| Carnet de bord de Juillet 2018 | Partager sur Facebook |
Réveil avant le réveil, 6h30, je file direct à la douche puis je prends un café en écoutant les discours passionnants et fort originaux des gens qui m'entourent. Les arabes qui volent nos allocs (et nos appartements de bord de mer), les “bouffeurs de glands” de NDDL, les 80km/h… J'ai pas la foi pour jouer ce matin donc je me contente d'écouter sagement.
Quand j'arrive près de l'usine où je dois livrer un truc me frappe : ça pue le prout ! Pas le petit prout inoffensif de rien du tout, le bon gros prout de quand y’a trop d'oignons dans la tartiflette (ceux qui font genre “j’vois pas de quoi tu parles” personne vous croit). Accueillant ce coin ! Livraison express, je passe 1h sur le site, puis je retourne dans la grande banlieue rennaise pour laver et recharger à 13h30 de la paillette d’ardoise à livrer en urgence à Combrée (49).
Chez ce client, quand il y a du soleil c'est la mort. Tu cuis complètement sur place, déjà parce qu'il y a pas un mètre carré d'ombre où te mettre et aussi je pense à cause du bâtiment en tôles claires le long duquel on vide. Ça réverbère à mort.
Je rentre au dépôt vers 18h, je fais un tour au bureau, je discute, je vais à la douche. J'hésite à monter manger au resto à côté. Je suis crevée et j'ai pas envie de causer, je décide de rester au camion. 20 minutes plus tard un collègue vient gratter à la porte : “tu viens manger ?” bon ben allons-y !