| Carnet de bord de Juillet 2014 | Partager sur Facebook |
Livraison à Saint Etienne, dans une zone escarpée que je ne connaissais pas jusqu'ici. La blague du jour c'est qu'il n'y a pas de quai pour décharger : hors mes palettes sont empilées sur deux niveaux, avec une planche intercalée, et je ne peux malheureusement pas débâcher le frigo...
Il faut improviser... Par chance je ne suis pas chez des obnubilés du protocole, on ne me renvois pas avec mon chargement, on tente l'opération de la dernière chance avec beaucoup de volonté : mettre deux transpalettes dans la semi soulever les étages par les extrémités : voir photo, c'est plus simple. Ça prend du temps, mais on arrive à tout sortir de la sorte. Il y a parfois des réceptionnaires dévoués et sympa, c'est plaisant.
J'écope d'une première ramasse, toujours à Saint Etienne, en plein centre cette fois-ci. Je suis d'abord le GPS, puis, inquiet comme je sais si bien l'être, je téléphone à l'expéditeur afin qu'il me confirme si la rue étroite à sens unique dans laquelle je me trouve est la bonne, histoire de ne pas m'enfoncer vers une impasse. On me confirme. Et l'usine est juste après, sur ma gauche, avec un camion dans la toute petite cour qui ne peut en contenir qu'un. Je dois donc passer mon chemin (car il y a un bus derrière), et revenir après un tour du quartier pour me garer à l'arrache. J'ai de la chance, le Fatton à quai a tout juste terminé, je prends sa place et charge ma palette tandis qu'un Italien arrive déjà pour prendre lui aussi la place.
Je me tape un bout de Saint-Etienne-centre pour ressortir, puis je roule en direction de Montbrison.
Je m'arrêterais bien manger, mais je ne trouve pas d'endroit à ma convenance... je suis très difficile, je n'ouvre pas ma boite de thon n'importe où.
Finalement comme un con j'arrive à destination, le ventre vide. On commence à charger, mais la commande n'est pas prête, alors je me tourne vers la cafetière pour passer le temps, et la faim. Finalement comme il y a plus d'attente que prévu, je m'improvise un casse dalle en cabine car j'ai définitivement trop faim.
Jambon cru - fromage frais - biscottes.
Je quitte les lieux à 15h et fonce pour une dernière ramasse à Saint Romain Lachalm, tout là haut dans le 43. Rebelote, je tombe sur réserve en partant de Montbrison, ça m'apprendra à ne mettre que 180 litres à Tournus : une pince, une vraie, même avec la CB des autres...
Il y a bien Leclerc Firminy, mais j'aime le danger : je roule comme ça, sur réserve, convaincu que ça le fera jusqu'à Jarcieu.
Autant dire que j'ai la pédale d'accélérateur très tendre...
Je charge à Saint Romain puis coupe à travers via Bourg-Argental sous le déluge, tandis que 18h et le match de l'équipe de France approche, ce qui pousse certains à rouler comme des cons sur les petites routes pour ne surtout pas rater la Marseillaise.
J'arrive à Jarcieu, sans pousser.
Au dépôt je retrouve tous les fervents supporters des bleus : Sweden, Alain, Phil, Ludo... concrètement y'en a pas un qui en a quelque chose à foutre du match... ha elle est belle la France !
Je rentre en voiture : pas de chargement, plus d'heures.