| Carnet de bord de Juillet 2014 | Partager sur Facebook |
A 2h du matin je ne dormais toujours pas, je regardais des vidéos de David Bowie, époque fin 60 - début 70... Bref, je ne dormais pas et, juste avant d'aller me coucher, j'ai tiré le rideau pour constater non sans étonnement que le ciel était bleu clair. Pas jour, non, mais presque : le ciel bleu clair. J'ai bien eu envie de sortir faire quelques photos, d'autant que le parking est plein de jolis camions de chantier, mais bon, il est 2h... et je suis en caleçon.
Ils sont fous ces Suédois : ils utilisent des Volvo FH XXL et des Scania Torpedo en camion de chantier, pour transporter de la caillasse...
Le réveil sonne à 6h30. Comme la nuit Suédoise, la mienne fut courte. J'irais bien prendre un jus au "Rasta" mais je n'ai plus de couronnes suédoises depuis un moment, depuis que j'imagine faire mon dernier voyage en Suède. Il y en a eu trois ou quatre depuis... faudra peut-être que je finisse par retirer ?
Je suis à 8h pétante à la réception, chez mon client, pas peu fier. Comme prévu tout le monde s'en fout : on me montre machinalement le chariot autoporté, après avoir consulté d'un œil le CMR.
Il me faut une petite demi-heure pour décharger.
Une fois vide je fais une première ramasse tout près d'ici, à Lidköping. Puis j'en reçois une seconde : chez Volvo à Göteborg. J'en suis ravis pour la simple raison que cela me permet de redescendre par un autre itinéraire que celui de la monté. Et puis ça faisait un moment que je n'étais pas passé à Göteborg. D'ailleurs je dois bien avouer que je me retrouve largué en arrivant sur les grands axes de l'agglo, apparemment on a construit de nouvelles routes, je m'emmêle les pinceaux tandis que le GPS me renvois un gros point d'interrogation qui clignote... saleté de machine.
Reste que je suis déjà allé chez Volvo-Göteborg et donc je sais grosso-modo où ça se trouve pour y retourner instinctivement.
J'y suis à midi. On me charge, on me propose un café que j'accepte volontiers.
Je suis apparemment en avance, mon affréteur me demande d'attendre 13h pour la suite du programme. Pas de souci, je me pose dans un coin et après le café, j'enchaine avec le repas de midi : taboulé et boite de thon. Je suis un fin gourmet. Je ne pousse cependant pas la finesse jusqu'à mettre un brin de persil sur le thon démoulé... seuls les chats sont coutumiers du fait.
13h... heu non, 14h je reçois la suite du programme comme prévu : une ultime ramasse à Mölnlycke, en banlieue de Göteborg. Pour une fois je tombe sur une usine escarpée où l'on se retrouve tous coincés : moi et deux ensembles de 25m qui ne peuvent que très difficilement faire demi-tour. Pour arranger le tout il tombe des grosses averses toutes les cinq minutes, alternant avec un franc soleil... le temps suédois typique au bord de la Baltique.
Je perds 1h30 pour charger 2 palettes. Je fonce ensuite à Halmstad pour décharger, puis recharger en coup de vent, car je suis pressé : j'ai un bateau à Malmö 22h. Les caristes sont pressés eux aussi : ils ont la seconde mi-temps de Suisse - Argentine à ne pas louper.
Concernant le foot en Suède : j'ai essayé de suivre les matches à la radio, faute de capter les grandes ondes françaises... mais on ne comprends pas grand chose : d'une part la langue est tellement compliquée que même pour dire "Patrice Evra" on ne capte pas direct, on a l'impression qu'ils ont traduit le nom en Suédois, et puis les commentateurs parlent avec une monotonie déconcertante, on croirait Stéphane Bern qui commente un enterrement... Bref on ne pige strictement rien.
Finnline 22h, à bord du gigantesque Nordline comme la dernière fois.
Au restaurant je tombe sur Martin, chauffeur GN Transport du magnifique Scania camion remorque tradi, spécialiste de Paris en groupage express. On discute un long moment, en Anglais, on se raconte nos vies de chauffeurs, on compare selon nos pays respectifs...
Vers minuit je rejoins ma chambre, et je fais l'erreur d'allumer la télé : d'abord il y a la fin de Belgique - USA que je regarde passionnément comme si j'étais Belge... et puis, alors que j'allais éteindre, je tombe sur le début de Kill Bill. Et je ne sais pas pourquoi je regarde. Il est 1h du matin, je suis fatigué, mais je regarde Kill Bill, que j'ai déjà vu 3 ou 4 fois, cette fois-ci en VO sous-titré Suédois...
Bien évidemment je finis par m'endormir devant.