| Carnet de bord de Avril 2026 | Partager sur Facebook |
Jusqu'à midi, j'ai pas trop mal dormi, mais j'avais quelques appels en absence qui signifient que ça pue. Mon petit doigt ne s'était pas trompé, il me faudra aller faire une ramasse du côté de Firminy après la coupure évidemment, on est plus en 1990. Après de longues négiciations, ça sera départ d'ici 15h30, pas avant, il me faut de l'amplitude jusqu'à 6h30 demain au moins. Je vais vite à la douche et comme par hasard, il se met à pleuvoir au moment d'aller accrocher une remorque. J'ai le choix entre une taut d'un état plus que moyen à un fourgon marqué Heppner, tellement vieux qu'il est encore immatriculé 42. Va pour le fourgon. D'emblée je me fais avoir, ça coupe à mort. C'est étonnant de faire des remorques messageries amenées à aller dans des coins improbables avec un rayon de braquage si long, il doit y avoir une raison. J'étais comme un débutant pour me positionner pour charger. 11 palettes de je sais pas quoi pour le sol et je ramène ça à la base, sous la pluie toujours. Le temps de vider décrocher ça a pris un peu moins d'une heure de volant.
Du coup, je suis plus que juste pour descendre ce soir, il me faudra économiser des minutes, encore. J'attends 19h30 histoire que le trafic repasse au vert, et cette nuit sera full autoroute. La pluie s'arrête après Valence, mais les travaux eux, non. L'A7 est même coupée encore après Orange, et pour avoir des infos, faut se fader 107.7, c'est une véritable souffrance. Je suis surpris cette nuit encore par le nombre incroyable de camions qui sont en route, les parkings sont blindés aussi, malgré tout j'ai trouvé une potable place à Meze histoire de casser la croutas. 30 minutes à penser à rien et remettre les pendules à 0. La digestion a vite fait son oeuvre, je suis tout mou, mais ça à pas duré longtemps, je voyais arrver des phares en face de moi, putain j'y crois pas, une bagnole à contre sens en train de remonter l'A9 par la bande d'arrêt d'urgence. Des inconscients encore ! Après Narbonne j'étais à peu près tranquille, juste quelques touristes déjà en route, et capables de tout, surtout du pire. Les Mossos sont en embuscade de partout, ça doit y aller les heures supplémentaires. Un peu avant 4h je me mets en place quai 42, je peux roupiller une petite heure.
Fidèle à son habitude, Ivan attaque juste avant 5h, il pète le feu ce matin, bien mieux que lundi, il a pas fait tomber une seule palette c'est pour dire ! A la fin, on a retrouvé un terminal de scanner pour les palettes, ils ont du passer la soirée à le chercher de partout chez Heppner, il avait envie d'aller faire un tour en Catalogne. Il se met à pleuvoir quand je repars, qui dit pluie juste avant l'heure de pointe, dit cacatastrophe bientôt, c'est pas le moment de trainer par ici. Le temps de trouver une place à peu près potable, il est déjà 6h15, je suis dans les clous, et le tout en moins de 9h OUF.