FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juillet 2017 Partager sur Facebook
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  • rebelote, demi tour dans l'herbe
  • Mercredi 5 Juillet 2017
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    Café, douche, douches nickel-chrome d'ailleurs et en route. Je suis garé en marche arrière dans l'entrée du port ou dans la sortie plutôt du coup. Hier soir j'ai demandé à un employé qui quittait son taf si je gênais, il m'a dit que non. C'est plus calme pour dormir ici et personne ne m'a envoyé les flics pour me déloger.

    Je commence à Anglet, les photos sur maps ne m'inspire rien de bon. Je commence la journée par franchir ma première interdiction sur le grand pont qui enjambe l'Adour. Pas vu pas pris, ça économise un sacré bout de chemin. D'ailleurs pourquoi c'est interdit ? Mystère. A 8h moins dix je suis posé devant chez mon client, prêt à repartir. C'est mieux si des fois des bagnoles se garent dans l'angle de la rue. La rue est étroite, je me fais un peu chier, quand tu tournes à l'équerre la roue arrière du chariot se coince contre le trottoir, c'est bien pénible. Client sympa, il m'offre le café quand on a fini, cool.

    Ensuite je monte à Cambo les Bains, à chaque fois ici j'ai une merde. Le chemin est sur la route d'Hasparren, déjà Google et le gps ne sont pas d'accord. Je m'offre un demi-tour dans l'herbe, ça devient une habitude. Vu le chemin je me fais des cheveux blancs, ils étaient déjà plus très blonds. J'appelle le client qui me dit qu'il est monté avec un camion. Je grimpe sur 3 ou 400m et bien sûr je suis bloqué contre un muret. Un vieux en bagnole vient râler, c'est pas le moment de m'emmerder je l'envoie chier. J'arrive à reculer sans rien casser c'est un miracle. Je me pose sous un platane, je scotche les colis sur les tôles, l'escalier sur les rallonges de fourches, coup de bol il n'y a pas de palettes de margelles et je me farcis les 3 km en tagazou. Ça grimpe sec, j'ai bien fait de ne pas insister c'était impossible de monter par là. A un moment ça descend tellement que je dois descendre en marche arrière, le bordel lève du cul. C'est l'enfer sur 3 km. J'ai appelé le commercial quand j'étais en bas pour passer mes nerfs, messagerie. Il me rappelle. Je lui dis que la procédure dans ces cas-là c'est assistance petit camion. On n'a pas à faire 3 bornes en chariot faut pas déconner. Il est trop tard, bonne pomme, je le fais. Je suis de retour au camion il est midi pile, me vlà pas en avance. Cambo les Bains, village maudit pour moi.

    De là je m'offre un road trip basque par St Palais, un milliard de virage sur 80 km. A 14h je suis de l'autre côté d'Oloron Ste Marie. Village béarnais typique, chiant quoi ! Mais client facile, il m'offre un panaché sur la terrasse pendant qu'il signe le chèque. Encore une piscine complète de l'autre côté d'Oloron sur la route de Pau. C'est Bourdieu le régional de l'étape qui monte la piscine, j'ai plaisir à le revoir. Un type franc, toujours d'humeur rigolarde, il me bloque la circulation sur la route pour repartir, cool.

    Je me fais une dernière rénovation à Lons, pas le Saunier mais tout court. Lons tout court c'est la banlieue de Pau. Il fait une chaleur à mourir, la cabine à l'ombre il fait 35 degrés. A titre tout à fait exceptionnel j'accepte un Coca. C'est dire mon état...

    Laurence m'a envoyé mon retour, l'ITM est confirmé, elle m'envoie aux transports Raschetti pas loin du garage Daf de Pau pour récupérer des Europe. Les gars sont bien cool, j'ouvre devant, trois coups de fourches et c'est réglé.

    M'en vais couper à Denguin. Comme hier je traîne à table, pas envie de ressortir dans ce four. A la nuit tombée le vent se lève un peu, c'est enfin respirable.