| Carnet de bord de Novembre 2025 | Partager sur Facebook |
Finalement j'ai bien dormi, faut dire que le troquet est dans une impasse, dès que le parking est plein il n'y a plus aucun passage. Je déjeune, me lave le fion et à l'issue des 11h, zou ! J'ai validé une 11, c'était pas indispensable mais c'est con de démarrer 5 minutes avant. Bien sûr Bordeaux roule déjà, il n'en faudrait pas beaucoup plus, quelle plaie cette ville ! A 6h et quart !
Je garde l'autoroute jusqu'à Langon, c'est trop chiant sur la nationale. Ensuite j'enquille Langon Captieux Roquefort, ça file dans les bois, inutile de payer. Oui je sais c'est théoriquement interdit mais on va pas chipoter. Je reprends un petit bout d'autoroute d'Aire sur l'Adour jusqu'à Garlin, c'est à partir de là que ça se gâte. Il n'y a que quelques km mais c'est bien chiant, plus j'avance plus la route est étroite, je me retrouve devant un petit pont, c'est ultra fin. Je finis par y arriver quand même. Le village est minuscule, je me gare devant l'école, c'est à peine plus large. La maison est à 300m, je prends un petit chemin pour couper, merde, il y a une barrière. Demi-tour, je retourne sur la route et je fais le grand tour. Arrivé chez le client il me dit que la barrière n'est pas fixée, il suffit de l'enlever. Pour le deuxième tour ça va bien plus vite évidemment.
Une quinzaine de km de route de chèvre et je suis à Artix, ici c'est plus simple, l'impasse est au bord de la nationale. J'aurais bien aimé reculer dans l'impasse mais avec cette semi qui recule en crabe c'est impossible, je reste à cheval sur le trottoir. Livraison fastoche, jeune client sympa, au poil.
Je m'arrête au pain à Denguin, je me gare sur le parking du Sergent, resto fermé, c'est tellement triste. Je ne dérange personne, je mange un bout j'essaye de voir pour cet auto-vireur. Je fais comme les gars de chez Rabasse pour la mienne, je démonte l'électro-vanne, je frotte le contact avec de la toile émeri, je mets un peu de bombe de contact. Je recule pour faire un essai, petite lueur d'espoir, ça recule droit sur deux mètres et ça repart en travers. Ma foi j'aurai essayé.
Je livre une piscine complète dans le bled d'à côté. Le client est en train de tailler ses arbres, il me laisse faire mon truc tranquille. Je lui demande un coup de main pour descendre l'escalier. J'ai enfilé un sweat mais il fait limite chaud en travaillant, c'est bien agréable. Je contrôle, le gars descend de son échelle, pause café, sympa finalement. Pas d'inquiétude pour repartir, les bus d'école passent sur le chemin, il y a une boucle de retournement un petit km plus loin.
La dernière piscine du jour se dépose chez le monteur d'Oloron Sainte Marie, on s'est appelé ce matin, il coule du béton il ne sera pas là de bonne heure. Veux pas le savoir ! Tu arrêtes tout et tu t'occupes de moi !
Mon patron m'appelle, l'affréteur ( que je n'ai pas cité et que je ne citerai pas, on va désamorcer la connerie ) nous menace de porter plainte pour ma description d'une imprimerie à Carmaux. Sans déconner ? Il y a quand même des gens assez peu débordés de boulot pour s'occuper d'histoires de corne cul pareil. Mon boss n'y voit rien de gênant, j'ai son soutien c'est le principal. J'ai effacé le jour en question, dont acte.
A 16h30 je suis à Herrère, Philippe m'ouvre la route jusque chez lui, sa cour est vaste il a du matos, je dépose la piscine de son client dans un hangar, contrôle, signatures. Il veut m'offrir un coup mais non, il me dit qu'il a encore du boulot, il est super sympa ce gars, je ne veux pas le retarder.
Je descends couper à Lacq, au reflet des torches. Même s'il n'y a plus de torchères à Lacq. Je me gare à l'espagnole, en marche avant, ce sera plus facile pour sortir demain.