Carnet de bord de Avril 2025 | Partager sur Facebook |
A 8h du matin, ça caille encore bien à Most, et ça encourage pas les teams à sortir de la couette. Certains sont arrivés dans la nuit garés en paquet de saucisses. Je mets quand même en route, du temps que ça recharge les batteries, je vide mes palettes, c'est assez vite fait. La liste de distribution est assez facile, 600l chacun, y a pas trop à reflechir. J'attaque par ceux déjà debout, certains ont rien pris comme carburant, je pensais qu'illeur en restait de Jarama, mais un m'a dit que pour les tests ils étaient pas obligé de prendre du HVO Total et qu'ils en avaient trouvé à 30c du litre. Moi à ce prix là, j'aurai acheté 30.000L. Chez Hahn, il y a le gagnant du Dakar, ne me demandez pas qui c'est, qui vient tester du camion de course, il fait le show.
La nuit va être courte, après manger je fais une bonne sieste, et je livre les derniers arrivés au reveil.
Je repars à 21h, avec une pile de palettes et une de fûts vides, ça va aller. Je serais bien parti plus tôt, mais d'ici pour aller à Venlo, je passe par Chemnitz, si bien qu'en une grosse demi heure je suis à la frontière et les allemands filtrent à la frontière. Arrivé là avant 22h, j'ai hésité en voyant tous les autres bien sages en attente, et puis merde. A la frontière j'avais préparé mon passeport, ils en avaient rien à cirer. Il pleut et c'est bien pénible pour arriver sans se faire flasher à Chemnitz. Une fois sur l'A4, on peut envoyer la sauce, le peu qui roule a le pied lourd, l'allemand de la nuit, c'est pas le traine savatte de la journée. Moi ça me va.
D'ici, il y a deux routes : Soit par Leipzig et la 38, soit par Gera mais avec un bout de nationale, la 400, interdite au transit. Mais qui fait gagner 50km. En passant à 1h du matin, je me dis que ça se tente. J'étais pas super tranquille en y arrivant, mais j'ai croisé quelques NL qui m'ont fait dire que j'avais pas fait le mauvais choix, en journée, ça doit être moins cool. On débarque sur une section de 44 toute neuve, viaducs, tunnels à gogo mais aucun parking. Je commençais à serrer les fesses après les 4h15 quand est apparu au milieu de nulle part un bon vieux autohof ARAL, mais tout neuf et desert vu que c'est tout interdit dans le quartier. Un café me fera le plus grand bien pour occuper 45 minutes de pause qui font chier.
De là, on est assez vite à Kassel, changement de décor, la trafic commence à s'intensifier, il faut pas que je lâche les efforts, tout au bout il y a la Ruhr à passer. Tape dedans Phil26, tape dedans. Pour le moment tout est au vert, j'ai tout coupé par le plein centre de la Ruhr et la 40, ça m'a rappelé le temps ou je livrais les grossmarkt la nuit dans le quartier. Il était 5h pile quand j'ai passé Duisburg, sauvé ! Le reste c'est du velours, à 5h40 je me suis garé au truckstop Venlo encore assez plein finalement, bonne nuit, y en a bien assez.