| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
Les dimanches se suivent mais ne se ressemblent pas forcément, il fait sec ce soir. Le mois de janvier est passé à vitesse grand v, faut suivre. A 19:30 je range sagement mes affaires dans ma résidence principale et je me taille. J'ai appris que dans les cases à remplir pour le recensement il y a pas l'option En Déplacement Professionnel. C'est pas dramatique mais si un jour c'est l ICE qui vient au pouvoir en 2027, on sait jamais, je veux pas d'emmerdes pour fausse déclaration.
Pour l'heure, il reste encore 15 mois avant la fin de la démocratie, et 21 trimestres à faire grand max. Ce soir je me cale à 82, je suis motivé, la conso baisse très rapidement pour atteindre les 21 et des boulettes à Narbonne. J'étais décidé à trier un peu des photos au calme au château de Salses, mais un type chelou sur le parking m'a intrigué, je le voyais tourner autour des rares camions et il a fini par se tirer. Un autre est arrivé, à pinces par le souterrain je suppose et m'a fixé un moment jusqu'à ce que je baisse ma vitre et non pas ma culotte. T'es perdu ou quoi ?? Non non... Et il s'est tiré, ces deux cons m'ont gâché la coupure. C'est bien la première fois que je suis emmerdé ici.
Il est déjà bien tard quand je passe la frontière avec au loin avant Figueras une alerte de 1 puis 4 minutes de perdues. Google maps annonce un carton, le GPS du camion a vu juste, je sors à La Jonquera. J'ai appris plus tard que c'était un gros carton entre plusieurs bagnoles et qu'il y a eu du mal. De mon côté j'ai pas perdu de temps sur la N2. A 3:30 j'arrive à Castellbisbal, le Safram est là, Maxime aussi, sauf qu'il y a pas de place à quai. Mais j'ai un plan B. Je décroche, je vais reperer deux vides, en 10 minutes il y a deux places. Maxime tournait la manivelle des béquilles, on aurait dit des rippeurs au port de Zeebruge.
A même pas 5:00 Ivan et son bras droit s'occupent de nous, en 30 minutes c'est réglé. Maxime continue sur Vilanova, moi marché direct. Bien sûr ma place est prise par une fourgonnette, j'attends un peu et bingo je prends le relais, garé à 6:30 et ciao Berthe.
J'émerge de la niche à midi et il fait moche. C'est pas grave ça me ressemble en fait. Un café la douche et je vais aux nouvelles. Ce pauvre Radwane a la grippe ça sera serice minimum aujourd'hui. Finalement j'attaque à 15:30, dès que la coupure est finie en fait, pour un voyage panaché cette nuit, j'ai 3 ramasses au marché pour commencer. Le client et le préparateur sont à deux doigts de s'égorger, il y a quelques colis d'ananas a rajouter mais ils veulent absolument les mettre par dessus des palettes déjà hautes. Pour temporiser j'ai proposé de les mettre en vrac, mais non ils ont préféré tout écraser puis finalement mettre en vrac. Ils me fatiguent. Heureusement les 2 autres ramasses passent nickel, si bien qu'à 17:30 la remorque est pleine à craquer.
Il pleut ce soir, c'est bien gras et forcément en pleine heure de pointe ça coince un peu pour sortir de Barcelone. J'ai feinté là où je pouvais et grapillé de précieuses minutes. Comme d'habitude après La Roca on respire. Sur le Languedoc c'est de la grosse pluie et un vent de malade, mine de rien je suis arrivé à Loupian où il y avait grave de la place ce soir. Juste 30 minutes à faire vu que j'avais pas remis à zéro au marché.
J'attaque à Pusignan ce matin, et je sais pas comment je m'y suis pris mais j' ai réussi à coincer l'essieu du milieu contre le trottoir, et forcément ça a pété l'agraphe du garde boue. Zob. Ça me fera de l'occupation demain. Je vide 12 palettes et j'en profite pour remettre les compteurs à 0 devant un café. Nicolas arrive quand je me casse. J'ai 2 clients au marché à Corbas, quand je repars c'est Maxime qui arrive, cette semaine on se suit. La puie le vent continuent de plus belle en montant à St Etienne, j'arrive pas tôt pour le marché, mais j' ai fait au mieux. A 5:30 je suis en place pour recharger et accessoirement roupiller un peu, silence please.
Il était un peu plus de 11:00 quand j'ai ouvert un œil. Contrarié au réveil par ma connerie de ce matin. C'est pas grave mais ça me casse les couilles de me dire que bien que ce soit merdique pour rentrer chez le client à Pusignan, j'y suis rentré sans problème des dizaines de fois. Bref. Il y a la voiture à Aurenico, je me fais prêter le carrosse turbo diesel.
Vu que je sors je fais le crochet par la Totaexl à Andrézieux, c'est sûrement la première fois qu'à la caisse on leur remets les clés d'une Citroën C5. Fait exprès, j'ai pas payé aujourd'hui, c'était offert. De la je suis allé à la Talaudière, il y a un gros centre poids lourds, je tente le coup si jamais il y avait les agrafes. Non contente d'être jolie et souriante, la fille qui m'a servi a été efficace, il y a ce qu'il me faut. Je rentre vite chez Heppner et enfin j'ai remis mon aile Ouf.
J'allais roupiller un peu pour anticiper la nuit à venir et sont arrivés Aurélien et Paulo qui m'ont forcé à boire 2 litres de café. A 18:30 la remorque est pleine, je me casse. J'ai hésité à passer par Mende mais j'ai pas une forme olympique, la météo est pas terrible et vu ma chance ces jours ci... Je descends tranquille jusqu'à Mèze, faire les 45. Il est quasiment 3:00 quand je me mets en place à Castellbisbal. Comme prévu, Ivan attaque à vider à 5h. Aujourd'hui il y a du vrac, faut que je retrousse les manches, et trier. A deux ça va vite et c'est pour moi l'occasion de reviser les numéros des départements Espagnols. On a même le temps d'un café une fois terminé, le temps que je finisse ma 3h. A 6:30 je suis auprès de mon arbre au Mercabarna, c'est parfait.
Je retrouve ce brave Karim en allant prendre mon bain. Du coup on fait le crochet par le troquet. Arrivé lundi au marché il ne charge qu'aujourd'hui. Avec toutes les intempéries dans le sud de l'Espagne, ça finit par se voir sur les volumes à transporter. Les produits qui arrivent d'Amérique du Sud n'ont pas fini d'envahir les rayons des magasins.
Pour l'heure, j'ai jamais eu le programme aussi tard. J'ai bougé le camion à 16:30, le programme lui, s'annonce costaud. En même pas 40 minutes la remorque est pleine, j'attaque à Carpentras. Pour le moment, il s'agit de se concentrer et par chance ça sort nickel de Barcelone. Bien sûr il faut toujours qu'il y ait une merde, et c'est au Perthus que ça se passe. Ça devient la plaie cette ligne, trop de trafic des travaux qui règlent rien. 10 minutes de perdues. Malgré tout j'arrive quand même à Loupian, j' ai juste 30 minutes à couper.
J'avais annoncé à 23:30 à Carpentras mais ce soir j'ai un mal fou à grapiller des minutes, il y a ettonement plus de trafic que d'habitude, je me suis farci tous les feux de la rocade d'Avignon. Quand j'arrive, le petit jeune est là, il est brave, il a pas râlé. D'habitude c'est moi qui attend ici... Je remets les compteurs à 0 et je me sauve. C'est tranquille jusqu'à Orange, mais l A7 est pleine de camions ce soir dans les 2 sens. A Corbas j'ai juste 6 palettes à poser au vol, je retrouve ce pauvre Maxime mais je peux pas l'aider tellement je suis pas en avance. Il est presque 4:30 quand j'arrive au MIN à St Etienne, ça fait tard mais je pouvais guère mieux faire. Une fois vide il me reste juste de quoi aller me garer à Andrézieux au calme, je peux même valider une 11 si je me trompe pas.
Il est midi quand je sors de la niche, ça fait du bien de dormir un peu des fois. En même temps que je me reconnecte au monde réel, je découvre que je suis prévu sur une navette XPO cette après-midi. C'est une bonne nouvelle, je peux même valider une 11.
Café douche tranquille. J'ai même eu un peu le temps de tirer quelques photos. A 16:00 j'envoie la sauce, monsieur météo aussi, en même temps. Ça avait guère eu le temps de sécher. En 2h à peine c'est chargé, mais sur St Etienne avec le déluge c'est carrément enroulable. Donc j'attends 18:30, mathématiquement après ça se détend. D'ici Vitrolles en 4:30 ça passe mais il faut pas perdre de temps dans les bouchons. La circulation ce soir est particulièrement stressante, c'est qu'après Reventin que ça va mieux. Calé à 82, je retrouve une conso présentable.
Les 4:15 ont sonné pendant que je me mettais à quai à Vitrolles. Les caristes ici ne commencent qu'à 23:00 et font en priorité les affrétés. Chaque dépôt à une politique différente. Je repars vide à minuit, j'ai juste à aller tenter de me garer au plus près de clesud, j'y vais tranquille par la 113. Il y a un grand parking juste avant et je trouve même une petite place pour ma camionnette et c'est parfait.
On est en Provence, après le déluge d'hier, il fait un grand soleil, c'est vendredi, tout baigne. Il y a plus beaucoup de camions sur le parking, j'ai entendu personne parler et j'ai eu un mal de chien à me sortir du plumard à 9h00. Il y a une cantine juste à côté et c'est justement son nom. Une chaine d'info à la télé hurle, je prends vite un café et le dernier pain au raisin, un coup sur la gueule et je me tire me cacher au camion au calme. Dès que j'ai mes 9h je démarre mon tracassou, c'est sur la pointe des pieds que j'arrive au dépôt GIFIGIFIGIFI, j'avais RDV à 9h, mais il est 9h45. Sauf qu'un mystérieux bug à eu lieu entre je sais pas qui et qui, mais j'étais prévu à 16h... Kurwa
Je suis invité à revenir un peu plus tard, ça me laisse le temps d'aviser la kommandantur à Jarcieu. Finalement une petite heure plus tard, je peux me mettre à quai, il y a 2 magasins à charger Givors et Salaise. Il y a une méthode bien particulière pour charger, j'insiste pas, le gars est bien sympa, mais ils ont aucune notion des règles de l'art d'un chargement. A presque 13h la remorque est pleine, 6t le complet, y a bon. Donc je remonte sans forcer la mécanique suédoise.
A Jarcieu, il y a des camions dans tous les sens, je dois donner mon magnifique voyage à Philippe le roi de la blague, il faut 2 quais bien sûr. Prévu mardi aux primeurs j'ai droit à une tournée Catalane lundi de bonne heure et de bonne humeur. Par chance c'est pas les bras qui manquent sur le quai ce soir. Un coup de gasoil, et je me rentre à la sonmai, 20h le taxi est garé, y a plus qu'à glander à la maison ! Gros mimis et à lundi si le cœur vous en dit !!!