Carnet de bord de Septembre 2020 Partager sur Facebook
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  • Motis on beach
    Rayleigh 1ére ramasse
    Paddock Wood en 3
  • Mardi 1 Septembre 2020
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    On est bien ici, juste le bruit des vagues et des mouettes. La douche est parfaite aussi, je déjeune au camion et démarre à 8h.

    Pas pour un bien grand bout, je sors de l’autre côté de Folkestone et go sur Hythe et je suis déjà arrivé. C’est la 1ere fois que je vais aussi près en GB. On pourrait pas vider sur Dover du temps qu’on y est?

    C’est chez le transporteur où on livre souvent du groupage. Il y a du peuple, mais j’ai un quai de suite. C’est bien long. On va rouler un peu à gauche quand même, Lucas m'envoie déjà une ramasse de l’autre côté de Londres.

    Vide plus de 2h plus tard, je file donc vers M20 et 25, passe le Dartford au ralenti et go via la A13 vers Rayleigh vers Basildon. Un peu de place dans la zi, j’enregistre le point géographique. Un camion charge devant, j’en profite pour avaler des sardines tomate séchées. 7 palette pour le 74 plus tard, Lucas m’envoie à Harlow, je connais. Retour sur M25, puis c’est au nord au bord du M11. Quelques palettes de luminaires, je valide 30 minutes le temps que Lucas m’envoie la suite. 

    Retour au sud, à Paddock Wood, le bled paumé dans le Kent au sud de Londres. Avant 16h30, y a 84 bornes. Faisable si Londres passe bien. 

    Hormis la sortie de Harlow qui est longue avant de retrouver le M11, ça roule au taquet, avant de nouveau trainasser sur les petites routes du Kent où les buissons tillées au carrés font de l’ombre en plus de bien rayer la bâche quand on croise. Le plus important est d’arriver à 16h15 au client qui m’attend tout sourire. 2 pal pour le 69 et cette fois ce sera tout pour ce jour car on ne m’attendra pas pour la suite à Folkestone, ce ne sera que demain 8h30.. L’essentiel est d’avoir chargé ici car je ne sais pas où j’aurais garé ce soir avec mes diverses marchandises.

    Vu l’heure, je peux snober Ashford et aller tenter au Stop24 à Folkestone, ça fera toujours 10£ d’économisées et avec

     une douche moins pourrie.

    Il y a encore de la place, il n’est que 17h30.

     

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  • Dans la com oui, dans les faits non
    le client est dans le champ
    y a en au moins pour 100 patates
    Port of Baumes les Dames
    Yvan du rêve
  • Mercredi 2 Septembre 2020
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    Oui, les douches sont bien ici. Je résiste à un breakfast et me contente d’un petit pain beurre confiture mirabelles en cabine, faut reperdre un peu les kilos apéritobarbequiesques de l’été.

    Je démarre à 8h10, à 30 je suis dans la zi le long du terminal du tunnel. Bon, ce n’est pas prêt, enfin il manque une palette sur les 4. Je bats un peu de la semelle, quand la dame, qui doit être française, me dit que l’employé affecté à cette tâche n’est pas encore arrivé à cause d’un accident sur le motorway. Julie m’invite à remettre la semi dans l’ordre de livraison, oui ça occupera. Finalement c’est eux qui attendent après moi pour charger.Chargé à 9h45, il reste de la place, mais on traverse comme ça. Via tunnel of course, il y a une sortie pour arriver à l’accès pl, j’avais peur de devoir retourner à l'échangeur du Stop24.

    C’est plus que fluide ici, j’embarque 15 minutes après mon arrivée. ça trace. Bon, les conditions de sécurité et distanciation ne sont pas très à la pointe ce matin, le bus est blindé, un peu contraire aux messages d’Eurotunnel vantant leur vertu en doublant les bus. Bon on va pas chipoter, c’est passé vite, à midi et quelques française je suis à Coquelles. Je fais un stop au parking mis à disposition pour aller chercher un hot dog offert. Avec une tomate ça fera l’affaire.  

    J’ai un lot à prendre dans le 59, à Quaëdypre, sur l’A25. C’est un paysan, j'appelle, c’est ok pour 13h30, ils ramassent les patates sur place de toute façon. 

    En effet, difficile de les louper avec l’engin qu’ils ont pour ramasser pommes de terre, j’avais jamais vu ça de près. Une moissonneuse à côté, c’est ridicule. 

    Ils doivent me charger 3 peseuses, des genres de tapis roulant. Mais avant, je dois rebouger à nouveau tout mon chargement je recolle tout aux portes. On met les 3 machines un peu rouillées pour la région de Sonnay au tablier, 2 3 sangles là dessus, ce n’est pas lourd, et les père et fils retournent vaquer à leur arrachage de patates pendant que j’attends un peu de fret le long du champ. Il reste un trou au milieu. Lucas me propose une caisse de 4m50/0m80. Oui ça peut aller après vérification et rebougeage de palettes sur un côté.Merci le transpalette. Aller go sur Lille pour cet ultime lot. C’est pas dur à trouver, c’est au port fluvial, chez un transporteur spécialiste de la scandinavie, enfin un commissionnaire plutôt. C’est une caisse vite chargée, de Finlande pour une papeterie dans le 74. Je fais un tour du port fluvial en repartant car il y a de beaux attelages forains garés plus loin et passe devant le resto le Melting Port, mais mon voisin franc comtois Bata n’est pas là. Y a de quoi garer en tous cas. 

    C’est pas la bonne heure pour quitter Lille sur l’A1, ça bouchonne grave, mais à cause de la curiosité générée par un grave accident dans l’autre sens avec la présence de l’hélico sur la chaussée.

    Je peux rouler tard ce soir, faut un peu tailler, on est déjà mercredi. Pas le temps de faire une pause avec mon copain Vanvan qui monte dans le nord et qui coupe à Urvillers. On se contente de la photo en roulant. 

    Je fais ma pause après Reims, à Sillery, 30 minutes pour casser la graine, et continue par la natio jusque Semoutiers. 

    J’ai du mal le soir, je suis plus du matin, je mets dans la radio un podcast sur le 4 éme épisode sur la dame de fer, programme estival de culture que j’avais loupé, ça tient compagnie 2h.

    Je me pose à la 1ere station de l’A39 au niveau de Auxonne. Il est 23h50, il y a de la place avant les pompes.   

     

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  • Vouglans, photo obligatoire
    A40 aussi
    Tour du Mt Blanc Liner 26
    Grenoble côté boulot
    le gasthaus de la semaine
  • Jeudi 3 Septembre 2020
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    On dort bien, on est presque réveillé par le frais, les batteries sont à peine remise de la canicule qu’on va déjà les solliciter à nouveau pour le chauffage. 

    Douche pas terrible et après un peu de patience suite à l’italien devant qui a bien trainé 40 minutes sous la flotte, pénible. Et en plus il allait aller encore à la machine à café tranquille avant de reposer la clé à la caisse. Je l’ai chopé. 

    J’arrive quand même démarrer à 8h50, pas pour un grand bout, sortie à Dôle Choisey pour aller au gazole à Cora. Là encore, ce fût d’un pratique avec la pompe qui coupe à 118€.. bref, déjà 15 minutes validées.

    Re A39 jusque la sortie Sellières et go par le haut Jura pour retrouver le 74. Montaigu Orgelet, Vouglans, et Oyonnax, la bonne ballade quoi. Et l’A40 plus loin, pareil, c’est agréable par ici. 

    Annemasse c’est moins rigolo, et la route jusque Thonon, non plus, et on voit à peine le Léman et les Alpes suisses. J’arrive vers 13h au 1er de l’autre côté de Thonon, pour vider les palettes de Rayleigh, ça ne traine pas, je boucle quand même 30 en cassant une graine vite fait. L’autre est juste après, à Publier, près de l’usine Evian. Le beau frère charge là bas, il m’a expliqué pour éviter une hauteur limité pour rejoindre la papeterie où je vais, juste près de Evian. Mais il a chargé tellement vite qu’on se loupe de peu. Moi à la papet, ça ne se passe pas pareil, j’y ai passé 1h pour la caisse de 450 kgs du Port de Lille. Entre le gardien occupé au téléphone et ses blagues et ceux du magasin général de l’usine qui ne savaient pas où allaient cetre caisse. Je repars de là à 15h bien sonné, le prochain est au sud de Chambéry, je suis encore bien dans le cas de ne pas le vider ce jour, et ils sont injoignables. 

    Cette fois je coupe par une petite RD pour rejoindre l’A40 qui évite Douvaines, et je tombe derrière Dridri qui se promène un peu ici indépendamment de sa volonté. Il a vidé à Martigny en CH et recharge à Megève, et il est obligé de faire ce grand tour car le passage frontière à la Forclaz est interdit aux PL.

    Je trace sur Annecy, Chambéry, ça roule, heureusement. J’arrive tout juste vers 17h  au client dans une drôle de ZI à Francin. Le mec va se barrer, ouf, il me vide ses 2 pal de Paddock Wood. J’ai eu chaud sur ce coup. Et vraiment je ne sais pas où j'aurais tanqué dans ses rues bizarres. 

    ça change la donne, le stress redescend, la suite c’est demain à St Marcellin. La traversée de Grenoble est bien pénible, je perds bien 20 minutes. Je finis par la N532 et me dégotte un petit resto tranquille au pied du Vercors, mangé dehors, le top.

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  • c'est pas des paysages à la noix
    Juju42 vendredrômement vôtre
    ça Comte une photo comme ça
    Ferme à 2 pas de Chanas
    après la montée, ça redescend
  • Vendredi 4 Septembre 2020
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    La douche aussi est bien ici. Petit dej, tartines et je démarre à 8h pour continuer un bout sur la route des noix et non à la noix. Traversée de l’isère et arrivée à St Marcellin. Ce client de loupiottes va bien, le cariste vient toujours aider à la manoeuvre car on barre la route le temps de reculer. Et je squatte un peu la place le temps d’aller à la boulangerie juste à côté, bref, le client parfait. En repartant, je croise Juju42 au dessus de Valence, qui va aller se promener vers Hauterives, il verra qu’on rigole pas tous les jours. 

    Go vers l’avant dernier, en Ardèche, à Guilherand Granges, c’est plutôt l’Ardèche du pauvre. Enfin que dis je, on a quand-même  juste à lever les yeux pour une belle vue sur le Château de l’Adjudant Chef Cruchols, faut pas trop dire de mal alors. Je vide les palettes de Folkestone dans une boîte d’alimentaire qui se trouve sur le site de Comte Frères. 

    J’ai le feu vert pour filer au dernier, à Agnin, vers Bougé Chambalud.  C’est pour les peseuses du nord. C’est pour un agriculteur, donc c’est mieux de bien aviser 1h avant. C’est ok pour 11h30.

    J’y suis tout juste, c’est tout de la RD519 Chanas Beaurepaire, mais c’est pas large, comme l’entrée chez l’agriculteur. Je suis bien guidé. On vide les machines au fen, et dans la bonne humeur. Un employé sans doute ne tarit pas d’éloge sur mon tracteur, “ah il est beau, 500cv!“ Y a quand même rien d’extraordinaire. Il n’a jamais dû voir passer un Aurenico ou autre Duarig sur la D519, il en est au moins à 500m.

    Vide à midi moins 5, je me voyais aller à Jarcieu qui est tout proche, mais non, je dois filer sur St Bonnet de Mûre pour prendre un groupage UK. Je ne perds pas tout puisque je croise encore “The Pride of Jarcieu”.

    Ce n’est plus la cohue de vendredi passé sur A7, je mets 1h tout juste pour arriver chez le transporteur batavo français. Ici toujours du monde, on peut charger maintenant, juste après que je me mange une salade de la boulange de St Marcellin.

    Ici comme d’hab, quelque soit le métrage, c’est compact et calculé au plus juste, et toujours lourd sur l’avant, je ne suis pas fan. Et on dépasse un peu le métrage à la fin. Pas grave, je redescend à Jarcieu comme ça, on verra avec quoi on complète. Je fais un stop coucou à tonton Moriaud qui est en stand by sous l’A46. 2 3 blagues et il a son sms avec l’ordre de rentrer aussi. 

    ça roule à peu près, je suis avant 16h à Jarcieu, en plein rush du vendredi. Pas à quai de suite, mes lots ne sont pas tous là? Julie a réussi à en concocter 3 quand même. Bon je prends un quai quand même pour étudier ça . ça rentrera large, mais juste un lot se fait désirer. Il arrive par un AP trans à 18h avec encore un bon groupage bien merdique à bouger avant de trouver mes 4 pal pour Sudbury. Des camarades m’ont bien tenu compagnie un instant, Emeric, Yvan, Moriaud, mais seul le plus jeune d’entre nous, Célestin a assisté jusqu’au bout. Sa rentrée des classes n’est que le 21. Je repars enfin à 18h30 passé, semi archi blindée, pour le sud toujours. Et ça aura eu le mérite de rééquilibrer le poids sur l’arrière, le chiffre est meilleur pour l’essieu tracteur. Pas de lavage, y a la queue. Je pars les yeux fermés par A7, ça roule très bien, l’A46 aussi. Mais je me fais avoir à Villefranche où un accident sans doute grave a eu lieu juste à l’entrée en gare de péage. Bien 30 minutes à piétiner. Je ne vais pas faire du rab ce soir, la sortie Nuits St Georges conviendra, il est 22h20.

     

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  • ça travaille le samedi, comme les vrais
  • Samedi 5 Septembre 2020
  •  7h20, dernier départ pour un habituel retour le samedi par l’A31.

    2h plus loin je gare chez Jacky.

    La V40 démarre, je la leste et Basta!

     

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  • Bordel Fosse
    Dartford London
    la joyeuse cour de Belvedere
    Truckstop 26
    Truckstop 88
  • Lundi 7 Septembre 2020
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    On renoue avec les vieilles habitudes matinales du lundi sens UK, 2h15 du parking ce matin.

    Déjà j’ai le plaisir de sortir à Pagny pour mettre du gazole et adblue. Le gazole no souci, mais l’adblue, niet, pompe éteinte. Ensuite, à la 2éme session de cb de gazole, le ticket ne sort pas, la borne se met à jour.  J’ai déjà remarqué ça, c’est souvent à cette heure ci, vers 3h. Va falloir appeler la station en journée pour avoir une facture.

    Sinon ça roule bien et sans trop de difficulté, je trace jusque l’aire du plateau en 4h15. Une bonne sieste et petit dej en 45 minutes, câble compris. 

    Je peux prendre le train ce matin, pas d’ADR dans la semi. ça tombe bien quand il faut vider 2 clients sur Londres, et pas des rapides. 

    Peu de files, fluide sur l’appli, je fais un saut à la Total du terminal pour l’adblue, mais il n’y en a pas côté Total, seulement à l’AS24. On a vraiment des stations de tocards. Pas grave, j’en trouverai bien de l’autre côté du channel, en partiel ça ne sera pas une ruine.

    Si les chronos étaient au vert, les border force en ont décidé autrement en me désignant pour un contrôle en règle du chargement avec les 6 cmr. Faut juste que je leur ouvre la porte arrière et que j’attende en cabine. Ils n’ont pas choisi le jour où j’ai le chargement le plus simple. ça dure, ça bouge, faut être souple pour se faufiler entre le toit et les palettes. ça prend bien 30 minutes pour me dire ok. Je leur demande si ils ont ouvert des cartons: oui, mais ils ont refermé avec de leur bande adhésive estampillée Border Force. Faudrait qu’on puisse en piquer un rouleau comme ça on pourrait se servir dans les palettes de spécialités ardéchoises ou d’ailleurs. 

    Je peux filer vers l'embarquement qui ne traine pas trop. On est en UK vers 10h45 local time. 

    Tout est au vert aussi côté M20, et à l'intérieur du M25 du Dartford à Belvedere chez mon client, mis 1h20. Bon y a déjà quelqu’un vide, c’est pas des rapides ici chez ce dégroupeur. J’ai le temps de casser la graine en attendant dans la rue, et virer le câble. Je prends place une heure plus tard; Toujours aussi peu large ici, et il faut qu’on vide le groupage productif de St Bonnet de Mûre par les côtés, enfin côté par côté bien sûr. Bref, c’est pas rapide, j’y passe en tout 2h. Enfin j’ai déjà attendu plus ici.

    A 14h je repars vers le Dartford et M25 pour juste franchir la Tamise et reprendre l’A13 east pour pas un grand bout, je sors Stanford le Hope juste après Tilbury. Le parc logistique où se trouve mon 2éme dégroupeur est bien indiqué, il jouxte un port flambant neuf, où il reste du terrain large à développer. C’est le Brexit qui redonne des idée de grandeurs comme ça ou quoi? Par contre la cour de mon client d'origine belge est bien étroite. J’ai un quai de suite mais attends bien 1h avant que ça bouge. 16h15, 17h15 française, soit mon heure limite d’amplitude, je peux repartir, ouf. Mon copain ardéchois avait passé 3h ici. En fait, ce client, transporteur belge d’origine vient en remplacement de où on allait à Slough, de l’autre côté de Londres. C’est bête, il allait bien pour vider là bas. Bon ici, c’est pas mal non plus car on peut garer à proximité. Soit sur un terrain vague dont l’ami cité plus haut seul a le génie de dénicher, ou bien un parking sécurisé à 2 pas d’ici. J’opte pour cette 2éme solution, j’ai de la bouffe dans la semi. L’amplitude a eu chaud de 5 minutes.  

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  • c'est peut être encore l'europe qui fournit le courant
    Sudbury
    et l'adblue vient d'EU aussi?
    The Bristol Show
    Idiot!
  • Mardi 8 Septembre 2020
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    Bon parking ici, sanitaire dispo H24, et éclairé comme en plein jour. Je démarre à 5h45 après la douche et le petit dej. 

    Ce matin je vais d’abord me perdre un peu au dessus, à Sudbury. C’est pas que c’est loin, à 80 bornes au dessus, mais il faut bien plus d’1h30 via Chelmsford et Braintree, et ce dernier bout est bien sinueux; Je connais, j’y viens recharger des fois. Mais Sudbury est bien jolie comme ville, alors ça fait digérer la moyenne pourrie. Et le client vide assez vite le lot des fameuses palettes que j’ai attendu à des points d’heures vendredi. 

    Retour sur Londres pour la suite, via Braintree toujours puis M11. C’est d'ailleurs au niveau du motorway que je fais un stop adblue au service de Stansted, faut finir par en remettre un jour. Ici c’est certes cher, mais ça marche.

    Mon 4 éme client est tout prêt de Waltham Abbey et de son truckstop dernière fois où j’ai pris une rafale de coups de cutter dans la bâche en plus d’une visite de la semi en règle, c’était en début d’année. 

    Client pas trop marrant, je vide quelques palettes de St Bonnet de Mure.

    Pour la suite, je vais enfin un peu me dégourdir les pattes, puisque le prochain est à    

     kms à l’ouest, vers Gloucester. pause 30 repas en route à Beaconsfield, et je sors à Oxford pour finir par la A40.

    Le 5 éme client est logisticien encore et se trouve à Bourton on Water. 

    Y a pas foule, mais l'accueil est bref, puisque je n’ai pas de booking (rendez vous). Je bippe Julie qui demande aussi sec à St Bonnet de Mure une référence.   ça ne tarde pas à arriver mais la réponse de mon ami anglais est toujours aussi brève puisqu'il me répond, ok, tomorrow 9am.  Ah oui demain carrément....Et le mec te dis ça avec un aplomb tel un politicien populiste pro brexit très sûr de lui... Il n’est quand même que 14h là. Je ne m’énerve pas, c’est une qualité qui vient avec l‘âge, je le constate de jour en jour. Je transmet la bonne nouvelle à Julie. Là elle ne rigole pas et va repasser une couche à St Bonnet.. Ma foi ici il ne me déloge pas, j’attends discrètement. ça ne dure pas 15 minutes que le type du bureau revient cette fois vers moi pour me dire que je peux me mettre en place et qu’on me videra dans 45 minutes. Ouf. C’est mieux que rien, même si je peux sans doute m’asseoir sur le dernier client à Bristol et sa palette pour aujourd’hui. Palette dont je constate d’ailleurs qu’un colis est vautré, certainement une conséquence du contrôle hier à Coquelles. Je pique un bout de leur bande adhésive “Border Force” d’une palette d’ici et puis on verra.

    Je repars d’ici à 15h45, Bristol est à 90 bornes au sud, avec encore un peu de réseau secondaire. On va dire vers 17h15 là bas. Aller je tente, même si c’est un peu en ville. Je ne me gourre pas trop sur le pronostic initial, mais me plante de rue et me retrouve sur une voie qui mène sous un pont à 13’ 30”, soit environ 3m80 je dirais. Les automobilistes en face me confirment par des gestes. Je stoppe à un croisement, un de types en bagnole vient à ma rencontre pour m’aider à ma manoeuvre car pas mal de monde derrière, mais la police est dans le lot. Du coup je peux faire demi tour avec juste la place qui faut mais dans la sérénité. Méga ouf encore. Et les gens en bagnoles sont aucunement offusqués, même souriants. Y a pas 2h je haïssais ce peuple et là ils m’impressionne pour leur fair play légendaire.

    Je descends donc plus loin pour arriver autrement à ma rue. Rue bien peu large, avec voitures garées de chaque côté, y a peu de marge, et surtout pour rentrer dans l’enceinte du petit logisticien. Mais encore ouvert vu qu’un porteur en sort. Bon il a fallut que son conducteur daigne  bien vouloir reculer dans la cour pour que je puisse rentrer, ça n’avait pas l’air de lui plaire, mais sinon quoi, on se croisait pas. Un hard brexiteur sans doute. Bon l’essentiel le client est encore là. ça vide sa palette de matos de montagne de 80 kgs à l’os et à 2. Pas de réserve. Il est 17h20, une bonne chose de faite, j’aurais vraiment été dég de devoir repartir me garer je sais pas où pour revenir demain matin. Le client me confirme que je dois repartir par où je suis venu. 

    ça m’arrange aussi d’avoir pu vider ce soir pour la suite de Lucas, car c’est à plus de 250 kms au sud, vers le fond des Cornouailles, un coin que je ne connais pas du tout.

    Faut déjà ressortir de Bristol, idem que je ne connaissais pas non plus, ce fût animé pour une 1ére fois. ça bouchonne un peu, je remonte au nord via M32 et M4 pour rechoper le M5 south west. Je peux rouler une petite heure si je veux valider une 11.Je trouve mon bonheur à un truckstop au parking très vaste puisque à moitié situé sur un centre commercial à Bridgwater. Enfin ici on est déjà en périphérie de l’angleterre saturée, ça se sent tout de suite. 

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  • Exeter
    Cornish Costa
    A303 Exeter London
    The Local Crussol
  • Mercredi 9 Septembre 2020
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    Douche accessible h24 aussi avec un code, c'est pas mal non plus ici, et bien éclairé aussi. J'en repars à 6h cap sud ouest du M5 toujours. 

    J'aperçois un peu la côte à Exeter mais ensuite sur la A30 c'est tout bouché au niveau du ciel pour découvrir un peu les paysages de Cornouailles. Heureusement une fois sur la côte sud, à Saint Austell, ça se dégage un peu. La route finale qui descend en bord de mer est bien sinueuse et avec de bonnes descentes. 

    Il est 8h30 chez le client de minéraux dont j'ai aperçu des carrières plus haut. Une file de 3 camions devant, on fait les papiers puis on vient nous chercher. C'est bien long, juste un est parti. 3 caristes viennent nous chercher en même temps bien 1h30 plus tard. C'est bête,je découvre en avançant que j'étais le long d'une plage cachée derrière une palissade. 

    Ça charge assez vite, des palettes de sacs, par un côté, 1/2h, sanglage inclus, tout ça pour la RP.  Je fais 2 3 photos au fond de la cour qui se trouve le long de la côte, c'est très breton comme paysage. Mais je ne traîne pas, Folkestone est à 500 bornes mine de rien. J'ai bien soumis mon idée à Lucas de passer par un ferry à Plymouth, mais hélas, il y a trop peu de rotation et c'est bien plus cher. Bref le jeune veut que je revienne par le Channel, c’est pas négociable !

    Faut se repayer les montées pour retrouver la 2x2, à 24t500 c'est plus pareil. Et jusque Exeter il y a de bons coups de cul.

     A Exeter j'abandonne aussitôt le M5 pour une nation qui coupe un peu. Beaucoup de 2x2 correcte mais entrecoupée de bout à 2 voies bien typiques où des coques de rétroviseurs en inox à l'anglaise se justifieraient. 

    Je pousse le plus loin possible pour casser la graine, à un petit service où y a à peine de quoi garer. C'est au niveau de Amesbury, juste après avoir aperçu un site mégalithique appelé Stonehenge d'après mon vieux Collins de 2001. 

    C'est drôle car en zappant la radio FM je suis tombé tout à l'heure sur France bleu Armorique qui passe jusque ici. ça fait quand même du bien de s’évader un peu comme depuis hier soir. Je casse une graine vite fait, un casse dalle chaud du Greggs, avec du cheddar dégoulinant, ma foi pas mauvais. Et je trouve du pain pour la suite car je suis à court. Je ne suis plus très loin du M3 et vite sur le M25 sud qui passe très bien pour cette fin d'aprem. J'arrive au Shuttle où c'est bien vert aussi. Parti pour embarquer 30 minutes plus tard, ça traine pas mal au moment de partir entre celui qui a laissé un truc allumé sur sa semi, et un autre, un français, à qui on demande si il a des matières dangereuses. Car en fait il avait un reste d'étiquettes de classe mal arrachées. Ils sont casse pied, mais bon des étiquettes on peut les enlever comme il faut aussi.

    Bref on arrive à Calais à la nuit, il est 20h30 local.

    Sinon rien ne va mal, j’ai 9h25 de route donc je peux tailler jusque la 1ere sortie St Omer, au poil!

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  • lever de drapeau sur A26
    quelques Lampe et ça fait joli
    le plus tard possible
    Fret France Liner
    du Morvan à la Saône
  • Jeudi 10 Septembre 2020
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    Je dors toujours bien ici, et sans souci. Je démarre après les carreaux à 7h et quelques. J’ai droit au lever de soleil sur l’A26. Cap sur A1 cette fois, c’est moins pénard que l’A26, et y a des travaux. Je sors déjà faire une pause à Roye, pour une bonne douche. ça fait plaisir que l’un des derniers vrais truckstop français continue de jouer le jeu. Et la boutique est bien achalandée. Il y a de chouettes fringues de travail et shoes aussi. Bref je valide 45 et file vers la rieuse RP.

    ça va ce n’est pas trop compliqué, Lagny sur Marne, c’est au bord de la 104. ça roule bien, j’ai à peine le temps de voir les nouveaux logisticiens qui se sont installé sur l’ancien et immense site de Citröen Aulnay. Il reste quelques bâtiments anciens, et surtout celui de l’entrée PL où on allait à “la saisie” comme on disait.

    Je fais encore un arrêt à Villevaudé pour un peu de gazole et cette fois faire le gros plein de l’adblue, qu’on en sorte. ça n’a encore été pas rien, le gazole coupait à 150€ et la pompe adblue de mon côté était aussi hs, il a fallut tirer le pistolet de l’autre côté, que c’est chiant tout ça.   

    J’arrive chez le client, un célèbre transporteur nordiste, Lampe à 11h30. J'avais appelé tout à l’heure, pas de soucis il me vide de suite. 45 toutes sangles rangées incluses, et 2 3 photos aussi de Scania qui trainent par là. 

    C’est la salsicha de Jarcieu, Franck, qui m’a dégoté une suite hier, un complet au Coudray Montceau, créneau 15h. J’y vais direct, bien sûr, et la 104 roule impeccable. Je snobe la sortie N4, quel bonheur, fini les cauchemars.

    J’arrive chez KN qui se trouve dans un site XPO à 13h30. ça part bien, j’ai un quai de suite. On ne doit pas accéder aux quai, comme partout en ce moment. ça tombe bien, je peux casser la graine comme ça, et poser le câble. ça ne bouge guère qu’à 14h30 et c’est bien long. Je repars à quasi 16h. On est raccord avec le créneau de 15 quoi, et pour être à 10h à St Vulbas, rien ne va mal. L’avantage ici, c’est qu’on est direct sur l’A6 et déjà bien bas. 

    Full A6 donc pour faire 4h30 pile. Je vise Bourg en Bresse. A chaque fois que je prends l’A6, j'apprécie quand même, les paysages bourguignon et du Morvan changent un peu de l’A31, et le cadre de l’arrivée sur la plaine de la Saône est toujours impressionnant. La France est belle, faut reconnaître. 

    J'arrive en 4h25 à la sortie Viriat, y a de la place. Méga coupure à venir.

     

  • Photos
  • Chez Loyettes, c'est bien et c'est chouette
    on valide une 4
    printemps 2020 je me souviens
    l'A31 le vendredi
    repos
  • Vendredi 11 Septembre 2020
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    J’ai eu mieux dormi que ça, je me serais cru en GB, plusieurs réveils avec coup d’oeil dans le rétro au moindre pet de mouche en sachant que j’avais de l'électroménager dans la semi. En france il y a quand même un déficit de parking sécurisé, entre Paris et Lyon, il y a quoi? Dans ce cas, un péage bien éclairé est encore la meilleure solution. 

    Je démarre pas trop tôt, à 8h, des fois que ça laisserait de l’amplitude ce soir, faudra bien que je rentre un vendredi soir de temps en temps. Je fais un stop douche à l’aire de Bourg sur l’autoroute. C’est rapide, on ne demande pas la clé, et on a pas envie de s’éterniser non plus vu la prestation. J’achève par la natio depuis Bourg sud et arrive sur la plateforme Carrefour à St Vulbas à 9h30. On donne son 06 au poste de garde, alors on attend mais au camion. On m’appelle à 10h30, alors que j’allais bipper Franck de l’heure qui tournait, y avait rdv à 10h quand même. ça vide bien vite, à 11h c’est plié, l’honneur est sauf. Et puis rien ne va mal puisque les chefs Stéphane et Jean Noël m’ont prévu un complet à St Bonnet de Mure pour 3 ou 4 clients UK. J’y suis un peu avant midi, à quai de suite, mais il va falloir attendre un lot qui n’est pas encore là.  On papote un peu, j'apprends qu’à 24h près je voyais mon pote Juju du 42. Je casse la graine pour patienter et j'entame même une sieste sous le ronron de l’air conditionné vu la ramasse tarde à arriver. Il est quasiment 15h quand ça bouge. Le chargement est un peu moins complexe et lourd que la semaine dernière. Mais ça arrive tout de même aux portes. Du coup je suis bon pour rentrer direct dans les Vosges, et ce soir, vendredi! 

    ça merdoie bien un peu sur l’A46, où je croise Antho sur dans l’autre sens, il n’est pas rentré du coup. Le péage de Villefranche est bien saturé aussi. Bref, c’est le monde d’avant qui est revenu en mieux, avant qui sait, peut être à nouveau un monde d’après.

    Ces petits ralentissement n’empêchent pas de rejoondre mon fidèle parking en bordure d’A3 en 4h15, ça a bien roulé, au point qu’il ferait presque encore jour pour charger la V40.

    Ce week end, 3 dodos à la maison!  

     

  • Photos
  • d'abord un pré contrôle à la française
    un peu de A20
    Box
    Belvedere
    old english lorry driver
  • Lundi 14 Septembre 2020
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    2h15, même heure que la semaine dernière au parking. Et il s’agit d’une prouesse vu mon véhicule léger utilisé cette nuit, la Twingo, sa moyenne horaire est assez basse. Sa grande cousine à la diagonale est partie au contrôle technique. 

    Cette fois le gazole urge moins, je trace jusque la Total de St martin sur le Pré, qui perdra toujours un peu moins de temps que la Leclerc de St Quentin sud. Et je peux prendre un café. J’arrive comme toujours à l’aire du plateau au lever de soleil. Micro sieste, pas de câble à mettre puisqu’il est déjà en place depuis jeudi au Coudray, mais j’ai le formulaire de visa anti quarantaine à remplir en ligne, j’ai oublié hier. ça prend 5 minutes. 

    J’arrive à Coquelles vers 9h30, tout est au vert, ça s’annonce bien pour traverser, à part que comme la semaine dernière les Border Force semblent intéressés par ma pile de cmr. Direction le contrôle sous le hangar, ouverture du côté et de palettes encore. C’est du café en dosettes. Ils en sortent un panel, du grand mèr,e du tassimo… Mais remettent tout en place avec leur bande adhésives magiques je referme et me crois quitte, mais non je dois passer au scanner maintenant. Et je suis vraiment le seul à faire les frais d'excès de zèle, toutes les autres lignes sont vides. La radio du camion passée, je dois attendre encore bien 15 minutes je ne sais quoi qu’on me rende les cmr. Bref perdu encore 40 minutes. C’est pas eux qui ont 2 clients à vider ce jour sur Londres.   

    J’embarque assez vite heureusement. 

    De l’autre côté 2 bagnoles Vosa attendent sur le M20 mais cette fois quand même ce n’est pas pour ma pomme. Par contre un fort ralentissement est annoncé après Ashford, 20 minutes de retard. Je sors et enquille la nationale A20 jusque la sortie suivante. Je dois gagner quelques précieuses minutes vu qu’il n’y a pas foule sur cet axe secondaire. 

    Cap sur M26 et M25 sud pour le 1er qui se trouve à Sutton, vers Croydon. C’est l’artère A217 qui rentre dans Londres qu’il faut emprunter, ça roule pas mal. A peine 20 minutes depuis le M25. C’est à un dépôt d’entreposage genre Box que ça vide, pas difficile à trouver vu l’enseigne et le bâtiment immense. Je vide assez vite au transpal les 21 pal du fameux café, bon débarras, j’aurais été bien de dormir avec ça dans la semi. 

    Tout est encore au vert pour aller au suivant, chez les amis dégroupeur à Belvedere, comme lundi dernier. Il est juste mieux de refaire le grand tour par le M25, ça roule mais ça fait 70 bornes. 1h15 de route plus tard, je recule direct dans leur cour où il n’y a personne. Mais j’ai eu chaud, un anglais arrive derrière pour vider à une boîte mitoyenne d'événementiel mitoyenne. Du coup la cour est blindée, impossible de vider par côté. Heureusement le dégroupeur a une rampe et peut vider. ça va que le groupage de vendredi est un moins sportif que la semaine passée. 

    Le chauffeur anglais, un peu grisonnant et donc bien typique est bien causant. Me demande où je vais ensuite. Je réponds que je vais me rabattre au service de Thurrock, plus trop le choix. Il me suggère une petite station Esso avec quelques places pl ou un parking fermé à côté à l'intérieur du M25 en face Thurrock, vers Purflleet quoi. Mais ce dernier est sur réservation avec Snap. Donc c'est pas la peine.

    ça commence à circuler déjà pour ressortir de Belvedere vers le Dartford.  

    Je n’ai plus qu’à filer à Thurrock Service,c'est pas l'endroit que je préfère mais là pas de soucis de place, ça chauffe encore, il est 16h10 local. 

  • Photos
  • la coupure est bonne
    M25 a l'air en forme aussi
    c'est quand même pénible
    Milton Keynes
    pire qu'à la caisse de eurodisney
  • Mardi 15 Septembre 2020
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    Je confirme, ce n'est pas l'endroit où on coupe le plus sereinement puisque je constate que ma bâche a elle été coupée. 5 coups,une belle rafale. Y avait longtemps. En même temps y avait longtemps aussi que je n'avais pas coupé en service. Bon il ne manque pas de marchandises, j'avais quand même 3 palettes de friandises du Luberon, et le gazole n'a point bougé non plus. Mais enfin je ne dormais pas sereinement. 

    Douche et petit french vosgian breakfast puisque accompagné de confiture de mirabelles. Quand on est perturbé, il faut se raccrocher à son terroir. 

    Je démarre à 7h15 local pour faire 35 bornes de M25 qui passent plutôt bien. Je fais le même client que semaine passée en bordure de M25 vers la jonction 26. Ces 3 pal sont vidées à 8h30, et un peu comme semaine dernière, le dernier, en film plastique est du côté de Oxford. Mais je perds bien 30 minutes pour rattraper et ainsi que sur le M25. 

    Le bled est un peu paumé au sud Oxford où j'ai aperçu l'usine des Mini. J'arrive à Abingdon dans une zone qui occupe une ancienne base aérienne. Là pas de souci pour vider, ça ne traine pas. Faut juste maintenant que je m'improvise réparateur de bâche après en avoir avisé Julie et Lucas. Pas loin de 45 minutes pour ces 5 virgules. Ma bande adhésive est très forte et tient dans le temps, faut pas se précipiter pour rafistoler à peu près. Entre temps Lucas m'a envoyé la suite, sur Milton Keynes. Un complet. Chouette, on repartira plus vite de cette île. Moins on va loin ici et plus vite on a envie d'en ressortir, c’est une règle.

    1h30 de routes secondaires pour arriver chez le client au nord de Milton Keynes et où un collègue Lituanien de Jarcieu va juste commencer à charger. Je vois un type de la boîte qui me dit de ressortir du business Park car pas de place et de revenir quand je verrai repartir le LT. Une bonne heure plus tard je prends la place, je n’ai pas loupé une miette de Drouelle. Finalement il ne s'agit que d'une palette de barrières métalliques. Bonjour le complet. Je bippe Lucas qui s'en assure  de son côté. 10 minutes après j'ai le feu vert. Et on part comme ça, vu que ça va à Boves dans le 80 et vu que là bas c'est chez le célèbre logisticien vendeur en ligne et bien on ne peux pas compléter, où du moins ils y en a qui ont dû essayer et ils ont eu des problèmes. Alors que je vais livrer à la maintenance. Bref, il va tous nous Bezos.

    Direction le Channel donc, il est 15h passé. M1 tout vert, mais gros ralentissements sur le M25, au même endroit que ce matin, et toujours dans mon sens bien-sûr. A l'embranchement vers le M20 aussi. On sent un retour franc à la normalité ici. Ça se confirme plus loin à voir le taux de remplissage du Stop24 et les temps annoncés sur l'appli du tunnel. Inutile d'aller se pointer à Dover, le A20 est tout rouge bien en amont.

    La file au Shuttle remonte jusqu'à la sortie, 1h d'annoncée jusque l'enregistrement, il est 18h30,mais ça passe à 1h30 et dans les faits aussi. Longtemps que j'avais pas vu ça. Plus loin, les anglais jettent un œil à la lampe de poche dans toutes les cabines voir s'il n'y a pas de passagers planqués, bizarre dans ce sens là. Comme d'habitude, une fois en ligne, y a à peine le temps de manger un truc comme il faut. Embarquement à 21h local, à 23h à Calais. L'honneur est sauf, je suis revenu en France le mardi.

    Plus de place à la Total naturellement, je fonce sur A16 et termine au péage après Boulogne où curieusement il n’y a qu’un camion qui occupe le vaste parking. 

     

  • Photos
  • si les ricains ne pourraient ne plus être là
    un dépot Amazon plus typique
    camarade Christophe du 26
    N44
    N67
  • Mercredi 16 Septembre 2020
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    RAS ce matin, et en plus rien payé en parking. Il fait bon en France finalement. C’est bien brumeux mais déjà doux, je démarre un peu avant 9h. 

    J’arrête 45 minutes plus tard à l’aire de Baie de Somme pour une douche, ça se trouve dans un bâtiment à part que l’on accède avec un code obtenu à la caisse.

    Je suis frais et dispo pour affronter la plateforme géante de vente en ligne à Boves,  en pleine campagne picarde 1h plus tard, il est 11h. JPP qui va enfin prendre sa retraite, on l’a pas beaucoup entendu à l’époque. Et dire que se construit la même chose vers Remoulins à proximité de Pont du Gard.. 

    Bon en tous cas, ça n’empêche pas que le personnel au poste de garde soit sympathique. En plus avec ma livraison pour la maintenance je rentre immédiatement vers un quai.

    Mais par contre à ce quai, je retrouve la procédure maison comme tout le monde, c’est à dire mise à quai encadrée par un des nombreux membres du personnel affecté à cette tâche, qui surveille nos faits et gestes. Je monte dans ma semi pour enlever la barre et les 2 sangles, ah non, interdit. Elle prend note et c’est au déchargement qu’ils géreront, bon pourquoi pas. Une fois à quai, le meilleur arrive, il faut dételler le tracteur… Pourquoi? Car en raison de la situation, la salle d’attente est limitée à 7 personnes et donc remplie, il faut donc désolidariser la semi mais quand même donner la clé du tracteur qui lui est calé et attendre sagement en cabine..

    Quel cinoche. Mais bon c’est demandé avec le sourire et un peu de compréhension de leur part, donc ça sert à rien des agresser, il font leur boulot, un peu débile, mais leur boulot.

    Et en plus c’est long, la semi ne bouge qu’au bout de 3/4h. Je casse alors la croute. Je fais gaffe de ne pas me couper avec mon opinel, sinon on n’aurait plus le droit de manger sur le site sauf avec couteau en plastique.  J’ai largement eu le temps, ça dure bien autant de temps avant que les papiers ne reviennent, tout ça pour une palette. Le type qui revient avec les papiers est bien désolé encore, reconnait que c’est vraiment le binz ici. Qu’il ne sait pas ce qui se passe aux quais pour que ce soit si long. Ils sont juste passeurs des papiers du guichet aux chauffeurs. Au moins ils ont la parole libre que je lui dis, il n’y a pas des micros partout. Je quitte donc enfin cette plateforme 2h plus tard pour une seule palette. Ce n’était que la 2éme fois que je livrais ici, mais depuis que ça existe, je n’ai encore jamais acheter un truc là dessus, et j’ai réussi à en survivre.

    Heureusement, je recharge pas loin, Maxime m’a envoyé un petit complet de boissons à prendre à Estrées Deniécourt, où on va souvent. Par la N29 tranquille, histoire de renouer un peu avec la picardie de Jean Pierre,  j’arrive là bas à 13h30. C’est la guerre, impossible de rentrer, des camions partout. Je me gare sur une entrée en face. Y a mon collègue affrété du 26, Christophe. Il vide et recharge. Ici au moins ça ne traine pas. je rentre même pas 1h après et charge par les côtés. On est heureux d’ouvrir ses côtés, de charger vite fait, après l’épisode amazonien. Je repars à 15h direction Jarcieu. Encore un peu de N29 jusque St Quentin nord. Je ne sens pas les 26t, elles paraissent bien moins lourdes qu’une palette pour un site de vente en ligne. 

    Je prends la natio à Reims, N44, 4 et 67, à pleine charge ce n’est pas plus raide que full A26 et A5. Pause 30 repas au péage de Semoutiers et je termine les 2h à rouler jusque Chalon nord, dans une zi tranquille à Chatenoy le Royal. Il est 21h50, je peux valider enfin une 11h. Un Marie Blachère pas loin, ça devrait aller. 

     

  • Photos
  • Célestin qui prépare sa thèse sur le houblon
    Patrick décolle de Roussillon
    Greg26, escorte de convoi sur chemins Drômois
    Il rigole mais travaille avant tout
    the bath of the month
  • Jeudi 17 Septembre 2020
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    Nuit bien longue quand on est impatient de se lever pour aller à la boulangerie! A7h30 j’entame les 500m de marche pour rejoindre la boulange de chaîne, il fait bien bon. 

    Je démarre tranquille à 8h50, une 11 validée. 

    Je fais un stop douche à l’aire de Macon, la Shell, c’est encore assez correct là. Ensuite je ne traine plus, j’ai déjà reçu du chef mon n° de quai à prendre. Mais l’A46 nord est bien annoncée rouge encore, alors tour par A432 et la route de Meyzieu(sans X). 

    J’arrive donc à mon quai réservé, le 2 vers midi et des poussières pour vider le complet de binouzes avec l’aide de Célestin qui n’est toujours pas rentré à l’école. C’est sûr que c’est plus rigolo de déplacer des palettes de pack de 15x25. Mais c’est cool, on rigole toujours bien avec ce petit jeune. 

    Mon programme à suivre est bien sympathique aussi, je dois filer à Roussillon charger un complet de palox vides de pommes. Là bas à 13h30, y a Patrick qui termine tout juste, on va au même endroit entre Tain et Romans, ça tombe, il m’explique le chemin à prendre comme ça. Je charge au transpalettes, mange une salade vite fait et je suis parti pour un tour de Boeuf.

    Je ne loupe donc pas le chemin qui descend à droite après le pont de l’herbasse,quand mon téléphone sonne. C’est l’autochtone de l’étape, Greg26, qui me suit derrière avec une voiture de boulot, qui s’inquiétait de me voir m’enfiler par là. On papote 5 10 minutes, ça fait bien plaisir de se voir par hasard, que Patrick quitte déjà le quai de la coopérative. je me vide, et ensuite je n’ai plus qu’à remonter sur Jarcieu. A travers of course, par ce temps, on ne se croirait pas au boulot tellement c’est joli par St Donat, Chateauneuf de Galaure tout ça.

    Le chef m’annonce que je pourrai déjà charger ma GB en partie ce soir, dans le cas où je je n’aurais rien contre à rentrer tôt. Oui pourquoi pas, une fois de temps en temps ça ne se refuse pas. Julie m’a concocté une belle montée, une authentique, avec du client en nombre et bien éloignée de Londres, ça fera le plus grand bien. 

    J’attends le p’tit Tom qui ramène 2 lots, et je peux charger une bonne partie. Y a du peuple qui va et vient, on ne s’ennuie pas et dans la bonne humeur. Je passe un coup au lavage, y avait plus que besoin aussi et je me pose sur le parking, la suite demain sur Lyon. Emeric se pointe avec un complet à transvaser dans un espagnol, là encore, à 5 ça ne traîne pas. Les jeunes, José et Emeric s'affairent un peu avec une ancienne enseigne du R à Emeric à enlever, ça faisait bizarre qu’elle reste derrière la neuve. Basculement de cabine et tout, ils sont motivés les jeunes. Il est bien 21h30 passé quand ça se décide de où aller manger, on va tenter au Courte Paille. Une bonne équipe de 6, Emeric, Greg, José Nico du 34  et Thomas qui nous a bien fait marrer avec ses histoires de tracteur. On est pas rentré tôt, mais je peux me contenter de ne pas jouer à la pétanque, car les autres ont traîné une partie jusque bien tard, ils sont fous.

     

  • Photos
  • et dis Emeric, tu tires ou tu pointes là?
    N6 tranquille
  • Vendredi 18 Septembre 2020
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    Presque tout le monde est parti, reste Emeric qui se lève en même temps, il fait une drôle de tête devant son café, pas plus motivé que ça à être en vacances ce soir.

    Je démarre à 7h15, direction Corbas. ça a roulé tout au vert, une heure plus tard je charge là bas de quoi combler le métrage restant. 

    Plus qu’à remonter, c’est cool. Je prends le temps, sors à Mâcon pour faire un peu de gazole à la Total un peu plus haut. Le caissier bien sympa paie son café. 

    Je trace jusqu’au niveau de Til Châtel pour casser la graine. 

    Je suis au parking bien avant l’heure du goûter, impeccable. Même avec le trajet en Twingo, il sera encore temps de le prendre à la maison, et avec l’avantage de ne pas trop avoir peur des radars!