Carnet de bord de Mai 2019 Partager sur Facebook
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  • à table!
    report du régime au 31 octobre
    James bien les normands qui font de l'inter
    Severn Bridge
    jusque quand l'état de grâce sur et sous le channel?
  • Mercredi 1 Mai 2019
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    Tranquille, lever à 7h30 f, je vais à la douche à la vieille usine, c'est nickel. Puis je prends un petit dej chez la mamy toujours en mini-jupe qui est déjà d'attaque. En fait c'est ouvert 24/7. C'est dingue c'est quand même pas Ashford au niveau fréquentation, le parking ne s'est même pas rempli au tiers. Bon le petit dej, c'est un méga bout de pain avec 2 gros oeufs et des grosses tranches de bacon, et un café bouillant, le tout servi clope au bec. Le tout pour 2,70£, on va pas commencer à critiquer. 

    Je décolle de cet endroit encore une fois atypique à 8h30, ça fait un peu de marge pour ce soir. Direction le sud ouest encore, Newport puis Cardiff, c'est encore après, à Pontyclun. Pas loin d'1h30 pour faire les 60 miles. Faut montrer patte blanche avant d'entrer dans l'usine de cosmétiques. Pas fumer,pas boire, pas téléphoner, bref droit à aucune addiction de l'espèce humaine. J'ai juste le droit d'attendre qu'on vienne me chercher. Les camions en cours s'achèvent, puis c'est la pause.  Mais je ne me plains pas de trop de Julie qui est d'astreinte ce jour à Jarcieu, car ici auront échos que j'ai utilisé mon téléphone. Tant pis, on dira que j'ai un Transic. 

    Bon finalement ça bouge une ½ aprés la pause. En place, ouverture vers 2 côtés car pas mal d'ibc, mais de tout aussi, palettes vides, cartonnage...Un chef me demande une cmr, et ça commence à charger, d'abord les piles de palettes vides, parfait pour le poids tracteur. Une fois presque terminé, le chef revient avec le cmr déjà tamponné, à peine rempli. En plus je constate un IBC sans la capsule." Ah c'est rien, et c'est à livrer dans notre usine française". Bon je note quand même. Il se barre, c'est pas fini. Je compte, rien ne colle, le nombre des palettes vides, ni le global, ça aura beau être plombé, je rectifie tout ça avec le cariste un peu moins pressé que son chef déjà parti manger à 11h30. 2 normands de Nassandres arrivent pour vider quand je repars, il est presque 13h f. On papote 2 minutes. 

    C’est dingue, le peu que je fais des complets, j’y passe toujours pas loin des 3h.

    Ça roule un peu mieux que ce matin sur Newport, puis cap sur l'est, l'Angleterre par le pont gratuit de la Severn. Dommage il faut moche. Enfin une bonne averse ne fait pas de mal au pare brise. Pause 30' au service après Swindon  pour manger avec un café. Pour rejoindre le M25, je vais par Bracknell puis le M3, ça paraît plus court. Quoi qu'il en soit ça roule très bien, M25 sud également en cette milieu fin d'aprem. Juste un SMS de Julie vient troubler cette zenitude, elle a eu vent par un collègue que c'est le binz sur Dover. Ah, oui mais ça me permet de voir que j'avais zappé un SMS plus haut qui disait que je peux prendre le Shuttle avec mon adr du jour. En c'est fluide d'après l'appli. 

    Ah oui ça l'est. A l'enregistrement direct à 18h05, je suis dans le train 1/2h après, avec passage au bureau adr inclus. Zut, je sors du train à Calais bien plus tôt que sur le plan du coup, 19h20. Que faire, enquiller l'A26 direct ou bien aller raquer un parking du Calaisis? C'est chiant, il commence à faire jour tard. Dans le flot de camions qui tirent tout droit sur Dunkerque, un portugais en fourgon Gefco, met son clignotant à droite vers A26, aller, je suis. RAS au péage de St Omer, on continue, il ne veut pas faire nuit. Une fois j’avais payé au péage de St Omer, mais c’était dans l’autre sens, un samedi à 23h45. J’avais qu’une peur, qu’ils ne me laissent pas repartir jusqu’au Shuttle, je devais livrer le dimanche matin les pièces à PSA Ryton. Le camarade portugais m’abandonne en tournant vers l’A1, ma foi je continue, il va faire bientôt nuit. En 7 ou 8 mois d’activité intense sur l’A26, je n’y ai encore jamais vu de voiture de la maréchaussée, il n’y a pas de raison que ça déroge ce soir. Il est enfin 22h et des poussières quand je trouve une place convenable à l’aire des Monts de Nizy, avec 9h de conduite, très bien, toujours ça de pris, et ça laisse de la marge pour vider avant 15h sur le 21 demain.

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  • N74
    Langres
    automotive never die
    bientôt ...
    ...au bled!
  • Jeudi 2 Mai 2019
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    Douche sur place, pain beurre également, c’est pratique de dormir en station d’autoroute parfois. Et en plus ma jauge à gazole n’a pas bougé, bon elle était déjà basse la veille. Démarrage à 7h15, et natio à Reims, ça doit passer facile en 4h30 Dijon. Arrêt au gazole à St Martin sur le Pré, pas des masses juste pour finir la semaine. Donc obligé de traîner pour faire 15 minutes quand même. N67, ça roule facile avec à peine 20t,la conso reste basse, tant mieux, car le prix à la pompe n’en finit pas de monter. Sans surprise j’arrive un peu avant midi à Quétigny, toujour dans une usine de cosmétiques. Le type qui me reçoit est très peu aimable. Mais la charlotte qu’il porte le rend plutôt drôle. Quoi qu’il en soit, il a des raisons de se montrer ennuyant, ma marchandise ne va pas chez lui, mais de l’autre côté de l’usine. J’arrive là bas, quai de suite, et accueilli tout sourire et cool. Du coup je ne porte pas attention du tout  à la charlotte qui est également portée ici. 

    Moi je m’en passe, puisque que je dois rester à l’extérieur pour ranger le câble afin d’enlever une sangle. Et ça ne traîne pas, 20 bonnes minutes. Je repars sans réfléchir et voici que les 4h15 sonnent. Zut. Je dois recharger sur Langres. J’arrive in extremis à sortir de la rocade de Dijon qui bouchonne un peu, et à me garer à la sauvette avec 4h30 pile.

    Cassage de graine, la pluie, et de la grosse qui mouille est revenue. J’achève par la N74, elle ne roule pas trop mal, et on passe devant chez le transporteur de l’année 2019 à Longeau, Vingeanne. J’arrive au fournisseur PSA à Humes vers 14h20. Comme toujours dans ces usines c’est blindé de monde. L’affréteur régional de Mulhouse qui m’a donné ce lot m’avait annoncé prêt à 13h30, mais charger avant 15h30. Enfin ici dans l’est on fait avec ce qu’on a.

    ça commence à charger à presque 16h. ça va vite puisque comme toujours y a pas le métrage prévu. Un peu tard pour trouver un complément. C’est pas grave, on remonte comme ça, surtout que la maison est sur la route, ça compensera. Route via Montigny, Bourbonne les Bains, et la bonne vieille Haute Saône. Un bail que j’ai pas pris cette route de Gefco Liner.

    19h je suis garé au bled, parfait.  

     

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  • 88 68 grenze
    Oderen pass
    Trs Guldner, la classe
    piémont vosgien
    Baccarat
  • Vendredi 3 Mai 2019
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    Énième 11h validée, je repars à 6h15. La météo est pas jojo. C'est bien humide. En Rhône-Alpes Dauphiné y a du soleil, mais  le vent souffle, ici c'est le froid pèle et la pluie mouille en même temps.

     Enfin 7 degrés, je peux encore enquiller au plus court, par le Col d'Oderen sans risquer la neige. Je retrouve mon quotidien d'antan. Juste qu'à l'époque j'avais pas le coffre à transpalette, faut donc faire un arrêt au col pour mettre la semi en position haute sans quoi le transpalette finira la descente sur le 68 sur ces propres roues dés la 1ere épingle passée.

    Il est tôt, mais plus que juste pour passer la moins joyeuse vallée de Thann. Ici aux heures de pointe c'est pire que les M25, A86 et A47 réunis. 

    Je suis à Gefco bien avant 8h, au regio y a du monde, toujours en 2 équipes, j'ai vite une feuille de déchargement, parfait. Je vois un copain de chez Steff, pas plus heureux que ça d'être là vu qu'il est fait du fond mouvant habituellement..Comme ça je prends un peu de nouvelles de la maison, tout va bien, le patriarche, Roland est encore allé en Espagne et Italie dernièrement. C'est pas mal, à 70 ans. 

    Je vide rapidement, il est 8h30 passé, mes congés vont bientôt commencer, mais je vais revoir le régio si des fois une foulée 88 traine par là. Nada. Je vais faire coucou au bureau à côté, le natio, déçu encore, Pascale n'est pas là, mais je vois Danielle, l'honneur est sauf, j'aurai vu 50% de mes ex groupies. Je me fais payer le café par Christine, et c'est André, PSAman de l'affrètement qui me propose du 57 du sud, pas trop loin, en foulée donc. Le prix va pas mal, aller je bosse encore aujourd'hui alors. 

    Par contre ce sera dur pour moi de me regarder dans une glace, c'est à prendre au 4C1, et pas plus tard que la semaine j'avais dû me dire plus jamais là. Enfin j'ai pas de fûts au sol sur lesquels gerber, donc ça devrait bien se passer, hormis une bonne traditionnelle attente, et c’est l’autre équipe, plus sympathique. Faut jusque j'attende que le régulier ai fini, et je prends la place pour charger les emballages restants.

    Y a 5m de plancher, 1800kgs, parfait. 

    Je quitte l’usine psa bien avant midi, c’est pas si pire que ça. Je continue mon pélérinage en Grand Est en enquillant l’A35 vers Colmar, ce qui fait passer à côté de bleds appelés Niederhergheim puis Ammerschwihr, Kaysersberg, bref que des noms à dormir debout comme dirait Julie,   pour retrouver la route des Vosges via le col du Bonhomme. Tout ça au son des bonnes FM du Bade Württemberg. 

    Cassage de graine en haut du col, heureusement je n’avais pas vidé le frigo hier soir, même si il n’y avait plus grand chose dedans, 2 tomates et une boîte Henaff font l’affaire avec mon quignon de Briare que je traine depuis lundi, et qui est encore très bon. Un peu de bonne route à partir de St Dié, la N59 en 2x2, jusque Baccarat et du chemin de traverse pour finir, en chevauchant toutefois la N4 à Blâmont. J’arrive au fournisseur de rétros à Dieuze vers 15h. Je ne le connaissais pas, ça vide bien, faut même que je traine pour boucler 30. Le collègue régulier qui était devant ce matin à Mulhouse fini juste de recharger les pièces. C’est la maison Guldner, on papote un peu, je lui demande ce qu’ils font sur le Rhône Alpes, je plein de leurs beau FH bleus sur l’A31 et chez Gefco Vénissieux. Je croyais qu’ils ne faisaient que du Alsace Lorraine. 

    Je n’ai plus qu’à me rentrer, pareil qu’à l’aller jusque Baccarat. Les villages Lorrains du secteur sont bien tristounets. Avec le collègue tout à l’heure, on était d’accord pour dire que le Rhône Alpes est quand même joli et plus vivant. 

     Puis Rambervillers, Epinal et maison. 18h au bled, plus tôt qu’hier. 

    Voilà, semaine 19 bouclée.  Semaine 20 c’est vacances, enfin, y aura des tas de trucs à faire, comme la préparation au contrôle technique entre autre.

    A la semaine 21! 

     

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  • Vosrsica liner
    on est bien là
    là aussi
    bon boulot liner
    un best of à quai
  • Lundi 13 Mai 2019
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    Le ciel est étoilé, il veut faire beau cette fois, donc ça y est il est temps de repartir après quasi une semaine sous la flotte. 

    3h15 quand même. C’est un peu de ma faute, j’ai préchargé vendredi. 

    Du lourd dans la semi, c’est du granit, du fret local quoi. Enfin il fallait ça pour passer au contrôle technique. 

    La route des vosgiens, c’est calme à l’heure ci. Les vosgiens partent tous qu’à 5H, m’avait déjà fait remarquer une fois un collègue vosgien lève tôt lui aussi. Au moins ça permet une bonne moyenne, toujours bien utile le lundi. 

    Passage en mode pilotage automatique sur l’A39 à Dôle Choisey, et la forme se maintient plutôt bien pour une reprise. Je snobe même mon aire fétiche du Poulet, c’est dire. 

    J’arrive comme ça à l’aire de Montluel en 4h15, il fait grand jour, je file quand même à la sieste pour une trentaine de minutes. 

    Au réveil, j’ai en voisin un camion Counehet, c’est à dire un habitant de Cornimont, donc un voisin. C’est Daniel, un corsica liner avec une belle image des Vosges sur la bâche de son porteur. C’est lui que je disais plus haut qui m’avait dit une fois que les autres Vosgiens ne partaient qu’à 5h en général.   Il embarque ce soir à Toulon, comme souvent le lundi. 

    Je repars de là une bonne heure plus tard, direction le 73, les coins d’Albertville,  via l’A432 puis A43. Je me suis aseptisé,  je serais plus jeune, j’aurais passé via Lons le Saunier, Orgelet, Nantua, Bellegarde, Annecy puis Ugine. Et en aussi lourd avec un R340. On ne prend plus le temps de s’amuser de nos jours. 

    Chambéry passe sans encombres et je suis vite sur la route de la Tarentaise, donc chez mon client marchand de matériaux à la Bathie. ça vide de suite, le caillou vosgien made in China est posé à midi. C’est sympa ici avec cette météo, c’est autre chose que la N4 ou l’A13. J’ai encore une palette de fûts pour le 38. J’aperçois tout près,  un resto appelé le Tarin, avec un nom rigolo comme ça, ça donne envie d’y aller,  mais pas le temps,  Noël m’envoie un chargement complet sur le 38 aussi pour 2 x 26. Parfait pour achever ce lundi. Grenoble, c’est du vert aussi, je m’autorise tout de même un arrêt casse graine au péage de Voreppe. Je suis à l’usine des tuyaux pvc à 14h20, j’ai vite mon tour. Pas de longueur, juste de la couronne en vrac et quelques palettes, je vais pouvoir garder ma palette de fûts. Il est 15h30, 8h15 aux compteurs, juste le temps de remonter à Jarcieu pour déposer les fûts, et couper là même. Il est 16h10 quand j’y arrive. 8h59, le lundi parfait. 

    ça fait bizarre au moment de dire bonjour à tout le monde, de ne pas serrer la louche à Régis, il manque une pièce au puzzle de la team.

    Les camions vont et viennent, il y a l’air d’avoir un peu de boulot.

     Fabien arrive vers 19h30, il me demande si je veux aller manger quelque part. Pourquoi pas, ça changera un peu du lundi soir à Ashford. Stéphane confie les clés du Jumpy. Plus qu’à déterminer le choix de la table.  Y a le choix entre 2 points extrêmes géographiquement comme gastronomiquement, le Kebab de Beaurepaire ou le Courte Paille de Chanas. On opte pour la dernière option, y a pas de salariés avec nous! 

    Mais ça reste toujours plus sobre qu’une hypothétique 3éme option qui était le repas de la Truite à Sonnay. Il paraît qu’on en rentre jamais de bonne heure.. 

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  • le 26 à travers
    la autovia 86
    ne manque que l'odeur
    tiens voilà 8h56!
    dans le 43, forcément
  • Mardi 14 Mai 2019
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    On n’est pas passé au repas de la truite en rentrant, mais on se n’est pas couché de bonne heure pour un lundi, 22h passé. Heureusement une bonne douche réveille bien ce matin. La douche à Jarcieu, ça change aussi de celles de Ashford. Petit dej vite fait et décollage à 6h25, tranquille par le village pour faire chauffer la mécanique, direction Romans à travers. 

    Enfin une impression de printemps ce matin, et ici c’est superbe. A gauche les Alpes, à droite le massif Central. Y a déjà des cueilleurs d’asperges au boulot aussi.  ça bouchonne bien sur la rocade de Romans, j’arrive quand même à 7h40 au client de matériaux à Bourg de Péage, et en repars aussi vite à 7h55, parfait. Go au 2éme sur Valence, enfin à Beaumont les Valence. Je ne connaissais pas ce bled, pas loin de Montéléger. Bon, si ça se trouve même les autochtones ne connaissent pas ce bled, et ce ne s’imaginent même pas que sa zi se trouve juste en face d’une vieille maison de transports frigorifique de Montéléger. L’important est que ça ne traîne pas trop à vider aussi ici. Vide à 9h05, parfait, du bon boulot ces tuyaux.

    La suite arrive tout aussi vite, on change de département pour un voisin, comme l’ont fait certains autochtones. Go le 07, La Voulte. Même client que il y a 3 semaines. A part que aujourd’hui j’emprunte le pont barrage de Charmes sur Rhône, pas limité en poids, c’est pas drôle quoi. Comment faire une anecdote avec une telle sagesse.

     30’ plus tard on fait  les formalités adr à l’accueil, la même personne que la dernière fois, mais il est à peine 10h du matin, et c’est plus long qu’à 16h25 je trouve. 

    Une fois rentré, j’ai une place rapidement, ouverture des 2 côtés, c’est presque un complet d’IBC aujourd’hui. Mais ça met du temps à s’activer. Je repars enfin un peu avant midi, le temps de repasser au bureau, les 12 coups sonnent. 2h30 passé ici.

    Mais tout va bien, j’ai encore de la marge pour mon rdv de livraison à Salaise fixé à 14h45.    

    Comme le ferait un gars du pays, je remonte tout full N86. Autant se promener quand on peut, c’est une des bases et l’un des derniers réels avantages du métier. C’est vrai que c’est peinard par rapport à la N7 ou le Boeuf. Juste on sent bien les nombreux rond points avec les 22t de déchets liquide derrière. 

    Il est donc temps après Tournon de faire une pause repas, très bien posé le long du Rhône et des vignes.  

    J’arrive vers 14h à poubelle land comme dirait un vieil habitué. Juste un bordereau, donc ce ne sera qu’une pesée, c’est déjà ça. Enfin ce bordereau n’est déjà pas bon, il faut en faire rétablir un, ça prendra déjà 1/2h avant de pouvoir se représenter. Bref maintenant c’est plus “quand vont ils me prendre avant mon rdv?” que je me pose comme question, mais plutôt “combien de temps après?”.

    Philippe, du régional,  arrive, il a rdv à 16h au même point que moi. Je rentre avec 1h de retard sur le rdv. ça vide vite, mais il faut autant de temps pour l’analyse. J’en repars enfin à 16h30, bim encore 2h30 de passé. Ce voyage se résume en gros à 5h d’attente pour 1h10 de trajet! 

    Retour à Jarcieu, via Anjou Sonnay, comme les habitués encore. C’est vrai que ça va pas mal, on n’est pas embêté par le monde.

    Fabien est toujours là, il charge sa ballade fin de semaine avec Emeric et Antho, mais si ils vont au Courte Paille ce soir, ce sera sans moi, puisque je dépose ma semi contre une Duarig encore pas vraiment vieille puisque immatriculé EY quelque chose et chargée pour le F31. Cool.

    Passage au quai 2 pour y coller 2 pal de carburant, petit tour et essai du hayon car je n’ai encore jamais utilisé la prise de mon tracteur. Le chef pense à tout. Et comme je n’ai jamais utilisé de hayon non plus, c’est Philippe vu tout à l’heure à Salaise qui me montre tout ça. ça marche.

     Je repars à presque 18h, mais laisse entrer avant, le padré de la maison, il n’y a pas une seconde à lui faire perdre, puisque comme à son habitude, il a encore 8h56 ou 57 de volant en étant parti du fond de la Catalogne si c’était pas déjà l’Aragon. ça biche quoi, comme il dirait. Il fêtera cet exploit au Courte Paille.

    Pour moi ça biche aussi, car avec les 5 ou 6 t à peine dans la semi, j’entreprends de descendre par le massif central, la N88 quoi. Julie avait raison, je suis encore en vacances là. C’est vrai que je suis pas en régime ramasses en ce moment.

     ça bouchonne quand même avant Serrières, mais après, le Tracol, le Pertuis, le Puy et sa Vauquieziaine déserte, ça roule au taquet, enfin presque, y a les plaques. Faut quand même faire gaffe, le Viktor Orban local a peut être une police répressive aussi. Enfin Viktor Orban du pauvre, quand même..

    Je fini quasi l’amplitude dans une méga cour d’une vieille usine à Laubert, dans le 48. Il est 21h15 ,il fait encore  jour. Il fait un vent glacial, mais on devrait être bien quand même. 

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  • Là on n'est pas dans un relais crasseux de la Nationale 4
    attention de pas faire le plein de la merco
    ça rigole pas, enfin si un peu quand même
    interdiction de circuler
    la city, y avait longtemps
  • Mercredi 15 Mai 2019
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    Sans surprise j’ai bien dormi, limite j’ai dû mal à décoller, 6h30.

    Descente sur l’A75 avec la pause douche petit dej à Bonsecours, obligé.

    N88 de l’Aveyron, Rodez, la ballade que j’ai en fait déjà pas mal pratiqué chez Gefco les 2 dernières années. Je suis mauvaise langue en disant que je ne bouffais que de la Normandie.Mais “bouffer de la Normandie” est tout de même le terme approprié, quelque soit la fréquence. 

    On tient le bon bout, la moyenne augmente et la conso n’en finit pas de baisser même si je mets un peu de gazole et adblue à une Leclerc vers Gaillac, 1.424, honnête en 2019. 

    C’est vraiment une bonne descente, 0 autoroute, j’évite l’A68 puisque je suis en desserte pour aller livrer à Rouffiac Tolosan, le carburant à un team. Le nom, de pilote célèbre, ne m’est pas inconnu même si je n’y connais rien. ça bosse de partout, ça bricole les moulins, bref, je comprends que c’est mieux si je peux déposer les 2 pal moi même.

    Je réussi la manoeuvre de marche arrière, pas d’exploit après 25 années de carrière. Par contre dans cette même carrière je n’ai jamais touché un hayon. 

    Heureusement j’ai eu quelques trucs et astuces de coach 26 qui s’inquiète toujours, et il a bien raison, que je ne fasse pas une bourde du siècle. 

    Donc je sors tout, branche la télécommande. ça marche pas, ah oui, j’ai pas branché le jus du tracteur. ça marche! monte un peu, et descente au taquet, ça pose bien, j’ai pigé le pourquoi.

    Je me monte dans la semi en appuyant le bouton, c’est rigolo. Oui mais une fois en haut, il manque quelques chose, ah oui le transpal! On redescend, qu’est ce qu’on s’amuse, et vais chercher le transpal dans son coffre. Sil il ya des caméra de surveillance, ils pourront envoyer les images à la page “boulettes de routiers”, ça va liker. Je descends les palettes une par une, encore peu téméraire pour risquer les 2 en une fois. C’est quand même du carburant. 

    Voilà, je remballe tout, laisse le transpal à l’intérieur, la journée n’est pas finie,et vais faire signer les papiers, mais avant je n’oublies pas de débrancher la prise de jus du tracteur, ça pourrait faire du dégât. Le duo de Philippes me l’ont bien rappelé.

    ça va, les fenêtres du bureau ne donnait pas trop sur mes manoeuvres de mon quart d’heure de solitude, enfin demi heure presque. Même les types sympathiques étaient étonnés que je n’ai pas demandé à faire déplacer des voitures.

    Je repars de là à midi, direction l’ouest toulousain. ça roule bien, ici c’est toujours bon de le souligner. Peu de mauvais pour rejoindre le 2éme client qui est l’école de la police, hormis la dernière rue qui est barrée pour travaux et déviée. Heureusement que j’avais appelé ce matin et qu’ils me l’ont signifié, car la déviation par un lotissement n’est pas piquée des hannetons. Rien de sorcier, 2 3 zig zag, des bagnoles garées un peu partout, et faudrait surtout ne pas croiser un autre camion. Bref je fais mon Pierre70, mais du pauvre. J’arrive vers 12h45 à l’école, on m’avait dit pour 13h, résultat ils veulent bien qu’on vide de suite. Du coup je mangerai pas tout de suite. On vide une partie le long du foyer, les lits, des pal de 2m par 1m. C’est léger, alors un peu moins flippant que les fûts de tout à l’heure. Ici ça chauffe bien, je serais bien allé me boire un demi au foyer, en attendant la séance de garde à vous des futurs policiers qui rentre en classe, pour que je puisse me déplacer afin de vider les armoires à un autre endroit. Les gars de l’entretien sont bien sympathiques, je veux bien déposer les palettes à leur guise, c’est tout près du camion. Ils n’ont même pas un transpal sur leur site. Je vide les 17 pal en 1h, c’est long mais la régule du hayon est un peu plus élevée que ce matin au 1er. Bref, c'était le 1er châpitre du hayon pour un nul.

    Franck me prolonge encore les vacances puisque c’est un complet qui m’attend de l’autre côté de Toulouse, enfin au sud. Je repasse la déviation pourrie, peu de bagnoles mal garées en plus, juste un autochtone qui lave sa bagnole torse nu. Arrêt à la Total un peu pourrie sur la rocade pour casser une graine et j’arrive à 15h à une cartonnerie. En fait j’y suis déjà allé une pendant les 2 dernières années Gefco. En même temps sur Toulouse, il y a tellement l’air d’avoir toujours si peu de fret que c’est fort probable d’aller aux mêmes endroits.

    C’est cool, de l’emballage. On serait tenté de remonter par la 88, mais pour Tournon, bof, ça rallonge trop de monter jusqu’au Tracol.

    Reparti à 16h, j’arrive à passer Toulouse et me retrouver sur l’A61 sans trop d’encombre.

    On profite bien des Pyrénées bien blanches sur la droite, c’est bien chouette.

    Aller je garde l’autoroute, mais à mes dépends, car il y a un bon ralentissement sur Montpellier. Un camion qui a dû bien piler à ses côtés bien défoncés, et ça ramasse les feuilles de tôles une par une. 

    Pas grave j’arrive quand même en 9h04 à la sortie Remoulins, place au péage, parfait.

    Il est 19h55, ça caille encore plus qu’en Lozère hier soir.

     

  • Photos
  • la semaine qui va bien
    les Waby's sont plus hautes
    comme à Ashford, nouvelles places de stationnement
    le quai c'est dur
    surtout l'after!
  • Jeudi 16 Mai 2019
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    5h30, plus un poil de vent, c’est appréciable, je redémarre. Par la 86, c’est sympa, et j’ai fait beaucoup d’autoroute hier, j’ai besoin de balader un peu. Une heure plus tard j’arrive au relais de Donzère pour les formalités habituelles de tout matin. je traine pas, j’ai une ramasse à faire, mais perso, chez un transporteur local, un réservoir d’occas de Scania à remonter à des copains vosgiens, j’ai la place. Bien reçu à la maison Roustant, je refuse le café, faut quand même que j’aille vider à Tournon. Autoroute jusque Valence nord, et traversée par le pont barrage de Glun, pas trop eu à forcer, peu de trafic, c’est pas le vendredi soir. Je vide assez vite les cartonnages qui serviront de présentoirs, en faisant gaffe de ne pas trop griffer le réservoir du série 2, une pièce de musée.  Le vendeur est quand même Mr Carbone V8. Rien n’allait mal, je recharge à Tournon, juste dans une zone voisine. C’est du déchet, enfin de l’emballage souillé. Après une bonne attente de 30’, le cariste fini par arrivé, tout désolé car la standardiste ne l’avait pas prévenu. Rien ne va pas trop mal non plus vu que c’est rdv à 13h15 à Salaise. C’est du bidon vide sur palette gerbée sur 2, ça ne veut pas passer par le côté. Le cariste soutient que d’habitude ça passe. Pourtant les semis sont à peu près toute identiques en hauteur chez Duarig. Bon bref, j’ouvre la traverse arrière et on charge au transpal à ras du sol. Résultat, au ⅔ à peine, on  tout mis. Le tout de même sympathique cariste percute que non, finalement d’habitude il ne doit charger que sur un.

    Je repars de Tournon à 11h20, re re N86, c’est l’axe de la semaine, et c’est pas gênant. J’ai au bigo Carbone, c’est un vrai passionné, pour qui un camion équipé de juste 2 bavettes à l’avant façon années 90, est un beau camion, à des années lumières du tuning d’aujourd’hui qui est parfois un peu ostentatoire. 

    Je fais le crochet par Chanas pour aller au pain au Blachère, bien pratique. Je mange une bricole à Salaise avant de pouvoir rentrer assez vite à 13h20. 2 pesées, mais ici ça va bien, y a 2 bascules. Avant le retour quai 5 à Jarcieu, je file à St Vallier, dans une zi le long du Rhône, une caisse pour la GB, ça va vite.

    A 16h, je suis à quai, je sors mon réservoir, la caisse, et décroche cette jeune et fringante Schmitz pour retrouver mon vieu tronblon. Des nouvelles lignes ont été tracées au sol pour matérialiser des places souvent occupées en temps normal. De braves types ont dû servir de cobayes pour définir les tracés.

    J’attends du fret niçois qui me fera rentrer. C’est bien calme. Je passe un bon coup de lavage, ça fait pas de mal, et sans vent ça va mieux, le produit ne sèche pas trop vite. 

    Mr Yvan  et ses lunettes de soleil blanches rigolotes arrivent pendant ce temps là, et je fais un peu de quai avec, donc je ne m’ennuie pas, il me raconte ses 2 week end anglais d’affilés avec son fidèle compagnon d'aventures, Émeric.

     Mon lot n’arrivera finalement que demain matin. Alors à ma place c’est ambiance assez détendue, genre estivale avec les binouzes, olives sur la table de la terrasse. 

    On se fait ensuite, à la nuit tombée, un petit repas avec M’sieur Yvan, je fourni les tomates, les sardines, lui les raviolis la deutsche bier qualität. Ach, y a rien de meilleure comme bière. Gregory est avec nous, mais mangera avec Adrien au 2éme service.  On sort nos photos, genre celles quand on roulait tous en "AE" quand on avait 20 ans. Bref on a tous nos casseroles. 

  • Photos
  • le matin il rigole pas de trop Mmmm'sieur Yvan
    je fais le Régis du pauvre
    ah la maison Giraud!
    break on the vosgian highway
    semaine variée au niveau clientèle : de la Police à Boby88!
  • Vendredi 17 Mai 2019
  •  

    Ça c'est de la coupure. Faudrait pouvoir provisionner ces longs arrêts sur un compte épargne, afin de pouvoir taper dedans le jour d'une vraie reprise économique. A la douche à 7h. Rien de neuf ensuite, pas une ramasse qui traine. Juste le boss me suggère quelques palettes de carburant à charger d'abord avant le complet niçois. Oui ça promènera lundi, et dans une région que j'affectionne. 

    Après avoir payé son café encore, la gentillesse de M'sieur Rey à mon égard n'ayant pas de limite, il me prête main forte comme pour cette petite opération de chargement, retardant ainsi son retour à la maison. Pendant qu’on est sur le quai, on ne voit pas la chaise vide de Régis. “Ne regarde pas son bureau comme ça, ça ne le fera pas revenir!” dit Yvan

    .

    Puis plus personne, l’autre bressand s’en est parti, Christophe, le collègue affreté de St Rambert arrive 1/2h plus tard avec sa cargaison d’ IBC de déchets, qui va devenir mienne pour la partie final du trajet. A 2 ça va vite, j’avais préparé les sangles, vu la destination, c’est préférable.Du déchet de beurre de cacao  ça sent plutôt bon.

    Je n’oublies pas de reposer le réservoir des copains sur les IBC qui sont ras des portes, et à le sangler aussi.

    ça ne fait pas repartir trop tard pour un vendredi, je peux m’engager par Lyon périf pour remonter, c’est tout au vert, et remonter par où je suis descendu lundi, l’A39, le tout tranquille, calé à 82, y a du poids, ce sera bon pour la consommation. 

    L’inconvénient à cette vitesse, c’est dur de faire une bonne photo de la Dridri maschine qui me dépose comme il faut sur l’A42.

    Comme un bon vosgien de service ou de base, je sors à Choisey et finis par notre belle route à nous. Et j’y trouve forcément un endroit bucolique pour casser une graine avant Gy.

    A Vesoul, les gilets repointent le fluo de leur baudrier, ils laissent passer, heureux encore. Juste un peu de lecture sur des banderoles, genre “fin du mois = fin du monde”.

    Plus loin vers chez moi à Vagney, y a une pancarte sur un rond point avec écrit en ces lettres, c’est authentique: “Castaner egal Ratko Mladic”. 

    Ah ça, le ridicule ne tue pas, heureusement.

    C’est pas tout à fait le week end, faut que j’arrête de rigoler, j’ai déjà la livraison de la commande de Södertälje à effectuer, c’est tout près de chez moi à Saulxures, chez transports Claude, où bosse mon pote Boby. ça ne dure pas longtemps, il a sortit le fen, et il est débordé de travail, c’est plus ce que c’était non plus les Scania.

    J’ai fait un content, c’est l’essentiel. 

    17h, je valide la fin de cette belle 2éme semaine de congés. Ah les 1ére gouttes arrivent tout juste!