| Carnet de bord de Avril 2026 | Partager sur Facebook |
Cette nuit j'ai passé autant de temps à dormir qu'à faire le vigile. Saleté de gasoil, vivement les camions électriques qu'on dorme sur nos deux oreilles, ça va être plus compliqué de se faire piquer les batteries. Vers 2h du matin, je dormais pas et j'entendais un gros klaxon, ça devait être une alarme, le klaxon bloqué à fond, avec un Scania, le type arrivait pas l'arrêter, un beau tracteur pas vieux des transports Romano, j'ai checké, ils sont de Naples, si ça se trouve il klaxonne encore à l'heure qu'il est. Je voulais partir à 4h45 et je me suis ravisé : L'A32 est fermée à Oulx, traduction, tout le monde descend par ce Salbertrand, j'ai pas du tout envie d'être coincé entre un hindou et un pakistanais, j'attends, d'après le site de l'A32, ça réouvre à 6h. C'était déjà bien chargé à 5h pour arriver à la plateforme du Fréjus, la queue pour sortir à Oulx est balaise, je bouge pas une oreille, je me suis calé dans un refuge un peu plus haut et j'étais pas le seul à avoir eu l'idée. Mais j'aurais du attendre un peu plus, quand j'arrive c'est ouvert certes, mais ça descend pas vite, il reste encore grave du chantier, d'un autre côté fallait aussi que je passe Turin avant le bronx, complicado tout ça. Il y a un monde de fou ce matin, il y a guère qu'après Allessandria que je peux respirer un peu, quasi 3h de route stressante déjà, quel enfer. La moyenne reprend des couleurs quand même. J'ai passé Piacenza comme une fleur et je me suis offert le détour par le routier à Fiorenzuola, un havre de paix au milieu de la jungle, j'avais largement passé les 4h de route.
Une bonne douche 2 vrais cafés, je suis refait, cap sur Arezzo, tous les voyants sont au vert, il faut taper dedans et pas mollir. Par chance je suis tombé sur un autre excité, on s'est suivi tout le long, on m'a toujours dit, quand c'est interdit de doubler et qu'un Italien pressé ne double pas, double pas. Donc, j'ai suivi. Les appenins finger in the nose, c'est bien tendu dans les travaux après Florence, mais ça le fait quand même ou presque. A tel point que je suis arrivé pile pour 14h chez le client. J'étais prévu, no soucy. Il y avait bien longtemps que j'étais pas venu et l'usine s'agrandit encore. Et dire qu'au début qu'on bossait pour eux, c'était un espèce de tout petit boui boui, ça a bien évolué. Mine de rien, le temps de vider et surtout régler les papiers ça a prit 2h.
Il me reste un peu plus de 2h pour faire 150km et aller me garer chez le client, j'y ai déjà chargé, je me souviens qu'il y a une grande cour et qu'on peut squatter. Mais voilà, l'heure du pointe du soir commence assez vite, si on ajoute quelques accrochages, c'est pas top. J'ai déjà pas mal perdu de temps quand j'arrive sur l'autoroute de Pise, et rien ne s'améliore, mais je suis toujours confiant, car en principe, j'ai toujours du bol. Sauf qu'à 2 minutes du client il y a une déviation, bêtement je suis le GPS, jusqu'à ce que je sois coincé, par la déviation et par l'accident, tout est bloqué partout, la misère totale. Le temps que tout rentre à peu près dans l'ordre, moto contre voiture, mauvaise limonade ! Le motard est pas mort, c'est déjà ça. Je finis par me garer, j'ai 10h11, j'ai tiré un ticket, quoi faire d'autre !?