| Carnet de bord de Janvier 2020 | Partager sur Facebook |
Toute la nuit il a plu comme j'ai rarement vu tomber de l'eau, un moment donné, j'ai vu passer un rafiot en bois, avec dessus un éléphant, des souris, une girafe, et un vieux barbu à la barre, no stress. C'était juste le déluge. A 7H30 je me décide à aller voir si le bureau des entrées n'est pas noyé sous la flotte, il y a toujours du courant et le gardien n'a pas mis sa bouée, tout va bien. Juste derrière moi, il y a Georges qui m'emboite le pas, lui, il a un complet, et le gardien est du genre largué, grave, il met un temps certain à s'y retrouver, le type paniqué, mais presque. J'ai appris que la nana qui faisait les entrées a été virée, à 56 ans, c'est dur, j'ai de la peine pour elle. Le gardien finit quand même par s'y retrouver, il est presque 8H30 quand je finis par rentrer, Georges en fait autant 1/4H plus tard. J'ai ensuite dû attendre que la relève de gardien se fasse, encore 30 minutes pour un pauvre coup de tampon sur un CMR.
Je passe quand même par la case Repsol Aiguaviva, depuis Narbonne l'ADBLUE crie famine, j'ai foutu quand même 95l, c'est pas mal ! Entre temps, il a fait un dernier énorme déluge, le TER la rivière qui traverse Girona est a un niveau incroyablement haut, et partout ça dégueule de flotte. A la hauteur d'Hostalric, les champs sont envahis d'IBC vides chariés par la rivière, ça fait un certain style apocaliptyque. J'étais tellement omnibulé par le décor que j'ai oublié de checker MAP, et c'est bien fait pour moi, je me suis perdu 30 minutes de bouchon après Sant Celoni, ça a tapé fort. Du coup, c'est quand même midi quand je met à quai à Terrassa ; il y a que 3 palettes, ça pinaille pas. Le soleil daigne enfin pointer le bout de son nez. Pour aller recharger à Lérida, je ne fais point le foufou en coupant par Martorelles pour rejoindre l'A2, je prends bien sagement la direction de Manresa. Pour une fois que j'ai vraiment le temps, je fais un break gastronomique à Fonolleres, au resto du KM514. Je me suis toujours demandé ce que ça valait ici, j'ai vu, c'était nickel, repas café douche en 1H08 et 12€, rien à dire, c'est parfait.
Je n'étais pas sûr à 100% de charger les fûts de pulpe aujourd'hui. Souvent on doit charger le matin pour vider en foulée à Bren. C'est tendu, mais ça se fait. Il y a pas foule à l'usine, et ma commande est prête, par habitude et parce qu'il faut pas casser un mythe, le mec au bureau m'annonce 3H d'attente, 5 minutes plus tard, le gardien vient me chercher, et en 20 minutes c'est chargé. Le plus long sera pour les papiers, je suis resté 40 minutes sur la bascule ; il y a un nouveau système, CMR automatique et un CMR par produits, j'avais 3 produits, loué soit le tout puissant j'avais pas 1 produit par palette sans quoi j'y serai encore !
Du coup, y a plus qu'à se remonter tranquillement, mais virilement direction le pays des droits de l'Homme. Il me reste 1m de libre, et celà n'a pas échappé à mon chef qui me colle une ramasse demain à Saint Aunès pour un roll. No problemo, c'est le jeu. Une dernière coupure à Vic, et je termine mes heures en bout d'amplitude au centre routier de Béziers à 23H05, au milieu d'un million de frigos, c'est cool, je sais même pas quand c'est le mien qui tourne !!!