Carnet de bord de Octobre 2020 Partager sur Facebook
  • Photos
  • vestiges de l'a├ęroport
  • Vendredi 30 Octobre 2020
  •  

    Réveil à 4h20, bien sûr le troquet est fermé et pour longtemps. Je tourne et retourne le problème dans ma petite tête, où keuj vais m'doucher ? Lyon passe à la fraîche, nickel.

    Soudain j'ai une illumination, si si ça se peut. Le vieux BP truckstop de Mâcon. Le resto est fermé depuis des années, le goudron du parking part en couilles, ça n'inspire pas la propreté vu de dehors. Je dors un quart d'heure, je déjeune et je vais voir ça. Boah c'est pas le grand luxe mais c'est propre, la douche à 2€50, la caissière est gracieuse, tout va bien.

    A dix heures moins le quart je suis chez Geodis à Longvic, on me donne un quai de suite. Je sors la couverture, l'enrouleur, je laisse tout sur le parking, inutile qu'ils voient mon bordel posé sur leur cam'. C'est un peu longuet, le cariste sort une palette, la scanne, édite une étiquette, puis va ranger dans l'entrepôt. Pas mal de code-barres ne fonctionnent pas, le mec tape la litanie de chiffres sur la scannette. Vers la fin un autre gars vient aider à ranger, ça va un peu mieux.

    J'appelle Cyrille, il a un petit lot de Tillet pour Belfort, pile poil pour me faire rentrer. A 12h45 je suis à Besançon, je suis le dernier de la semaine à charger, l'usine est déserte c'est le gars du bureau qui me charge.

    Je passe au dépôt, le tachy réclame le téléchargement de la mémoire de masse. Coup de bol le mec qui contrôle les chariots est là, je l'avais oublié lui. Je lui demande de passer mon taxi en priorité, l'engin est neuf c'est du vite fait. Un coup de gas-oil et zou !

    Je finis mon dernier bol de soupe chériesque de la semaine sur un parking par là.

    A 16h je suis sur l'ancien aéroport américain de Fontaine reconverti en zone industrielle, chez un emboutisseur automobile. D'entrée le cariste me dit : « ah non je suis tout seul, je ne vide pas les bobines. » Du calme mon grand, du calme, ça ne se vide pas au pont c'est des bobines sur palettes. Il me dit d'ouvrir, il finit un Astier et vient me vider.

    Pour ressortir de la zone j'esquive le péage en passant par Foussemagne Froidefontaine , fastoche quand on est du coin. A 17h je suis garé à Bourogne, j'ai loupé le goûter de peu. Bon week-end confiné à tous, le ciel vous tienne en joie...malgré tout.