| Carnet de bord de Mai 2026 | Partager sur Facebook |
Je démarre au plus tard pour me garder de l'amplitude ce soir, sait-on jamais. A 8h30 je suis à Briscous pour déposer une palette de margelles et en reprendre une, le commercial a chié dans la colle. J'avais prévu un rouleau de film et du scotch si des fois la palette avait été dépotée mais non l'emballage est intact. En discutant avec le client je comprends que c'est Jean-Charles qui a livré la première fois, il a de suite compris que c'étaient pas les bonnes et a dit au client de ne pas y toucher. Voilà qui m'arrange bien, en plus il tombe des seaux d'eau, c'est pas le moment de traîner sous la flotte. Singing in the rain, très peu pour moi.
A 10h je suis à Saint Pierre d'Irube, du moins j'essaye. Ma rue, ou mon chemin plutôt grimpe sec à un endroit, ici c'est comme la côte d'azur il y a des maisons partout, donc on construit sur des coteaux impossibles, il pleut ça grimpe tellement que je patine, procédure 8 42b, je dépends le chariot, je monte le camion, redescends à pied, récupère le chariot, tout ça sous une pluie battante. C'est quand la retraite déjà plus ? Je suis à 1km du lotissement, même pas. La rue descends à pic, je laisse le camion et vais voir à pinces. Mouais, c'est vraiment petit mais je ne peux pas rester là, je descends. Je trouve à me retourner. J'ouvre et je vois deux gamins, un garçon une fille de 8 et 10 ans peut-être qui me regarde faire, k way et capuches sur la tête, ils n'en loupent pas une miette. Au deuxième tour, ils n'ont pas bougé, j'entends la mère qui les appelle, bien polis ils me disent au revoir, eh oui je travaille en public désormais.
Dernière piscine de la semaine à Sare, bled un peu paumé dans la montagne. La route passe devant le célèbre petit train de la Rhune, je connaissais sans jamais l'avoir vu. Ça se mérite, surtout en semi, et sous la pluie, ça patine sans arrêt. J'ai appelé la cliente mais elle est infirmière libérale, sa tournée ne se termine qu'à 14h mais me promets de faire au mieux. Je continue à grimper le GPS et maps ne sont pas d'accord, je loupe ma rue, le temps de m'en rendre compte j'ai bien fait 2km. Je m'arrête, aucun endroit pour faire demi-tour bien sûr. La route devient interdite, et plus loin change de nom, passe en NA quelque chose... C'est pas d'aller en Espagne qui m'inquiète, c'est est-ce-que ça passe ? Un pépé en camping-car s'arrête et me dit de ne surtout pas aller plus loin. Bon ben je recule, pas le choix, heureusement il passe très peu de bagnoles, quelques Espagnols, c'est tout. Je recule jusqu'à un semblant de parking, ouf ! Dans le bon sens, je recule devant la maison, je mange un bout il est midi et demi, j'ouvre et je descends la palette de tôles, je laisse les colis à l'abri. A 13h45 je vois arriver une Skoda avec un caducée, en descend une trentenaire incroyablement jolie. Elle me dit que la piscine ne se livre pas là, mais à 8 minutes de là. Merde ! Oui ici ils ne parlent pas en km mais en temps de trajet. Fait chier, elle aurait pu me le dire au téléphone. Je remballe tout, encore de la route improbable, la maison est au bord de la route, son mari me dit que 150m plus haut il y a un genre de rond-point, obligation aux PL de faire demi-tour, ouf ! Je pousse la piscine dans le garage, un chèque et je me sauve. Je m'étais annoncé vide à Laurence à 14h, il est presque 15. On recharge à Hendaye, je me hâte lentement, à vide sous la pluie en montagne, on va éviter de faire un miracle.
Je me pointe chez le transporteur il est presque 16h, le cariste est seul je vais devoir attendre. Mais non, un gars que j'ai vu au bureau vient s'occuper de moi. On charge un ascenseur, tout est dans des caisses en bois, très bien emballé, autrement mieux que chez Otis à Gien entre parenthèses. Ensuite je vais au quai 2 pour compléter avec des machines à café made in spain. En fait c'est des distributeurs comme on en voit partout. Je m'inquiétais de devoir dépoter ma palette de margelles en retour mais ça passe crème. A 17h, venga !
Demain c'est un jeudi qui vaut un vendredi, faut pas traîner, j'ai bien fait de garder de l'amplitude ce matin. A fond à fond dans la plaine, je passe Bordeaux à quasi 20h, ça roule. Je déteste ça le soir mais tant pis je mange un bout vite fait au camion, et je finis mes heures à St Claud sur la place du village, d'ici on rentre tranquille, même si je dois faire le crochet pour livrer les machines à Poligny.