| Carnet de bord de Janvier 2013 | Partager sur Facebook |
Bonne Année, Bonne santé, Meilleurs voeux de bonheur d'amour de santé de joie de bonheur de travail et éventuelement d'argent à toutes et à tous, et ben oui, on va pas se souhaiter les pires saloperies, les aléas de la vie s'en chargent. Je sais pas pourquoi mais alors que les prévisionistes sont tous unaniment pessimistes, moi j'ai bon espoir que 2013 soit moins pire que 2012, je me trompe sans doute, mais les éminents spécialistes on les a déjà vu se gourrer pour pas voir ni la crise de 29, ni de 36, ni de 68, ni de 73, ni de 2008 et encore moins 2011, alors pourquoi veraient ils mieux cette année ? Non, tout le monde le sait ce sont des guignols incapables qui sont surpayés, alors ne les écoutons surtout pas ! On va croiser les doigts continuer d'être au top et ça va le faire !!! Ce matin contrairement à lundi, il y a déjà un peu plus de monde en route vers le travail. Ah vous voyez que c'est la reprise !!! Mais ça roule quand même à peu près pour rejoindre le dépôt ou je largue la samro que Greg reprendra un peu plus tard. Oui, parceque lundi soir j'avais appelé le client à Agnin pour savoir à quelle heure il pouvait decharger, il m'avait dit 14h. Mais 14h hier !!! Du coup je laisse un peu de travail à Greg. Il y a une EKERI dans la cour, à priori elle est pour moi car chez Duarig on a pour l'instant environ 0% d'Ekeri sur le parc. Ma mission est simple, monter jusqu'à St Etienne et appeler la kommandantur en Suède.
Je me pose à l'Aire de Gier et il me fait commencer par patienter. Donc je m'arme de patience autour d'un gobelet de café dans une station remplie de touristes. Je fantasme un peu au rayon fringues il y a plein de tee shirts de l'ASSE, j'aime bien les Verts moi, et j'aime bien les gagas, ça remonte à quand j'étais merdeux, qui c'est les plus forts ? évidement c'est les verts ! Bref, au bout d'un moment la suède vient se rappeler à mon bon souvenir et je dois rejoindre Thiers pour y charger un gros lot de pièces mécaniques. Vu que ça me fait arriver pour 11h30 j'abandonne l'idée de sortir à Boenne et couper par la natio. Car il faut être serieux en 2013. Mais grosse surprise quand j'arrive le portail est fermé, les volets sont clos... Et c'est fermé jusque demain qu'il ma dit le voisin. Ah hé bé, je suis joli là moi !!! Le chef wiking me confirme que effectivement boulette il y a eu... Mais une heure plus tard, je reçois un nouveau texto pour aller charger 4 palettes à Ambert pour la swedenie, ça m'occupera un peu cet aprème et surtout ça m'arrange parce que dans mes résolutions 2013 j'ai décidé de me mettre au régime bon ça on s'en fout, mais surtout de me remettre au modelisme ferrovière avec ma meuf qui adore ça aussi, et si je vous raconte tout ça c'est parce que sur l'axe Thiers-Ambert il y a une ligne touristique gérée par l'AGRIVAP du coup j'ai pris mon temps et fait un bon milliers de photos histoire de nosu aider à mener notre projet à bien.
Retour sur Thiers en milieu d'après-midi au fond de l'impasse de l'usine. Mon pote fab qui est dans le coin vient me chercher pour manger une potée auvergnate, bon, le régime pour ce soir c'est mort !
J'ai pas arrété de tourner et virer dans la couchette, mal au bide, la gerbe, chaud, froid, soif, j'étais vraiment mal j'ai rien dormi et j'ai gerbé tout ce que j'ai pû. Je n'ai donc pas eu besoin de reveil pour aller charger. Le cariste a eu pitié de moi il a pas été trop vite, de toutes façons je pouvais pas suivre le rythme. J'ai repris la route vers les 9h30, mal de chez mal avec l'envie de gerber toutes les 5 minutes, affreux. Et le temps est bien long quand c'est comme ça. Dans mon malheur j'ai de la chance ça roule bien ce matin, je n'ai aucun grumeau à déclarer. Il faut dire surtout que ce matin, le grumeau c'est moi et que je suis bien en peine de conduire "sport" j'ai mis le Fh sur le mode "gabataire", du coup je traverse Vichy à la régule et je me pose sur le parking desert de l'aire des Vérités. A propos de vérité qu'il faut avouer, il n'y a plus de PQ dans les chiottes des douches, c'est la crise !!! J'ai donc plus qu'à tout retraverser le parking avec mon ptit rouleau sous la bras comme au camping. J'avale quand même un café mais avec difficulté. Je rejoins la RCEA bien tranquillement calé à 80, il y en a bien assez. Une fois sur l'autoroute ça va toujours pas mieux et je suis obligé de m'arrêter avant Beaune pour taper 1h de roupillon.
Sur les conseils de mon pote Alain, je me décide quand même à m'arrêter dans une pharmacie, au pif je sors à Nuits St Georges et j'en trouve une dans un petit bled avant Dijon, je me gare en vrac dans le village en gerbant un dernier coup quand même ! La pharmacienne a pas mis 10 ans pour me donner ce dont j'ai besoin et effectivement les cachetons font immédiatement effet j'ai plus la gerbe ! Je peux sereinement conduire maintenant, d'autant qu'un coup de fil de la kommandantur de chez GN me propose soit de couper 24h au luxembourg soit de choper une semi pour monter en Suède. Bon, j'ai pas reflechi 10 tetra secondes, suède OK. Au départ je devais tracer direct, et puis finalement ça a changé, l'inverse eût été étonnant, je reste quand même con arrivé à Toul, moi qui voulais boire le café, il y a plus la station ! Traversée de la moselle à la régule j'arrive à 20h et des boulettes à Khelen. Il faut sortir mes 4 palettes d'Ambert et remettre tout le voyage au sol, je dois completer demain à Eynatten avec un lot de 60m3.
J'ai hésité un peu pour calculer par ou passer pour rejoindre Eynatten et finalement je me suis décidé à grimper par Malmedy ce qui fait traverser le luxembourg du sud au nord, oui, c'est incroyable comme il est grand ce pays, il faut pas loin de 1h20 de route pour en venir à bout. Côté Belge la route est toujours aussi sinueuse mais l'enrobé à été refait, c'est pas un mal d'autant qu'il fait un brouillard bruineux fort désagréable. Il est presque 23h quand je trouve un vague parking au niveau de Malmédy j'ai toujours pas la tête à manger et je m'écroule dans la couchette !
Ce matin, ça va nettement mieux. J'ai écrasé comme rarement. On va dire que je vais nettement mieux que la météo, le ciel est toujours plombé, il bruinasse mais le bon point c'est qu'il ne fait pas froid, pourtant normalement il doit cailler ici, mais pas ce matin. Je roule bien tranquillement pour rejoindre l'autoroute d'Aachen et je fais pas le fou dans la descente de Verviers. Pour une fois, je connais la zone ou je vais charger à Eynatten, sauf que j'ai pas pris la bonne entrée de la zone, il faut que je me tape une bonne marche arrière et le tout sans avoir pris le café... A l'usine il y a des camions dans tous les sens ça promet, la fille m'envoie charger à l'autre bout de l'usine en m'annonçant 1h d'attente, alors habitué aux espagnols je sors le PC et entamme une partie de CITIES IN MOTION, mais Eynatten c'est pas Barcelone et 15 minutes plus tard le cariste me fait mettre à quai. J'ai chargé 61m3 de sacs avec dedans du plastique en rouleau qui sert aux chantiers de construction, le truc que tu aurais dû mettre chez toi le long de ton mur quand tu as coulé ta terrasse pour pas que ça bave contre le mur. Le genre de trucs qu eles amateurs comme moi ne pensent jamais à acheter. Il y a pas lourd, mais il y a de quoi transpirer pour charger quand même. Les papiers sont prêts quand je repasse par la case bureau, 54 minutes en tout, pas mal. 2km plus loin, je suis à la frontière germanique pour prendre ma fabuleuse taxe MAUT.
556,3km d'autoroute payante pour rejoindre la Skandinavian Kai et 86€. Pour ce qui me concerne, ce qui fait limite peur c'est que pour réaliser l'itinéraire il y a une liste affolante d'autoroutes à prendre alors que si on trace un trait sur la carte, c'est tout droit : A44, 61, 46, 57, 40, 59, 42, 3, 2, nicht, 52, 43, 1, 226.... Avec bien sûr autant d'échangeurs, et il y en a eu au moins un ou je me suis gourré de file, à refaire, du côté de Krefeld. Si on se trompe pas, c'est pas marrant. Arrivé un peu avant Munster je décide de stopper à un autohof que je ne connais pas, j'y vais en visiteur des fois que ça puisse servir, douches 4 étoiles, bon plan. Je ne suis pas en retard du tout, j'aurai eu le temps de monter via le danemark même, mais je suis un petit joueur. Je vous explique rapidos, j'ai une Ekeri posée sur la selette de mon FH trop magnifique en roues de 70, or avec ces remorques il vaut mieux être en 60, et sachant qu'au Danemark il y a 2 ou 3 ponts assez bas, j'ai pas envie de ramener la semi en kit....
Pour selon que c'est vendredi ça roule nickel en teutonie, en plus il y a pas mal de zones de chantier qui ont disparu, alors ça va nettement mieux. Bon, il en reste encore quelques unes sinon c'est pas drôle, mais entre Bremen et Hamburg ça roule à la régule ! Oui, ça c'est bon !!! J'ai quand même croisé quelques français dont un Fatton, le rhône alpes en force ! Arrivé à Lubeck il fait nuit, il pleut mais il fait toujours aussi doux, 9°... Je me gare vite fais sur la parking pour m'incrire que Finnlines mais maintenant c'est plus la peine, il faut se presenter direct au péage, retour au camion, et bien sûr je me présente au MAUVAIS péage, car je suis MAUVAIS, par chance je tombe sur un allemand gentil qui a même de l'humour et me fait faire 1/2 tour pour sortir sans gueuler. Après avoir pris ce coup ci la bonne voie, je suis au milieu d'un troupeau de bulgares en Actros ex willy betz, c'est loupé pour shooter des camions du nordic trophee.
Reveil en fanfare par le haut parleur, pas la peine de chercher à comprendre ce qu'il baragouine, c'est l'heure. Un coup de gant et hop, je suis dans les startings blocks pour le petit dej. J'ai pas fait le fou, j'ai pris un peu de tout mais leger. J'ai à peine le temps de manger, de fumer mon mégot que c'est déjà le moment de descendre. Je trouve presque mon camion du 1er coup alors que pourtant il n'a pas bougé de place mais le bateau est si grand que normalement j'aurai dû me perdre. Rentré quasi dernier dans le tas de feraille hier, sorti le premier avec 9h17 de coupure. Il y a un espagnol pas content qui refuse de bouger, il doit pas lui manquer bien lourd pour faire ses 9h. Visiblement ça n'inquiète pas l'équipage, ils ont l'habitude. Pas de bouchon pour rentrer dans le port vu qu'il n'y a pas de contrôles ce matin et c'est toujours quelques minutes de grapillées. Vu que c'est samedi ça roule nickel aussi pour sortir de Malmo, enfin, je suis en terre promise c'est le principal. Il fait tout juste un petit degré ce matin, mais la route est salée à mort et heureusement parce que c'est bien humide, j'ai du mal à garder mon pare brise propre. De toutes façons, il fait nuit et brouillasseux, il n'y a pas grand chose à voir. Le jour se lève à une quizaine de km de Halmstad, et je prends un petit quart d'heure pour flaner dans une station accompagné d'un expresso italien et entouré de chauffeurs polonais de retour de vacances. Si la route est bien salée, il en va pas de même pour les abords de la station ou j'ai manqué à plusieurs reprises de gagner à Vidéo gag, sauf que je suis pas filmé. Arrivé dans la cour de chez GN, c'est Holliday on ice aussi, ce qui n'empêche pas quelques félés de chez GN, du moins des affrétés de laver dehors au jet. Il faut dire qu'il y a un rayon de soleil bien palot, le genre de temps ou chez moi, c'est quasi classé catastrophe naturelle.
Je decroche l'Ekeri sur le parc et je récupère une Krone qui vient tout juste d'être rechargée. Le temps de prendre un café vite fait avec le chef, et je repars. Je vais pas loin, juste au supermarché d'à côté histoire de remplir un peu mon frigidaire de cochonneries suédoises. Par chance en me posant sur le parking il y a un gars avec le tout nouveau FH qui se gare à côté. Je demande si je peux faire des photos, le gars est OK mais, il a pas voulu que j'en fasse de l'interieur, c'est dommage parce que dedans il est vraiment bien foutu le nouveau FH, ça demande à être approfondi comme étude, mais quand même ça à l'air de le faire. A suivre ! Une trentaine de minutes plus tard j'ai fini mes coursettes et je prends plein sud, il y a du soleil, un peu et déjà un flot conséquent de touristes, allemands surtout, qui reviennent de vacances au ski. Une fois au port à Helsingborg, ça n'a pas trainé, le temps de faire les tickets d'embarquement et hop, feu vert et dans le bateau pour 20 minutes de traversée pour rejoindre le Danemark. Incorrigibles qu'ils sont les hollandais sortent comme des bourrins du bateau pour être absolument devant. Je cherche même pas à les suivre vu le poids que j'ai sur le cul, et puis je suis pas spécialement pressé. Il y a pas mal de trafic ce samedi pour passer la région de Copenhague mais ça roule à la régule tout le long jusqu'à Rodby ou le temps change et le soleil disparait. Difficile calcul dans cette dernière étape, il me faut prendre la MAUT. Au pif je paye jusqu'à la sortie 58 après Bremen, on vera bien.
J'embarque le 1er encore une fois, mais je ne monte pas sur le pont, la flemme et pas envie de voir des touristes bruyants. Je me repose un peu. 45 minute splus tard retour chez les fous à Puttgarden, toujours les même hollandais qui sortent comme des fous du ferry pour être devant et se retrouver bloqués derrière l'inévitable grumeau sur les 20km qui séparent Puttgarden au début de l'autoroute. Il fait déjà nuit ici avec le brouillard c'est sinistre, mais bon, en journée avec le soleil c'est guère mieux. Je croise des rafales de Carrion et de GIRTEKA, on dirait qu'ils remplacent les CABRERA, c'est la guère des prix sans doute dans le sud... De mon côté ça roule dru c'est plein de bagnoles c'est bien pénible jusqu'à Hamburg, ensuite c'est du velour personne pour ma casser la moyenne, ça c'est bon. Comme prévu je stoppe à la 58 histoire de mettre un peu de fuel et de reprendre une MAUT, ce coup-ci je prends jusqu'à Holdorf, mais finalment je vais aller à la sortie suivante ce qui fait que je vais gratter pas loin de 2€ à Angela Merkel, je me pose sur un tout nouveau Autohof, il y a un parking d'environ 400 places, et nous sommes une dizaine de camion !!! ACH Guuuuut ! 21h30 C'est le wikend !!!
Un dimanche bloqué en Allemagne, c'est le pied pour celui qui a décidé de rien glander, et ça tombe bien puisque c'est ce que j'ai décidé, de toutes façons vu le temps qu'il fait quand je sors de ma cabane à 11h, pas la peine de tirer des plans sur la comète. Petit dej traquille, un peu de rangement, du tri dans les photos, du classique pour un dimanche, mais surtout je me suis bien creusé les méninges pour l'heure de départ pour descendre à Feuquières. Il y a 690km d'ici, et c'est à vider mardi.... Mais il doit bien y avoir un moyen de vider lundi en moins de 9h non ?
Voilà ce qui m'a absorbé ce dimanche.
Après avoir fait un sondage trés précis sur l'heure de départ, je me suis mis d'accord avec mpi-même sur 2h. 2h c'est bien ça laisse jusqu'à 17h en amplitude, alors que 22h ça sert à rien, minuit non plus. Le tout pour moi étant de traverser les zones les plus critiques avant les 1er départs du matin. C'est que je creuse la tête, j'en envisage des scénarios, en sachant en plus que si ça se trouve on va me dire non non, on vide mardi.
Alors finalement, je suis parti à 1h17 trés précises, j'avais ma taxe, pris aussi le café, j'étais au volant et puis, j'en ai eu marre j'ai laché le frein. Trés trés peu de monde ce matin ce qui est un peu normal, sur l'A30 qui relie l'Allemagne à la Hollande, la plupart des voitures qui me depassent sont immatriculées en Pologne, à bord, à chaque fois un homme seul qui doit avoir encore dans les fêtes de Noel. Mais cette migration nous rappele aussi que c'est fini des parkings vides et du fret à profusion de ces 2 semaines, il va falloir à nous vous ressortir les mots "crise". Tout le long du trajet j'ai droit à une petite bruinasse brouillasseuse, mais par contre, je suis partout passé à la régule, même dans les endroits ou il y des panneaux "attention bouchons" je devrai tout le temps rouler by night, c'est quand même nettement plus reposant. Le trafic se reveille gentiement du côté de Breda quand je rejoins l'autoroute de Rotterdam, il est 5h et je me dis que j'ai bien mérité un petit dej chez Joost à Meer car on est pas des sauvages tout de même.
3/4h plus tard, c'est repu et le porte monnaie intact car j'ai sû resister à l'appel de la boutique de Joost, 3/4h plus tard donc je me retrouve au milieu d'un troupeau de camions tous espacés tout au plus de 10m pas plus les uns des autres, j'ai la trouille je garde mes distances et je double un peu de temps en temps quand il y a personne dans mes rétros malgré que ce ne soit plus autorisé depuis 6h. A Anvers ça se corse legerement mais je ne lache pas le 90, je pousse un ouf de soulagement quand j'enquille l'autoroute du soleil belge, celle d'Oostende. Maintenant sauf incident ça devrait le faire. C'est marrant quand même le décalage horaire, ici à 8h il fait encore nuit noire alors qu'en Allemagne il fait déjà jour, vous allez me dire, mais il a decouvert la roue cet idiot, et vous aurez raison, pourtant je m'étais fait la remarque dans mon fort interieur. A la frontière les motards douaniers surveillent, mais personne pour indiquer que FRANCE INTER est en grève, pas d'infos ce matin, comment je fais moi ??? Je fais le crochet à la Total à Calais faire un appoint de gasoil. Entre temps j'ai eu la logistique du client ou je livre, ils sont OK pour avancer le jour du RDV, 2h plus tard je me pointe à l'usine à Feuquières dans la somme, c'est un très joli coin bien qu'il fasse un temps de somme en somme. Mais 11h30 c'est un peu tard pour vider 6 piles d'octobans de joints en caoutchouc, du coup je reste là 3h comme ça c'est fait et avec 8h33 de guidon je vais me poser la bas dans la ZI ou il y a rien que des places reservées aux poids lourds comme moi.
Oh Peuchère qu'on dort bien dans la zi de Feuquière !!! Mais voilà, le reveil lui, il pense qu'à une chose, sonner, et se recoucher pour 24h, le salaud. J'avale un yourth aux chataignes ardéchoises et à 3h00 je décolle, je roule une vingtaine de minutes et je me pose à la première station sur l'autoroute il y a du vrai café ici. Pendant que le pompiste continue sa partie endiablée sur playsation, je papotte avec un traco belge de chez Breewel ou c'est pas endiablé le travail par contre. Quand je bossais chez Comte j'étais fan absolu de cette boutique, je le suis toujours, mais ils cherchent pas de tracos, c'est balot. Bref, 18 minutes plus tard je suis à nouveau sur l'autopista, tranquille jusqu'à Rouen ou il y a des déviations, et je pige rien, c'est marqué PONT MATHILDE fermé, soit, mais c'est ou, en direction de quoi ? Je suis pas chauffeur de taxi à Rouen moi, le PONT MATHILDE ça me dit RIEN. Alors au pif j'ai longé la flotte, puis j'ai vu des panneaux EVREUX et là, ça m'a parlé. Du coup, maintenant je sais à quoi ressemble la N15. Enfin, je suis sorti d'auberge à Louviers après c'est bon, en tous cas, le même plan à 7h du mat ça doit être bien misereux. Au passage à Nonancourt je mets un peu 715L de GO et je traine pas pour passer Dreux et Chartres avant le rush, je me pose le long de la N10 pour une petite sièste, pour ça j'ai dû déranger le reveil.
Pleine forme au reveil, en plus il fait jour, il fait un temps de novembre mais en janvier en passant devant le resto Les Platanes, je vois le cul de Cyril de chez Jacquemoz, enfin, le cul de sa remorque. Il est facilement reconnaissable avec son gros stick FDR ! On roule ensemble jusqu'à Tours calés derrière la sucette du micro comme des vieux croutons qui s'accrochent à leurs souvenirs comme des moules à un rocher. Je suis donc bien obligé ensuite de me fader la rocade de Tours et ses 87968 ronds points, et une fois chez SKF, je tombe sur un cariste sympathique et surtout ultra rapide, j'ai du mal à suivre la cadence. Une fois vide, il y a rien à faire, alors je fonce me caler sous la douche au centre routier de Tours. J'attends une petite heure et au moment d'aller becter j'ai un voyage à charger dans le 86 pour le 81, allez, on y va ! C'est un peu au sud de Chatelleraut que je vais charger, je prends l'A10, c'est rare que je vienne par ici, bien évidement le pont qui m'interesse est desormais interdit aux plus de 12t alors que je suis à 4km de mon client à Bonneuil, je fais un detour à la con par une autre route, ça m'apprendra à pas avoir téléphoné avant de venir...
Arrivé à l'usine, je suis mis au parfum direct, c'est pas tout à fait prêt. Je charges des gros paquets de lattes de bois pour fabriquer des menuiseries, il y a des essences de bois du monde entier stockées ici dans le 86 dans le trou du cul du monde ! Du coup j'ai le temps d'ouvrir et j'ai bien fait de rien ranger ce matin. Par contre c'est bien la misère pour balancer les sangles car c'est chargé quasi jusqu'au toit, j'ai pas interêt à rouler à la frigoman dans les ronds points. Quand le chargement se termine enfin, je vois que je suis resté planté là 2h44, donc, je vais me chercher un gobelet de café dont je suis extremement friand et aussi me rechauffer un peu. Une fois sorti de l'usine je cherche un parking peinard avant Poitiers parce qu'après... c'est trop sinistré pour garer entre Poitiers et Bellac et vu qu'il me reste peau de zob en amplitude je trouve une excellente place dans un tout petit village rikiki ou à 19h tout le monde doit ronfler, ça s'appele : St Julien l'Ars, le genre de nom que j'aurai volontier écrit sur un disque papier à l'époque, juste pour faire chier !
2h15 Reveil en pleine forme. Un quart d'heure plus tard je mets en route tranquillement avec mon chargement de bois. Je fais pas le malin du tout dans les ronds points et je zieute la bache des fois que, et des ronds points... Y en a un sacré paquet. Par chance le trafic est proche du 0 ce matin, autant dire qu'il est nui ou que je suis trop bon car à aucun moment j'ai eu de prix nobel collé à mes portes. Pour courronner le tout, il y a du brouillard et toujours cette bruinasse ce matin, ça rend la route un peu hardos ce matin, mais en fait ça met surtout du piment. D'autant plus que arrivé enfin sur Limoges ça glisse la température est proche du 0, devant moi un type avec une vielle 405 fait un joli tête à queue pas contrôlé du tout. J'enquille l'A20 tranquillement en ne faisant pas le fou quand même. Je trace jusqu'à l'aire de la corrèze ou je peux remplir d'ADBlue, et remplir de café. Le tout étant de donner le bon liquide à la bonne personne... Bon, je me suis pas trompé OUF. Par contre seul point noir, le parking est full de chez full, les gars sont garés vraiment n'importe comment, je me demande comment ils font pour dormir zen !?
Je continue ma descente rempli de caféine, et je termine ma dernière coupure une bonne heure plus tard. Pour me rassurer j'attrape la lampe torche et rien n'a bougé dans la semi ouf. Le parking ici se vide rapidos, mais à l'inverse lA20 se remplit, c'est un problème de robinets et de baignoires comme à l'école. A Montauban je quitte l'autopista pour rejoindre Realmont, trop content d'être ici car j'adore le coin dommage qu'il fasse autant moche ce matin !... Je me pointe à l'usine de portes et fenêtres à 10h prêt à pateauger dans la boue pour dessangler et tout demonter, le cariste est super rapide, impeccable. Sauf que quand j'appele GN ils savent pas ce que je fais, le probleme c'est qu'il y a 2 voyages à faire et un camion. C'est con !!!
Alors j'attends ! 12h, 13h, 14h... Mon amplitude est en train de morfler severe.... Et puis c'est mort, le message fini par arriver à 18h, chargement demain à Caussade. Et ben mon cochon, j'ai bien fait d'attendre moi ! Bon allez pas grave, pendant que je roule pas, je fais pas de conneries !
5h02 je decolle bien tranquilement. 1 - J'ai pas bu le café ; 2 - Il pleuvouille ; 3 - Je suis vide. 3 bonnes raisons de pas faire le con, et le pire de tout, c'est que sur INTER ils sont encore en grève et je dois me fader le journal sur une radio débile, j'ai couté RMC info. Peut on être crédible en matière d'info quand on est à Monte Carlo ? Je vous demande un peu !!! Bon, l'avantage, c'est que ça saoule vite et je peux à loisir me replonger dans le premier album qui tombe sous la main, ce matin c'est Joy Division, je m'entraine en chantant à fond pour être le meilleur au karaoké ce week end sur Joy Division, oui parce qu'il y a un nouveau truc en karaoké, je sais pas comment ça marche, mais il y a plein de musique alternatives, si pour vous, comme pour moi vous pensiez que karaoké rime avec Michel sardou et la bande à Basile, et ben, non, y a du neuf. Tout ça m'amène bien tranquilement juste avant 7h à Caussade chez Palfinger, mais c'est fermé, shit. Les premiers ouvriers arrivent à 7h30 et je peux avaler 2 expresso cul sec ! A 8h on m'envoie sur l'autre partie de l'usine pour charger un chassis, un bras pour ampiroll, c'est vite chargé, vite sanglé et ça pèse que dalle. IMPEC ! Coup de fil à la kommandantur en sweden. Y a rien, on sait pas, bouge, bouge pas, roule, roule pas, prends direction Clermont Ferrand.... Bon, je roule dans la brouillard au propre comme au figuré, sur A20, sur A89, pareil sauf qu'en plus ici il caille j'ai de la glace sur les barres de retros. Arrivée bien prudente sur la station vue la confiance proche du 0 que j'ai pour les services de salage de la maison Vinci. Et je vais à la douche. Quand je pense qu'ici, c'est l'Aire de la Corrèze, l'aire des présidents... Et ben je souhaite pour le gérant de la station que jamais aucun président corezien n'ai l'idée saugrenue de venir se laver le sboub ici, parce que c'est non seulement degueulasse mais qu'en plus il faut en permanence appuyer sur la bouton de la flotte pour que ça coule, très pratique pour sa laver les cheveux et pour le reste j'en parle même pas. Bref je sors propre mais enervé comme un moustique camarguais au mois de juillet.
De retour au camion, j'ai enfin la queue d'une suite de programme. Moi qui pensait completer sur le 43 ou le 03, c'est perdu, j'ai une pal 80*120 à prendre dans le 73, bou diouuu c'est loin le 73, ils se rendent pas compte les suédois, ça fait presque Malmo Goteborg, pour une pal ! Bon, je m'en fous, mais quand même. Le seul truc idiot, c'est que je vais pas arriver à charger aujourd'hui, c'est foutu. J'avais raison quand même de pas avoir confiance dans le salage des ces trous du cul de chez Vinci parce que ça gèle toujours et que dans une grande descente, il y a pas un, mais deux camions au talus et comme il faut, les types ont été surpris, un coup de volant et boum. J'aurai honte à la place de ces responsables, un jour de froid par an, même pas foutus de gerer ça ! Tout le monde savait qu'il y aurait des pluies verglaçantes, mais pas chez Vinci, c'est con quand même ! A peine de retour sur une autoroute un peu plus civilisée, quoi que, je croise mon compagnon du matin, le roi de la citerne hydrocarbures en température dirigée, Ludo42, gros coups de trompes, il est félé le Roannais !!! Juste content de faire une coupure de 11h ce soir à la maison. Petite pause casse croute rapide au niveau de Thiers sur un parking bien desert. La pluie qui s'était calmée un peu pour ne faire que du crachin reprend de plus belle après Thiers ou les ouvriers reparent les glissières vraisemblablement dû à des accidents de ce matin pour cause de salage excessif sur a89. Je passe juste avant le rush à St Etienne, et même sur l'A46 ça passe bien, c'est incroyable, je suis seulement géné par les phares d'un horrible camion remorque jaune canari qu'on devrait vite mettre à la casse ! Dernière ligne droite via l'A43 ou ça drache à mort et ça roule bien fort quand même. A 8h je débarque dans la zone industrielle de La Ravoire, l'usine est encore ouverte mais les quais fermés, je me cale le long tranquille, enfin quand je dis tranquille, il y a juste des ptits cons qui passent en trombe dans la rue pour tester leurs GOLFS pouraves alors qu'il y a l'autoroute à deux pas, mais sur l'autoroute il y a des radars...
Il tombe toujours autant de cordes au reveil, avec 2 petits degrés, ça doit neiger velu pas bien haut dans la montagne. Avec mes 14h de coupure je vais charger ma pauvre palette de 298kg, je suis bien avancé avec ça. De là, je vais à Pontcharra charger 13 palettes de papier pour decorer les emballages des gateaux, dans l'usine les gars sont super gentils, vu la flotte qu'il fait, ils ont même mis des coiffes supplémentaires sur ma petite palette qu'on a remis au cul pour pas qu'elle soit trempée, c'est pas grand chose, mais dans certaines usines il aurait fallu faire une demande en 4 exemplaires qui à la fin aurait été refusée. Ma semi est pleine, j'ai plus qu'à monter direction Luxembourg. Sauf que, finalement je dois vite aller vider mes 2 ramasses de ce matin chez un transporteur à Corbas.
Une bonne heure plus tard je suis à 1km du transporteur et la pluie s'est un peu calmée quand le téléphone sonne : "laisse tomber Corbas, vas tout poser chez DSV à St Quentin" Shit, shit, shit, plus qu'à faire 1/2 tour mais le temps de revenir, de poser les palettes et d'aller à ma ramasse suivante il est déjà 11h58 comme par hasard, on te chargera à 13h30. Bon. Du coup j'ai le temps de casser la croûte. Ici je charge des longueurs de 6m, 6t en tout et je dois tout mettre de côté, bien sûr ça arrive pile le jour ou le client suédois est en visite surprise avec sa petite famille chez l'expéditeur qui est stressé comme un malade. Même le pontier il stresse à l'idée de faire une connerie, alors que pourtant avec un minimu d'anglais on arrive à le faire rire le client suédois, j'y suis arrivé ! J'ai l'impression d'être entouré d'Inquiets39 ici. Il est 14h20 quand je referme le toit, j'ai RDV à 14h30 chez Henkel à Villefranche. Je debarque avec près d'une heure de retard et une fois à quai, les palettes rentrent pas, et ben oui, on m'avait annoncé des palettes europ et c'est palettes de fûts, alors on charge pas côté, je remets pas les planches et je casse au marteau la palette qui est au niveau du poteau, le cariste qui est mou comme une chique me regarde et comprend rien à mon manège... Il ne me reste plus qu'à redescendre à Miribel pour 2 palettes, là, c'est le gardien qui charge l'usine étant fermée depuis un moment mais ça doit partir, comme quoi des fois... Le portugais avec qui je dois faire le relais est là aussi qui m'attend, et oui, ce soir je monte pas je rentre à la baraque !
Mais avant de retrouver mon canapé, il me faut rentrer à travers champs à Jarcieu sur des routes bien grassouilles et en solo, le flip complet. Je vois mon Anthony qui prend la suite de la traction GN, ça lui fait les pieds, mettre une semi bien pourave sur son DAF trop magnifique, et quelques minutes plus tard c'est Alain qui débarque avec son tout nouveau camion remorque tout feu tout flamme made in ardèche chez Jarjat, on a droit à une démo, mais il fait nuit alors on voit pas grand chose, mais c'est quand même bien the truck oh the year 2012. En tous cas, à sa place je serai content c'est sûr mais stressé à mort ! Le chef me file une SAAB et je rentre à mon domicile tranquille, sauf que je me suis fait flashé à Gervans, 60 quand j'ai baissé les yeux sur le compteur. ZOB.
8h ce matin, je sors la SAAB-SCANIA de ma propriété et je monte tranquillement chez mon employeur à Jarcieu. J'ai pris l'autoroute ça m'évitera de me faire flasher. Les suédois n'ont pas donné signe de vie ce matin, donc pour m'occuper le chef m'envoie charger des arbres à Jarcieu, histoire que je m'éloigne pas trop, pour y aller j'ai la chance de prendre le fh12-420, un vrai camion ! Une fois la bache ouverte je me rends compte que j'ai pas pris mes clopes mais même à pieds ça fait loin pour une clope, heureusement le voyage est vite chargé et je reviens à mach3 au dépôt me jeter sur un paquet de Dudados tout neuf. Je finis par partir avec mon attelage et la bonne vielle KOGEL que m'a laissé Anthony vendredi soir. Ma mission puisque je l'ai acceptée me conduit à charger un fût urgent de je sais pas quoi non adr à Chassieu. 56 minutes plus tard j'arrive à l'usine, 11h50, faut revenir à 13h, qu'à celà ne tienne ! Je me jette sur la gamelle !
13h je rentre dans l'usine, 13h10 on m'a lu en intégralité le protocole de sécurité je connais maintenant mes devoirs, je n'ai aucun droit, je dois même signaler au cas au j'aille faire pipi ou caca véridique. 13h12 je suis à quai, à 13h30 on cherche toujours deseperement mon fût et finalement il est 13h40 quand je sors, j'en pouvais plus. Je dois être à 16h à Tournus, mais entre temps, il me faut aller prendre une palette de Suède à Torcieu à côté d'Ambérieu. C'est donc plongé dans mes calculs que je zappe le pauvre Bata sur l'A42, désolé ! Heureusement pour moi, à Torcieu les gars sont ultra rapides pour charger, je reste à peine 10 minutes et je fonce sur Tournus sous un ciel bouché, un ciel qu'on ne trouve que sur la Bresse ou peu être la Picardie. Par le plus grand des hasards Régis la vedette me passe un coup de fil pile quand j'arrive à Tournus, du moins ce qui est surtout le hasard c'est que cet andouille d'inquiet39 a chargé ici même ce matin, pour Hull, le salaud ! En général, quand les colis sont urgents c'est là que tu attends le plus, mais arrivé à l'usine, ils devaient vraiment être en rupture car ça a été assee rapidos, il faut dire aussi qu'ils stopent tout à 16h30 ici...
Je sors aussi vite que je suis rentré de cette usine dont je ne sais même pas à quoi elle sert et je me rejette sur l'A6, je trace jusqu'à Dijon Spoy pour faire le point sur les heures, et aussi me connecter vite faï pour voir ce que prédit météo france, la météo de la france et d'ailleurs. Bon, y a pas à tordre, il faut monter à tout prix ce soir au LUX. Et c'est quand même vachement bien calculé parce que j'ai les heures pour. Le ciel est trés clair cette nuit, si bien que la température n'en fini pas de chuter, s'il doit neiger ça va bien accrocher mais sur l'A31 les voies sont bien salées, et heureusement car c'est bien humide. Vu l'heure la traversée de Nancy-Luxembourg c'est de la rigolade et je me radine vers 22h dans la cour de GN, impeccable de vélo, ce soir 11h de coupure qui compte en plus !!! Ah y a des jours comme ça ! IMPEC !
Ooooooohhhhhhhhhh c'est jouli, c'est tout blanc, on se croirait à Noel en Suède ! Sauf que pour le coup c'est la mi-janvier au Luxembourg. Moktar me raconte ses déboires de ce matin pour venir bosser : Metz-Luxembourg 2h15 ! Je me dis que vraiment, il faut aimer faire l'exploitant pour se coltiner un truc pareil, moi y a longtemps que j'aurai fait une depression nerveuse. Pendant qu'Hannibal passe le chasse neige pour deblayer la cour j'attends tranquillement au café, ça prends du temps de deblayer une cour, on dirait pas !!! Dès que ma coupure est finite, je rentre dans l'entrepôt et on vide à l'abri parce qu'on est pas completement débiles non plus. Maintenant, il s'agit de plus faire le con, semi vide, il neige température -3, ça va être fun pour aller recharger à Longwy. Arrêt rapidos à Capellen acheter une cartouche de Gitane filtre et des dosettes senseo pour cet ane d'Arthur. Dans l'autre sens ça roule tout doucetement, j'ose pas imaginer ce que ça devait être aux heures de pointe. Je finis par debarquer à Longlaville dans une vielle usine de production electrique super magnifique. Dans la zone, il y a rien de deneigé, c'est pas comique du tout. Je dois attendre, il y a déjà un camion à quai.
Mauvaise pioche, je charge 33 pal de boites en plastique vides. Le seul jour de l'année ou j'espère avoir 6T posées sur la selette, j'en ai même pas 5 et repartis sur 13m, classique. Evidement ça patine dans tous les sens pour repartir d'autant qu'il neige à plein sur Longwy. Les 30 premiers kilomètres sont bien stressants, heureusemnt ça roule bien, je garde mes distances au max, pareil pour celui qui est derrière, la route devient pratiquable à 90 à partir de Florange. Même entre Metz et Nancy j'ai pas été enquiquinné, et puis le peu de grumeaux que j'ai vu, j'ai doublé quand même, parce que ho, faut pas deconner, ils sont gentils chez Mauffrey mais c'est pas parce que eux ont décidé de rouler à 80 qu'il faut l'imposer aux autres non ?... Arrêt douche à Sandaucourt, histoire de se detendre un peu, et reprise de la neige au niveau de Langres, ça tombait vraiment dru et ça tenait au sol. Mais j'ai pas pour autant perdu trop de temps, je me suis posé à Gevrey Chambertin avec 4h10 de routas, nickelos...
En chemin j'apprends que je ne vais plus vider à Laudun dans le 30, mais que je decroche à Jarcieu pour monter en Angleterre ce soir avec la semi qui m'est habituelement attribuée, c'est incroyable mais vrai !!! Passé Villefranche, j'ai fait le mauvais choix de passer par le tube en pensant naïvement qu'à 19h30 ça passerait bien. En fait c'est les mecs de la gestion du trafic qui ont neutralisé la voie de gauche au tunnel et limité la vitesse à 50 plus tôt dans l'après-midi et c'est resté comme ça en plan, juste pour faire chier. Je les imaginais devant leurs ecrans de contrôle du trafic, morts de rire. J'ai mis en fait le même temps que si j'étais passé par l'A46 car j'ai rejoint au même moment un plateau que j'avais doublé juste avant Villefranche ! Arrivé au dépôt c'est plus la même chanson, la route de Grenoble est bien humide et surtout il fait -3, il y a un micro climat ici !!! Je pose la taut, je reprends mon frigorificos un coup de fuel et gasoil et je repars aussitôt avec cette fois-ci du poids sur la selette. Vu que je suis en ADR, je passe pas par le tube, et si ça se trouve ça m'a sauvé la vie ! Et ben oui, je coupe par le periph et je rejoins l'A46, comme ça je coupe la poire en 2, mais passé Belleville sur l'A6, le trafic à la descente s'arrête net. Plus personne d'un coup, ça pue... Et effectivement arrivé juste avant Macon sud je vois que ça freine dans tous les sens et je me pose en catastrophe sur le petit parking qu'il y a juste là comme fait exprès. 9h40 de guidon, j'irai pas jusqu'à la BP Truckstop tant pis ! Connection à 107.7, il y a un camion en travers de l'A6 ça bloque dans les 2 sens... J'ai bien plus de bol de que ce pauvre italien dont on ne dit pas à la radio s'il est blessé, mort ou quoi, juste qu'un camion bloque les voies de circulation et que APRR met tout en place pour rétablir la situation. Allez vous faire foutre !
Minimum syndical de coupure ce matin, à 8h14 j'envoie la sauce. Il reste encore en place les restes de l'accident de cette nuit, et surtout un bon bouchon direction Lyon. Mon souci de ce matin, c'est : Ou faire mes courses en montant sur le nord de la France en perdant le moins de temps possible. Oui, c'est compliqué la vie de chauffeur parfois, d'autant que j'ai quelques exigences, je ne vais ni à LIDL, ni chez ALDI, je fuis les gros centre commerciaux, bref il me faut un Intermarché, car je suis fan de mousquetaires surtout Aramis, c'est le plus sympa. J'ai hésité à sortir à Tournus pour aller à Varennes, mais je sais qu'au bout à Chalon c'est la merdasse au rond point, on perd du temps, et time is money. Il fait bien froid ce matin encore, on se croirait quasi en hiver. Arrivé à Chaumont je me décide à faire un stop et me connecter sur le net toujours en quette de supermarché, et comme on dit, qui quette, trouve ! Il y a donc un Inter à Arcis/Aube, impec. Mais c'est sans compter le coup de fil à une amie, Bibi qui me dit mais attention mon cher, c'est fermé entre midi et deux. God Verdome, mes plans s'effondrent tel un chateau de cartes. Finalement, il y a un Inter qui répond à toutes mes exigences à Troyes, le long de la rocade, ça fait pas perdre plus de 5 minutes, 2 peccables !!! En 15 minutes mon frigo et rempli, il me reste juste de quoi aller finir ma dernière demi heure à Sommessous. Sauf que pas de chances, à 10km de là, l'autoroute est coupée en rase campagne, il y a un véhicule en feu. Un, deux, puis trois camions de pompiers et le feu ne baisse jamais. A la CB il y a bien 2 ou 3 gars qui essaient de savoir quoi, mais personne pour répondre.
Finalement, 50 minutes d'arrêt plus tard, ça repart c'est un camion remorque chargé de paille qui a pris feu. Le chauffeur a eu la présence d'esprit de decrocher sa remorque, c'est bien !!! Plus je me rapproche de Reims et plus il fait beau, mais la températire ne cesse de baisser, il faisait genre -6 vers Laon, le décor autour était magnifique, la Picardie sous le soleil et la neige c'est trés beau. Je fais tirer jusqu'à Cambrai pour la douche, mais pas de bol il y a 2 gars avant moi. J'hésite à rester, et puis merde, je vais pas courrir pour rien si ça se trouve, j'attends. Tout ça m'a pris 45 minutes, juste pour passer 5 minutes sous l'eau chaude, vis ma vie de crasseux. Encore 2h à peine de route pour rejoindre tranquillement Calais. J'avais demandé à mon chef si plutôt que de passer par le tube, je pouvais passer par My Ferry Link, pour voir. La route est bien pénible de St Omer à Calais, il reneige et j'ai peur du verglas, ça fait quand même pas mal de progections d'eau alors bon. J'ai peu être peur pour rien. Direction le Tunnel c'est le binz complet et côté port ça passe pas trop mal.
Je me suis alors rendu compte que j'avais pas repris de ferry à Calais depuis... 1997 ! Incroyable comme ça a changé ! Ben oui à chaque fois que je vais en GB, je passe sous par le tube, sois Dunkerque ou pire Zeebrugge, mais pas Calais ! Avant au bout de la 4 voies on stoppait dans un vieux building et on s'enregistrait. Il y avait des douches propres et gratos au dernier étage. Le building a été rasé et il faut passer au contrôle co2, immigration ect, tout a changé et je suis perdu. Si chez DFDS et PO c'est le binz, côté MFL ça va nickel, accueil très sympatoche, ils ont envie de s'en sortir, ça se sent et ça fait plaisir. En tout et pour tout, il doit y avoir 20 camions à embarquer, dont 3 français ! C'est incroyable ! Je passe donc la traversée avec Mickael de chez DEROO et Régis de chez Gondrand, à l'ancienne !!! Bon plan en sortant du ferry à Dover, il y a un parking à 5 minutes de là, que je ne connaissais pas, je croyais bêtement que c'était reservé à ceux qui avaient des douanes à faire. C'est vraiment le bon plan ce parking, ça fait moins loin que Ashford. Il neigeouille quand on se pose là avec Régis, pourvu que ça s'arrête dans la nuit !!! Si je fais les comptes, j'ai mis moins de 3h pour arriver à Calais, traverser et me poser à Dover, finalement sur ce coup-là, le ferry a été le plus rapide. Et en plus, j'ai super bien bouffé pour 8€ ! Alors ? Elle est pas belle la life ??
Debout à 7h30 ce matin, oui, c'est vraiment trop tôt, mais c'est comme ça. Je rejoins Régis à la caisse pour payer le parking et avaler un mauvais gobelet de café à la machine. Les anglais savent pas faire le café, mais alors les machines à café anglaises... Bref, je reste positif, on est jeudi et j'ai bien dormi. Niveau météo, c'est la cata ce matin, pluie neige et brouillard. Par chance la route est horriblement bien salée, c'est pas bon pour les artères le sel, sauf si elles sont goudronnées. Putain, je me suis laché là ! A 7h57 J'enquille la A2 parce que c'est plus court et puis, il y a longtemps que je l'ai pas prise. Pas beaucoup de camions, par contre niveau bagnoles, il y a le paquet dès que j'ai passé Faversham. Mentalement je m'étais préparé à passer un sale moment, vu l'heure je m'attends à des inombrables ralentissements un M25 congestionnée, et... que neni ! Si j'avais voulu j'aurai même pu passer l'embranchement A2/M25 à la régule, mais j'ai pas voulu sinon je serai tout mourru, même pas eu de bouchon au péage du tunnel, et le pire, c'est que je suis arrivé dernier de l'escorte ADR, j'ai même pas eu le temps de pisser qu'on partait déja dans les entrailles du tunnel. Oui, ce matin, c'est tout bonnement incroyable, et le pire de tout, c'est qu'il fait soleil ! Non mais vraiment tout ce barre en testicule dans ce job ! Il y a de la neige de partout, c'est joli ! Bien sûr c'est pas bon pour les flancs du camion, mais ça fait tellement aventurier d'avoir un camion degueulasse !!! Bref, ce matin, ça a tellement bien fonctionné que je me suis posé au Truckstop de Markham Moor juste au sud de Doncaster avec 4h12 de routas, même la nuit on ferait pas ou guère mieux.
Je suis tellement content que je vais en courant commander mon breakfast, vu l'heure c'était quasi temps de s'arrêter prendre le petit dej, mais je m'en fous, je connais personne ici. C'est la 2e fois que je m'arrête ici, et j'aime bien parce qu'il y a une pancarte comme quoi les routiers ont toujours la priorité dans le service, j'en ai eu la preuve parce qu'il y avait trois touristes devant moi et j'ai été servi avant eux, j'aurai eu un gyrophare bleu sur le plateau, c'était pareil. J'avais honte, mais c'est bon la honte !... Bon, c'est pas le tout de becter et de faire le king, mais j'ai du taf, et comment dire ? je ne suis pas spécialement en avance. Je demande donc à mon fidèle FH500 de se mettre en monde : I am on fire. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne l'A1 roule nickel, tout au plus je vais trouver
une longue zone de chantiers sur la M62 bloqué à 75 jusqu'à la sortie halifax. Je rejoins l'usine en un rien de temps, il y a deux connards bien shootés au poste de garde, je me demande bien à quoi ils servent les deux là mis à part ouvrir la barrière. Je jette mes 2 palettes au quai numéro 2, et je peux maintenant enlever les plaques oranges et couper le frigo, mission accomplie. Je repars toujours à fond les manettes faire le second client à Normanton. La pendule n'en finit pas d'avancer, et les travaux sont longs, longs, longs comme un discours de Fidel Castro, j'arrive en faisant un gros frein à main dans la cour, un gros drift à la Ken Block. Le chef qui rigole quand il se brule lève ses lorgnons à la pendule, 14h45. You're late today... Oui ben hein je suis là, entier. Bon, c'est bon, ils vont vider. Enfin, ils vont me preter un tire pal pourri pour que je puisse approcher mes 22t au cul. A côté de moi, il y a un gars qui replie la bache de sa taut degueulasse, le mec, il a pas de gants, et vu l'état des routes ici... A la fin, il me fait un grand sourire et s'essuie les paluches sur son gros bouson fluo. I am shocking.
Il commence à neigeouiller quand je repars, j'ai déjà un gros lot à charger à Doncaster. C'est pas loin du tout, à une quarantaine de minutes et chez un transporteur. Arrivé à l'adresse indiquée, je sens qu'il y a un testicule dans la soupe, je suis dans la cour d'un gros carrossier MONTRACON, l'équivalent de notre Samro à nous... Alors que j'allais faire 1/2 tour, je vois un chauffeur au volant d'un camion Mc Gregor qui me fait des signes de le follower, alors je le follow. Chez Mc Grgor ils louent une partie de l'entrepôt de fabriquant de remorques. On me charge 26 palettes de cables electriques pour Brignais dans le 69, le chargement est assez rapide, dans la cour les chauffeurs pataugent dans la boue pour ouvrir les semi, ça gène personne. Une fois chargé je me jette dans le flot de la circulation du soir, c'est trés désagréable parce qu'il y a vraiment du monde et ça roule en rangs plus serrés. 1h30 de route à peine et je me pose pour la nuit sur le service à Grantham parce que plus loin, je sais pas ce qu'il y a de potable, et je dois caler une 11h.
Dire qu'il fait froid ce matin serait répétitif, mais c'est vrai qu'il caille vraiment, en plus il y a un léger vent bien désagréable, bon ça ne m'empêche pas d'aller tenir compagnie au mec de chez COSTA Café, je l'ai dérangé pendant la sièste, désolé. J'ai attrapé un vrai expresso avec une sorte de gateau à la confiture, bizarre mais très bon. Un coup de flotte sur la tronche et je mets tranquillement en route pour pas reveiller mes voisins de ce jour. Sur le parking, il y a un magnifique Scania 143, Irlandais bien sûr, dire que je terminerai ma pauvre carrière sans jamais avait fait le fou avec un camion pareil ! ça me démoralise, enfin, c'est la vie, on peut pas tout avoir. Ce matin, c'est nettement plus calme sur l'a1 qu'en me posant hier soir et c'est pas fait pour me deplaire, la route est hyper salée et hyper humide, mais à aucun moment je n'ai eu de doute sur d'éventuelles plaques de verglas. D'ailleurs vu la confiance absolue envers les équipes de salage, si un jour ils oublient un embranchement, bonjour les dégats ! Le trafic commence tout juste à s'intensifier une fois que j'ai passé Cambridge, mais rien de grave, si bien que j'arrive en 2h30 de guidon à West Thurrock ou j'ai 3 palettes à prendre chez un transporteur et c'est quitte ou double. Et bien c'est double ! Non seulement le type est extremement courtois et sympathique mais en plus mes palettes sont là. Le temps de faire le crochet je reprends la M25 pour monter sur le pont Elisabeth2, et ça passe comme hier comme sur des roulettes, même au péage j'ai pas attendu ! Qu'es ce que je peux être mauvaise langue quand je dis que la M25 c'est le plus grand parking de Londres quand même !!!
Comme hier, les chefs me laissent carte blanche pour revenir sur le continent. J'ai le choix, Tunnel, DFDS ou MFL. D'office je raye le tunnel et je me jette sur MFL, il y en a un à 10h30 heure anglaise qui fera bien l'affaire. Comme d'habitude arrivé au port, il y en a qui roulent des mécaniques en passant les bosses ventre à terre, et ça loupe pas, le gars se fait stopper net par la VOSA. Ici, il faut être pressé sans le laisser deviner ! C'est un savant calcul, après, si deux mous se presentent en même temps, j'ignore comment la VOSA fait son choix ! Sur le ferry il y a quelques PECOS et aussi une équipe de ND59 qui m'invitent à leur table. Sur la traversée on à le choix entre Breakfast et breakfast, j'ai hésité, et puis j'ai pris un breakfast. De retour sur la terre ferme, je n'ai pas de complément, et le chef là encore me demande par ou je passe pour descendre. Vu que j'ai pas mal navigué sur l'A31 ces derniers temps, je choisis Paris Capitale de La France, un vendredi soir parce que je suis fou. Bon, pas si fou que ça, c'était calculé juste pour faire un stop à la BP à Roye voir si tout le monde va bien.
Une fois propre et plein de caféine je me cale sur ma radio préférée : 107.7, je l'écoute que quand il neige. Pour le moment il neige pas, mais c'est annoncé. Les prefets ont pris des décisions incroyables pour lutter contre la neige, il est interdit de rouler à plus de 80 et interdit de doubler un peu partout. Bon, si les prefets pouvaient aussi botter le cul des équipes de salage ça serait bien, surtout dans le sud. Sur l'A1 j'avoue que c'est salé à mort, il y a même des saleuses en stand by le long de l'autoroute, bravo. A propos, le 107.7 du nord est nettement mieux que le notre dans le sud, il y a quelques bons morceaux de musique. Moi qui critiques tout et tout le temps, je peux quand même dire quand c'est bien non ??? Vu l'heure, je sors à Senlis et je coupe via la N330 qui est pour une fois magnifique avec les champs enneigés, c'est trés jouli, la neige quand à elle refait son apparition une vingtaine de km avant Melun dans le sept sept. Vu la température négative ça tient au pavé, je lève un peu le pied et augmente mes distances, n'oublions pas que nous sommes vendredi soir, et là, deux races de francilliens s'affrontent, ceux qui ont la trouille et roulent immédiatement à 15 km/h prêts s'il le fallait à pousser leur voitures à pieds, et ceux qui surestiment leurs capacités et roulent encore plus fort que quand c'est sec, une fois sur l'A5, j'ai même vu un type coller au cul d'un autre sur la 3e voie et balancer des appels pour que le type se pousse sachant que la 3e voie n'est pas dégagée... Y a des baffes qui se perdent. Moi je lache pas mon petit 80, y a pas le feu au lac, je me fais deposer par les king de la messagerie, il y a un bon dieu quand même. Je suis quasi au taquet des 10h quand j'arrive à Courtenay, il neige à plein temps sur la station Shell, ça promet pour demain matin. On met le reveil à 4h40 et on vera bien !
Comme prévu, reveil à 4h40, direction le café. Sur l'autoroute ça à l'air de circuler et la neige a cessé, bonne pioche. A 5h je mets en route ça ne patine même pas un peu pour sortir du parking pas dégagé. Par contre, je me rends vite compte qu'avec -3°, il faut y aller molo molo parce qu'il tombe un peu de pluie, on appele ça "puie verglassante" Je n'ose pas dépasser le 80, par chance les automobilistes de ce matin sont plutôt prudents ils doivent surement être connectés au 107.7 parce que visiblement c'est l'hécatombe un peu partout avec le verglas. De temps en temps je mets la main sur la barre de retro qui a doublé de volume avec la glace; brrrrrrr Je fais un stop au Chien Blanc histoire de me détendre un peu parce que c'est le stress de rouler avec un temps pareil et j'ai envie d'être zen pour descendre le Bessay. Pour une fois j'ai pas flirté avec les 3 chiffres pour descendre, loin de là !!! La température devient enfin positive à Chalon, pile poil là ou je me pose faire ma 45.
Le jour se lève enfin, laissant place à un ciel bien nuaguex mais plus de gel pour l'instant. J'avais prévu hier soir d'arriver au dépot à 10h30 et je suis arrivé à 11h15, y a pas vraiment d'importance mais bon. Je vide tout mon chargement à quai, et j'ai une palette qui s'est couchée en vidant, j'étais dégouté, je venais juste de dire à la patronne que j'en avais pour un petit quart d'heure, et comme elle est gentille Mag, elle m'a même aidée à refaire la palette !!! Quand Duarig aura racheté ND, Bring, DHL, GEODIS et DSV ça me fera une anecdote à raconter... Une fois vide, je balance un peu de gasoil dont mon camion est extremement friand depuis qu'il a chaussé ses après skis, et je rentre bien sagement à la maison ou il fait toujours aussi moche. 13h30 fin de ma petite semaine, bon week-end !
Ce matin, j'ai pris mon cartable, et je suis allé à l'aft à Valence pour me recycler en ADR.
Bon, c'est bien chiant toute la journée, mais ça permet de se remettre à niveau.
En rentrant le soir, je découvre qu'un gars du forum, Laurent69, s'est donné la mort, desepéré entre autre de ne pas trouver de travail. Laurent est un ancien PCB, si vous l'avez connu, sa femme nous a laissé un petit mot ici : http://www.fierdetreroutier.com/aztek/forum_2.php?msg=920586&return=1#top La vie est dure en ce moment, ça m'a bien choqué cette histoire...
Dernier jour d'école, j'en ai marre, et en fin d'après-midi on passe l'examen. Le pire dans cette histoire, c'est que on peut venir avec son ADR et repartir sans ! Sinon, au chapitre des nouveautés, fini la vieille carte ADR, maintenant on va avoir un carte avec notre gueule dessus, le tout fait pas chronoservices, ceux qui sont au service du chrono...
A 16h40 enfin sonne la cloche de la fin des cours, je suis en vacances, au revoir les copains à dans 5 ans !!! Aussitôt dans la bagnole, j'ai un message du chef "reviens au dépôt asap". Bon, j'ai vagement compris dans le message que je devais me magner le fion. Je traverse direction l'Ardèche en faisant ronfler mon v6 peugeot, je fais un mimi à ma chérie, j'avale un café et je demarre mon attelage frigorifique. Bien entendu, vu l'heure, et vu que je suis pressé ça roule bien mal car à 17h30 tout le monde rentre du travail, et en Ardèche on travaille beaucoup ! Je mets 15 bonnes minutes de plus pour arriver à quai, mais Franck est chaud bouillant, on a chargé ma semi complet en 15 minutes. J'ai une tournée fort sympathique, facile mais tendue... Au bout de 4h de guidon j'arrive à Ambrussum, j'arrête là une trentaine de minutes. Je susi bien dégouté, j'ai un led grillé dans le spoiler, et le pire c'est que la station est envahie de types louches et patibulaires. Il y a des moments ou ça devient craignos la quartier....
Vu l'heure ça passe extremement bien ensuite sur Montpellier, et quand je sors à Béziers pour prendre la direction de Castres, là, c'est le desert absolu, et c'est tant mieux car l'heure avance trés vite, bien plus vite que moi dans le Poussarou. J'ai quand même du bol parce qu'il n'y a ni brouillard, ni verglas, je peux donc enquiller relativement bien. La pluie se remet simplement de la partie une fois arrivé à Mazamet, après, c'est tout droit, on s'en fout ! Gros coup de bol, j'ai tous les feux au vert à Castres, et à 0h59 je me pose sur le parking face à l'usine, quelle descente !
Il pleut encore ce matin, de toutes façons, à chaque fois que je viens à Castres, il pleut. Ici, pas de machine à café, strict minimum, un gardien débordé, des fenwick, un quai basta. C'est la panique ce matin comme d'hab ici. Le plus long c'est de s'enregistrer et attendre que le proposé à la température retrouve son theromètre et se radine au cul du frigo. Et ce matin, ça se passe comme prévu, j'ai juste à attendre que la coupure marque 9h01 pour vite rentrer et même mettre à quai, après, c'est un boulevard, 5 minutes pour sortir les 4 palettes. Mon second client se trouve à 140km à vol d'oiseau de Castres, mais à plus de 3h de route, à Vilamalla charmante petite bourgade du sud Figuerassien, vu qu'ils arr^tent à 13h15, c'est donc cuit, j'ai donc sagement pris mon temps de m'arrêter 20 minutes aux Corbières afin de me decrasser.
En ressortant, il y a un Ovalie qui me laisse passer en m'eblouissant avec ses gros phares de v8 Scania, c'est Manolo84, il doit être pressé aussi car il n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Nos chemins se séparent à Narbonne, il y a pas mal de vent comme d'hab et quelques baches voltigent. C'est bizarre que sur cette portion d'A9, il n'y ait jamais eu de panneaux pour avertir ceux qui n'ont pas l'habitude de passer là. Je finis par me radiner un peu après 14h à l'usine à Vilamalla, le quai est libre je prends vite la place histoire de finir ma demi heure de coupure. Bien évidement la seule personne en retard à la reprise de 14h30, c'est la fille qui s'occupe de mon quai. Elle arrive en courant, mais arrivé au niveau du bureau du contremaitre, je l'ai vu se baisser legerement pour pas qu'on la voie ! La coquine !!!! Du coup, elle sort mes 5 palettes de filme en un temps record proche du quart d'heure.
Il me reste encore la moitié de la semi à vider à Sant Boi, ils arrêtent à 16h30, le GPS m'indique une arrivée prévue si tout va bien à 16h35. Comme d'hab, il faut taper dedans et ne jamais lacher la pédale de droite. 5 minutes, c'est impossible à rattraper sur 160km. Il y a des jours ou j'enrage de pas pouvoir rouler à 10kg, ça arrangerai bien des choses. J'ai bien sûr appelé le client, au téléphone on m'a dit, oui, viens maxi à 16h30. Que faire à part tenter le coup ? Par chance ça a trés bien roulé et je suis sorti de la C32 à Sant Boi à 16h32, et en plus la rue est barrée, il y a une méchante déviation, resultat je sonne en tremblotant à 16h40. Bon, c'est cool, ils m'ouvrent et une demi heure plus tard je suis vide. Suprise pour rentrer, je charge demain à Port Vendres ! C'est un excellent programme qui me va comme un gant d'autant que j'ai les heures pour y aller. Je passe vite fait dire bonsoir à Santi et couper une demi heure à La Medina. J'ai bien fait de pas trainer quand même, car desormais l'entrée du port est fermée la nuit, donc pour se garer... soucy ! Il y a deux camions qui ont retardé la gardienne, si bien que je rentre in extremis à 21h10. Toute la journée a été in extremis, mais finalement tout à bien marché, y a des jours comme ça !
Il fait si moche au reveil que je me crois à Sezanne sur la N4, mais non, je suis bel et bien à Port Vendre vu la file de gilets fluos qui attendent au guichet de chargement. No stress Phil26, va boire ton kawa tranquillement, pas la peine d'aller taper une file d'attente. En haut au bureau règne une odeur de lisier, et pour cause, les chiottes sont bouchés. C'est agréable de faire couler son café en étant à jeun dans une odeur de matière fécale. Mais bon ça pourrait être pire, la machine à café pourrait puiser son eau directement dans les waters ! Quoi que vu le goût du café... Je m'enregistre auprès d'une charmante jeune fille qui n'a d'yeux que pour son voisin de bureau ce qui est quand même un peu normal, une fille de 20 ans n'a aucun interêt à draguer un chauffeur surtout quand il porte un blouson fluo. Le temps que je redescende la queue à fortement diminué, je laisse mon numéro de portable et 10 minutes plus tard je suis à quai. Les palettes étaient déjà dans le frigo, bonne pioche ! A 10h je ripe d'ici alourdi par 22t de bananes...
Monte tranquillement qu'il a dit le chef, alors je garde la natio. Il pleuvasse c'est bien tristouille ce matin. Je croise rapidos mon pote Alain mais j'ai été tellement surpris que j'ai pas dégainé. C'est vrai qu'il est très joli ce camion. Bien plus qu'Alain lui-même d'ailleurs ! Etrangement le soleil sort pile au moment ou je passe le panneau "AUDE" Je sais que ce que je suis en train d'écrire est completement ahurissant et extremement ininteressant, mais c'est vrai. Il est 11h55 quand j'arrive au parking de Vinassan, je me fais un petit casse croute et ça commence à sentir le vide dans mon frigo. Toujours pas de news de la kommandantur, ce qui signifie qu'il n'y a pas de changement de programme.... Il y a pas bien de monde sur l'A9, on est bientôt à la fin de mois et ça se voit. A Montélimar il m'est arrivé un truc completement scandaleux, il y avait 5 autres crados comme moi qui voulaient prendre la douche. J'ai fait un rapide calcul ça fait trop long à attendre, je me taille et je fais un stop à l'Intermarché de tain, pour finir je me ramène au bureau à Jarcieu pour prendre la douche. La douche est pas dans le bureau non, je vous rassure, sans quoi il y aurait des émeutes avec tous nos corps d'athlètes ! On est pas gras et flasques comme la plupart des types qui passent leur vie en lisant téléroute !!!!
Vu qu'il me reste largement de quoi monter sur Dole je continue ma lente montée dans un froid de canard. J'ai lavé vite fait l'attelage avec Franck, c'était vraiment pas du luxe. Mais concernant ma montée, je m'arrête à Mions car c'est la que je vais livrer, pas la peine d'aller au bout des heures, ça ferait un détour. Je me colle à quai chez Dole à Mions, et surtout pas l'inverse.
Au moment ou j'allais descendre du camion, le responsable vient toquer à la porte. Les grands esprits de rencontrent ! Il caille pour sortir ouvrir les portes, je serai bien resté encore un peu sous la couette, mais nous sommes vendredi, et c'est le jour ou jamais de mettre un coup de collier. En 3/4h la semi est vide, j'attrape un enième café et je quitte bananaland. Je vais pas trop loin, car le chef m'a confié une mission qui ne me convient pas du tout, mais vu que je peux rien dire, je dis rien. Je vais donc poser le frigo à l'abris chez ND à Mions, bah oui, je suis pas trop chaud pour decrocher n'importe ou. De là, je descends en solo chercher un plateau qui prend le frais au bord du Rhône à la Compagnie Nationale du Rhône. Là, je charge des énormes gueuses de 6t chacune, c'est pas le moment de mettre le pied dessous. Ici, avec le vent c'est vraiment pas humain pour bosser, j'enfile ma petite laine et mon casque coincé dans la capuche, comme les vrais !
Il faudra un bon petit 2h pour charger, sangler, c'est pas trop mon truc, j'aurai chargé en taut ça aurait été different, moi le plateau ça m'excite pas plus que ça. Le plateau, ça m'excite au moins autant que si j'avais face à moi une athlète d'allemagne de l'est d'avant 89, ça m'excite au moins autant de que de savoir que Depardieu ou Jhonny ce sont fait la malle, bref, j'en ai rien à cirer... Mais le chef a quand même pitié de moi, il me donne un relais, un vrai pro du plateau, un king du porte chars, un no stress ça bouche pas, même avec des tourets : Adrien26 ! On se mets d'accord pour croiser à Chasse/Rhône. Adrien fait le prof aujourd'hui, il peut donc critiquer à loisir mon arrimage, il a le droit. Vu qu'Adrien à que 3€ en poche, c'est mort pour qu'il me paye la bouffe de midi au Gaulois, je fonce dare dare récuperer mon frigo à roulettes qui n'a rien foutu pendant que je m'échinais au PEH. Mon taf est simple : RDV 14h30 à Andrezieux. Entre midi et 2 ça roule nickel pour monter sur la capitale mondiale du football, et quand j'arrive à Andrezieux j'ai compris que j'allais avoir le temps de bouffer, il y a au bas mot 15 semis à charger avant moi. Je suis pas si con que j'en ai l'air quand même !
Au bout de 2h30, je peux enfin m'en aller et retourner à Jarcieu, ça roule bien pour rejoindre l'A7 et c'est pas plus mal. Il me faut vider et decrocher le frigo, y avait pas loin de semaines que je roulais avec quand même mais je recupère une bonne taut, celle de Jean-Bernard avec dedans un groupage qui me fait commencer lundi matin à Narbonne. 20h30 retour baraque, petite semaine de fin de mois.
Je me suis reveillé à 2h48, soit 12 minutes avant le reveil, et puis je me suis rendormi. A 3h j'ai senti une langue s'agiter sur mon nez, pas de chance, c'était pas ma femme mais le chien... Et ben oui, il est pas le con le chien, il le sait qu'il faut que j'aille bosser pour payer les croquettes... Je me mets sur mon 31 pour partir ce matin, dehors, il pleut. Bon, c'est lundi on est fin janvier tout est normal. J'ai entendu partir le ND à 3h50, moi c'était 58, ce qui fait que le chien du voisin a aboyé 20 minutes non stop, on est vraiment des casses couilles les routiers !!! Il y a un bail que j'étais pas parti en groupage sur la Catalogne le lundi matin. Comme d'habitude, je fais et refais mes calculs tout en écoutant une redif de sur "les traces de Darwin", génial. Un peu avant Remoulins je double un Guy Casset qui me balance une rafale d'appels de phares, ah oui, j'avais oublié les plaques ce matin... Un justicier dès le lundi matin, y a des mecs stressés quand même. Je m'envoie un kawa à Fabrègues des fois que mon pote du 73 me rejoigne, et puis non.
7h55 je suis à quai à Narbonne. Dans la nuit, j'ai pas vu la bordure en face du quai, le spoiler lui, la bien vu. Il commence à me prendre la tête ce machin, à force de le racler je vais finir par tout enlever, c'est pas fonctionnel du tout. Vu qu'il y a 5 quais, je reste 30 minutes, je gène personne, très sympa les types ici. Ensuite ça se corse, j'ai une palette à poser au hayon au fin fond de Rivesaltes. C'est un type qui fait des puits, des forages mais il est sur un chantier, au téléphone il m'explique pour aller chez lui "ça tourne à l'aise..." Bien évidement, au bout de son chemin en terre c'est en cul de sac. De plus, va tirer une palette de 500kg dans la terre avec un transpal. Je pose la palette comme je peux le long de son mur, sa voisine en robe de chambre me signe le CMR. J'ai bien transpiré pour faire 1/2 tour, je pensais à Pierre70 qui rigolerait, mais bon, j'ai quand même 25t dans la semi... Le reste de la tournée est nettement plus simple, et de plus le soleil est de la partie ce matin ici ! Je fais un crochet à Besalu à l'ouest de Figueras pour une palette qui visiblement était attendue comme le messie et je trace poser le plus gros lot à Celra. Je me suis enregistré à 11h50 pour un RDV à midi. Il a bien calculé son coup le chef. Le cariste est en forme ce matin, il me fait passer avant un Bulgare qui d'après lui "n'est pas pressé".
Il ne me reste plus qu'à finir de vider 9 palettes au nord de Barcelone à Les Franqueses, j'arrive pile au moment de la relève de 14h, ce qui me laisse le temps de faire un graillon et accessoirement remettre les pendules à 0 niveau RSE. Une fois en place ça va vite pour vider, mieux qu'en frigo, le cariste est moitié ensuqué et ça le fait rire. Une fois vide je vais charger 2 colis à Sant Andreu de la Barca, il fait presque 20° avec le soleil cet aprème, ça fait du bien !!! Les 2 colis sont quasi prêts quand je me pointe, il y a un colis de 12m de long quand même, c'est long comme un jour sans pain les longerons des chassis des bus... Le cariste est super sympa, il m'a évité la manoeuvre qui tue pour rentrer sous le pont roulant. Je lui ai payé le café, c'était la moindre des choses. Je me pose ensuite dans la zone ou c'est tellement la crise que c'est pas les places qui manquent, même les 20 quais de ND à côté sont deserts, buenas noches, finalement ça a été un lundi moins pire que je pensais.
Le reveil ne m'a pas oublié ce matin à 4h30. J'ai eu bien du mal à sortir du pieu, mais je me suis fait violence. Il faut dire que l'idée même de sortir de Barcelone avec un trafic proche du 0 m'a fortement motivé, il m'en faut peu en fait. En montant je me suis arrété sur l'aire de Montseny pour chercher la pompe à Nico. J'avais l'air malin à chercher avec ma lampe torche sous les camions, et puis finalement je l'ai trouvé à quelques centimètres de la roue d'un MAN, elle a eu chaud à la languette la Nike ! J'ose même pas imaginé ce que j'aurai raconté aux mossos s'ils m'avaient vu avec ma lampe. Comme j'ai déjà bien bossé, je me suis offert un café à Figueras et à 7h30 je suis arrivé chez un transporteur spécialisé exceptionnel à Pia.
Là, on m'a chargé un énorme groupe electrogène d'occasion, mais les types laissent même pas de chevrons dessous, c'est pas prévu qu'on ma dit. Vu que je suis un bitos de la masse indivisible, j'ai pas moufté, un petit effort plus loin je me suis posé au centre routman de Narbonne pour une douche bien méritée, Mimile de chez Lubac a eu la même idée que moi ce matin, mais il avait pas le temps de boire le café, ah ces légumiers, toujours le feu au cul. Je pensais avoir moi aussi pas grand chose à faire, mais finalement si. Deux ramasses en remontant, en mettant le tout sur la côté ça devrait le faire. S'il faisait beau sur le Languedoc, arrivé à Chabeuil tout près de Valence, il pleuvouille. Je me mets en place à 13h, vu que ça reprend qu'à 14, j'ai le temps de casser la croute. Il faudra quand même une bonne demi heure ensuite pour charger 3 palettes, c'est des bons à rien ces dromois, il a même fallu que je passe en bascule pour des morceaux de zinc. De là, je coupe à travers champs pour charger à La Roche de Glun, c'est tout proche de l'Ardèche et ça va super bien pour charger.
La semi étant quasi pleine, le chef me fait rentrer à Jarcieu. Déjà dans un premier temps, il faut tout vider avec le gros Manitou et bien sûr pour sortir le groupe c'est un peu hardos, mais on y est arrivé, bon heureusement que c'est pas moi qui conduit le manitou. Au départ, je devais redescendre sur Castres, et puis finalement je suis retrouvé en RTT. Retour à la maison en C5 break, tranquille !
Fini les vacances, il faut retourner tafer. Le chef m'a demandé de venir pour 17h, mais vu que je fais comme je veux de toutes façons, et vu qu'il fait super beau pour une fin janvier, je vais au dépôt pour 14h parce que j'ai plein de trucs à faire sur mon taxi. C'est le jour ou jamais. Déjà dans un premier temps, j'ai viré toutes mes ampoules LED, 11 quand même pour mettre des ampoules classiques à la place, et là, magie, les cornes s'éclairent orange, et non plus jaune ! Ah il en faut peu pour que je sois heureux moi ! Et vu que la piste de lavage était deserte, j'ai passé 2h dessus, incroyable la merde qui est sortie, le camion à dû s'alleger de pas loin de 200kg, oui, bien sûr j'exagère toujours, ça devait être 187kg.
Finalement, Philippe arrive à 18h, je récupère une partie de ce qu'il a ramassé. Tournée light ce soir, oui, ben c'est jeudi faut pas deconner quand même. En tout je dois avoir pas loin de 5t dans la semi, ça devrait aller. Il y a pas grand monde sur l'A7 à la descente, j'ai même rattrapé personne dans le boeuf, je me suis même fait doublé par un Alainé, pour dire si c'était tranquille !!! Petite pause gastro à Nimes vite fait en 45 minutes juste avant la fermeture pour la nuit de la station. Arrivé à Beziers, dans l'autre sens, il y a eu un big carton, et du coup, comme toujours sur l'A9 c'est un gros bouchon sur 3 voies qu'il y a derrière... Dans mon sens, c'est plat et calme comme l'encephalogramme à Sweden. Du coup, je me radine vers les 1h du mat à Celra, bien garé le long de l'usine. J'ai rien foutu de la journée ou presque, et je m'écroule comme une loque dans le lit.