| Carnet de bord de Avril 2014 | Partager sur Facebook |
Il est 3h du mat, je décolle et libère la piste de lavage. Derrière moi, il y a 4 ou 5 camions qui attendent. Bien sûr que c'est pas vrai, je suis pas comme ça. Une fois sur l'A7, je me cale une bonne série de CD pour me mettre en forme et m'enerver un peu. Sans stress on se fait chier à 90 ! Mais ce matin, ça roule plutôt bien. J'étais bien tranquillement en train de préparer mon sac de douche à Narbonne quand Ludo m'a appelé au téléphone juste pour deranger, j'en suis sûr. Avec 9 douches, on attend jamais au centre routier à Narbonne, c'est nickel. J'avale un café, un croissant et 45 minutes plus tard je ripe en serrant les fesses à la sortie ; oui le système de fermeture est bloqué en bas, j'hésite à passer car j'ai peur que le machin de releve à mon passage. Heureusement rien n'a bougé, respire Phil26. En chemin je croise mon pote qui remonte tout mouillé de chaud de Catalogne, pour ma part je retrouve le roi des pistes ensablées du hoggar, l'ami Olive66 roi du pétrole et du linge propre aussi. On traine pas parce que le sportif à 40 clients à livrer ce matin faut pas deconner. Je livre ensuite à la chocolaterie, bonne pioche il y a personne aux emballages, en 30 minutes je pose mes 23 palettes.
Après je me suis retrouvé calé sur le 7 avec Ludo, fini la tranquilité pour moi. Mais non, il est brave Ludo, on l'aime bien au village, il est comme mon tonton, il fait des super blagues ! Comme il insiste lourdement, je le laisse payer le café à La Jonquera, moi j'ai pas un radis. Après avoir croisé Dridri qui porte une pelle de 80T sur le col de cygne, Ludo m'abandonne à Parets et je me radine plein d'espoir chez Alstom à Santa Perpetua. Sauf que il faut attendre, le portail est envahit de grevistes et de bagnoles, les syndicalistes sur succèdent sur le podium faire leurs speetch. Y en a un on dirait Castro, j'ai eu peur que ça dure 3 jours son discours et finalement à 14h tout le monde s'est barrer s'engouffrer à la cafet pour manger. J'ai donc pu rentrer en vider après que le gardien passablement enervé m'ait pri la tête avec les pompes de sécu que je mets pas au pieds quand je conduis.
Une fois vide je vais à Castelgalli charger un complet de productos chimicos peligrosos. Mais c'est pas sûr que je charge aujourd'hui. Ptet demain. Une heure plus tard, le responsable logistique me demande mon ADR et mon CMR, ce qui signifie que je vais charger IMPECCABLE DE VELO comme dirait mon tonton ou Ludo42 ! Déjà 8h30 de guidon, ce soir j'ai de quoi rouler jusqu'au coll de Revell qui culmine à presque 750m d'altitude, je serai bien là ! De toutes façons, y a pas bien le choix dans le quartier. 17h et des boulettes, finito le travail !