FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juillet 2014 Partager sur Facebook
  • Photos
  • galère à Soucieux en Jarret
    en attente
    fidèle à Renault depuis la nuit des temps
    vive l'Auvergne
  • Lundi 21 Juillet 2014
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    Il faut se rendre à l'évidence : on ne peut pas vivre d'aligot et d'eau fraiche.
    Nous sommes lundi, il est 5h, le réveil sonne comme dans un cauchemar de vacance, il s'agit pourtant de la réalité, c'est bel et bien reparti pour de nouvelles aventures, de nouvelles galères, de nouvelles endives et de nouvelles inquiétudes.

    C'est Sweden qui passe me chercher à Mâcon Sud, rendez-vous 6h15. Comme pour forcer le trait et rendre ce lundi matin encore plus dramatique : il pleut, je n'ai plus d'essence dans la bagnole et le portail des Bretons reste coincé... obligé d'escalader pour l'ouvrir de l'intérieur.
    Le Suédois est à l'heure, il m'embarque en copilote. Ensemble nous partons faire une livraison à Soucieux-en-Jarret (moi qui pensais descendre peinard à Jarcieu !).
    En bon copilote je m'occupe de la carte : nous contournons Lyon via la route des pétroliers ; la circulation est étonnement fluide pour un lundi 7h.

    Soucieux-en-Jarret - (à la fois inquiet et dans la viande) -, est un petit patelin où il ne fait pas bon se balader en camion, en atteste l'endroit où nous nous rendons avec le Daf beaucoup trop gros, ou bien la ruelle beaucoup trop petite... c'est selon.
    Il y a un panneau à l'entrée de cette ruelle, le client est bien ici. Seulement on ne croise pas une voiture ; lorsqu'un grincheux dans sa twingo se présente en face et commence à gueuler, j'ai bien peur qu'il se prenne un front de Suédois dans le nez. Heureusement Anthony sait garder ses nerfs et son front.
    Car l'aventure ne fait que commencer. Pour entrer chez le client c'est juste, mais ça passe. Pour vider, ça prend cinq minutes. Mais pour sortir... c'est la grosse galère ! Nous sommes 3 pour guider, il faut frôler les murs, bloquer la rue, bouger une voiture...
    Grosse transpiration dès lundi 8h et clope bien méritée pour mon Suédois.

    Café à Roussillon, puis Anto me balance au péage de Chanas, avec mon sac de linge dans lequel j'ai glissé un sac de bouffe plus vraiment fraiche maintenant. Nico me récupère et je suis à Jarcieu à 9h45.
    Me voici devant mon FH, rutilant, attelé aux rugbymen de Beaurepaire, et prêt à partir. Encore une fois Alexis a assuré, Quel bonheur de reprendre dans ces conditions !

    Je pars vider à Valence, "avant midi" précise le chef... il s'agirait de reprendre le rythme.
    11h20, me voici avec mes 33 palettes de Jacob Delafon dans la cour d'une l'entreprise de sanitaires. Ça ne fait pas vraiment plaisir au cariste de voir arriver autant de chiottes à cette heure-ci, mais nous déchargeons.

    La suite du programme : passer faire la vidange chez Volvo Portes-Lès-Valence. Il est midi, rien ne sert d'aller me cogner dans le portail : je vais manger mon panini à L'oasis, la caravane de la ZI de Portes où le mec est toujours très sympa.
    A 12h30 je suis chez Volvo. C'est fermé jusqu'à 14h...
    A 14h je suis derrière le comptoir : on me dit "bah t'es prévu pour 16h !?". De mieux en mieux. Pourquoi avoir couru comme un débile pour vider les chiottes avant midi ? Le mystère reste entier. Finalement je passe sur la fosse à 15h et j'en ressors à 16h, après avoir lu toutes les brochures de la salle d'attente tellement l'accueil est génial ici.

    Je retourne à Jarcieu. A quai je récupère trois clients pour l'Angleterre puis je m'en vais. L'amplitude a déjà bien tourné, je roule au maximum, ce qui m'amène à Perthes, sur le parking du restaurant "chez Serge", il est bien trop tard pour manger - je me gare dans le coin  et tire les rideaux.