Carnet de bord de Novembre 2020 Partager sur Facebook
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  • me vlà protégé
    haut jura
    au dessus de Nantua
  • Lundi 23 Novembre 2020
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    A7h et demi je suis au camion, je ferai mon lit plus tard, faut que j'avance. Comme souvent j'évite Besançon le lundi matin en passant par le haut. Pas d'arrêt à la boulan' à Buvilly, j'ai pris du pain frais ce matin à Audincourt pour déjeuner, c'est l'avantage de se lever à 6h.

    Vers 11h je suis à Oyonnax, je n'ai pas chanté : « ici, ici c'est Oyo-nnax ». Je ne sais pas si le client connaît le rugby. Il rentre du boulot vite fait, mais repart aussi sec, je fais mon truc tranquille, j'aime.

    Il est vite midi, je mange un bout du côté des Neyrolles, le bled de la Cristaline. Je vide mon bec et j'appelle la cliente, je suis un peu inquiet, Le Poizat sur l'atlas Michelin ça ne m'inspire pas du tout. Depuis Les Neyrolles la route est interdite aux bus. En général si c'est interdit aux cars c'est à cause de la longueur. La cliente est bien sympa au téléphone mais elle n'y connaît rien, ne me rassure pas vraiment. Il y a bien une autre route mais c'est pire avec des lacets, je monte, on verra... Effectivement ça grimpe sec mais c'est large, ça passe tranquille, je croise un abruti en bagnole qui me fout les phares, mécontent de me trouver là. Je lui propose mentalement d'essayer la sodomie passive. Devant chez la cliente c'est large, je fais demi-tour fastoche. La dame est en télé-travail, elle me laisse me débrouiller. Le pelliste a laissé son matos dans le chemin, le jardin est dans une vache de pente, on est en montagne. Pas de clef sur la pelle, pas le choix il me faut grimper dans l'herbe, mi-novembre c'est gras, j'y arrive mais qu'une fois, au second tour je m'enlise, je m'en sors avec le blocage de différentiel. Ma foi tant pis, je laisse la structure devant la pelle, d'une ils n'avaient qu'à ranger, de deux avec une élingue ils auront facile de déplacer les palettes avec la pelle. Je redescends par la même route, c'est interdit aux 3t5 mais il est hors de question que je tente un autre chemin.

    Je reprends l'autoroute jusqu'à Frangy puis la route jusqu'à Seyssel. A 16h je suis au bled de mon client. A un carrefour je prends à droite les numéros commencent en 100 puis 200 et moi j'ai le 7. C'est ballot. J'arrive à faire demi-tour plus loin, je reviens sur mes pas, je trouve un type qui fait des gestes, il me dit qu'il m'a fait signe tout à l'heure, j'ai rien vu. Pas grave. Je suis dans le bon sens pour repartir, tout va bien. Je dépose tout dehors, il me dit qu'il n'a pas de place dans le garage, qu'il rangera plus tard. Bon ok.

    Il ne me reste plus qu'à descendre à Pont d'Ain. Je passe par la route Belley-Ambérieu, la route du tunnel du Chat, séquence nostalgie. Pour nous c'était la route de l'Italie, depuis l'incendie au tunnel du Mont-Blanc, le vieux tunnel du Chat est fermé aux camions, c'est bien triste.

    Je finis la journée au Mas Pommier, c'est bien pour un lundi. A table je tombe sur un gars de chez Charlon, il tractionne pour un Turc. Les remorques arrivent de Turquie au port de Sète. Charlon est un transporteur historique de Sète et il survit grâce aux Turcs, c'est dingue quand même.