Carnet de bord de Novembre 2020 Partager sur Facebook
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  • on me surveille
    l'angle qui fait chier
  • Mardi 3 Novembre 2020
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    J'hésite sur l'heure de départ. Hier j'ai eu Waterair Belgique, mon premier client n'a pas payé ou c'est en cours, il faut que je demande une preuve de paiement. C'est pas la peine que je me précipite, si c'est pas bon j'aurai personne au téléphone avant 9h à Charleroi. Petit déj et ablutions matinales dans le local dans la cour, à 5h15 décollage.

    Petit arrêt au Lux pour un peu de gas-oil, je n'arrive à en mettre que 250 litres mais à 90 centimes le litre ça fait gagner un billet de 50 balles quand même.

    A 8h45 je suis à côté de Namur, les rues du bled sont larges, au poil. La cliente me montre son compte en banque sur son téléphone, il y a un virement d'une somme à 5 chiffres à l'ordre de Waterair, c'est limite gênant de réclamer ça, je considère que c'est bon, basta. Elle m'ouvre le garage, je lui dis de rentrer au chaud, ça pèle ici ce matin. En serrant j'arrive à rentrer tout le fourbi.

    De retour sur l'autoroute je prends le temps de me chauffer un café, celui de ce matin est largement digéré. La piscine suivante est en Flandres mais chez un francophone. Je monte dans l'impasse avec l'escalier sur les fourches, la maison est vide. Merde ! Je laisse l'escalier, on va pas me le voler, je redescends au camion, le client est sur messagerie. Re-merde. J'attends un peu, plusieurs bagnoles passent. Une mémé descend la rue, elle m'a vu faire, elle me dit que mon gars est rentré chez lui. J'y vais avec les tôles. Je demande au gars pourquoi il ne s'est pas arrêté quand il m'a vu ? Il me répond qu'il ne pensait pas que c'était pour lui !!! Putain t'es sérieux ? Un camion Waterair au bout de ta rue ça ne t'interpelle pas ? C'étaitt sûrement pour un voisin... Bref il n'est pas futé mais il est sympa.

    Sur les coups de 13h je suis de l'autre côté de Bruxelles. Par ici les quartiers sont vieux, des rues pavées des ponts des virages à l'équerre, quand tu crois tomber sur un boulevard tu passes au dessus, bref c'est chiant. Les rues du lotissement sont étroites, je fais un peu d'huile. Les clients parlent un peu français, surtout elle. Ils me demandent de tout mettre dans le garage, les chantiers sont en retard à cause du covid. Bien. Sauf que la terrasse fait une pointe bizarre au-dessus du garage, impossible d'approcher avec le chariot. Plus qu'à utiliser la technique du petit-train. Les plus pervers d'entre vous voient déjà une chaîne de types qui se sodomisent, je vous connais. Non non, je pose une palette au sol puis deux pour pousser les tôles et les margelles à l'intérieur.

    Dernière livraison du jour à Lier, là le client ne parle pas un mot de français, on de débrouille. Pas le choix, le garage est presque plein, beaucoup de caisses de bière d'ailleurs, un sérieux client, je dépose la structure dehors et les colis à l'intérieur. Sans bloquer l'accès à la bibine.

    Me vlà vide, j'appelle Cyrille, il a fait charger mon relais à 13h, c'est un affrété permanent qui monte. J'appelle le gars, il est en coupure, à bout d'heures, il redémarre dans la nuit. Au départ je pensais couper en Belgique sur une aire d'autoroute comme un soviétique mais pour accélérer la manœuvre je descends à Valenciennes, je fais d'une pierre deux coups, je me rapproche de mon relayeur qui n'a pas d'OBU il monte par la France et moi j'ai un minimum de confort avec un repas et une douche.