FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Avril 2026 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Les beaux jours arrivent
    Maniaque SP17
    Mon affréteur à Loupian
    Décidement ça avance pas cette nuit
    ça bosse dur
  • Jeudi 23 Avril 2026
  •  

    Qui je retrouve ce matin ? Aurélien. Bon, ce matin à 14h quand même. J'ai trouvé aussi un joli petit papillon sous mon essuie glace pour cause de stationnement interdit, j'avoue que j'ai tellement bien dormi que j'en ai tellement rien à carrer. Un petit déjeuner léger, et on va faire le tour des popottes, respirer dans les allées du marché. Je n'ai pas de Scania V8-2, donc, la tournée complicada sera pour moi, du moins celle qui finit le plus tard, Aurélien doit bosser au plus tôt demain, quant à moi non. Avant de charger il faut que je commence par faire une grosse ramasse, j'ai mis en route au plus tard, soit 16h30. A priori demain à 7h30 ça devrait être largement bouclé l'histoire. On vide, on charge, et je complète avec le Pont d'Isère chez encore un autre client que je connaissais pas, bien sympa. Mine de rien c'est plus de 18h quand je me sauve, pas trop lourd. J'ai pas mal de culs de palettes, les premiers abricots, les premières cerises, ça doit encore valoir son prix. Pas de miracle niveau trafic, il y a un énième carton à Cornella, j'ai pas envie de me jeter dedans je passe par Sant Boï George, ça change. Après ça va un peu mieux, plus qu'un nombre incroyable de camions, alors qu'en principe le jeudi soir c'est plus calme. Je me suis même permis de rattraper en route mon affreteur, on se rejoint à Loupian, 4h15 de volant pas de miracle.

    Les emmerdes étaient pour la suite, Aurélien fait 2 drops à Nimes, moi je me jette dans un incroyable bouchon pour basculement de chaussée après Montpellier, le pire est à venir L'A9 est encore fermée à Roquemaure, je réfléchis pas, je sors à Remoulins, et je gratte encore une minute en traversant Bagnols, à 1h du matin, tous les connards sont gris, et ça tombe bien j'ai un camion gris. ! Je rattrape toute la troupe ensuite, et jusqu'à La Motte du Rhône, ça avance pas. Comme je ne me sens pas de suivre le troupeau jusqu'à Bollène, je coupe tout à travers pour rejoindre la N7, vide, à fond de cale. C'est à Montélimar sud que je reprends l'A7, pas longtemps puisque je sors à Valence Nord pour livrer le client. Dans le temps c'était Extrait ou un truc comme ça, je chargeais souvent des fruits de la région pour un peu partout, dans le dépôt, entassé dans un coin, les vieilles calibreuses, ça fait de la peine, mais ça reste toujours un dépôt de primeurs. Avec tout ce temps perdu, j'arriverai jamais en moins de 4h30 à Lyon, je fais 45 ici, d'autant que pour tout arranger la sortie Tain est fermée aussi, continuez à nous faire chier surtout.

    J'attaque par 2 clients à St Priest, une palette chacun, pas de jaloux, mais 2 mises à quai quand même et je fonce au marché, il y a la queue pour rentrer, et la queue chez mon client aussi, décidément cette nuit c'est tendu. Je repars de là c'est 5h45, et niveau trafic ça commence à bien se charger, je traine pas pour arriver à St Etienne, juste avant qu'ils se réveillent, je décroche au quai Espana Grupajes et je vais ma garer là ou c'est le moins bruyant, le temps de faire les papiers et manger un bout, je me suis couché il était 7h, avec mine de rien 9h56 de volant, OUF, de justesse.