Carnet de bord de Novembre 2020 Partager sur Facebook
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  • l'approvisionnement arrive
    mini bondieuserie belge
    d├ęsol├ę pour la qualit├ę
    au pays de la bi├Ęre
    highway belge
  • Mercredi 4 Novembre 2020
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    A 8h je suis prêt mais mon gars n'arrive qu'à 9h et demi. Je ne râle pas, il a démarré de Besançon ce matin, il n'a pas amusé le terrain. Le parking est bien vide je peux étaler mon bazar, en une petite heure c'est transvasé, on va boire un café au distributeur et je file. J'appelle le premier client pour le prévenir et qu'il ne s'inquiète pas. A Mons l' E 19 est en travaux ma sortie est fermée, la suivante est à 20 bornes, purée quand ça veut pas ça veut pas!J'arrive dans le village à midi moins le quart, pour créneau 10-12 je suis encore bon. Je quitte la nationale pour une rue qui s'enfile dans un bois, des branches basses, si je ne crève pas le toit ce sera un miracle. Le miracle a eu lieu. Le client est bien compréhensif. Je lui demande pour repartir, faut que je continue sa rue qui tombe dans le village puis sur la nationale. Du coup je n'ai pas de regrets même en passant de l'autre côté fallait que je passe dans le bois pour repartir.

    Je mange sur les couilles à Jules. Faudrait dire les couilles DE Jules en bon français mais l'expression est comme ça, venez pas me faire chier, c'est pas le moment.

    Vers 14h je suis à Buvrinnes, tout petit patelin. Il a bien plu, c'est gras, je manque d'enliser le chariot dans le jardin. Il y a un tas de gravats, des bouts de béton, je les balance dans le trou, je m'en sors. Impossible de faire demi-tour ici aussi, je file tout droit sur le chemin, les clients m'ont dit que ça devait passer. C'est le conditionnel qui m'inquiète. Je roule sur des routes typiquement belges, des km dans les champs, le goudron doit dater du moyen-âge... Tout au bout du bout je tombe sur le R3 de Charleroi, ouf !

    Encore une piscine dans la banlieue de Charleroi. L'accès au jardin est très étroit, ça passe juste, je demande au client de déplacer un panneau de basket. Il souffle. Oh c'est un truc de gosse en plastique c'est pas un gros effort. Il me dit qu'il ne veut rien faire, ne toucher à rien. J'en ai déjà vu des feignasses mais lui il bat des records. En passant je casse quelques petites branches d'un arbuste, il me remercie, il devait faire venir un paysagiste. Alors qu'avec trois coups de sécateur, enfin bref !

    Dernière livraison du jour, pas vraiment du jour d'ailleurs, la nuit tombe quand j'arrive du côté de Maubeuge. Jeune femme sympa, seule avec ses Schtroumpfs, les consignes du mari c'est de tout mettre dans le garage, je fais ça. Ça caille, il est temps de remballer les gaules.

    Fin de mission à Vitry en Artois. La bonne nouvelle du soir, il semblerait que ce soit la fin des plateaux-repas la semaine prochaine, à suivre...