Carnet de bord de Février 2019 Partager sur Facebook
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  • encore un chef, et qui se mouille
    Bron
    le vendredi aux écuries
    en hiver
  • Vendredi 1 Février 2019
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    Je vais voir un poil avant 8h, je peux me mettre à quai aussitôt, impec. C'est un complet de peinture et quelques IBC vides, le truc cool quoi. 8h35 les plaques retournées, go Jarcieu, la circulation stéphanoise n'est plus si mauvaise, Givors non plus, il continue juste de pleuvoir comme il faut. Pas de quai prévu même si ils sont tous libres. C'est même le calme plat. La neige a du bon… Bon je me mets en face du 3, et à l'habitude de Régis, on va caser sa petite soupe qu'il a encore mijotée par les côtés, entre les gouttes d'eau. Non pas aidé cette fois ci de chef Yvan, mais c'est chef Philippe qui s'y colle. J'ai failli repartir avant midi, mais un lot, enfin une urgence a failli tomber, du coup on a encore dû faire une place derrière. Mais on en sait pas plus, au départ c'était à prendre à Givors, puis St Clair du Rhône, pour finalement rien du tout, ce ne sera pas prêt. C'est que l'urgence n'était pas si urgente que ça. C'est bête, on était dans les starting-blocks de la réactivité avec le bon ferry belge réservé in extremis lundi soir et tout. Pas grave je m'en vais comme ça peu de temps après avec tout de même une coutumière tournée anglaise qui va bien. Passage au gazole et adblue à Bron, sans faire le gros plein encore, juste histoire de finir la semaine. Je me prends une rustiguette, ça ne perd pas de temps. C'est bête, Régis et Anthony du quai m'avaient déjà conseillé une boulangerie pratique à 2 pas de St Clair du Rhône, au top de la réactivité quoi. Mais au moins je ne rentrerai pas trop tard, comme j'avais demandé à Julie, c'est cool. J' attaque la rustiguette avant Mâcon, et une dernière ligne droite d'A6 A31 pour retrouver mon parking qui est le meilleur vers 18h30. Parfait. C'est tellement tôt, que je peux repasser prendre ma petite au centre équestre même avant la fin du cours. Incroyable. C'est parti pour un vrai weekend, même si y a déménagement et sans doute sous la neige au programme !

     

     

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  • European Seeway
    il est l'heure de manger, et Pie c'est tout
    ventre plein c'est bien
    les roues sur terre, c'est encore mieux
    TS Junction 26
  • Lundi 4 Février 2019
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    Horaire maintenant quasi habituel et c'est le meilleur, décollage à 4h30 chez Jacky. C'est froid sec, c'est quand même plus peinard que l'Auvergne chez nous. Petit coup de mou avant Reims, en prenant l'autoroute à la Veuve, mais finalement j'arrive tout de même à l'aire d'Urvillers. On paume 5 minutes à faire des bornes pour se garer, mais il s'agit d'un cas de force majeure, je dois aller au pain, pas eu le temps ce dimanche avec le déménagement de ma grande dans le 57. Je me rabats sur une baguette au sel de Guérande et un pain Paul pour les jours suivants dans le point chaud du même nom de la station. Je suis bien conscient que ça ne vaudra pas le Briare ou Montagne acheté à Cornimont les autres dimanches. Je suis pire qu'un p'tit vieux avec mes habitudes. Mais les bonnes choses c'est toujours bon pour ce qu'on a. Je fais quand même une sieste pour boucler 45 et sors aussitôt à St Quentin sud pour aller au gazole chez Michel Édouard. Pas le plein encore car ça fera un peu lourd du devant si l'indicateur de charge dit juste. La météo tourne à l'humide en montant et même aux flocons à partir de St Omer. Mais tout va bien j'arrive avant midi à Calais, y a pas foule comme tout lundi, et me retrouve en ligne pour 347 pour le European Seaway de 13h25.  A peine le temps d'aller faire l'énième pissou du lundi matin (le lundi, la carte de fidélité est toujours remplie…), poser les plaques puis prendre 2 3 photos d'attelages qui descendent du ferry que je vais déjà y monter à mon tour. C'est le vieux fréteur, mais on y mange absolument la même chose que sur les passagers. Et je constate que malgré ma réclamation, on ne dispose toujours pas de l'eau en fontaine. Ils doivent bien s'en fichent à mon avis. Je prends un dessert bien recouvert de crème anglaise en plus de la tourte au bœuf. Ça remue bien, il vaut mieux avoir le ventre calé. Et forcément c'est bien long. Mon plan échafaudé du lundi de passer Londres en 13h d'amplitude prend la vague. Enfin vu que ça s'éternise plutôt, je pense que je vais pouvoir surfer sur la validation d’une 3h. Mais non, ça ne veut pas ,la mise à quai à Dover a beau traîner, je dois mettre en route à 15h45, soit avec 2h55 de pause. Shit de shit. Bon selon le déroulement de la semaine, on verra si on la valide opportunément telle que. Et pis y en a marre, on fait pas toujours ce qu'on veut. Ça roule de l'autre côté, malgré la météo sur le même ton que la traversée. Arrêt au Dartford control, je suis exempté de convoy, ouf. Comme la semaine dernière, je pousse jusqu'au truckstop de la junction 26 du M25 nord, à Waltham Abbey exactement. Il est 17h55.

     

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  • Millbrook
    A34 Stone Stoke
    à Lymmoges on croirait pas...
    ...y a du lourd
  • Mardi 5 Février 2019
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    Maintenant il y a un voucher avec ce cher parking. Alors autant l'utiliser, donc petit breakfast après la douche (pas parfaite car bouillante par moment) et décollage à 7h45 f. C'est un peu limite pour passer le dernier bout de M25 et rejoindre le M1. Ça va je ne commence pas haut, Millbrook à côté de Bedford. Quelques fûts de gazole pour le même centre d'essais que y a 2 semaines. On y voit des choses intéressantes ici. La suite, c'est le rituel du mardi, les Stafford et Stone. Pour changer un peu, je prends le M6 pas toll. Les 2 sont torchés pour midi uk. J'ai dit machinalement à la semaine prochaine au cariste de Stone. Enfin, c'est pas des clients chiants. Cassage de graine un peu après sur un layby de la A34 vers Stoke. Pas le grand confort, et faut oublier pour faire la vaisselle. A moins de vouloir se retrouver en short. Pas trop speed aujourd'hui, ce n'est pas Elland qui suit, mais Liverpool, un client que je ne connais pas, pour la peinture de Montbrison. Ça fait 2h de route depuis Stone, c'est au sud de Liverpool vers l'aéroport. La même boîte qu'à Montbrison. Ça vide au tirepal. Assez sympa. Je squatte même la cour, le temps d'attendre le retour. Julie s'est fait annuler à 14h celui prévu initialement. Pas grave, il est déjà 16h passé. Je fais la vaisselle, les carreaux et ça tombe assez vite quand même. Demain matin sur Glossop, de l'autre côté de Manchester sur la route des Pennines. J'opte pour la facilité et le confort, je raque un parking au bon truckstop de Lymm. Il est 17h30, il fait encore jour, je m’empresse d'aller prendre 2 3 photos sur le parking, ici, y a toujours du lourd en matos venus d'Écosse, d'Irlande...

     

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  • Glossop, on the Pennines Road
    on the Moutonway 62
    comme pour les camions, on a tendance à préférer le suédois au british
    à l'arrêt les photos de la tamise sont meilleures
    Ashford et le verdict du cône
  • Mercredi 6 Février 2019
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    Bon truckstop bon truckstop, les 13 minutes du jeton d’eau glacée de la douche de ce matin refroidissent mes éloges de la veille. Ça fout de mauvais poil  et ça donne de quoi rêver secrètement de refaire l'Allemagne un jour. Il est des domaines où ce pays ne prend pas les chauffeurs pour des clébards. En attendant, mise en route tôt, à 7h05 f, pour passer Manchester avant les stau et pour être à l'ouverture du client à 7h, mais uk. J'y suis à 6h55. Bon, visiblement on n’est pas encore en Allemagne non plus ici, car 7h=7h30… C'est une usine de mousse, je connais pour y avoir chargé dans celle de Huningue(68) à l'époque Gefco. Mais problème, je percute que je charge de l'ADR, donc ce ne sera probablement pas des blocs de mousse. Je retourne aux expés avant 7h30, explique ceci. Et on m’envoie cette fois au bon endroit. Mais là je ne suis pas annoncé. Donc attente, et après échange de SMS avec Julie, ça débloque, on revient vers moi avec du concret. Ça charge donc des IBC via une rampe. Je fais déjà un peu le plan de chargement pour la suite, pour l'ordre, et la charge à l'essieu. Donc juste 3 ibc devant, et le reste, 7 autres à 1m20 des portes que je ne bougerai plus. Je repars sanglé à 10h15 f direction Bradford en 2). J'ai mis le minimum légal à l'avant  pour rouler mais pas assez pour me risquer sur une petite route qui file sur Halifax que je ne connais pas et qui traverse les Pennines. Donc plus sage de faire le tour par le ring est de Manchester puis le M62 à travers le joli décor moutonesque de Rochdale. Et puis vu l'heure, les bouchons sont passés. J' arrive 1h15 plus tard chez un groupeur batave spécialiste du sud de la France. J' y prends 3 Pal de 84, que je cale au tablier après avoir reculé un peu les 3 IBC. Je suis un peu en avance pour la suite, pas loin de là, à Huddersfield au sud de Elland, où ce n'est près qu'à 12h uk. J' y vais tranquille, et c'est joli ici, entre les vieilles usines et citées aux pierres claires. J'y suis à 12h30 f. Bien accueilli, c'est un site logistique, on me donne un code d'accès valable éternellement. Bon, je vais essayer de garder ce bout de papier dans mon agenda. Mais ça ne rigole pas, je dois ensuite bien attendre en cabine qu'on vienne me chercher. J'entreprends de casser la graine, et là c'est toujours la même règle qui s'applique à chaque fois, on me fait déjà signe de me mettre en place. On charge encore 8 IBC. Je dessangle encore et recule définitivement les 3 perdus du 69 à l'arrière, et prends ces 8 pour le 07. Avec une bonne répartition de charges, et un peu plus de 22t, il reste un peu de place, mais Julie n'a plus rien pour le moment. Quand je sangle, un papy, chauffeur de navettes sans doute, qui tout sourire me sort son plus beau: “Bonjour”. Ça sent le type qui faisait la France y a quelques années. J'en repars à 13h f, ça a bien été. Et en arrivant à la barrière, le papy revient en courant à ma fenêtre et me demande mon code afin que je n'ai pas à descendre le tapoter. Ce genre de gars sympathique ne peut pas être pour le Brexit, c'est pas possible. De là, la bonne nouvelle, c'est que le mieux est de redescendre par la A1 depuis Leeds. Il fait beau, on peut laisser couler, doubler quand on veut, une sorte de liberté, c'est le pied. J'avoue, c'est mieux que l'Allemagne pour ça ici. Pause 30, goûter, café au niveau de Peterborough. Je sais depuis ce matin en ayant démarré à 7h que c'était mort pour traverser ce soir, surtout que c'est ferry obligatoire, alors je réserve une place à Ashford pour 19h uk. Le M25 passe assez bien jusqu'au Dartford, comme d'hab. Mais plus loin, le M20 est fortement déconseillé, 1h30 de retard est annoncé. Alors on se rabat tous sur le A2, et ça merdoie logiquement un peu plus loin pour reprendre la M20 à Maidstone. C'est donc un poil avant 19h uk que je suis accueilli avec classe au dernier rond point avant le truckstop de Ashford, par un coup de pied d'un gardien dans le cône pour libérer la chaussée après vérif que mon immat soit bien bookée. Wouf, wouf, je peux rentrer à mon chenil chèrement payé.

     

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  • chez les masters de la route du Burgundy
    Calais le matin c'est beau
    pas de londra finalement
    c'est pas le temps que ça prennait
    Tps Nabucet, la classe interdiagonale
  • Jeudi 7 Février 2019
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    Lever et démarrage direct à 5h40 f, j'aurai le temps d'effectuer les formalités matinales une fois sur le ferry. Il fait nuit, mais on peut apercevoir des vagues aussi fortes que lu du sur la côte en arrivant à Douvres. J'ai un ferry à 6h40 uk, ça peut aller. C'est le Pride of Burgundy. Une fois garé à l'intérieur je file à la douche tant que ça ne bouge pas. Juste fini à temps, faut déjà un peu se cramponner pour rejoindre la salle des Routemasters. Un breakfast complet, toast beurre et confiture stabiliseront tout ça. A côté de ça le ciel est bien clair, ça permet de faire 2 3 photos sympas en arrivant à Calais. Il est 9h15 quand les roues retrouvent l’asphalte du continent. Pas pour longtemps, le boulot est très calme, je me pose à la Total de la rocade pour attendre. Ils ont l'air d'en faire une vraie forteresse avec des éléments de béton aussi hauts que le mur de Berlin. Sur le parking, c'est l'exotisme à son paroxysme. Que du camion turc, grec ou marocain. Et tous en FH toutes générations confondues. Les Turcs ont toujours été Volvophiles, c'est bien si ils y reviennent. C'est quand même mieux de faire de tels trajets qu'en Axor, CF ou Ford. Donc 2 3 photos sur le parking entre les fourgons de CRS, un café puis les carreaux que Noël m'invite à rouler vers Albert, l'adresse arrive. Il est 10h15, 156kms. C'est mort pour midi. En sortant à Bapaume, j'appelle le client, il est 11h45. Je fais bien comprendre que je vais arriver vers midi, pour une caisse.  La dame me répond que je peux venir à 13h30...bref j'insiste même pas. Le mieux est de voir par soi même. C'est une grosse usine, je sonne au bâtiment des expés à 12h10, y a encore du monde, mais ils partent. Bon une caisse, ça ne les choque pas de me la charger de suite. Ouf, cool. Par contre faut que je speede à trouver quelqu'un au bureau pour les papiers. C'est bon. La caisse fait plus de 3t, ça passe au fen. Une sangle dessus et c'est parti à 12h30, voilà, il suffisait d'essayer. Bon doucement par contre pour aller retrouver l'A1,3t/1m aux portes ça ballote assez facilement. A29 A26 c'est parti pour le 69 demain. J'ai failli n'y aller que lundi car y avait sortie concert prévue demain soir, mais c'est annulé. Alors du coup je descends, à Jarcieu on s'adapte sans cesse et c’est ça que c’est bien. Je boucle les 4h30 à l'aire de Reims Champagne, il est déjà bien avancé pour casser une petite graine du coup. Le beau temps est toujours de la partie. Je repars pour 4H30, calé à 84, avec 25t c'est mieux pour la conso. Tiens je croise mon voisin de département, ex Gefco Liner, Ju68 vers Langres sur A5, une éternité qu'on s'est pas vu. A 4h15 je sors à Tournus pour mettre un peu de gazole. La Access est déjà fermée, je vais en face à la Agip, le prix n'est guère plus haut. Petite station comme il ne s'en fait plus guère, carte de fidélité pour le gazole, douche, parking. Du coup je coupe ici, il y a un italien authentique et aussi un beau Nabucet(pléonasme) avec un phase 3 qui rendent le lieu encore plus le lieu old school, façon bonne Europe des nineties quoi.

     

     

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  • papierfabrik 07
    c'est beau où je travaille maintenant
    il peut reprendre le transport de fleurs
    c'est Chef Antho aujourd'hui
    La nueva maquina de Adrian
  • Vendredi 8 Février 2019
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    Levé 5h, la station est déjà ouverte, donc douche, café et décollage à 5h40, A6 direct. Je serai largement en avance chez le client, mais faut éviter le lourd de la circulation. Limite, un peu avant 7h dans la descente de Rillieux la Pape ça freine déjà bien. Je reste dans ma file du milieu, normal. Un camion arrive de ma droite, y a la place, il s’engage. Mais 2 secondes plus tard, légère secousse, comme un joint de pont, mais c’est pas un joint de pont, je vois une voiture apparaitre tout à coup devant… Bon j’ai compris, elle a filé derrière le camion qui passait. On se gare tout de suite sur la bau, qui n’est pas large à cet endroit de la descente, mais un camion devant qui visiblement a perdu des courones de fil d’acier l’occupe déjà bien, sans doute la cause du bouchon matinal. Je vais voir le type à la bagnole, bonjour, alors qu’est ce qui s’est passé ? « votre distance de sécurité monsieur ! » me répond t’il. Ça m’étonnerait un petit peu, vu où ça a tapé. Bon on va pas se battre, je lui propose de bouger de  là pour faire un constat, il est ok, il m’invite à le suivre à son boulot, à 2 bornes. Il est routier aussi. On arrive donc à son lieu de travail qui est une centrale à béton. On est bien posé, je lui propose de monter en place passager. Je sors un constat, et on remplit. On discute bien des points à cocher. Il admet quand même qu’il changeait de file. Moi j’ai heurté l’arrière gauche, rien d’autre à ajouter. Brouillon de croquis, on prend le temps. Les dégâts, son allemande à un coquard au pare chocs arrière gauche, moi le pare choc avant droit, l’anti brouillard. Comme une fois en Angleterre. Bref, on y passe 40 ‘ et au revoir. Bon dans les dégâts apparents pour ma part, j’aurais pu ajouter le tapis passager, car il avait ses pompes pleines de béton.

    Demi tour, je retrouve assez facilement la A46, ça roulotte à peu près, j’arrive à 8h15 à Meyzieu pour vider la caisse de 3t et quelques aux portes. Ouf, elle sort encore au fen. Je repars 20 ‘ plus tard vers l’A46, ça bouchonne un peu mais ça va. Ça roule nettement mieux sans ce poids, et c’est bien connu,  de bon matin, ça fait toujours du bien de lâcher une caisse. J’arrive à St Priest que le tel sonne, c’est le type du constat. « Monsieur, faudrait qu’on refasse le constat, ça va pas là ». De quoi ? On a signé non, on revient pas sur un constat. « Oui mais ça va pas, je passe pour un c.. auprès de mon assurance ». De quoi, les assurances c’est là pour ça non. Je me suis à peine posé la question si j’étais responsable, peut être que oui, peut être que non, basta. Bon je dois abréger la conversation car j’arrive au client. Il le prend mal, et menace de porter plainte aux « f…. » du fait que je ne veux pas discuter. Allez y, allez y. Au revoir.

    Ici, je vide les IBC adr chargés initialement, via côté vu que c’est sanglé. La suite, je file finalement dans le 07, enfin pas loin, mais ça changera les idées. Mon pèlerin me rappelle encore, bredouillant, me demandant si j’ai beaucoup de dégâts, si on pourrait annuler le constat blablabla..  Vu comme vous m’avez parlé tout à l’heure, certainement pas. Alors il va aux « flics» pour la 2éme fois. Au revoir.

    Retrouvé la brume vers Vienne, le beau revient en arrivant à Serrière et plus encore en montant sur Annonay. C’est juste après, à St Marcel, à la papeterie à l’entrée du bled. Le type que j’avais appelé m’attend au quai, ça ne traîne pas, je dessangle au fur et à mesure. 11h et quelques j’ai l’ordre de ramener le reste, donc le Cavaillon à Jarcieu. C’est vrai que ça fait un peu tard pour descendre là bas aujourd’hui. J’y arrive vers midi, au quai 4, donc juste à côté du 3 où Mr 26(comme dit Pierre) me salue en vitesse mais tout en prenant des photos, Mr 26 quoi. En fait il repart déjà, mais surtout accroche la Ekeri de Altenberge, et celle qui prône un message d’amour. Le rendu de l’ensemble est plutôt réussi. Et ça va tellement bien à son conducteur, ce n’est plus Phil26  qui monte à Sainté, mais plutôt Moundir 26 qui pourrait se rendre à l’ile de la tentation.  

    Mes palettes de cavaillon vont dans la semi de Christophe, un collègue traco qui lui m’a emmené un complet Liverpool. Parfait. Encore plus quand je vois la petite liste d’ajouts que Régis m’a concocté. On ne s’ennuie pas, il est vite 13h, Anthony est là aussi, et tout comme moi il manque un peu de groupage, il attend une palette d’essence. Pourtant je voulais lui charger du F06 (sans le faire exprès), il en voulait pas. Bref, je ne suis pas prêt d’occuper une place majeure sur le quai. Donc Régis nous suggère d’aller manger. Nous voilà partis à 4 avec Anthony du quai, Régis au volant d’un vito passagers, direction le PMU de Jarcieu ; on attend un peu que le 1er service se libère autour de galopins et nous régalons ensuite d’une bonne tartiflette, idéal à cette saison. C’était bien sympa, on revient à 14h, nos dernières ramasses sont arrivées. Antho nous aide à achever, au volant du fen. C’est Régis qui s’inquiète encore pour son emploi, car après Yvan, Philippe,  Antho gerbe à la perfection aussi. Mais Régis reste pro et surtout soucieux, alors qu’il m’avait demandé ce matin si j’arrivais à rentrer ce soir, c’était possible en partant avant 15h avec l’ampli. J’en repars à 14h50. Bravo Ray. Bon certes je ne lave pas. C’est pas très grave vu la destination du voyage. Le périf passe déjà limite, je m’arrête comme d’hab à la Access de Bron, y a 2 camions devant, çà n’avance pas vite, ça déconne. C’est presque bien, j’arrive à boucler 45’ en trainant un peu, en prenant un café que le mec de la caisse m’a offert. Cool. Ça merdoie un peu ensuite pour retrouver l’A46, mais ça va le faire en 4h pour le parking à Jacky. Par contre, je suis un peu deg, pas eu une goutte de flotte sur la remontée, le camion serait resté propre quelques heures quand même., c’est toujours comme ça. 20h50, on sort la carte, et vroum la V40.

     

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  • Brexit blanc?
    et puis personne!
    le lundi au soleil
    A23 London
    Croydon
  • Lundi 11 Février 2019
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    Un peu de changement ce matin, au niveau de l'horaire. Vraiment parti plus tôt, car d'une part j'ai envie de tenter une, voire 2 livraisons ce jour, et surtout je suis descendu en Twingo car je me suis aperçu qu'un ressort de suspension de la Volvo avait cassé. Et bien je n'ai pas mis 5 minutes de plus en plafonnant dans les descentes vent dans le dos à 110. Comme quoi les petites envolées du compteur de la V40, ça fait pas gagner grand chose. Décollage donc de chez Jacky Transvallées à 2h35. Le beau frère doit être déjà loin à cette heure ci comme d'hab. Ils annonçaient de la neige, et pas grand chose comme d’hab aussi. C'est aussi bien. Enfin n'allons pas trop vite, avant Ligny y a un peu de gras sur la route et une voiture au talus tout de même. Mais après ça passe au sec. Ça va bien ce matin, je passe Reims sans difficultés et sors même à St Quentin pour aller au gazole avant la sieste. A la Total sur la RN qui passe à côté du centre cette fois. Y a du peuple qui va au boulot aux pompes. 25 minutes adblue compris. Je remonte sur l’A26 et pousse jusque aire du Plateau, avant Cambrai. Cette fois je mérite ma sieste, téléphone en mode FH et c'est parti pour un roupillon de 40’. 1h en tout avec le café et cadenassage de la semi. Il fait bien jour, ça ne peine pas pour rejoindre le port de Calais. En apparence, peu de monde, normal je pense, il est 10h10. Mais ça s'épaissit à l'enregistrement, c'est surtout après au contrôle frontière que ça traine. C'est Brexit blanc ou quoi? Non, rien de spécial, seulement 2 guichets britanniques ouverts, explique peut être ce bouchon. Et rien chez les français. Heureusement car j'ai le ferry de 11h35. On est peu nombreux, plus de bagnoles que de camions en fait. Avant d'aller manger je traine un peu sur le pont les temps que ça amarre. Il fait grand beau, c'est magnifique. Un type me demande si je peux le prendre en photo. On baragouine en espagnol. C'est un Chilien qui visite l'Europe en stop. Il va à Londres. Il me demande si il faut me prendre aussi en photo ! J'explique que je suis routier, et passe quasi toutes les semaines. Je lui montre les falaises de Douvres au loin. Et du coup forcément il me demande si je vais à Londres, je réponds que je vais à Liverpool. Donc il n'insiste même pas pour je le prenne en passager. Et je me verrais mal descendre à Douvres avec un passager alors que j'étais seul en montant. Faut se méfier quand même. Et surtout si le type n'aurait pas de papier, là on serait bien. Je file casser une graine, c'est encore breakfast à cette heure. Je craque. Mais de toute façon je n'aurai pas le temps de manger en sortant tout à l'heure.

     

    Pour finir je m'attable à un des nombreux salons pour bouquiner les bons cdb des collègues et les falaises se rapprochent bien vite. 13h15 je suis dans Douvres et go sur Hythe, pas loin. Hormis que le peu sympathique cariste m'a fait rebouger alors que j'avais déjà ouvert le côté. Détail qui file de mauvais poil quand on a mis le réveil à minuit. Mais je n'y passe qu'une petite demi heure pour vider un peu de groupage. Plus qu'à tenter le suivant dans la foulée, sur Londres. Ça roule parfaitement bien, même la A23 qui rentre dans la ville. Enfin on s'arrête à Croydon. Ici, c'est bien sympa, et y a de la place, Fabien me l’avait déjà dit. Un quart d'heure pour vider quelques palettes de groupage encore et faut vite filer sur la A23 mais dans le sens inverse, et déjà ça se charge. Les écoliers sortent déjà des classes. Ils ont beau porter la cravate, ils ne font pas des énormes journées. Alors ça coince un peu aux grands carrefours. Heureusement le M25 ensuite est encore bien vert, j'arrive à me poser à mes places habituelles au fond du service de Cobham. Il est 17h20. Il est des lundis qui vont bien.

     

     

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  • Liverpool balieue
    M6 Cumbria
    Tebay
    truckstop 5 étoiles
    Rochdale
  • Mardi 12 Février 2019
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    Peinard à la douche à 3h30 f, et l'eau est chaude. Y a juste qu'il n'y pas trop le choix pour le café, il n'y a que le Starbucks et Mc Do d'ouvert à cette heure là. Je donne alors des sous au géant de la malbouffe et me contente de biscuits à la pomme au camion. Décollage à 4h30, c'est tranquille aussi sur le M25 et M40. Un bail que je n'avais pas pris cet axe pour monter. Je me paye même le M6 free vu l'heure encore très matinale. C'était bien parti pour rejoindre Liverpool en 4h30, mais ça se gâte plus haut. Le M6 est affiché bouclé à partir de Stafford nord jusque Stoke nord. Donc ça bouchonne bien à cette sortie. Je ne suis pas plus malin qu'un autre, mais je sors avant,  à Stafford centre, il y a peu de monde, mais ma foi ça roule et traverse bien. Je retrouve donc la bonne A34 via Stone. C'est dingue, je n'avais pas de palettes Stafford et Stone cette semaine, et bien je passe devant chez les clients quand même. C'est mon destin comme me dit Régis. Ça roule encore assez bien, même à Stoke, ça bouchonne quand même pour remonter sur le M6 à Stoke nord. Je n'ai plus qu'à m'arrêter faire une 45 au 1er service trouvé, Sandbach. Petit dej copieux en cabine, oranges et pain de l'amap, bref en mode routier biobio quoi. 1h pile plus loin j'arrive au même client de peinture que la semaine dernière à Liverpool. Pas de bol, c'est eux qui font la pause. Et c'est bien 45’ aussi, alors qu'ils m'avaient annoncé 25’. Bon c'est pas grave, avec mon chargement un peu hybride, gérbé, par les côtés, l'arrière, vaut mieux pas les énerver. Et puis ils sont bien sympa de toute façon. J'en repars un peu avant midi f. Plus qu'un client, Tebay. De la bonne ballade quoi. Je passe Preston et arrête au service qui suit pour casser une bonne graine. De la choucroute maison réchauffée, c'est toujours très bon. Surtout avec le temps qui retourne à la flotte. A 14h30 je pointe au client de matériel de montagne à Tebay avec mes 2 palettes. Palettes qui m'ont été ramenées au quai de Jarcieu par les soins de Yvan, il faut souligner ce détail. Le connaissant, il aurait bien aimé aussi les livrer. Une fois vide, un peu tôt au vu de Julie, du moins à la vue de ses smileys d'affolement, car le fret retour est très calme. Pas grave je file juste en face au bon truckstop. Ici, je pourrais attendre 3 jours que ça ne me dérangerait pas. Coup de balai, tour des pneus, et c'est pas 3 quarts d'heure plus tard, que déjà ça tombe, un enlèvement sur Rochdale ce jour encore. Je file du coup, sans même boire une bière à la santé de Yvan au petit pub du truckstop. Ça aurait désordre faut dire, hein chef ?

    90 miles, je mets un petit 2h pour arriver au client, Dachser, après avoir tourné en ville. Je suis pas du tout sorti au bon endroit de l'autoroute. Il est 17h20, je suis aussitôt en place pour charger rapidement 12 palettes. J'ai 8h56, je demande sans trop espérer, si je peux occuper le site pour la nuit. C'est ok! Yes! En 3 fois 25 secondes et je suis garé, et surtout vais valider une 11h. Il love RSE!

     

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  • la butte depuis le M5
    le M5 depuis la butte
    l'entrée du tunnel sous la manche
    Boulogne
  • Mercredi 13 Février 2019
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    Pas trop de boucan cette nuit, ça va, je ne peux pas me plaindre de mon aire sécurisée gratuite que j'ai pu honnêtement dénicher. Décollage à 5h15 f après un petit dej. Je rejoins quand même le M62 toujours par la ville de Rochdale, à l'heure ci ca va mieux que 12h en arrière. Le ring nord de Manchester est affiché fermé, on y va par le sud, c'est pas grave, à peine quelques rond point à Oldham. Le M6 lui est déjà bien chargé, mais ça va toujours mieux qu'hier matin par la A34. Il était temps d'arriver à Birmingham. Aujourd'hui pas de M6 toll,juste un bout de M6 tout court pour aller retrouver le M5 à l'ouest. Je ne connaissais pas ce côté, ça n'a pas l'air mieux que le M6. Et ils n'ont pas inventé le M5 toll. Enfin à 45 jour du Brexit, ça va être compliqué pour trouver des crédits. Une fois la big métropole industrielle passée, c'est direction le sud ouest. Arrêt douche au service juste avant Cheltenham. Hormis le parking ou c'est garé en droit, à l’équerre quoi, les douches ne sont pas pourries du tout. 30’ café inclus, je quitte le M5 un peu plus loin pour arriver sur la route de Swindon. Je voyais une chaîne de montagnes au loin, cette route y monte, ce qui occasionne un peu de bouchons, mais les paysages y sont agréables, c'est bien de changer un peu de région quoi. J'arrive vers 8h45 uk à un dépôt de batteries, pas loin de l'usine Honda du secteur. Pas chiant, sympa, ça charge assez rapidement et à quai de quoi compléter la semi. Impeccable. Ce lot file dans le 38 mais avant j'ai du 91 du 1er lot à livrer. Ça rend tout de suite moins joyeux là. Enfin je suis en avance, on est déjà bien rapproché du pays ici. Vite sur le M25 via M4, Brackwell et  M3, ça avance bien. Je peux passer le Shuttle, ce n'est ni de l'adr, ni même du LQ, mais il faut déclarer quand même en MD. Un peu de queue à l'enregistrement, passage vite fait au contrôle ADR, je suis encore assez vite dans les lignes. Tiens y avait la police du Kent qui opérait dans le site, près du scanner, et s'occupait de 3 camions Jost. Je monte dans le train une bonne heure après être sorti du M20, c'est raisonnable. Juste eu le temps de casser une graine. En France à 15h30, on loupe pas trop de Drouelle, c'est raisonnable aussi. Direction l'A16 aujourd'hui. C'est bien en plein jour, c'est joli, Boulogne tout ça. 2 petites heures plus tard, je dégotte une dernière place au péage de Amiens sud. Il est 17h30, donc parti pour une 11h, comme ça, ça ce sera fait.

     

     

  • Photos
  • West side
    Les Ulis
    chargement salé
    Burgundy
  • Jeudi 14 Février 2019
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    Retard sur le planning en commençant cette journée, départ à 4h35 au lieu de 4h30, en cause, un code qui a grillé. A16 south toujours, y a pas foule. Juste en arrivant sur la 104 nord, il n'est pas 6h, ça arrive de partout. Cergy, Conflans, ça roule à peu près au feux de la 184. Direction Versailles via St Germain en Laye, tout passe bien. J'ai l'oeil dans mon antéviseur et rétro latéral, marre des constats avec ces Pecq.  ça faisait un moment que je n'étais pas passé dans ces quartiers de l'ouest. Rocquencourt, A12, N12, quasi pas de coup de frein, ça paie de se lever tôt parfois. Et le pompon, il ne neige pas sur la 118. J'arrive donc à 7h dans un petit parc de la zi des Ulis. C'est ouvert, peu de bagnoles garées, je peux faire demi tour tranquille pour attendre devant la réception, et prêt à ressortir. Les expés sont à l'opposé du parc, j'espère que c'est bien à la réception que ça vide. J'ai le temps de petit-déjeuner comme il faut, comté, orange, tout et tout quoi. Ça arrive à 8h, le parc se remplit, avec les regards de travers d'étonnement qui vont avec. Ben oui je livre, je ne suis pas venu en me disant :  « tiens si j'allais me fiche dans un parc étroit aux Ulis pour mon plaisir » .   Ma boutique ouvre aussi, et ça ne loupe pas, faudra vider à l'opposé, côté expés, car le gerbeur est là bas. Grrr. On vide par un côté, avec les joies de gerbeur qui vont avec. Quand c'est ce genre d'engin que disposent les clients, ils ne savent jamais s'en servir. Vide tout de même avant 9h, je m'empresse de refaire demi tour, il y a déjà des voitures de partout. Je descends tous les 50 cms pour voir l'évolution du porte à faux de la semi à un virage à l'équerre, où les pneus montent sur des bordures déjà bien écrasées par des collègues précédemment venus ici, merci à vous les gars. Et ceci sous le regard de gens qui fument leur clope devant leur boutique respective, sans être trop volontaires pour guider. Mais on peut être sûr que dans le cas d’un accrochage, le volontariat du témoignage vigilant se manifesterait. Rien pour le moment, je me pose à la sortie du parc pour attendre des news, je gêne pas de trop. A 10h20 le SMS de Noël tombe, pour rouler sur Wissous. ça va c'est pas loin, et la circulation s'est apaisée.25 minutes plus tard je suis en place chez un industriel traiteur de l'eau. C'est du matos pour adoucir l'eau. C'est 7 pal mais un peu hybride, dont des chariots sur roulettes qui sont non freinées. Faut un peu se bagarrer avec le cariste plus méprisant que conciliant. J' ai envie qu'il cale un peu les chariots avec des palettes, histoire de sécuriser un peu en plus des sangles. Heureusement un brave stagiaire en alternance est un peu moins pressé. Il n'est pas midi que mon cariste, qui a dû me prendre pour le provincial de service, se barre déjà, et le stagiaire de service attends patiemment que j'ai fini de sangler pour le signer la cmr. IL est midi 20 quand je repars. On est au bord de la N20 et donc de l'A6. Comme ça c'est pas trop la misère pour retrouver la province qui me manquait déjà. Je file loin de là, jusque la Avia avant l'A19. J'achève mon bon plat qui n'est pas moins provincial, la choucroute, jeudi, on en voit le bout, mais c'est toujours aussi bon. Chérie, tu peux refaire la même dimanche. Suivi d'une douche, 1 heure de pause est quasi passée. Rien ne va mal pour être à SQF demain matin. Mais j'ai la flemme, je garde l'A6 et avec mes charges mobiles ou pas trop réparties, c'est plus prudent. Et depuis l'A6, la vue de la Bourgogne, du Morvan est sympa aussi. Le mieux est la vue sur le Mont Blanc qui est impressionnante avant la dernière descente sur Beaune. Avec ce temps, on aimerait se croire déjà au printemps. Il manquera pas grand chose pour arriver à SQF ce soir. Je sors à Neuville sur Saône et trouve le bonheur en stationnement dans une zi à Genay, tuyau d’un ami, moins avare en bons conseils qu’en cafés pour le coup. Il est 19h, la coupure va être bonne.

     

  • Photos
  • avec mon pote Juju
    Bourgoin Jallieu
    D51 dans le 38
    il va se sentir plus léger
    et c'est mieux pour se garer à la droite du père
  • Vendredi 15 Février 2019
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    C’est bien les zi calmes comme ça, on est peinard pour se brosser les dents le matin. Il fait frisquet, mais le temps est clair, on se croirait déjà au printemps. Et pendant la chronique pop&co de Inter pleine de soleil sur la Mala vida, je vois pas les 3 minutes passer. Je décolle tranquille à 7h45, rien à signaler jusque SQF, par l’A432, ça va bien, et on peut éviter plus facilement les constats. A  8h30 à quai chez un distributeur de batteries. Une fois les batteries déchargées, elles ont quand même tenu 2 jours, je vais retrouver mon pote Juju au QRO juste à côté. Il vide à Amazon aussi, mais avec rdv 11h et quelques, et ce sera pas avant, même pour une maigre quantité. C’est comme ça, on ne peut pas toujours faire du petit client industriel en Ruhrgebiet. Je dois l’abandonner bien avant son heure de rdv, j’ai une ramasse qui m’attend pas loin , à Bourgoin Jallieu. C’est chez Cora, je m’attendais à la grosse surface en dehors de la ville, non, c’est un supermarché bien en ville. Mais ça traîne pas, juste quelques palettes pour une base du 51. Peut être je le garderai tiens. De là, j’ai rdv au quai 3 ou 4 à Jarcieu. Je m’élance à travers, via un bout de N85 puis la D51 via Semons au nord de Beaurepaire qui arrive à Jarcieu direct par Bataillouse. Bien jolis chemins avec le nez sur le Pilat en face et les Alpes dans le rétro. Finalement on vide tous, je ne garderai pas le 51. Le matos d’adoucissement de l’eau est comique à sortir, les roulettes ne roulent pas si bien que ça, enfin faut dire que ça baigne dans le sel. Celui qui va reprendre ça pour le 66 va rigoler, son plancher aussi. J’ai hésité à mettre un coup de karcher sur le mien.  On charge vite ce qui est déjà là, quasiment tout. Comme d’hab du fût à quai, et le léger par-dessus et les côtés, et surtout par le best of des boss, Régis. J’ai pas peur de le dire, même si son fidèle compagnon d’aventure Yvan est là aussi. Le pauvre, il fait un soleil radieux, on est presque en t shirt, il porte encore le bonnet, il est souffrant. Enfin ça ira peut être mieux dans quelques heures, vu qu’il est en congés ce soir. Ne manque qu’une palette de carburants, Régis doit absolument partir à 13h30 pour récupérer sa voiture, je file sous les rouleaux qui sont libres, avec l’approbation du responsable lavage, chef Yvan, qui juge en effet utile de laver. Peu importe le temps passé, mais ça se voit. Je me gare comme il faut, à côté de son attelage rutilant, qui va le rester une semaine grâce à ses congés. Il aide Karim à recharger mon lot du 91, je ne peux m’empêcher d’aller apporter mon expertise en matière de chargement, d’optimisation, de calage, de sanglage de matériel d’adoucissement de l’eau. Je casse une graine au soleil en scrutant chaque camion régional qui revient. Déjà Jean Bernard, mais c’est pas lui, il a un complet. Alors je prends un transpal pour m’occuper à les aider à vider. Ma palette fini par arriver, c’est Philippe. Faut la reconditionner sur une palette 80/120, car régis a garder un mètre tout juste. C’est des fûts de 50l, mais ça me vaut quand même un cours de « gestes et postures » du responsable CHSCT, Yvan, encore lui. Son dernier boulot avant de partir, aura été de me payer un café au bureau, car c’est lui aussi qui gère la machine. On repart en même temps vers 16h, enfin je le laisse passer devant, il est vide. Ça évite qu’il ait à me doubler plus loin. Quoique je ne suis pas super lourd. Lyon est déjà bien compliqué à passer. Mais je m’en fous, j’ai les heures et de l’amplitude pour rentrer, même si ce ne sera pas pour le goûter. Du coup, une fois l’A6, je cale à 83, c’est très reposant. Il fait beau, ça rend content d’être en weekend. Je m’arrête avant Langres pour casser une graine, 30 minutes. Je ne fais généralement pas de rab pour les pauses la semaine, c’est pas pour en faire le vendredi soir. J’arrive à mon parking vers 22h bien sonné. La Twingo démarre, et sans préchauffage, c’est cool. Et j’enlève le macaron conduite accompagnée, lequel j’ai dû descendre avec. Bon c’est pas grave, j’avais pas dû faire beaucoup de pointes à 150 !

    Chères lectrices, lecteurs...pour information, il va y avoir suspension de ce carnet pour quelques semaines à venir, en cause du trop de temps que ça occupe, vu que je ne dispose pas de pc portable actuellement la semaine, ce qui génére un gros travail de rattrapage pour gerer les photos de la semaine le weekend, même si le texte est ecrit au fil des jours sur le téléphone. Bref, c'est un peu compliqué. D'autant que le sujet essentiel devient un peu répétitif.

    Merci de votre compréhension et à bientôt!