et ça me va trés bien. Il fait un temps superbe et calme sur St Peray ce matin, un temps à faire du jardin. Je fais un mimi en partant aux deux guignols qui me servent de voisins et à mon tour de me mettre au boulot. Ma mission est on ne peut plus simple : descendre à Nimes et y être avant 11h. Du boulot taillé sur mesure. Vu qu'en plus j'ai 3t dans la semi, ça roule nickel, l'aiguille du turbo bronche jamais, j'atteris un peu avant 11h chez le client. C'est d'ici que partent tous les invendus des meilleurs bouquins de Patrick Topaloff, JP Foucault, Maité, enfin, tous les intellos de notre pays et se retrouvent dans les stations service dans des box en cartons jaune, je livre les box, vides. Bien entendu je suis au mauvais dépôt, mais j'étais pas loin, un portail en face. Le cariste est super gentil et rapide, j'ai le temps quand même d'attaper un jus au snack d'en face. Une fois vide, je pensais aller moisir dans un dépôt de la rue Magellan à Miramas, mais non, je dois bosser et filer à Le Pontet, charmant petit village au nord d'Avignon. Pour charger 10 pal. Mais voilà, c'est la pause, j'ai faim, j'en profite pour casser la croutas en écoutant les analystes politiques, je les adore. Ils ont été aux mêmes écoles que les politiciens. Ah finalement, j'ai quand même été voter, j'ai été pris d'un remords, d'un sursaut, mais j'ai fait une connerie, j'aurai pas dû.

    Dans cette usine old school, c'est bien sympa mais pas très rapide. Je suis le même chemin qu'un vieux hollandais qui est dégouté de la tournure que prennent les choses, il a un camion encore plus pourri qu'un Bulgare pauvre, ce qui est rare pour un batave. Une fois chargé, je dois encore monter sur Montélimar pour seulement 2 palettes que mister camion-remorque a pas voulu attendre, je peux rien lui dire, l'autre fois il a récupéré le transpalette que j'ai pas pû garder, mais là, on est quitte, je lui dois plus rien. Je vais quand même moisir une bonne 1/2 heure ici, tous les quais sont pris. De là, je fonce sur Jarcieu du mieux que je peux, le ciel alterne entre averses et éclaircies, un temps de mars.

    J'hérite d'un voyage de petit poucet une fois vide, du moins je recupère le frigo qui était là depuis samedi, une fois reparti il remet à tomber des cordes, plus je descends plus c'est pire en fait, arrivé à Nimes c'est le déluge. Je repère la rue pour demain et je me gare au plus près que je peux, il est quasi 23h quand je termine cette journée automnale.