| Carnet de bord de Juillet 2014 | Partager sur Facebook |
Ma coupure se termine à 7h20. A 7h je sonne à la réception avec mon colis à la main... car oui, je n'ai qu'un carton à livrer ici, tel le chauffeur-livreur de chez TNT ou UPS. J'aurais aimé apercevoir une machine à café et/ou des toilettes, mais je ne passe pas le seuil d'entrée : un mec en cravate signe mon CMR et me remercie.
A défaut de trouver une machine à café je trouve un arbre.
Reste vingt palettes pour Rugby. Je vais livrer à Rugby avec la semi des rugbymen de Beaurepaire... c'est beau ; vivement que j'aille livrer à Football avec la semi des footballeurs du Dolon... (drôle)
Quelques difficultés sur la M4 mais dans l'ensemble je m'en sors plutôt bien, j'arrive à destination 2h30 plus tard : personne dans la cour, un type m'indique la zone de réception, tout va bien.
Il est 11h et je suis vide. En attendant la suite du programme je me pose dans la rue, à l'ombre, il fait 27° et un franc soleil.
La suite du programme n'arrive pas. Peut-être mon sms n'est-il pas passé ? J'en envoie un second... "moment, rien pour l'instant...", voici la réponse. Ha. C'est déjà plus clair.
J'attends.
Une heure, puis une autre, puis encore une... Je reste prêt à partir : j'ai mangé en vitesse au cas ou, j'ai tenté de faire une sieste avec le portable à côté de l'oreille au cas ou, je n'ai pas mis "Son of the Dust" des Movie Star Junkies trop fort au cas ou... mais toujours rien.
Vers 14h30 je demande quand-même des nouvelles, voici 3h30 que j'attends, apparemment je ne rechargerais que demain...
Ok, dès lors c'est beaucoup plus clair, plus besoin de rester sur le qui vive.
Au total j'ai passé 4h20 dans la rue, et je reçois comme prévu une mission pour demain, un chargement à King's Lynn. C'est plutôt une bonne nouvelle, je connais ce client, on peut se garer dans la zone et le centre ville n'est pas très loin.
Alors je m'en vais vers King's Lynn, tranquillement.
Entre Kettering et Peterborough il y a ce DHL qui persiste à rouler à 62 Km/h ; je ne peux pas le doubler, nulle part, alors je finis par le laisser filler : je m'arrête 10 minutes il est trop chiant. Lorsque je repars je rattrape direct un Morrison qui roule encore plus bas... vers 60 Km/h. Je finis par me faire une raison. Et puis peu importe, je ne suis pas pressé.
J'arrive dans la north industrial estate de King's Lynn à 18h. Je me gare, je tire un peu les rideaux pour faire illusion qu'il y a quelqu'un à l'intérieur, et je m'en vais visiter le centre ville à pied. C'est tellement rare qu'on ait le temps de faire un peu de tourisme !
Pour le coup j'ai été optimiste : le centre historique est beaucoup plus loin que je ne l'imaginais : il me faut marcher plus d'une heure.
Optimiste aussi parce que ce n'est pas aussi impressionnant que je ne me l'imaginais. King's Lynn est une vieille ville portuaire, mais lorsqu'on a vu la ST Margaret's Place et la statue de la légende locale, le capitaine George Vancouver, on a à peu près fait le tour. C'est beau, d'autant que le soleil couchant illumine les vieilles briques et les vieux pavés... mais ce n'est pas extraordinaire.
Au retour je fais quelques courses chez Lidl. C'est pas mal, pas aussi impressionnant que je ne me l'imaginais, lorsqu'on a vu le rayon fromage et le rayon charcuterie on a à peu près fait le tour. C'est beau, d'autant que le soleil couchant illumine les vieilles enseignes jaune, bleu et rouge... mais ce n'est pas extraordinaire.
Le retour au camion est une véritable épreuve de force, avec deux sacs de courses. A 21h je suis arrivé.
Je passe la soirée tout seul, à regarder une foultitude de lapins se courir après dans cette ZI inerte : quand l'homme dort les lapins dansent.