| Carnet de bord de Avril 2012 | Partager sur Facebook |
Alors !? Vous avez vu un peu comment on a Ripolinisé les CDB ? Et puis toutes ses tâches automatisées sur le site avec cette nouvelle photothèque ultra moderne avec adblue et tout ?? ça valait bien 6
semaines d'interuption non ? A l'instar de not président Sarkozy qui disait quand il était encore au pouvoir "travailler plus pour gagner plus" moi je dis : "travailler moins, pour publier plus et gagner pareil"... Bon c'est nul, c'est pas ces 6 semaines de break qui m'ont rendu plus intelligent, irrécupérable. J'entends encore éclater la joie de Magnum Régis quand je lui ai annoncé la nouvelle : "Bon, c'est bon, on a trouvé grâce à Aurélien un super système pour publier rapidos, tu peux recommencer à écrire à partir de lundi" Si vous l'aviez entendu !!! Il a promis de faire court et de raconter ses meilleures blagues. Et moi aussi j'ai décidé de faire court, parce que vous risquez d'avoir d'autre lecture d'autres routmans qui vont faire de temps en temps des CDB aussi ! Oui, je sais, c'est génial !
Ce soir je suis parti la fleur au fusil, il était 21h45. Je sais que c'est mal, que c'est de la concurence déloyale, mais j'avais prévu un peu large et du coup le chien de mon voisin faisait qu'aboyer, j'ai donc écourté notre conversation. Lui non plus ne sais pas encore pour qui il va voter au 1er tour. 15 minutes plus tard j'étais sur la
magnifique A7 à 90km/h, enfin 89km/h. C'est long. En plus j'ai tellement bouffé ce week-end que j'ai pas la gniare. La pause café est loin, enfin, elle est fabrègues. Ambiance sinistre dans la station, tout juste animée par des ptits bouts de choux qui tapent des sprint en couche culotte au milieu des rayons de la station. C'est les vacances, et ça se voit, il y a pas beaucoup de camioneros, ni ici, ni sur la route. Dernière partie de coupure au village Catalan juste avant la frontière, le gars habituel n'est pas là, j'ai donc personne avec qui papotter. Car j'aime bien pappoter. Tant pis, je fais le minimum de coupure réglementaire et vu le poids extrème dans la semi je monte El Pertus à la régule ou presque. Je sors de l'autopista à Figueras, il y a personne sur la NII non plus si bien que je perds quasi pas de temps, et puis ici, il y a encore pas pour l'instant de radar discriminant.
Je me pointe à 5h chez Norberto Dentressanglas à Montmelo, il y a presque pas de camions à quai. Ismael me fait mettre à quai directos muelle 12, j'ai à peine le temps d'arriver sur le quai que le cariste a déjà commencé à déballer. Qué pasa ??? 28 minutes pour dégrouper et signer le CMR, c'est à peine croyable ! Un complet de groupage aussi rapide, c'est dingue !!! Il ne me reste donc plus qu'à rebrousser camino et remonter à Hallouf ciutad, il y a si longtemps que je suis pas venu là que j'ai dû mettre le GPS. Coup de bol, le portail est ouvert quand j'arrive, et une semi sort du lavage au moment ou j'en ai besoin, il y a des fois ou tout va bien, je vais croire que c'est de taper le CDB qui porte la baraka, 8,5 de moyenne !!! 7h du mat je suis face à mon écran et je me demande bien ce que je vais pouvoir raconter comme conneries pour redemarrer mon CDB. Tiens et si je me foutais un peu de la tronche à Régis, ah oui, ça c'est un bon début !
Il est quasi 15h quand je finis par m'extirper de mon cockpit, je tente de tirer le plus droit possible vers la machine à café. Aucun doute possible, le temps est humide, je suis tout tordu. Autour des quais, c'est la débandade, hier c'était férié, aucun cochon n'a été ni abattu, et encore moins débité en tranches, bref, il y en a pour un moment avant de charger. Ce qui tombe plutôt bien, comme ça je pourrais à l'aise caser une 11h de coupure, comme ça, c'est fait. Je profite de ce temps pour refaire le monde avec les chauffeurs sur place, même si ça fait pas avancer le schmilblick, ça à l'avantage de faire passer le temps. C'est finalement moi qui serait le dernier ou presque à me mettre en place à quai, je vais y rester à peine 10 minutes, le temps de faire le CMR, un dernier kawa à 19h et des boulettes je partais frigo hurlant, la viande a encore pas eu le temps de refroidir.
En Catalogne, il fait moche ce soir, mais ça n'empêche nullement les mossos de casser du routier, c'est devenu un sport européen. Pourquoi se priveraient ils ? Ils ont tous les droits et surtout personne ne moufte, trop peur de se faire saigner aussi, parce qu'on a tous à un moment ou un autre quelque chose à se reprocher sur 28 jours. C'est comme ça qu'on crée une génération de routmans désolidarisés. Mais je m'égare. Passé les Albères le temps est toujours plus pourri, et devant ma calandre il y a 14km de bouchon après Le Boulou. Vu que je deteste ça, je sors et je monte tranquille Emile par la N9. Sur ma gauche je vois des bribes de bouchon, des dizaines et des dizaines de camionneurs empillés les uns derrière les autres. Je récupère l'autopista à Perpi Nord au milieu d'un troupeau d'enervés. Bien que je m'étais annoncé pour 1h30 à Pont d'Isère je me fais pas d'illusion, ça sera pas possible, je peux pas y faire grand chose de toutes façons. Je mange vite fait sur le gaz à Nimes, je vois un truc hallucinant, un type en frigo qui a rien trouvé de mieux que de faire un 1/2 complet sur le parking en escaladant le trottoir de séparation du milieu du parking, rien de moins, j'ai eu mal pour le camion, bon, c'était un Mercedes, ça tire pas, mais c'est costaud un Panzer.
Je finis par me ramener forcement bon dernier chez TDV à 1h45 avec juste un petit 15 minutes de retard, du coup c'est pas moins de 4 transpalettes qui se sont rués sur ma bidoche. A peine le temps d'avaler un café court sucré. Encore une heure d'effort sur une nationale 7 détrempée pour rejoindre la zone industrielle de Jarcieu afin de laver le plancher du frigo rempli de gras et de sang, il y avait de quoi faire un boudin ! 3h30, fin des opérations, j'ai plus qu'à vous souhaiter una buenas noches !
Il fait vraiment moche quand je sors de mon 4 étoiles pour rejoindre la machine à café. Bien sûr au reveil j'ai oublié les papiers, bon, je suis pas loin. Quand je retourne au camion, il fait beau. Vu que j'ai un peu de temps avant de finir la coupure je fais deux ou trois bricoles avec l'aide inestimable de Franck, et il se remet à pleuvasser. Une fois ma coupure finie, il fait un soleil magnifique alors je me pose vite fait sur la piste de lavage. Il s'agit d'être propre et beau pour aller à St Etienne. Deux ronds points plus loin, j'attape une averse, bon tant pis, il faut de l'eau si on veut pas être à sec à la mi juillet. Vu que j'ai plus rien à becter je m'arrête à l'arrache à l'Intermarché de Chanas, j'ai fait tellement vite que j'ai failli oublier l'aioli, et oui, toi qui me lis et qui est folle de moi en secret, figure toi que tous les soirs j'ai une sale manie, je me fais une tartine d'aioli, c'est trés bon l'ail. Le frigo est plein certes, mais j'ai pas le temps de becter je dois être à St Etienne avant 15h30. Juste avant St Etienne, je tombe entre deux averses sur notre miss TRM à nous : Nachtka, mais on a pas le temps de papotter, je file chez mon client, une fois dans la cour, je reçois un texto, c'est pas la bonne adresse je dois aller à St Priest en Jarez. C'est pas que ce soit loin, mais c'est emmerdant, heureusement ça roule plutôt bien, et les gens de l'usine sont vraiment sympathiques ce qui est pas le cas partout. Une fois les 3 palettes de pièces auto chargées, je file à Andrezieux charger le reste en produits chimiques.
Il reste en tout et pour tout 120cm de plancher, mais le chef me fait rentrer quand même à la base. Bien que je sois chargé dans l'ordre, je sens que je vais pas garder le voyage, je sais pas pourquoi, une intuition. Chose extraordinaire, il pleut sur St Etienne et c'est franc le boxon, mais heureusement il y a un grand soleil sur St Chamond, la pluie je la retrouverai que bien plus loin du côté de Rive de Gier. Quai n°2 qu'il a dit le chef, aussitôt à quai je vide les clients et surprise du chef toujours, je décroche pour aller récuperer une taut chargée en arbres pour une destination exotique en Suisse , à environ 10km de Bardonnex. Je vérifie si j'ai mon passeport, tout est OK, la plaque TIR est en place, y a plus qu'à ! Armé de la magnifique ex semi à Lionel le rugbyman je coupe à travers champs pour rejoindre la Tour du Pin. Tout autour les sommets sont blancs comme en plein hiver, j'y comprends plus rien. Pas grand monde pour rouler ce soir, tant mieux c'est cool. Je suis passé pour la première fois sur la nouvelle autoroute qui relie Annecy à la Suisse, il y a un tunnel vraiment balaise, et on gagne un temps fou, c'est bien sûr moins buccolique que l'ancienne nationale, mais il faut vivre avec son temps. J'échoue à presque 23h sur le parking de douane à Bardonnex, il reste de la place, tant mieux !
Pas besoin de reveil ce matin, ça klaxonne de partout pour rentrer sur le parking. Les moins téméraires bloquent ceux qui savent qu'il y a de la place plus loin. J'attape mes papiers et mon courage à deux mains et je file à pinces vers le transitaire. Au passage avant toute chose j'attape un café à la cabane, toujours sympa la petite qui tient le comptoir et je tombe sur Nico le big webmaster qui se la coule douce qui vient en Suisse vider un plateau. Du coup on fait nos douanes ensemble, en plus, je dois retourner au bout du parking relever mon kilométrage pour la RPLP, j'avais oublié. Nicolas aura ses papiers juste avant moi, il est déjà 9h30 quand je quitte le parking. Je vais pas loin, juste à la sortie suivante pour vider chez un gros pépinieriste, j'arrive pile entre deux camions du coup j'attends pas pour patauger dans la boue molle et collante pour tirer le rideau de la bâche. Bien qu'il y ait pas mal d'arbres à vider, ils vont assez vite et dans la bonne humeur. Il y a pas la crise en suisse, c'est pour ça. Une fois vide retour à Bardonnex et payer la taxe : 24€ pour 20km. Ils ont le sens des affaires les Suisses !!
De retour en France, il se remet à pleuvoir, l'avantage c'est que ça va rincer la boue que j'ai accumulé, l'inconvéniant, c'est qu'à vide mon camion se transforme en savonette. J'avais RDV à 13h chez Transalliance à Amberieu, et je suis arrivé à 13h. Ce qui fait que j'ai pas pû entendre le journal de France Inter, du coup je suis au courant de rien. tant mieux si ça se trouve. On me fait vite mettre en place, et une fois la taut ouverte le chargement commence. La fine couche de poussière des arbres que j'ai vidé se transforme rapidement en fine couche de boue avec la pluie qui tombe en travers, et ça dégouline sur les jupes du tracteur, c'est joli. Au moment d'aller faire les papiers je tombe sur Charlie de chez Daziano, on prend quand même le temps de boire un jus parce qu'on est pas des sauvages. Retour à Jarcieu sous une pluie battante et humide, c'est bon pour les jardins, moins bon sur l'A46. Perception de la file de gauche et en avant Guingamp. Une fois au dépôt j'ai plus qu'à detteler et raccrocher le frigo déjà chargé par Lionel parce qu'il est bien gentil. Je finis trempé comme une soupe.
Avec ce temps de daube, c'est encore la misère pour passer Grenoble, la pluie toujours la pluie qui bizarement s'arrête net au niveau de St Michel en Maurienne. Je me retrouve avec un Turc d'Izmir au contrôle ADR et arrivé à l'entrée du Tunnel nous sommes les victimes collatérales d'une mésentente franco-italienne, prochaine navette ADR à 0h. Du coup je coupe mes 9h ici, tant pis, moi qui avait prévu d'aller à Carisio poser mon antenne, ça sera pour une autre fois.
Pense à autre chose, ne sois pas hypersticieux, c'est une adte à la con. A 7h30 la sécurité nous ouvre le chemin pour traverser le tunnel. Sur la plateforme côté italien il y a encore un peu de neige, mais surtout il y a un bar avec du vrai café. Ahhhhh le bonheur ! Tout le long de la descente sur Turin il y a des travaux, c'est chiant. L'entrée des travaux pour le TAV, le TGV italien est même sécurisée par des militaires tellement les gens de la vallée sont contre ce projet. Vu l'heure à laquelle je me radine sur Turin, et vu les cordes qu'il tombe, c'est forcement le binz sur la tengenziale, du plus il y en a ce matin qui planent à 10.000 et roulent encore moins vite que le trafic ce qui fait de nouveaux bouchons.
Heureusement, ça roule ensuite nickel jusqu'à Rho, et là, c'est le drame, c'est completement bloqué. Beaucoup restent à droite pour se rabattre au dernier moment sur la file de gauche ce qui provoque encore plus de ralentissement. Mais je reste zen. Jusqu'au moment ou j'en ai plein les bottes de me faire voler la place, cligno à gauche, je me suis calé de l'autre côté, et tant pis pour l'interdiction de doubler aux pl, depuis quand on est obligé de respecter le code de la route en Italie ? C'est nouveau ça ! J'étais pas tranquille quand même, mais ça fait du bien, car, comme dit le proverbe, flatulence contenue furoncle à l'anus. C'est donc comme ça que je me suis radiné à 11h au circuit de Monza. Arthur m'attendait depuis un moment et mon café était froid ! Et merde !
Ce matin, je fais le pompiste encore un peu avec Arthur, et je me casse à midi parce que ce blaireau n'a plus de dosettes pour le café, hors de question que je travaille dans des conditions pareilles. Et puis ça fait 24h que le camion se repose aussi, alors je décolle à midi avec 8 palettes de fûts vides. Autant hier c'était le total merdier sur Milano, autant aujourd'hui je sors du bourbier comme une lettre à la poste et le tout sous une pluie qui m'accompagnera tout le long du trajet. J'ai prévu d'arriver à 19h au dépôt ce soir, on vera bien comment ça va faire.
J'aime bien rouler le samedi, il y a personne, c'est vraiment relax par rapport à la semaine ici, même pas levé le pied dans l'ultime tranche de travaux sur l'A4 entre Novarra et Greggio. Je passe Torino aussi finger in the nose, et je me paye une pose panini à Oulx, il y a des keufs de partout, j'ai vu que dans la montée les écolos anti TGV ont même monté des cabanes dans les arbres pour retarder les travaux, determinés les écolos ici, ça fait plaisir de voir des gens resister, s'opposer, putain ça donne la banane ! Je verai bien des groupes de transporteurs lutter aussi, dans des cabanes de fortune en haut des arbres ou des PMV sur le bord des autoroutes pour revendiquer, mais non, je rêve. La pluie va cesser une fois sous le tunnel du Fréjus, ce qui permet aux balais d'essuie glace de se reposer un peu.
De retour en Gaule il repleut, quelques coups de fil pour s'informer un peu, et après avoir passé Grenoble comme une fusée à 80km/h je me radine à 18h57 au dépôt, Franck était déjà en place pour m'aider à vider et recharger. Steph le boss arrive juste quand c'est terminé, bon il est venu en serrer 5, c'est déjà bien non ? C'est donc juste un peu avant 21h que je rentre au bercail, derrière moi une twingo lourdement chargée de pizzas fait des appels de phares, il est pas con mon fils, il savait que j'aurai une envie de pizza en rentrant de Monza !
Il y a tellement de vent ce matin que j'ai failli m'envoler, pourtant avec mes 73kg j'estime être bien en chair, mais heureusement j'avais mon sac de la semaine, sans quoi je ne serai pas en train de mentir en direct live. A 6h30 je demarre sous un ciel bien tristoune qui semble dire : c'est lundi mec. Dans le quartier tout le monde roupille, il y a que des fonctionaire autour de chez moi, 15 minutes plus tard j'enquille l'autoroute et j'oublie tout en écoutant les dernières recommandations de nos amis présidentiables. J'ai comme l'impression de me faire lobotomiser pour le moment, sodomiser, ça sera pour plus tard, pour après les elections. C'est triste quand même d'écouter tout ça, rien de constructif, rien d'encouragent surtout ! La pluie quant à elle marque une pause à Nimes ce qui me permet d'aller attraper un café au sec. Je livre mon premier client 2h plus tard à la station d'épuration de Béziers. Elle est bien cachée au milieu des vergers qui ont du fertilisant pas loin. Le jeune à la reception est bien cool, il m'explique qu'il est là en alternance, il fait un BTS gestion de l'eau. Et dire que tous mes copains au même age faisaient tous des BTS gestion du Ricard, les temps changent !
Ma seconde étape me mène tout droit en direction de Barcelone, après Narbonne, le vent redouble de vigueur, et mélangé à la pluie la route est bien pénible jusqu'à Perpignan, je stoppe couper 45 à Figueras parce que j'ai la dalle et que je suis pas à la bourre. Le soleil fait enfin son apparition sur Barcelone, ça fait bizarre, ça pique les yeux. Je tombe ma palette que j'avais tiré au cul en 2 secondes à Viladecans, avec l'accord du chauffeur déjà en place pour charger, il vaut mieux demander avant, il y a des tétus des fois. J'ai peur de pas pouvoir vider mon dernier client à Tarragone, mais grâce aux infos d'Aurelien, je pense que j'ai quand même une chance je la tente donc. Comme il fait beau ici, il y a des radars posés à presque chaque embranchement dans des voitures banalisées, on se croirait en France. Les mossos receptionnent les bandits au péage, c'est bien foutu. Je finis par me pointer à 16h45 chez le client, depuis le temps que je suis pas venu tout a changé, casco obligatoire, manche longues, badge et tout le bazar. J'adore tirer au transpal à main des IBC de 1000kg en manche longues et casque, il y a comme un problème dans l'énoncé. Je râle pas, j'arrive déjà in-extremis.
Je fais le point une fois vide, il me reste juste 20 minutes à rouler, je vais donc me caler à 10km de là, à Altafulla, c'est à ce qu'il parait un peu plus sécurisé car il y a un vigile qui tourne la nuit sur le parking quand il n'est pas bourré vu qu'il a un gun. Fin de mon petit lundi à 17h46. Je suis planté ici jusqu'à 8h demain... C'est cool !
Il fait frisquet ce matin à 8h, mais le soleil est radieux, il n'y a pas de vent, enfin une belle journée qui s'annonce. Le parking est pratiquement vide quand je finis par demarrer un peu avant 9h. Je ne suis pas spécialement pressé puisque là ou je recharge ça sera prêt qu'à 10h, ce qui signifie en langage espagnol 11h minimum. Je me lance donc direction Valls par la bonne N240, il y a déjà un bail que j'étais passé par cette natio sinueuse, des travaux pour une autovia ont bien débuté, mais il semblerai qu'ils soient stoppés, par manque de crédits sans doute. De toutes façons, il y a très peu de trafic sur cette route, tout le monde passe par Reus, mais à vide, ça n'a aucune importance. Je roule tranquille jusqu'à Lérida en passant par le centre de la ville j'y ai vu quelques vestiges encore debout de la vieille vieille N2, je me souviens même il y a longtemps avoir eu un RDV avec un rippeur ici pour faire des ramasses pour TROTA dans les champs, mais ça date. Bien évidement, je trouve pas du premier coup la cartoucherie ou je dois charger, j'ai compris au téléphone, et c'est un gars en VL de chez Buytrago qui me met sur le bon camino, le tout contre une Ducados! Une fois en place pour charger, le chef vient me voir avec une tête peunaude. Et oui, bingo, c'est pas prêt, la machine est en panne. Il manque 2 palettes. Il fait beau, pas la peine de s'emboucaner, je me mets au soleil avec un bouquin pour faire style je suis un intello je lis un bouquin.
C'est finalement à 13h et des boulettes que je ferme les portes avec 23T de cartouches pour la chasse, pas la peine de mettre les plaques c'est du limited quantities. Avant de décoller je me paye un bocadillo à la Casa San Miquel et c'est parti pour la traversée de la Catalogne via la A2 tranquille pépère, très peu de trafic, et personne pour m'enquiquiner. Je passe Barcelone comme une fleur, d'après le GPS je pourrais aller ronfler à Vaison ce soir, je me pose avec presque 4h de guidon chez Padrosa à Figueras prendre une bonne douche en sécurité. Là, je tombe sur un français qui vient pour la première fois en espagne, il a besoin d'infos pour aller sur Gandia. Echange de bonnes infos, il m'apprend que l'autoroute est quasi bloquée par un camion couché au niveau du Perthus. Big bouchon. Alors plutôt que de stopper juste 30min, j'attends 1h30 histoire que ça se décante.
Quand je repars, je met le 19 à fond et j'essaie de dechiffer les hurlements des routiers espagnols moyens. Visiblement c'est bien le binz sur la montée, par précaution je garde donc la natio et effectivement ça bouchonne dès la sortie du grand péage, arrivé au dernier rond point je vois que ça bouge toujours pas. D'un coup ça m'a pété, j'ai pas eu envie de passer 2h pour passer le bouchon et je brave l'interdiction par la natio via le Perthus. J'ai croisé les mossos et j'ai tourné la tête. Pas un camion pour m'accompagner, juste une dizaine de caisseux collés au portes du frigo. J'ai traversé le Perthus tout doucement, et le noyau d'olive que je m'étais calé entre les fesses a fini par donner 10L d'huile arrivé au Boulou ou j'ai poussé un OUF de soulagement une fois de retour sur l'A9. Je sais, c'est mal, mais j'ai gagné 2h minimum. 20km plus loin, il y avait encore un bouchon, je suis sorti juste avant à Perpi sud, ras le bol de ces travaux, c'est abusé. Je pense que certains aujourd'hui ont dû pulveriser des records de lenteur. Tout le reste de la montée sera bien stressant, tout le monde est plus qu'en retard, personne ne lache rien, tout le monde laisse glisser dans les descentes, c'est chaud patate ce soir. Pour ma part, j'arriverai pas à rejoindre Vaison ce soir, c'est pas la peine. Les compteurs sont tous à l'orange vif quand justement je sors à Orange, j'ai bien vu Mich07 au routier le long de la N7, mais c'était plein, je me pose pile avec 9h59 à l'entrée de Jonquière sur un bout de terre dans la zi, quelle journée !
Qu'es ce que j'ai mal dormi !!! Je suis d'une humeur de chien ce matin, incroyable le trafic qu'il y a sur cette petite route, j'aurai jamais cru. Je demarre donc avec le minimum de coupure pas la peine de trainer ici. J'ésperais voir un troquet entre Jonquière et Vaison, mais nib, j'ai rien vu, pas de café, walou. Je suis quand même arrivé à destination à Vaison chez le grossiste en cartouches et autres articles pour tuer les petits lapinous qui gambadent derrière les bambis. L'accès est un peu rock n roll pour rentrer dans la cour. Là, je découvre une vielle enseigne "manufrance" décidement, Vaison La Romaine est la ville des vestiges. Stupéfaction du cariste qui avait jamais vu une semi qui s'ouvrait pas par côté, de plus il y a pas de transpalettes. J'ai loué le mien contre un café, après j'étais en pleine forme pour tirer mes 20 pal à 1200kg pièce en moyenne. Chaud mais pas fatigué quand j'ai fini. Une fois vide je dois aller recharger des caisses vides à Pont d'Isère, je coupe donc à travers par Valréas et ses platanes à la con et Grignan avec son beau chateau, c'est pas aussi joli que l'Ardèche la Drôme, mais y a des coins sympas. J'essaie de pas trop écouter les infos tellement que j'en peux plus des élections, vivement que ça soit fini ! Une fois en place à Pont d'Isère je me magne de charger, je pense qu'à une seule chose : foncer chez fred faire réparer les feux de la semi qui déconnent plein pot. Le pire dans tout ça, c'est que les commandes de monte et baisse de la semi sont electriques et ça marche qu'en laissant le contact sur le tracteur, pas évident de laisser une cabine sans surveillance en 2012.
Aussitôt chez Fred, Dos se jette sous la semi, arrache tous les fils et rebranche tout bien propre, il y a eu du bricolage dessous et surtout une vielle prise plein de vert de gris, pas étonnant que ça déconne. Au bout d'une heure d'un combat acharné, tout refonctionne, c'est génial. C'est génial mais ça m'a pas mis en avance cette histoire, je ne prends donc pas 2 minutes pour manger et je file à Agnin dans la banlieue nord de Chanas vider mes caisses tordues d'occasion, ça va plus vite que pour vider les cartouches et c'est nettement moins lourd. Toutes mes palettes sont déjà à quai, si bien que j'ai pas a attendre. Alain, lui est déjà chargé. Mais vu qu'il descend sur napoli, Battipaglia et Bari, il estime que j'ai qu'à me demerder tout seul pour charger, c'est ça les copains. Je fais donc au plus vite et je me jette sur la piste de lavage vu que le soleil est de la partie.
Dernière étape du parcours, je me rends compte que je suis pas tant en avance que ça, en plus mon frigo crie famine, je me vois donc dans l'obligation de m'arrêter à Intermarché les mousquetaires. Je fais donc les courses au pas de charge, il est déjà 19h15 qund je remonte sur l'A7, je peux rouler 4h15 pas guère plus. Comme prévu sur l'A46 c'est la merde, je coupe par Satolas et ensuite c'est l'ennui profond pour rejoindre Dôle. Les minutes, les heures fondent comme neige au soleil, les parkings sont pleins comme des oeufs, j'hésite à prendre la nation après Besançon pour trouver une hypothétique place. Finalement, je trouve un parking presque potable juste après Marcheaux sur l'A36, au loins j'entends le ronron du trafic, j'éspère quand mieux ronfler qu'hier soir. Je casse la croute en écoutant la campagne officielle et je sais toujours pas qui choisir. Je pense pas être le seul dans ce cas-là.
Pile poil 9h de coupure et je demarre, il est déjà 8h20. Je dois pas trop trainet aujourd'hui, il faut que je sois en place à 15h30 à Hockenheim pour faire de la distri sur le circuit. Il y a déjà bien du monde sur l'A36, c'est vite casse pieds, et ça roule un peu n'importe comment. Je croise le père BATA avec son MAN tout neuf bloqué qu'il est derrière un Roumain qui a de la peine à monter, au péage il y a bien sûr les keufs mais je les interesse pas. C'est rare de passer ici sans les voir. Arrivé au centre d'essais de Vaujecourt je suis pris en charge direct, bien sûr je fais aucune photos, de toutes façons j'y connais tellement que dalle en bagnoles que je serai même pas quoi photographier. J'ai échappé de peu à une bonne galère car il y a eu une coupure générale d'electricité pile au moment ou je suis sorti, dans le bureau de reception, c'est la panique générale. Je file rejoindre l'A36 et j'hésite pour l'itinéraire à suivre, Ottmarsheim et tout monter par l'Allemagne, ou Lauterbourg et rester le plus longtemps en France. Finalement, j'opte pour la traversée de l'Alsace. J'ignore encore si j'ai bien fait, mais tout ce que je sais c'est que je perds au moins 30 minutes pour passer Selestat, je n'ai encore pas compris ce qu'il s'était passé. Je comptais couper mes 45 à Karlshue, mais c'est mort je reste 45 à Lauterbourg, j'en profite pour avaler un taboulé au milieu des detritus de cette douane qui tombe en ruine, et qui ressemble vraiment à l'Europe.
Bien évidement le machin de la taxe marche pas, il veut aucune carte, on a frolé l'emeute ici. On devrait dire l'iMAUT ! Heureusement, je peux payer en liquide. Quoique pour le peu que j'ai à faire, j'ai hésité à payer. Mais comment dire ? Je pense que j'ai le cul bordé de nouilles, car en traversant Karlshrue j'ai bien vu ce bus Wolksvagen vert avec écrit sur les côtés POLIZEI qui me dévisageait ainsi que Tic et Tac à l'interieur. 2 minutes plus tard il me faisaient une queue de poisson pour que je m'arrête sur un refuge, alors que franchement, j'ai pasksafout ! Tic attrape ma carte, mon permis, MA LICENCE, mon adr pendant que Tac me fait ouvrir les portes du frigo. Tac est tatillon, il est presque Allemand je pense. Une fois dans la semi, il me tape un scandale pour 2 cartons posé sur les fûts. Je lui explique que ça fait rien que ça pèse que dalle, Tac veut rien savoir. Il dit que ADR Nicht gut. Donc, j'ouvre les deux cartons en question et Tac decouvre des bouts de robinets en plastique et autres merdouilles, ah ok ok ok ! Gut ! Tic me rend ma pile de paplards et Tac redemarre sur les chapeaux de roue, ah ah ah ciao les mecs !
Je reprends donc rapidos mon chemin, je stoppe en courant sauter sous la douche à karlshrue et je fonce à 75 sur la natio direction Hockenheim. Il est 15h quand je suis à 20m de l'entrée du circuit. Mais le gardien fait du zèle et c'est au compte goute que ça rentre la dedans, ça s'engueule même en allemand, c'est rigolo. D'habitude, c'est moi qu'ils engueulent les allemands. A peine posé sur mon emplacement trop pourri de superkart que je suis assailli de concurents. Bon, ils me connaissent déjà un peu alors ça va, ils savent que je suis bordélique. Je distribue comme ça jusqu'à 18h et ça s'arrête net. Comme prévu à 19h je ferme la boutique et je vais faire un tour sur les paddocks, il y a plein de compétitions différentes et surtout des bagnoles de courses des années 70, à mon goût c'est les plus belles. Et puis, y avait pas la crise en 70 !
Je me gèle bien les glaouis ce matin au cul de la semi pour faire le pompiste, pas de doutes on est pas en Espagne. Même les rares rayons de soleil n'arriveront pas à réchauffer l'athmosphère. Je traine ma misère comme ça jusqu'à 14h, je remballe tout comme prévu, et j'ai toutes les peines du monde à sortir vu que je suis coincé au milieu des paddocks. Les allemands sont bien organisés, un coup de talkie walkie et je peux reculer en toute tranquilité. Mon plus gros soucis, c'est trouver la taxe MAUT. Et oui, j'ai eu l'adresse de mon rechargement qu'une fois ici, du coup, j'ai pas pu anticiper. Je tente ma chance le long de la N36, mais il y a nib. De fil en aiguille, je me retrouve quasi dans le centre de Manheim, l'endroit me dit quelque chose, oh nom d'une fellation !!! Je vois le panneau Grossmarkt, demi tour gauche, station service, LKW Maut, y a bon Banania ! Au moment de sortir de la station, enorme explosion, c'était drôle de voir le pompiste qui devait peser dans les 300kg en train de fumer son joint à l'exterieur sursauter comme une majorette ! En fait c'est juste un mec qui a gonflé son ballon de foot un peu trop fort. Je reprends mon chemin tout mouillé de chaud pour contourner Manheim et me retrouver dans une zone industrielle dessinée par Ramstein et Nina Hagen. Je me retrouve dans la cour d'un transporteur, personne ne connait le nom de mon client, il y a au milieu de tout ça un cariste alcoolique, un mécano avec de la graisse jusq'aux oreille, et deux meufs maquillées comme des voitures volées. J'ai un numéro de contact, j'appelle, et je comprends "warten 1std" ce qui signifie attends une heure. Ici ?
J'ai donc attendu pratiquement 2h avant qu'un type arrive, tire le frein à main, pose le quai et me charge 3 palettes d'une valeur parait il plus que supérieure à 50 fois ma feuille d'impôts. J'ai des messages de partout comme quoi il faut sangler et surtout arriver au plus tôt avec ça demain à St Romain Lachalm. Personnelement, ça me fait une belle jambe moi, en partant à 17h d'ici, il faut pas s'attendre à des miracles, c'est tout bouché bouché. Alors ni une ni deux je m'arrête me prélasser sous l'eau à Brushsal car j'ai pas osé aller à la douche à Hockenheim, trop cradingue. Malgré tout ça quand je repars les bouchons correspondent aux orages de grèle, plus les travaux, ça donne rien de bon. Je garde néamnoins l'A5 tout le long, pas envie de me cogner Strasbourg et encore moins les travaux au barrage à Baden Baden. Oui, faut penser à tout, et surtout on m'a dit, au plus tôt ! Alors 80 ADR Primeur tout le long ! J'atteris ma pause kawa à l'aire d'Ecot juste après Montbeliard. Il y a du bon café la bas, sauf que la miss pose le panneau "bar fermé" pile comme j'arrive, je me rabats donc sur mon ami Miofino, expresso sucré.
Il me reste en tout et pour tout 4h25 de volant. Ce qui constitue une bonne marge, d'autant que maintenant il fait nuit, tous les chats sont gris et puis il y a personne. Chouette ! Je peux à loisir revisiter ma cdtèque en chantant faux, j'adore ça. Chanter juste je sais pas faire. L'A46 se passe aussi sans aucun soucis et je me pose à Communay au parking sécurisé, au moins, je suis en sécurité ici, je peux pas m'echapper, je m'attache moi-même à une arbre. C'est pas le tout, mais il est déjà 2h30 quand je ferme mon disque. Mais non, j'ai pas de disque, c'est juste une expression...
Je veux rien dire, mais vraiment bien dormi, c'est suffisement rare pour être souligné, debout à 10h en pleine forme ! Un coup de café au milieu d'une noria de touristes qui connaissent pas la crise et retour au camion pour ranger les affaires car c'est samedi. A 11h28 j'ai 9h01 de coupure je lache mes 500 cheveaux sur l'A46 en direction de l'A47 puis la N88, j'aime bien donner des chiffres, comme un ministre. Ce matin, ça va, ça roule plutôt tranquille, je quitte la civilisation à Firminy, il fait presque beau. J'aime bien venir par là, en montant sur St Romain Lachalm ça ressemble presque à l'ardèche. C'est pas aussi joli, mais quand même, ça pète. Il reste encore de bons paquets de la neige tombée en début de semaine, cassant ici et là de bonnes branches de sapin. A 12h30 je suis en place chez Leygatch, on m'avait pas menti, ils attendaient après le machine. Rien de cassé, je suis bien contrent de me debarrasser du colis. Je me suis même fait payer le café, la classe.
Retour au dépôt via le col de Tracol, il y avait une fête au chemin de fer du Velay mais j'avais pas le temps de faire le con. Le ballet des campigcaristes a commencé, je suis tombé sur un spécimen qui a presque failli m'enerver. Arrivé tout mouillé de chaud au dépôt, je pose mon cher frigo pour récuperer une taut chargée pour Nimes. Tu reprends le frigo lundi soir qu'il a dit le boss, je fais donc pas de pleins et je rentre tout shuss à St Peray city, capitale du bon vivre !!!! 15h30 fini semaine, il y a un rayon de soleil je me jette sur la tondeuse, j'irai embrasser ma femme après.
Demain, il va falloir aller voter. Je sais pas vous, mais depuis des mois je me creuse les méninges afin de savoir pour qui je vais voter. Cette nuit, j'ai enfin trouvé. De part me profession, je suis en permance traité comme un moins que rien que ce soit chez les clients ou sur la route. Les forces de l'ordre n'ont plus aucune indulgence, je peux plus me garer nulle part, je suis sans cesse montré du doigt, quand j'écris à une institution politique soit on m'ignore soit, encore pire on me répond un texte bateau. A chaque jour qui passe, on me, on nous marginalise plus. Alors que tous ensemble nous sommes 400.000 acteurs économiques de premier plan, on nous répond par le mépris. Duping social, aggressions, vols, tout ça est notre lot quotidien, sans compter les radars discriminants qui sont un racket pur, tant du porte monnaie, que des points. Alors, j'ai bien réfléchi, en tant que pestiféré, j'irai pas voter, de l'extrème doite à l'extrème gauche, qu'ils aillent tous se faire enculer. Oui, vous avez bien lu E-N-C-U-L-E-R. Le mot est bien faible, comme la plupart d'entre vous, je sais que rien ne changera pour nous, que pour la plupart on a droit qu'à très peu de prestations sociales, que bien souvent, malades ou pas, on va au boulot quand même. Je dois rien à l'Etat, j'ai fait mes 365 jours, alors aujourd'hui je leur dit FUCK !
Bon week-end les amis !!!
Ben oui, c'est lundi, c'est la rentrée en plus ! Je demarre à la même heure que les écoliers : 8h30, et ça me va trés bien. Il fait un temps superbe et calme sur St Peray ce matin, un temps à faire du jardin. Je fais un mimi en partant aux deux guignols qui me servent de voisins et à mon tour de me mettre au boulot. Ma mission est on ne peut plus simple : descendre à Nimes et y être avant 11h. Du boulot taillé sur mesure. Vu qu'en plus j'ai 3t dans la semi, ça roule nickel, l'aiguille du turbo bronche jamais, j'atteris un peu avant 11h chez le client. C'est d'ici que partent tous les invendus des meilleurs bouquins de Patrick Topaloff, JP Foucault, Maité, enfin, tous les intellos de notre pays et se retrouvent dans les stations service dans des box en cartons jaune, je livre les box, vides. Bien entendu je suis au mauvais dépôt, mais j'étais pas loin, un portail en face. Le cariste est super gentil et rapide, j'ai le temps quand même d'attaper un jus au snack d'en face. Une fois vide, je pensais aller moisir dans un dépôt de la rue Magellan à Miramas, mais non, je dois bosser et filer à Le Pontet, charmant petit village au nord d'Avignon. Pour charger 10 pal. Mais voilà, c'est la pause, j'ai faim, j'en profite pour casser la croutas en écoutant les analystes politiques, je les adore. Ils ont été aux mêmes écoles que les politiciens. Ah finalement, j'ai quand même été voter, j'ai été pris d'un remords, d'un sursaut, mais j'ai fait une connerie, j'aurai pas dû.
Dans cette usine old school, c'est bien sympa mais pas très rapide. Je suis le même chemin qu'un vieux hollandais qui est dégouté de la tournure que prennent les choses, il a un camion encore plus pourri qu'un Bulgare pauvre, ce qui est rare pour un batave. Une fois chargé, je dois encore monter sur Montélimar pour seulement 2 palettes que mister camion-remorque a pas voulu attendre, je peux rien lui dire, l'autre fois il a récupéré le transpalette que j'ai pas pû garder, mais là, on est quitte, je lui dois plus rien. Je vais quand même moisir une bonne 1/2 heure ici, tous les quais sont pris. De là, je fonce sur Jarcieu du mieux que je peux, le ciel alterne entre averses et éclaircies, un temps de mars.
J'hérite d'un voyage de petit poucet une fois vide, du moins je recupère le frigo qui était là depuis samedi, une fois reparti il remet à tomber des cordes, plus je descends plus c'est pire en fait, arrivé à Nimes c'est le déluge. Je repère la rue pour demain et je me gare au plus près que je peux, il est quasi 23h quand je termine cette journée automnale.
Je dois attendre un bon moment avant de pouvoir m'inserer dans le trafic, à 8h à St Cesaire les rues sont blindées, je m'attendais pas à ça hier soir. 150m plus loin, je suis arrivé et je suis même le premier, tous les employés de la big quincaillerie sont déjà au café-clope, je me laisse pas abattre et j'en fais autant. De toutes façons, j'ai que 2 palettes à sortir, c'est très rapide. Une fois parti, j'ai tenté un raccourci pour éviter 50% du bouchon pour rejoindre l'A9. C'est sympa, on visite la ZUP, c'est d'ailleurs bizarre qu'il n'y ait pas d'interdictions aux PL, ni aux ADR. C'est étrange les réglements du code de la route, par exemple, l'ouest Lyonnais par l'A6 est interdit à toute forme de camion en transit, mais pas le slalom entre les tours de la ZUP de Nimes... Mais je ne suis pas législateur, donc, je me tais. J'écoute attentivement les infos ce matin, il y a toujours autant d'analyses, c'est passionnant. Tout ça va m'amener sur Perpignan ou il y a un beau soleil, mais un peu frisquet. La traversée de la ville via l'A9 est bouchée ce matin, je coupe par Perpi Nord, je gagne pas de temps mais ça roule. Je livre un marchand de décors interieur, mais mon adresse est pas bonne, du moins le nom. En plus il est pas loin de 11h15, c'est risqué de perdre du temps. Je pouvais toujours chercher, j'avais l'ancien nom. Les gars sur place sont bien cool, on ne metttra pas longtemps pour sortir les 10 rouleaux de film PVC, j'arrive avec 4h de volant à Girona et je me pose pour un chorizo frito à La Perla, le nouveau resto qu'il y a le long de la natio.
Je traine pas, et je file sous une pluie battante pour sortir de Gerone. 5km plus loin, il fait grand soleil, vraiment bizarre cette météo, il fait même presque chaud quand je me mets en place à Terrassa. 20 minutes d'attente et les gars reviennent de manger. Le transpal electrique fonctionne aujourd'hui, mais il est dans un état lamentable. 12T de moins font la joie de mon taxi et je coupe par la natio pour rejoindre un petit bled juste avant Manresa. Aussitôt sorti de Terrassa je tombe derrière un Vieux Volvo qui rame, mais je reste sagement derrière en pensant qu'il va finir par sortir quelque part, mais que nenni, il va pile au même endroit que moi, le hasard ! Je ne sais pas pourquoi, le gardien m'a fait passé avant lui quand même, bien sympa ce gardien !!! A 16h30 me voilà vide. Je dois aller recharger dans un bled paumé au dessus de Villafranca Del Penedes. J'ai le choix des routes et je décide de tester la toute nouvelle c37 qui rejoint Igualada. Le GPS a boudé un peu, mais on gagne grave du temps par cette bretelle qui ne dessert rien, mais on s'en fout.
Arrivé à Sant Marti Sassara, c'est bien la campagne de la catalogne profonde, l'accès à l'usine est bien entendu moisie. Une pente bien raide et un retour sur le plat bien viril. Au sol c'est raclé de partout. Le chargement est bien rapide, c'est des boites vides pour les cosmétiques pas lourd, heureusement. Pour ressortir c'est encore pire que pour rentrer car on ne peut pas ressortir droit, il faut prendre la bosse au plus raide et ça touche. L'affreteur me rappele plusieurs fois pour savoir à quelle heure je serai là à la zona Franca, je fais au mieux chef ! C'est tout sourire que je suis accueilli, visiblement tout est prêt. Le cariste bosse à Mach2. Au bout d'une heure je ressors de là chargé comme un mulet. Les rues de la zona Franca sont desertes, tout le monde est à Camp Nou pour voir le match, c'est cool ! Je comptais monter jusqu'à Figueras, mais je suis loin d'y arriver, je me pose à Gerone Nord sur le parking de la Perla avec mes 10h de guidon. 13€ le plato combinado+dessert, ils sont pas prêts de me revoir ! Du coup Barcelone a fait match nul, égalisation à la dernière minute de Chelsea, bien fait !
Reveil et départ frisquet ce matin. Un café avalé à l'arrache et je file droit debout vers la frontière. De nature optimiste, j'ai programmé Shell Montélimar sur mon GPS. Je perds pas trop de temps ni dans la montée du Perthus, ni dans la descente, c'est juste les 302 chantiers qu'il y a sur le trajet qui sont chiants. Entre deux chantiers on roule à l'aise à 90 sans voir personne, et aussitôt qu'un chantier est en vue, surgi de nulle part, une citerne à 80, un touriste allemand à 70, un Decoux bridé à 80, bref toujours un grumeau pour bien profiter de la vue dans le chantier, il y a des chantiers longs comme un jour sans pain, heureusement, il y a le 7 9 d'inter, c'est vraiment un moment d'un bonheur gratos. Rire garanti, jaune parfois, mais rire quand même. Quand je pense qu'il y en a qui se tapent RTL, je peux pas comprendre ! Plus je monte, moins il fait beau, le ciel du Languedoc n'a rien a envier à celui de Bethune ce matin, même avec un petit bouchon sur Montpellier, je reste toujours aussi optimiste, je suis en forme ce matin ! J'ai toujours et encore mes 3 minutes de marge pour arriver à la Shell, oui oui no stress ! Quelle époque quand même, se stresser la vie pour une connerie pareille... En attendant, je suis arrivé avec 4h28 au compteur sur le parking, chaud, mais pas fatigué. J'empoigne mon magnifique sac Super U à fleurs, un casque propre et j'attends mon tour entre deux roumains à la station, c'est plein de mecs crades.
A peine 1h plus tard, je suis reparti, je sentais bon le AXE, je mets du axe parce que quand on voit la pub, on a des gros biceps et des bonne tablettes de chocolat sur le bide, quoique je les ai les tablettes de chocolat aussi, mais DANS le bide ! Le vent du sud est dechainé dans la vallée, il me pousse, c'est bon pour la planète ça ! Je me ramène à 14h30 chez Perronet, le transporteur de haut niveau à St Priest. Je tombe sur un cariste bien sympa, qui fait le max pour que j'attente le moins possible, mais il a un sacré boxon à sortir de la semi. Après avoir posé environ 80 palettes ici, j'en reprends 3 pour le Maroc, mais je les livre pas en direct, car je n'ai pas les heures. Je rentre donc à Jarcieu Industrial Estate, en route je vois des vagues énormes sur la Rhône, j'en avait jamais vu des pareilles, l'homme du Picardie serait par là il aurait la gerbe !
Aurélien et son magnifique 113/360 m'attend de pied ferme. Non pas pour me payer une clope ou un café, non, il est bien trop radin, il attend surtout mes palettes, alors une fois qu'il les a sorti, il a bien balayé ma semi et j'ai pû aller me garer en face sur le parking car j'ai pas de boulot, chômage technique jusqu'à demain matin. C'est bête, j'ai du temps mais un Wifi digne du moyen age... Je suis donc balloté par ce vent de fou, pourvu qu'il pleuve un peu, c'est sec !
Ce matin, j'ai un long voyage à faire pour aller charger, environ 2km. Mais j'ai RDV à 7h30, ce qui m'oblige donc à me lever avec les poules. Un café et 466L de gasoil plus tard me voilà parti pour une traversée de Jarcieu au moment ou passent les bus scolaires. Je charge 8 palettes avec des gros bacs en feraille plein de terre, surmontés d'un arbre. C'est très joli. Je sangle comme je peux, de plus on peut pas prendre les palettes en large, sous peine d'exploser le robinet d'écoulement d'eau en PVC. Vu que c'est tout neuf, ça serait bête de tout casser. 3/4h plus tard je sors du bourbier direction la préfecture de la drôme : Valence. Je vais charger en pleine ZUP, je connais la rue, il y a que des HLM, et pourtant au bout il s'est monté un batiment tout neuf dans cette zone franche. Ici, on stocke, on prépare des commandes pour les services techniques de la France entière. On me charge donc 5 palettes de tables spéciale salle des fêtes, spécialement desinées à supporter la tombola de la soirée boudin, la belote des vieux et on fait tourner les servietteuh, donc, c'est du costaud. Etant donné qu'un fois chargé, je suis à 20m des services techniques de la bonne ville de Valence, je décide d'aller me faire payer le jus par mon beau-père. Autant dire que le camion n'est pas passé inaperçu sur place. A un collègue au beau père qui a trouvé le camion vachement beau et vu que j'avais encore mon gilet fluo, j'ai fait croire que je bossais avec ça à la "Ville de Grenoble" histoire de faire monter les enchères à la prochaine réunion syndicale. Bientôt pour ramasser les ordures, il y aura que du FH500 à Valence.
Je traine pas 3/4h quand même, mais bien le temps qu'il faut et puis je me décide à me jetter sur la bonne A7 que la terre entière nous envie. Surtout que sur cette satanée autoroute, je passe le plus clair de mon temps à faire des coucous appels de phares cligno. C'est rigolo, à croire que tout FDR vit sur l'A7. Seul hic, il y a un sale vent du sud qui me casse les pieds et la conso vu que justement, j'y vais vers le sud. Après Montpellier le vent mollit un peu, et est remplacé par "le marin" cette brumasse collante que connaissent tous ceux qui ont campé un été à la Grande Motte, qui vous rend pegueux au possible et brise vos rêves érotiques les plus fous. Rien ne vaut un Formule1 bien climatisé. Bon, je m'égare mais l'été approche, si si, ça sera après le second tour. A Narbonne je freine des deux pieds pour aller visiter le centre routman. Pas longtemps pasque faut que j'avance. Sur l'A61 je me fait deposer par l'ex 500 de Alec Cassoulet. Enfin quand je dis deposer... Il faut reconnaitre que même les Cayon arrivent à me déposer. Contrairement à ce que je pensais, je passe Toulouse La Fuschia à MACH3, y a bon Nesquick ! Dernière pose de la journée après Agen. Il y a un wifi correct, j'en profite pour balancer une centaine de photos supplémentaire à la rubrique DAF du site. Mine de rien, j'ai transféré pas loin de 1% du total de la photothèque FDR sur la nouvelle formule. C'est pas mal hein ? J'aurai encore pas fini en 2014, mais ça m'arrangera bien, ça m'occupera.
Reste donc plus qu'à traverser les Landes pour rejoindre Mont de Marsan, il fait bien humide, heureusement ça roule vraiment très peu, on se croirait un dimanche à 6h du mat. J'atteris vers 20h30 à Auris, charmant tout petit village près de St Sever. Je vide tout près de la salle des fêtes, il n'y a aucun bruit, je sens que je vais passer une super nuit ! Bonne nuit les petits !
Après une nuit copieusement arrosée, c'est calme plat ce matin. Avec 13 minutes de retard, le maire de Aurice finit par arriver, en deux secondes il ouvre la salle des fêtes, je me mets en place et j'attaque à vider aidé du Maire. Ce matin, il est en forme le bonhomme, un vrai amoureux de son village charmant attachant hyper actif joli sécurisant à voir absolument le terrain de basket tout neuf la tombola qui va réunir plus de 800 personnes les couscous géant, Mr Le Maire aime son village et je voterai pour lui ! Etant donné qu'on a été super productifs, on va au bar des sports boire le café. A 8h je me jette sur les départementales pas larges et humides du 40. Heureusement, il y a pas grand monde, si bien que j'arrive dans les clous dans le centre de DAX ou je dois livrer mes petits arbres. Mine de rien, tout à bien fonctionné ce matin, le camion qui amène les bacs vides finit de vider, pendant que je sors mes arbres au hayon, là, une brigade spéciale du service espaces verts débarque avec un Fenwick flambant neuf pour balancer les arbres dans les pots et les poser sur le trottoir, incroyable efficacité, même le chef de chantier me confie : "Putain, ça a vraiment bien marché ce matin!"
9h15 je suis vide, et je prends la direction de Peyrhorade pour rejoindre la Basquie et le departement 64 par une route patibulaire mais presque. Je connais vraiment mal le coin, je suis désolé. En tous cas, c'est trés joli et mon atlas n'est jamais bien loin. Je me pose à Carrouf Market car j'ai plus rien à becter, je fais au plus vite, coup de bol quand j'arrive aux caisses il y a personne, juste en passant tout près du rayon dentifrice, je me rends compte que j'en ai presque plus d'avance, le temps d'attraper mon colgate, il y a une mamy devant bien permantée avec son foulard Dior. Elle ne connait rien à la RSE, et c'est bien ma veine, il y a qu'un caisse, j'enrage intérieurement et je pense au sketche de mon philosophe préféré JMB ou il hurle un "bouge toi l'cul la vieille, bouge toi l'cul!" No stress Phil26, ça va bien se passer, et puis les gens sont aimables ici, on se croirait en Ardèche. Je rejoins donc un peu plus tard Oloron Ste Marie par une route deserte ou presque. Par contre à Oloron, c'est pas la même chose, c'est jour de marché et c'est le binz. A midi pile j'arrive à Buzy, un trou paumé, heureusement le nom du client est fléché. Ici on fabrique de granulés de coques de cacao, c'est un bon fertilisant à ce qu'il parait.
Il est presque 14h quand je quitte la boutique, ici ambiance plus que cool, c'est la brousse. Je suis pas trop lourd, du moins pas autant que Sweden quand il raconte ses blagues pourries. Je rejoins péniblement Pau par la 134, mortelle cette natio, bien dangereuse. Une fois sur l'autoroute je me rends compte que la vache futée a bien prédit le boxon, il y a des touristes de partout, même à 1.80 le litre, ça roule à donf. Je suis pas jaloux, j'ai horreur de rouler en bagnole ! Ne sachant pas trop ou me poser ce soir, je décide comme un seul homme de me poser au parking sécurisé à Beziers. On peut maintenant acceder aux anciennes douches du vieux resto, mais c'est sans surveillance, dans un chiotte, il manque même le siège ! Incroyable mais vrai, le parking sécurisé se fait voler ses chiottes, faut le faire quand même !!!
6h40 reveil, je range mes affaires bien tranquillement en attendant que le tachy affiche 11h01 de coupure afin de demarrer. Je suis zen et de bonne humeur, c'est samedi, je rentre à la maison.
6h54 je suis à la borne pour payer le parking, il faut scanner le ticket mais ça marche pas, c'est le reseau ASF, il y a jamais rien qui marche je ne suis pas surpris, je gène personne, je coupe le moteur, je sonne sur "HELP".
6h57 "Putain, mais c'est pas possible de pas savoir scanner un ticket, tu veux pas payer c'est ça ? Même les caissières elles arrivent à scanner, c'est pas possible !!" Voilà en gros comment l'espèce de trou du cul qui est dans sa guitoune m'a parlé, à moi, au reveil sans café ! J'hallucine. Bien sûr j'ai répondu des mots que la morale réprouve mais il l'avait cherché ce moins que rien de microbe.
7h02 je me pose sur la piste de la station à deux pas du parking pour attraper un gobelet de café à la machine, mais c'est fermé, j'attends, j'attends les deux employés ne me calculent pas, juste à un moment on me fait le signe 7 avec les doigts, oui, mais c'est 7h10 connard. J'attends encore un peu, ils ouvrent, je dis ni bonjour ni merci à personne, je jette un euro dans la machine je prends mon café et je sors comme je suis venu. L'ensemble de mon vide poche qui contient une dizaine de paquets de ducados pliés, deux gobelets de café remplis de papiers divers et dechirés en morceaux sont passés par la fenêtre du camion. A être traité comme une merde depuis ce matin, j'agis comme une merde.
Une fois sur l'autoroute, je respire enfin, et je raconte mes malheurs à Ludo42, ça fait du bien. Pour finir, heureusement que ce matin sur Inter il y a de supers programmes trés interessants. Elle est vraiment instructive cette radio, en quelques minutes tu oublies tout pour te concentrer sur des choses instructives. Vous le saviez vous que depuis le début de l'année avec la crise, 23 artsians se sont donnés la mort en Italie. L'un d'eux s'est immollé par le feu devant le centre des impôts de Bologne, il a agonisé 9 jours avant de mourir, ça a pas fait une ligne chez nous, ou j'ai zappé. Bref il se passe des tas de choses graves ailleurs, mais nous on est focalisé par le débat sarkollande. 3h et des bananes plus loin je vois le panneau ST PERAY ; le coupe le cruise control à 5m du portail de mon voisin, derapage contrôlé dans la cour et me voilà en week-end jusqu'à Mercredi matin, 4h30 ! Incroyable !