FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Avril 2026 Partager sur Facebook
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  • the machine
    soleil et montagne
    la balade en Nissan
  • Mercredi 1 Avril 2026
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    Mauvaise nouvelle hier soir, les loueurs du coin sur surbookés, ça va être compliqué de trouver un petit camion benne. Je déjeune je me lave à l'ancienne, à la jerrican, l'honneur est sauf au fond du parking personne ne peut me voir.

    A 7h30 je vois arriver le père de son fils avec un petit Nissan benne vintage. Ouf ! On charge deux rénos on descends à Cannes La Bocca pour commencer. Ensuite on va à Biot pour une grosse rénovation, ils changent tout le système de filtration, grosse palette de margelles, tout à la main, ça réchauffe de bon matin. On accepte un café, le client a envie de causer, c'est Cyril qui va faire la modif, on ne peut pas trop l'envoyer bouler.

    Retour à Mouhans Sartoux on déplace le camion jusqu'à Roquefort les Pins. On charge une réno qu'on va livrer direct à Villeneuve Loubet. Quand on a fini il est midi et demi on monte au Saint Donat à Grasse, c'est sa cantine habituelle au René, il est connu comme le loup blanc.

    On mange vite fait et on retourne puiser des rénos dans ma semi, cette fois on en charge 4, et on enchaîne 2 à St Laurent du Var, la première un peu longuette le client n'est pas là, il faut reculer dans une incroyable impasse en plein centre ville. La seconde plus facile sur un boulevard.

    Quand c'est fait on va à St Paul de Vence, le René reconnaît les lieux il a monté la piscine il y a 25 ans. La nouvelle propriétaire confirme la date et le nom de l'ancienne proprio. La dernière du jour est à Vence chez un type fort peu aimable, pas grave.

    L'heure a tourné, c'est la mauvaise heure pour retourner à Roquefort, c'est là que c'est bien d'être un aborigène, il connaît le quartier mieux que Google Maps. Il me repose au camion à 17h30. J'ai une pelletée de chèques BL lettres de voiture, tout en vrac, je prends le temps de ranger avant de quitter mon parking. Je vais couper dans la zi de Carros, sur Truckfly j'ai trouvé un troquet, comme hier c'est pas un routier mais si on reste raisonnable il y a moyen de manger sans se ruiner.

     

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  • le lac de Saint Cassien
  • Jeudi 2 Avril 2026
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    Rebelote, petit déj au camion, toilette à l'eau froide, tel un tatoué et je vais à La Trinité. Dans les dix minutes je vois arriver mon assistant, on transvase une réno qu'on monte livrer à Tourrette Levens. C'est pas une mince affaire, il y a des travaux avec une circulation alternée, un bled perché il n'y a qu'une route donc le matin c'est le bouz.

    Rebouchon en redescendant, on charge une piscine complète qu'on va livrer à 2 km de là. Petit portillon, on en chie un peu pour passer l'escalier, l'objectif c'est surtout de ne pas le bousiller. On se fait la dernière rénovation de la tournée à Contes. On s'arrête vite fait à La Pointe de Contes, là où autrefois on pouvait laisser le camion, il n'y a plus de place c'est mort. On boit un café dans le bistrot en face et je me prends du pain à la boulangerie à côté. La maison est bien plus haut, la route est interdite aux 10m , ça me semble beaucoup, dans certains lacets même en voiture c'est fin. Les gens habitent dans des coins incroyables.

    Je suis de retour au camion à midi, j'ai eu le nez fin d'aller chercher mes Europe mardi. Je file direct dans le Var.

    Sur les coups de 13h je suis à Montauroux, j'ai un quai direct mais le cariste est en pause. Bon. Il pinaille un peu, pas courageux mais sympa, c'est déjà ça. On m'avait annoncé 8 palettes mais c'est au sol, il y en a 11. C'est con il va m'en manquer 3 chez le prochain, mais ce sera plus facile de les redonner à Brignoles qu'ici.

    Pour le deuxième chargement le chai est bizarrement dans le centre de Brignoles, c'est tout interdit aux PL mais il n'y a pas le choix. Pas de quai ici, on charge au cul, le gars me file un tire-pal électrique, fastoche. Quand c'est fini il me donne deux cartons, pas deux bouteilles, deux cartons, ça rigole pas ici. Moi qui ne bois plus de vin, on a notre stock pour l'été.

    J'ai rendez-vous demain à 14h chez U, je remonte tranquillou. Dans la vallée du Rhône il y a un Mistral d'enfer, j'ai un peur pour mon toit, avec certaines rafales ça claque. Je finis la journée aux Blaches. Première chose je vais à la douche. Alors si des gens du 06 me lisent, la douche c'est un local où de l'eau tempérée sort du mur, c'est magique. Dans ces contrées reculées ils n'ont pas ça, misère ! Je pense à réserver mon pain-beurre pour demain.

     

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  • récap
  • Vendredi 3 Avril 2026
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    La patronne me sort son attirail de pots de confiture maison, ici justement c'est une bonne maison. Une douche et je file vers 6h. Je pensais me payer le binz à Lyon mais non ça roule. On a pour consigne de ne pas se faire piéger avec le gas-oil je passe faire le plein à l'AS24 de Chassieu.

    Rebelote je sors de l'autoroute à Meximieux et je remonte full nationale. A Bourg il y a tellement de rond-points que ça donne la nausée. J'exagère un peu oui. J'ai un bon 4h de volant après Joudes, il n'est pas midi mais je finis mon bout de pain de Contes.

    A 13h30 je suis chez U pour rendez-vous 14h, je m'inscris à la borne et je poireaute. Une heure après j'ai le texto libérateur : porte 40. Bizarre c'est vachement loin de la cellule habituelle, les quais du vin sont à côté des bureaux, pour picoler évidemment. J'attaque à me vider, le contrôleur trouve pas normal qu'on décharge du pinard là, je lui montre mon texto. Il se renseigne, le quai du pinard est blindé. J'avais pas vraiment envie de changer de quai. Coup de bol il y a deux piles d'Europe qui traînent là, je vais m'en chercher 4 au fond, à pied ça m'évite de bouger le camion.

    Sur les coups de 4h je suis au dépôt, j'ouvre je me vide les Europe et je recharge un cageot d'escaliers de Damazan qui traîne là. Pendant ce temps un gars démonte mon Transics et monte une nouvelle géoloc' avec une dashcam intégrée. A voir.

    Comme tous les ans le vendredi saint est férié en Alsace, je vais donc charger demain matin, je répète ce que je dis tous les ans ; je suis le plus proche c'est normal que je m'y colle, on va pas faire venir le Fred depuis Tavaux.

    Je me rentre par la Haute Saône, à 7h moins le quart je suis garé à Audin.

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  • Samedi 4 Avril 2026
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    Démarrage d'Audin à 9h pile, j'arrive en avance bien sûr mais ça me laisse le temps de contrôler. Le jeune Raph a déjà fini et devant moi je n'ai que Rémi, deux gars qui ne pinaillent pas. On est samedi, faut avancer. 

    A 10h30 c'est mon tour, gros chargement avec des tôles en 140, faudra s'y faire. C'est pas facile de changer ses habitudes au bout de tant d'années. A midi et demi je pose le camion à Bourogne, bon long week-end à tous, le ciel vous tienne en joie. 

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  • Ardèche
    Banne 07
    pareil
  • Mardi 7 Avril 2026
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    Après un long week-end entre Somme et Oise il faut retourner au boulot...bien trop tôt mais la semaine est courte. A 5h15 je suis à Bourogne, un peu de rangement, zou !

    Je passe Besac avant le rush, premier arrêt à Villemotier pour un grand café pain aux raisins, j'en profite pour prendre un bout de pain bressan pour midi. Comme d'hab' je coupe au péage de Montluel, je passe la ville de Raymond Barre ( on a les références qu'on peut ) sur les coups de 10h. Bon ça freine un peu à la bifur de St Fons mais rien de méchant. Je quitte l'A7 à Montélimar nord pour grimper dans la montagne.

    Il est midi je mange un bout vite fait avant Villeneuve de Berg, en repartant c'est le kiff, j'aime bien la route Ruoms, par Joyeuse aussi d'ailleurs mais ce serait con ça rallonge... A 14h je suis en bas du bled de Banne. Le pays est interdit aux 10m, je laisse le camion en bas et je grimpe en triporteur sur 1km 500 ou 700. Mon adresse est sur la place du village, mais je ne vois pas bien où ça peut être. Des vieux arrêtent leur partie de boules et viennent me voir, ça ne leur dit rien, je leur explique que j'ai textoté mais sans réponse. Un réfléchit et ça lui revient, il faut passer par un couloir le long du bistrot et la maison est derrière. Tu m'étonnes que c'est une piscine en kit, c'est ça ou l'hélicoptère. Je tombe sur de citoyens néerlandais, on se fait la réno à la main évidemment, j'ai laissé mon hélico à Devecey. Quand c'est fini le proprio me demande où j'ai laissé le camion, il me raconte qu'un camion-remorque de déménagement est resté bloqué dans le village trois jours. Bah mon gars est peut-être de la partie marseillaise de la Hollande, il exagère peut-être sur les trois jours mais quoi qu'il en soit le bled est impraticable en semi, j'ai bien fait de rester en bas.

    Ensuite j'ai rendez-vous avec mon assistance vers Le Vigan, je lui avais dit 16h mais j'avais oublié Alès, c'est toujours une plaie ce bled, des municipaux contrôlent des bagnoles au rond-point où il y a une arche romaine, ce qui n'arrange pas la circulation.

    A 16h30 je retrouve Philippe à Ganges, il enquille derrière moi et je m'arrête au premier parking potable, c'est l'accès à une carrière désaffectée. Inutile que j'aille plus loin, je vais devoir rebrousser chemin tout à l'heure. On transvase sur sa benne et nous vlà partis. Mais heureusement que j'ai demandé une assistance petit camion ! Sur l'atlas Michelin la route dessine comme un intestin, c'est interdit aux 6m. A un moment entre deux maisons on a eu peur de frotter la benne, ensuite il y a des lacets comme la semaine dernière à Contes. Mais où habitent les gens ! C'est invraisemblable ! Purée si arrivé à la maison tu te rends compte que t'as oublié le pain, eh ben même moi je mange sans pain ! Certes c'est irréaliste, jamais je n'oublierais le pain. On se fait la piscine à la main évidemment, le pépé nous regarde faire, de toutes façons j'aurais refusé son aide. Il me signe un chèque et on redescend de la montagne. Philippe me repose au camion, il me reste 1h10 à rouler. Venga ! A 19h30 je suis dans la rue du centre routier de Nîmes avec 9h58 de volant, tit top mon histoire.

     

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  • Mercredi 8 Avril 2026
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    Ici aussi il y a du pain frais, une douche et zou ! En montant la route d'Alès je vois le bouchon dans l'autre sens, je vais éviter de repasser par là. A 8h moins le quart je suis devant chez une nounou agréée, bien belle femme et sympa avec ça. Un chèque et je file. Je suis dans le bon sens pour repartir en direction de Sommières. A l'entrée d'un bled je croise un type en bagnole il me fait signe d'arrêter, il me raconte que la traversée va être compliquée, il y a des bagnoles partout. Il m'a mis la pression mon copain. Effectivement dans le centre c'est bien fin, il faut tourner à l'équerre au milieu des voitures, ça passe mais c'est chaud. A Langlade je reste garé au bord de la grande route et j'appelle le client, je lui dis que je suis devant la zone commerciale Netto Action. Il me répond qu'ils n'ont pas ça chez eux. Oups, je me suis trompé de bled ? « Ah oui, le Netto, c'est vers chez nous, mais je n'y suis jamais allé. » C'est pas vraiment le problème. Il m'explique. Je suis à 6 ou 700m, je laisse le camion là.

    Pour ce matin j'ai encore une grosse réno au Grau du Roi. Lotissement tout en longueur, je vais retourner au bout. Réno-margelles, un chèque.

    Juste avant midi je suis chez Cyril au Pont de Barre. J'y retrouve mon fidèle assistant. Pour avoir la réf il faut avoir lu la BD Léonard. On transvase une première piscine dans la benne et on va manger. Je l'ai déjà dit, on squatte le parking, on va manger. Vite fait. A 13h on est dans St Jean de Védas, sur la route qui mène au garage Iveco, rue de Montpellier. La cliente nous ouvre un porche, la benne rentre pile poil, on entasse tout au pied du camion. Retour au camion on charge une piscine qui va à Fabrègues, c'est pas loin non plus. Ici c'est Philippe qui va faire le trou, il prend le temps de papoter avec la cliente pendant que je fais mon contrôle. Re-retour au camion cette fois on transvase une rénovation pour Sète. Je ne reviens pas ici après donc je roule jusqu'à Sète, je laisse le camion dans la zone devant chez Corsi. On monte sur le Mont St Clair, par là c'est pas des rues c'est des falaises. La cliente ronchonne parce que je laisse l'énorme liner dans le garage. T'es gentille mamy mais Philippe ne peut rien porter, tout seul c'est hors de question que je me paye cette énorme truc dans 3 ou 4 escaliers de suite. Philippe lui dit qu'il reviendra avec son pote poseur de liner, ils ont un diable à moteur exprès pour les inserts de cheminée ou un truc dans le genre.

    Je pensais aller à Marseillan tout seul mais l'accès est vraiment pourri, je garde l'assistance. Énorme piscine, une chiée d'accessoires, des tuyaux en veux-tu en voilà, on remplit la benne et je garde l'escalier Enjoy sur les fourches. Il nous reste un gros kilomètre. La maison est au bord d'un étang c'est pourri de moustiques, je me fais bouffer le temps du contrôle. Moi tu me paierais pour habiter là. Le client dit que les moustiques feront moins les malins quand les hirondelles seront arrivées. Mouais en attendant c'est infernal.

    Philippe me bloque la circulation pendant que je recule sur la route. Je vais souper à Maureilhan aux Oliviers. J'en ai ma claque ce soir, ça fait une grosse journée pour un petit bonhomme comme moi. J'ai mérité mon Perrier. J'attrape la patronne, demain j'ai besoin de son parking pour faire une mamaille, elle est ok évidemment mais c'est mieux de demander avant.

     

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  • il reste de la schnee sur le Canigou
  • Jeudi 9 Avril 2026
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    Petit déj et douche comme tous les matins, à 7h30 je m'enfile dans le grand lotissement à droite à l'entrée de Sigean. Selon la rue c'est plus ou moins facile, pas de bol ce matin c'est une rue en bas, ça tourne pas, je vais faire demi-tour plus loin et je reviens devant une maison qui me semble fermée. La voisine me dit qu'ils font Air B & B là dedans, bon je ne gênerai pas. Je déballe une réno et une palette de margelles, la maison est à 200m à tout casser. La cliente me dit que ça l'arrange que je vienne tôt, moi aussi ça tombe bien.

    Ensuite je vais au gros point noir de la journée. Je quitte l'A9 au Boulou , ah oui à St André il y a une jolie boulan je ne m'en souvenais plus, je me prends un Catalan bio. A 9h30 je suis garé à Sorède. Ici je livre une piscine mais j'en reprends une suite à une erreur. Le jardin n'est pas bien grand, je pose la « neuve » sur le trottoir mais avant de recharger l'autre il y a du boulot. Tout a été démonté, le client n'a même plus les palettes. Heureusement j'avais flairé l'embrouille j'ai deux palettes en rab, on fait une palette de margelles, j'avais pris un rouleau de film. Ensuite on empile les tôles sur l'autre palette, je passe une sangle puis ce que je peux de colis. L'escalier, un grand Pacio bien sûr quand on n'a pas de bol, est posé au sol. Pas le choix on se le fait à la main, heureusement le client est vaillant. En tout j'aurai mis une heure trente. Je m'étais donné 11h dernier délai, je repars à 10h58, pas pu mieux faire.

    A midi moins le quart je suis chez Lea log à Rivesaltes, à chaque fois que j'y vais je tombe sur un gars qui marche avec une canne, il est super sympa. Il me donne la feuille PFM et je vais charger au fond, en 10 minutes c'est torché. Pas comme chez Boueix à Bordeaux...

    J'attaque mon pain bio super vite fait par là le long et je vais déposer ma piscine aux Oliviers. Je retourne le Pacio comme une baignoire pour pouvoir le prendre en long avec les rallonges de fourches, tout seul pas le choix. Je fonce chez Castel à Béziers, rendez-vous 14h30 il est 25, pas mal. Il y a du monde il me faut attendre dehors, ça commence mal. Pour faire court je ne suis chargé qu'à 16h. Seconde ramasse chez Trille à Maureilhan, juste en face du resto, et là c'est le drame ! Le gars qu'il n'a plus de chargement pour aujourd'hui. Il pianote sur son PC, en fait j'avais rendez-vous hier à 15h. Gnin ? Allo Laurence ! Elle se renseigne... Le gars me dit que le planning est complet demain, il faut reprendre rendez-vous pour lundi. Mais quelle bonne idée !!! Laurence me rappelle dans le quart d'heure, c'est une embrouille avec U. « Tu t'en vas. » Entre nous le lot de pinard de devant et la piscine le retour est payé mais c'est con. Je retourne au resto, je recharge la piscine qui m'attend sagement. Quand c'est fini je vais remercier la patronne pour le service, et zou !

    J'ai rdv demain matin à 10h30 à Saint Vit, faut pas mollir. Tout debout jusqu'au Disque Bleu où je retrouve Sylvain et un mec ancien de chez Buffa, j'avoue qu'il ne me dit rien. Pas grave, on passe un bon moment.

     

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  • la baignoire
    2050 km
  • Vendredi 10 Avril 2026
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    Réveil 4h30, comme d'hab' café douche et je file à l'issue de mes 9h réglementaires. Je passe la ville de l'ancien sénateur ministre de la justice président du conseil général du Rhône, vous avez reconnu Laurent Bonnevay qui n'est pas qu'une station de métro. Je vous ai fait Barre mardi, je varie. Donc Lyon avant 7h ça roule. Rebelote je m'arrête au gas-oil à Chassieu, il n'y a pas un chat. Obligé de faire une 45 après Joudes. A chaque fois que je prends ce parking je repense à un collègue de chez Begey. A l'époque la 83 passait là, on roulait plus que fort, le Bernard derrière moi a méchamment coupé le virage, les gendarmes cachés juste après ont levé les bras au ciel, à la cb on s'est dit qu'ils allaient nous courir après mais non ils n'ont pas bougé. Autre époque.

    A 11h je m'inscris à la borne pour rendez-vous 10h30, pas mal. Je vais voir la fille au bureau, elle téléphone, quai 27 direct. Ouf ! Je vire mon escalier dehors, la piscine sur le quai, je m'étale, et je me vide. Le contrôleur trop sympa va chercher mes Europe au fond, nickel. Un coup de tampon sur les papiers et je file.

    A midi et quelques je suis à Devecey, je me vide mes Europe, deux piles se sont bien promené. Étienne vient me voir, je lui parle du couac d'hier à Maureilhan, il me répond que ce n'est pas de notre faute et qu'on facture. Parfait.

    A 14h30 je suis à Seppois, j'ai une heure de retard ça va encore. Ce qui est con c'est que Laurent et Pascal le nouveau attendent aussi. Ils auraient pu en charger au moins un, voire les deux, j'aurais attendu un peu. Bref, c'est comme ça. Encore un gros chargement, sur la fin je m'inquiète mais ça rentre pile poil, je dois juste dépoter la palette d'isolation. Désormais les cartons de plaques sont sur la même palette, c'est source d'oubli. Là en ouvrant ils vont me tomber dessus, il y a moins de risques. Je suis chargé mais les papiers ne sont pas faits, j'ai le temps de boire le café, tamponner un carnet, tchatcher avec les filles. A 18h je pose le camion chez JP, fin de cette petite mais intense semaine. Bon week à tous le ciel vous tienne en joie.

     

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  • il reste de la neige sur le Puy de Dôme
    si c'est pas là...
    ouf !
  • Lundi 13 Avril 2026
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    Retour au boulot après un week-end chargé, piscine moto et bouffe dans le Sundgau. Le néo-retraité Jean-Pierre chef du magasin chez Wat a invité quelques chauffeurs qu'il aime ou aimait bien, Joël Jean-Charles Fred Marc Sylvain votre serviteur et nos compagnes, c'était fort sympa.

    Un peu avant 7h je suis à Bourogne, zou ! Je pensais m'arrêter chez Mécano Service à Baume les Dames pour laver mais vu la météo de ce matin ça sert à rien. Comme le chantait le peu regretté Claude François : Marche tout droit, ce garage là, fais celui qui n'le voit pas. Au péage de Dôle Authume la dreal contrôle les 3t5, ils ne me calculent pas, ceci dit j'ai rien à craindre, juste à perdre du temps. Pour changer de Verdun sur le Doubs je tourne à Pourlans direction Pierre de Bresse et je me retrouve sur la route de Chalon en évitant le pont de Navilly, ça va pas mal aussi par là. Certes il y a des panneaux provisoires 3t5 mais le provisoire ça compte pas épicétou. En 2h45 je suis à Saint Marcel, j'ai perdu 10 minutes c'est correct.

    En 4h25 je suis au grand parking à l'entrée de Moulins, au poil. Saint Pourçain Gannat ça roule, pas le choix je reprends l'autoroute à partir de là. Pas longtemps, jusqu'à la sortie pour La Bourboule, ensuite N89 tout du long. Ussel est interdit au transit mais ché min coin, il suffit de passer par la zone indus, évidemment c'est autorisé.

    Je m'étais annoncé à 16h à Meymac, pour rendez-vous 17-19h. J'ai prévu large vu où est le hameau. Je quitte la départementale, il reste un peu plus de 2km, le chemin ne m'inspire rien de bon, j'y vais sur la pointe des pneus. Je me dis qu'au pire je reculerai mais plus j'avance moins ce sera possible, la semi passe un coup dans l'herbe, un coup sur le talus, à un moment le goudron s'arrête, mouais. Je stoppe, je vais voir à pied, je ne suis plus bien loin. Quand je me gare le pelliste vient me voir, il me prend un peu de haut, pourquoi je suis passé par là ? De l'autre côté c'était plus facile. Je m'en fous qu'on me prenne de haut, je ne suis pas Louis XIV, il n'y a pas de crime de lèse-majesté, mais quand c'est justifié. J'avais bien regardé sur Maps, dans mon sens le porte à faux arrière va passer au dessus d'une prairie, dans l'autre sens il y a une barrière en bois, impossible donc de ne pas toucher. Déchargement contrôle café, je ne m'éternise pas, la sortie m'inquiète un peu quand même. Je tourne, ça passe crème au coin d'une grange mais il y a le chéneau d'un petit bâtiment contigu, je m'y reprends à deux fois un reculant un peu la semi dans le pré, ça passe. Cékiki qu'avait raison ?

    Demain je reprends mes livraisons à Tulle je vais donc couper chez ma tante, au poil.

     

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  • Tulle vu d'en haut
    chouette bicoque
    une grosse Valérie à poil
  • Mardi 14 Avril 2026
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    A 7h je quitte ma tantine, direction Tulle. A 8h je suis dans la ville-martyre, pas à cause de Hollande, les martyrs de juin 44. Mon adresse est sur une colline, c'est étroit, interdit aux 5t. Je grimpe à flan de coteau, ça pue, la rue où je devrais tourner fait une épingle, j'avance au hasard, je trouve à me retourner à 800m. J'ai tenté le diable, j'ai exagéré de venir là, je ne vous dis pas le soulagement quand je suis dans le sens pour repartir. Je suis encore à 1km600 de la maison mais ça c'est pas grave, piscine sans escalier, j'y vais en une seule fois. Le père du client vient à ma rencontre, il me dit de ne surtout pas aller plus loin, la rue grimpe à 24% ! Non non tranquille, je finis en chariot. J'ai bien cru que j'arriverais jamais à monter, le zinzin monte au pas. On range les colis je laisse le père et le fils ranger les tôles, je file avant que les flics passent par là.

    Deuxième livraison à Cosnac, banlieue de Brive, la route est bien étroite, heureusement c'est juste une réno que j'ai posé aux portes. Je bouche à moitié la circulation, je fais au plus vite.

    Je m'arrête casser la graine du côté de Lascaux et à 13h je suis dans la pampa périgourdine. Au dernier carrefour le GPS Scania me fait prendre à droite, mauvaise pioche les numéros de maisons vont descendant. Demi-tour pas facile au premier carrefour, retour du bon côté chez un citoyen anglais, grosse réno-margelles. Après ça je vais à Sarlat, en ville. J'arrive un peu en avance, il est 14h30 pour 15h, les gens sont encore à table, je pense qu'ils font chambre d'hôtes à ce que je vois. J'ai laissé le camion en bas de la rue, pas de bol il me faut contourner le quartier en repassant devant le camion. S'ils avaient répondu à mon texto j'aurais gagné mon temps.

    Pour aujourd'hui j'ai encore un kit au nord de Périgueux. Pour aller sur la route d'Angoulême en camion il faut aller tourner à Neuvic sur l'Isle, Maps veut me faire passer par Trélissac, le GPS a l'air d'accord. Il y a sûrement une route que je ne connais pas. Jusque dans la zone commerciale ça va mais d'un coup c'est interdit aux 3t5. C'est bien mignon mais il n'y a aucune place pour faire demi-tour, me vlà parti dans Périgueux, c'est pas le centre-ville non plus, ça passe sans problème bien qu'interdit.

    Je recule dans une impasse chez des retraités, ils sont surpris de me voir, me disent qu'ils n'ont rien reçu. Prenez votre téléphone, cherchez dans les mails, dans les textos... « -Ah oui on avait pas vu, un premier mail, un autre de confirmation et votre texto. » C'est bien la peine. L'ancien a une K1600, pas neuve mais rutilante. Il joue avec la mini-pelle, je fais mon truc, quand c'est fini je récupère un chèque et ciao.

    A 19h pile poil je suis au Pressoir à Cavignac, très bonne adresse.

     

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  • le château de ...
    Villendraut
  • Mercredi 15 Avril 2026
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    Ce matin le boulanger n'est pas passé, je mange du pain d'hier, rien de grave, un autre mec arrive après, il ronchonne pour le pain. C'est toujours bizarre le comportement des gars, qu'est ce qu'elle y peut la fille ?

    Il y a un bouchon tout au bout de la 10, je coupe à travers champs, à 8h moins le quart je suis à Cadillac en Fronsadais, la route est trop passante à cette heure, je vais me garer à 200m dans une rue au calme. Les clients ont un nom basque, elle me raconte qu'ils étaient en région parisienne, mutation, ils se rapprochent. Après vu les prix de l'immobilier au Pays Basque ils sont peut-être mieux là. Je ne m'éternise pas j'ai une grosse matinée.

    Je fais une réno à Bonnetan, client super gentil, il veut m'offrir le café mais faut que je file. Je vais livrer un escalier tout seul, c'est le jeune Raph qui a livré le kit, l'escalier n'était pas fini, va savoir pourquoi. Pas grave pour nous c'est du transport payé en plus. Je me fais un peu chier quand même, je m'enfile dans une impasse bien étroite, la maison au 20 bis est entre le 25 et le 29. Je parle au client du manque de cohérence dans la numérotation, ça ne le choque pas. Bon ok.

    Avant midi j'ai encore une réno à St Médard en Jalles chez des retraités, la mamy me raconte que la piscine à 40 ans. La structure est encore nickel.

    Je mange un bout sur l'autoroute de Bayonne, je ne vais pas si loin, j'arrête à Belin Béliet. Petit lotissement, grosse Valérie 10, c'est le modèle pas le prénom de la cliente. Le liner est bien lourdingue, le client tient à le laisser sur la palette, bonne idée. Il mettra une bâche sur le tout, seconde bonne idée. La rue débouche dans le centre du pays, ça ne m'inspire pas, je trouve à me retourner dans une rue à côté et en plus je me retrouve sur la route de Bazas. Parfait. Pour info je me suis trompé j'ai mis la photo sur mardi. 

    Le GPS Scania veut absolument m'envoyer sur l'autoroute, t'es gentil la départementale est bien roulante. A Bazas je m'enfile sur un petit chemin, la maison est à 300m, sur Google j'avais vu que je pouvais tourner sur ma droite mais un mur à pousser devant la maison des voisins, ça tourne plus du tout. A moins d'arracher le mur... Quand c'est livré je recule jusqu'au bout, je descends voir, quand il n'y a plus de bagnoles je cours me remettre au volant. Je déteste c'est super dangereux de reculer à l'aveugle, même si ici c'est plat on voit loin j'étais sûr de mon truc.

    Dernière livraison de la tournée à Villeneuve sur Lot, je pense recharger chez Righini demain, je suis à côté, je passe donc à l'AS24 à Agen, ça fait un petit crochet mais après je n'aurai plus rien jusqu'à Limoges ou Brive selon le retour.

    A 17h je suis à Bias, c'est la banlieue de Villeneuve. Le client a un nom de la haute noblesse, comme on disait pendant la révolution, le ci-devant fait partie de la noblesse déchue, il roule avec une Golf de 20 ans et une 807 du même âge. Jeune couple bien sympa, une ribambelle de gamins qui se suivent, genre retour de couches bim, retour de couches bim. N'y voyez aucune critique, il faut que les Français fassent des enfants pour payer nos retraites. Même si je comprends bien que ces mimis-là avant qu'ils cotisent...

    Laurence m'a envoyé un retour pendant ce temps, on recharge à Bordeaux,merde moi qui ai fait le plein, je croyais recharger à Tonneins. Bah, finir à Mulhouse vendredi midi ça me va bien. Je pensais couper au Temple sur Lot mais je passe devant sans m'arrêter, je pousse jusqu'à Marmande.

     

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  • rocade Bdx, cool
    pour faire vieillir le nectar
    le cul qui fait plus peur que la javel dedans
  • Jeudi 16 Avril 2026
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    Je démarre trop tôt après mes habituels petit déj et douche mais j'ai un programme chargé ce matin. Je commence par récupérer 33 Europe chez Chalavan à Floirac. J'y suis à 7h10, le cariste me demande d'attendre, normalement les Europe c'est 8h, je lui dis que je m'en fous, je suis sur place j'ai évité le bordel à l'entrée de Bordeaux. A 7h30 il a fini de charger un camion à eux, il me balance 3 piles de palettes au cul, salut et merci. Je file quai de Brazza chez un stockeur, je me prends le chou avec le gardien, j'ai pas respecté la procédure d'accueil, faut dire que le panneau est bien petit. Il me fait un sketch, je lui sors la phrase de Montesquieu : « tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. » Content j'ai fait mon petit effet devant les gars présents. Quai 1, on charge 8 palettes de spiritueux vite fait bien fait.

    A 9h30 je suis chez Castel à Blanquefort, rendez-vous 10h la fille me dit que c'est plein de camions faut que je revienne à l'heure. Tant pis j'ai essayé. A 10h je me claque au quai 15 mais c'est pas gagné, c'est bien long, l'heure tourne c'est mort pour la troisième ramasse avant midi. J'ai les papiers il est presque 11h30.

    A midi et quart je suis chez le même stockeur que ce matin mais aux Artigues de Lussac, je suis déjà venu ici ça avait bien marché. La grille est fermé ils reprennent à 13h, j'attaque le bout de pain que j'ai acheté à Bordeaux tout à l'heure. A midi et demi un gars me demande ce que je charge, ça a l'air de lui plaire, mets-toi au quai 2. A 13h15 je me sauve chargé jusqu'aux portes, nickel.

    Nickel mouais, j'ai rendez-vous à Saint Vit à 8h, faut pas trop amuser le terrain, c'est tendu l'histoire.

    La route n'est pas bien bonne jusqu'à Montlieu la Garde, ensuite je rechope la 10, étrangement je n'ai besoin de doubler personne, on roule à presque 90 jusqu'à Angoulême, même le kolega deux camions devant fait tirer. Il doit se marier samedi c'est pas possible autrement.

    A 16h je mange le kiwi que j'ai pas eu le temps d'avaler à midi, 30 minutes pour bouffer un kiwi c'est large. A 20h15 je suis garé à l'Euroscar, je sais ce que vous allez me dire ; au Tom Bar c'est mieux. Certes, mais avec mon chargement de spiritueux et de pinard je préfère couper dans un parking fermé. C'est pas gardé comme la réserve d'or de Fort Knox mais c'est surveillé.

     

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  • il y en a partout
    de partout
    2475 km
  • Vendredi 17 Avril 2026
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    Réveil 4h30, petit déj, tiens ils ont refait les douches, c'est propret. 9h00 de coupure, venga ! Oui mais non, je vois un kolega bloqué devant la barrière, un short et débardeur il court comme un dératé entre le resto et son camion. Au bout de 10 minutes, oui 10 minutes, c'est long, tout le monde recule, purée de bon matin ça casse les coui...s. Pour une fois je reste sur l'autoroute, je sors quand même à Ranchot, à 8h moins 5 je suis chez U, il n'y avait vraiment rien de trop. Je m'inscris à la borne, bizarrerie il faut quand même aller à la réception, j'ai le quai 27 comme l'autre jour. J'y passe un moment, j'ai fait les ramasses à l'envers je dois tout vider et remettre le Mulhouse dedans.

    Je fonce au dépôt pour déposer les Europe et recharger un petit lot.

    A midi et quart je suis chez U à Dornach, le gardien me refoule, « revenez à 12h30 ». Je mange une tomate, le bout de pain de 4h30 est digéré. La fille sur le quai me trouve 14 Europe, sympa, je suis quitte d'aller à l'autre bout de la rue. Après ça je vais chez Scania à Sausheim, non je ne suis pas en panne, non je n'ai pas récupéré mon V8, je livre 3 palettes, si j'ai bien compris c'est un système de rails pour couvrir et découvrir la fosse. Je ne peux pas entrer c'est rempli de tracteurs neufs pour Portman/ Swisspost, je reste dehors, en 3 coups de Moffett c'est livré.

    J'avais appelé Alex, je vais être en retard, il fait passer Joël devant moi. Quand j'arrive à l'usine le Jojo a presque fini. A mon tour Alex sort mon fourbi, je m'inquiète, à la louche ça fait 20 m de plancher ! Sérieux ! Je serre, gerbe, entasse mais à un moment trop c'est trop. La cheftaine vient voir, ils se sont trompés en comptant le volume. Il me semble oui. J'aurai mis presque 3 heures à charger, heureusement que je suis le dernier, au final je n'abandonne que deux rénovations sur le quai dont une à Ascain 64 qui me semblait muy complicado. C'est la première fois de ma carrière de waterairien que je laisse du matos à quai, mais à un moment donné... Vu le bordel dans la semi j'ai intérêt à être rigoureux aux contrôles semaine prochaine. A 18h30 je pose le camion à Bourogne, j'en ai bien marre ce soir, vite, la Fiesta et week-end. Le ciel vous tienne en joie.

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  • la Bresse jurassienne
    le Doubs
    il a des dômes de citerne sur le toit ???
    au Pressoir
  • Lundi 20 Avril 2026
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    Tel Louis XVI sur son carnet le 14 juillet 1789 j'aurais pu écrire : rien. Je ne livre rien, je passe direct à mardi. Loulou avait écrit rien parce qu'il n'a rien tué à la chasse ce jour-là, moi à part des moustiques... A 7h je suis à Bourogne c'est tôt vu que je n'ai qu'à rouler mais faut que je coupe pas trop tard pour redémarrer avant le bouz pour traverser Bordeaux. Même les jours sans contrainte il faut s'en mettre c'est ballot ce métier. Comme lundi dernier j'évite le pont de Navilly en coupant par Pourlans Frontenard, un peu avant midi je suis à Moulins, pile poil.

    Seul truc notable on se croise avec Tim du côté de Guéret, on papote un peu au téléphone, jusqu'à ce qu'il arrive près de son rechargement.

    Je passe au gas-oil à La Croisière, pas un chat, c'est bizarre je me dis que les cuves sont vides mais non, conforme à l'appli. En repartant j'hésite à passer par Confolens, c'est interdit à la descente, bien sage je passe par Limoges, sauf que dès qu'on est sur l'A20 il y a des travaux, ça n'avance pas sur 4 ou 5km. Seconde coupure avant Angoulême, ensuite faut être patient, jusqu'à l'entrée de Bordeaux on roule à 75-80, je me fais violence, je reste derrière. Au rond-point du resto à Cavignac deux camions derrière moi je vois un Scania de chez nous, c'est le tout jeune Clément, 19 ans le gamin, il est chargé avec un abri jurassien. On boit un coup et on va à la soupe.

     

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  • les Landes
    l'Adour à Aire
  • Mardi 21 Avril 2026
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    Je retrouve mon jeune collègue au troquet, on va à la douche, chacun la sienne je précise et zou! Il est 6h15 c'est déjà chargé, quel enfer ce bled. On perd quelques minutes, ça va. Il me suit jusqu'après Langon, ensuite je sors au premier échangeur. Je commence à 8h à Losse sur un tout petit chemin. Trop étroit pour décharger là je vais me retourner plus loin, le client m'a vu il s'inquiète, tranquille tranquille, je reviens. C'est pas le pépé le plus sympa du monde mais il a un supercinq attelé à une faucheuse, comme neuf l'engin, ça me le rend sympa. Je dépose la réno d'une énorme Barbara, un chèque et je file. La suite est à Éauze, je livre une piscine complète au bord d'une route bien trop passante à mon goût, pas le choix, aucun parking, je pose mes cocottes pour tenter de faire freiner les caisseux. Vendredi je n'ai pas trouvé le bon nombre de colis, il n'y avait plus personne à la prod pour vérifier. Je passe un bon moment à tout pointer, je retombe sur mes pattes.

    J'ai un trou dans le programme à cause de la réno que j'ai lâchement abandonné, j'appelle le client de 14h vers Aire sur l'Adour, il m'explique qu'il doit partir à Pau, mais si je viens de suite c'est bon. On fait ça. Pas de bol j'hésite à prendre l'autoroute à Aire, je passe en ville comme quand l'autoroute n'existait pas mais il y a une vache de circulation alternée, je perds un temps fou dans les travaux.

    A13h15 j'arrive enfin chez le client, bien cool il me dit que ce n'est pas grave, une palette, un chèque, il me fait la circulation pour sortir du lotissement en marche arrière, je n'ai tué personne merci gros.

    Du coup je suis vachement en avance, j'écris à la cliente de 17h à Pau elle me répond qu'elle ne peut être présente qu'à 16h, ma foi je gagne toujours une heure. J'ai le temps de faire un banquet avec le discours du président de l'association des anciens combattants, le trou normand, la farandole des desserts et les mignardises avec le café.

    A 16h je m'enfile dans Pau, en fait je connais ce quartier j'y suis déjà venu il y a peu, je ne m'en souvenais plus. Je tombe sur une extrêmement sympatrique grand-mère de mon âge, elle me raconte qu'elle tient un commerce avec son mari, je dépose la réno et elle retourne au boulot.

    Il me reste encore une piscine complète à Lons, c'est à 6 ou 7km. Je m'enfile dans une rue interdite aux 2m40, il y a un passage sous rail mais mon impasse est juste avant le pont. A ma main, limite fastoche pour reculer. Encore une mamy sympa, elle me laisse faire tout seul, un gros chèque et je me taille.

    A 19h je suis à Cauneille, c'est toujours une très bonne adresse.

     

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  • on dit des noms alsaciens...
    mon oeuvre ...
  • Mercredi 22 Avril 2026
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    C'est toujours le pépé qui fait l'ouverture à 4h30, euh 4h et demi c'est sans moi évidemment. Je démarre après le petit déj et la douche, j'attaque du côté de Dax. J'y suis à 7h30. Le chemin est étroit mais gros passage, des gens qui vont bosser à Dax j'imagine, pas envie de mourir si jeune, je mets le chariot en chicane pour faire freiner le flux. C'est toujours pareil, j'emmerde tout le monde à cause d'un ou deux abrutis qui me frôlent à fond la caisse. D'emblée le client me dit qu'il ne peut pas m'aider, mon gars a une cinquantaine d'année mais il marche avec des cannes, mieux dans la maison il a un déambulateur, je ne suis pas médecin mais il a une santé chancelante. Je fais mon truc, le nombre de colis était incohérent mais tout y est c'est le principal. Ensuite je vais à St Paul lès Dax, le quartier m'inquiétait un peu, c'est pas Tulle la semaine dernière, juste un virage ou deux pas faciles. Je me gare au coin de la rue. Petite piscine chez une fort jolie gamine, oui elle doit avoir l'âge d'être ma fille. Pas d'escalier, pas de margelles, c'est vite livré.

    Pour ce matin j'ai encore une grosse réno-margelles à Magescq. Jolie maison, aménagée avec goût, belles prestations comme disent les agents immobiliers. J'en fais la remarque au papy.

    Je prends le temps de manger un bout au parking du grand péage de Labenne. Je ne traîne pas, l'adresse suivante ne m'inspire rien de bon. La maison est à Villefranque mais loin du bled, il me faut rouler sur un chemin puis un autre, ça descend, ça remonte sec, c'est le trou du cul du monde. Je n'ai pas pu prévenir je n'avais qu'un numéro de fixe mais non attribué évidemment. Pas de 06 c'est bizarre, quand c'est Simone et Roger à la rigueur mais Ophélie et Séb comment ça se peut ? Je sonne la cliente est chez elle, elle est surprise que je n'aie pas leurs numéros. Pas grave. J'en chie un peu, le chemin est bordé de fossés de chaque côté, pas facile. Pour repartir javais fait le plus dur en venant, je suis à 6 ou 700m d'un rond-point, ouf !

    Dernière livraison à Ustaritz, ici aussi ça grimpe sec, ça patine tellement la pente est raide. La cliente a un nom basque à rallonge et se prénomme Pantxika. Si ça c'est pas basque. Sauf que Pantxika n'est pas chez elle et qu'il y a un contre-remboursement. Un agri est en train d'épandre du fumier sur un champ, il s'arrête à ma hauteur : « c'est chez ma sœur, vous embêtez pas, posez tout à la ferme devant le tas de bois, je m'en débrouillerai. » Oui mais le chèque ? La frangine me rappelle elle va faire un virement instantané. J'attends. Elle me rappelle à nouveau, les virements sont bloqués à dix mille balles. Là j'appelle à la log. Faut attendre qu'un chef prenne la décision. Je descends dans la cour de la ferme en attendant, le frère revient vers moi, je vois des camions des bennes des engins. Ah mais ça me revient, je le connais ce gars, il fait des terrassements pour Waterair, on s'est vus il y a quelques temps dans les parages. J'ai l'accord pour livrer, il me signe les papiers, tchuss !

    Un coup de balai dans la calèche, je démonte les cadres, un des deux est rouillé, j'ai bien du mal à le mettre en pièces. Bilan positif de la semaine, vu le bordel dans la semi je n'ai aucune casse, juste un manque mais je l'avais signalé au chargement, c'est donc pas de ma faute. Tout y était, pas d'oubli, au poil.

    Je m'attendais à recharger du vin à Bordeaux mais non on recharge demain matin dans les Landes. Impec. Je finis la journée au Caloy à la sortie de Mont de Marsan, au plus proche pour demain.

     

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  • plus qu'à attendre
  • Jeudi 23 Avril 2026
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    Encore un drame ce matin, le boulanger est en retard, pas de pain, je mange un pain au chocolat industriel mais pas trop mauvais. Oui ici c'est une chocolatine mais moi je viens de la langue d’oïl, c'est pain au chocolat etpicétou. Personne à la douche, go !

    A 7h30 je suis chez Biolandes, je suis le premier, au poil. Sauf que là c'est le vrai drame, le cariste me raconte qu'il est tout seul pour la prod la bascule le bureau... il ne pourra me charger qu'à 9h ! Un seul mec dans une usine comme ça, vive la France. Effectivement à 9h pile un autre cariste arrive, il m'attaque direct. Il a un gros Fen à quatre fourches, les palettes deux par deux en moins d'une demi-heure c'est complet. Au bureau le gars me demande si je veux du terreau, de retour au camion j'ouvre sur deux crochets il me file trois gros sacs d'une palette bennée à ce que je vois. J'ai pas tout perdu. A dix heures moins le quart, venga !

    Je remonte par Sabres Pissos, pas de péage et ça roule, le quartier est assez peu montagneux. Je passe Bordeaux à l'heure creuse, tip top. Sur la 10 ça roule à peu près, je double un ou deux kolegas qui abusent mais ça va. J'aime pas trop m'arrêter tant que ça roule mais je mange un bout un peu avant Angoulême, à partir de là on est sauvés. J'ai 4h31 de volant à Bellac, j'ai optimisé au max.

    J'appelle Pauline pour le rechargement à Seppois, elle me dit que je serai en retard et voilà. Je rappelle Scania, pour le rendez-vous de 13h c'est mort, pas la peine qu'ils m'attendent bêtement. Arnaud n'est pas heureux mais c'est pas de ma faute, après on n'est pas chez Merco, ici ils sont super conciliants. Je complète un peu de gas-oil à Montmarault, demain ça va être hyper speed.

    Je fais ma seconde coupure juste après Chalon, c'est con il me manque une dizaine de minutes pour Beauchemin. Je ne vais quand même pas me traîner un 4h40 pendant deux mois. Le pont de Navilly est toujours interdit, le portique est indiqué à 4m, ça passe large à 4m15. Comment je le sais ? Boh c'est un mec qui me l'a dit au comptoir. A 21h15 je suis chez le José, il était temps le tachy claire de partout. Non ne dites rien, je vous ai déjà parlé du verbe franc-comtois clairer.

     

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  • quand vous voulez...
    récap 2550km
  • Vendredi 24 Avril 2026
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    Il est tôt mais le boulanger est passé, je déjeune au pain frais, mais Béa n'a que de la confiture d'abricots, purée je suis chafouin. Bah hier soir j'ai oublié de demander un ticket de douche au José, je lui explique, elle ne me la fait pas payer. Je suis moins contrarié d'un coup.

    A 7h30 je suis chez Interval à Gray, c'est une grosse coopérative agricole on y vient de temps en temps. Je chope un gars, il me dit que le cariste du dehors arrive à 8h, le temps d'ouvrir les deux côtés, de virer les quelques sangles... Oui il fallait sangler une palette sur deux, si on enlève les palettes devant un poteau, ça n'en fait pas des masses. C'est débile de sangler des écorces, au bout de trois ralentisseurs c'est détendu, mais si je peux leur faire plaisir... A 8h10 je vais jeter un œil à l'intérieur, mon gars boit le café, il finit par se bouger, après faut reconnaître que ça ne traîne pas, à 8h45 je sors de là. Direction Seppois, à fond à fond. Arrêt minute à la boulan à Gy, je me prends un jambon-beurre, à midi je n'aurai pas le temps de croûter. Avant Vesoul je me tape un Mauffrey en benne, un Mauffrey c'est comme un kolega, au premier bout libre tu le fumes, interdit ou pas. Le 70 c'est pas le 16, on a le droit de doubler. Je me fais des podcasts de 2000 ans d'histoire, c'est une vieille série mais Louis XIV est toujours mort en 1715 et puis il n'y a pas d'ordre chronologique, ça enchaîne la libération Marc Aurèle la terreur, c'est bien agréable.

    En chemin Pauline m'appelle, je dois prendre la couverture d'un gars qui sera en retard, j'appelle Scania pour m'annoncer à 15h. Je m'arrête vite fait chez Laily, je prends donc une Solaé pour moi et celle du collègue. A 11h20 je suis à l'usine, Jean-Charles termine son chargement. Ce matin il a vidé le Damazan et rechargé une piscine qu'il a livrée foulée, elle n'est pas rentrée dans le camion de régional cette semaine. Ah je ne serais donc pas seul à ne pas avoir de camion extensible ? J'étais convié à une tite réunion concernant les problèmes de tôles, de colisage, sachant que je serais en retard j'avais envoyé à la cheftaine un mail avec nos doléances, ils sont tous à l'atelier devant une machine, je vais mettre mon grain de sel. Est-ce-que ça va bouger ? Autant que les liners sur les jambes de force ? Ils promettent que ça va s'arranger petit à petit. A suivre.

    JC a libéré la piste, on charge, Fabrice est revenu, il est un peu paumé avec les nouvelles tôles, les palettes en 140, il trouve que c'est le bordel, nous aussi nous aussi. Il me faut dépoter une palette d'isolation mais tout rentre. Je m'en vais à 13h pile, j'ai donc loupé le Jeu des Mille, tout le monde s'en fout de ma culture générale c'est ça ?

    14h45 je suis chez Scania, je détèle, je me suis fait avoir, les plaquettes seront bientôt en fin de vie mais faudra revenir, je pensais qu'ils pourraient me les faire en même temps, tant pis. Je balance mon sac dans la VW Cady, je passe à Devecey pour redonner la paperasse, Jérôme transvase du Wat, je lui donne une ou deux astuces, je ne fais pas le malin, c'est vraiment pas simple.

    A 17h je passe la pancarte Audincourt, bon week à toutes et tous, le ciel vous tienne en joie.

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  • l'Auvergne
    Le Lioran
    parking de la gare
  • Lundi 27 Avril 2026
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    Gros week-end de balade en bécane, hier on a fait un tout en Suisse, blocs de glace dans le top case, on s'est arrêtés au fromage à Noirefontaine en rentrant, on est Francs-Comtois ou pas ?

    Je passe au dépôt mettre un peu de gasoil, au prix où ils vendent les camions ils peuvent nous prêter une bagnole mais ça me semble élégant de ne pas la redonner à sec. En plus c'est du gasoil ATS, je suis généreux quand c'est pas mes sous... A 7h30 je suis chez Scania, samedi je n'ai pas reçu de texto de fin de l'entretien mais soulagement ce matin, il est dehors. Le temps de ranger mes affaires, atteler, rendre la bagnole, à huit heures moins le quart je me sauve.

    Après Dôle je prends ma nouvelle route préf', Pourlans Frontenard. Chalon à cette heure c'est tranquille, je fais mon petit bonhomme de chemin. J'hésite à passer par Lapalisse Vichy, mais les ronds-points avant Vichy c'est chiant, je vais tourner à St Pourçain. Faudrait que je mesure précisément mais par là c'est roulant.

    J'ai 4h15 de volant à l'aire des volcans, normal. Il est midi, c'est bien fichu mon histoire. J'ai textoté mes clients de l'après-midi, ils m'ont répondu, au poil.

    Sur les coups de 15h je suis au sud de St Flour, à St Georges, il y a un truc stabilisé juste devant la maison, parfait pour faire demi-tour. J'ouvre, le client rentre en bagnole, il s'inquiète de savoir si j'attends depuis longtemps. No te preocupes. Il est bien sympa ce gars, on range tout dans le garage, quand c'est fini il saute dans sa caisse et retourne au taf.

    Pour moi la suite est un peu avant Aurillac, le bled m'inquiète un peu, le long de la N122. Il me faudrait tourner à gauche, c'est bien trop petit, je vais deux rues plus loin, c'est à peine plus large, pas le choix. C'est interdit aux 3t5, c'est étroit mais ça passe. Je vais me garer à l'ancienne gare, la maison est à 100m. Encore un gars super sympa, ancien chauffeur de chez Antoine dans le 85, vous savez les frigos avec le dessin d' un chouan en sabots ? Quand c'est fini je prends le temps de sangler un paquet de tôles qui a envie de prendre l'air. Punaise ces nouvelles tôles glissent encore plus que les anciennes j'ai l'impression. Demain je reprends du côté de Decazeville, j'échoue donc à Aurillac, au seul resto routier du coin, plus loin c'est morne plaine.

     

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  • sauvage le quartier
  • Mardi 28 Avril 2026
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    Le troquet n'ouvre qu'à 7h, je déteste partir si tard mais j'ai pas le choix. Café douche à 7h35 je décolle, je m'en sors bien finalement. A 8h30 je suis à Aubin, banlieue de Decazeville si Decazeville a une banlieue... L'adresse ne m'inspirait rien de bon mais bof, ça va. J'en ai déjà vu des gens bordéliques mais là j'ai des champions. Dans le jardin il y a un congélo coffre tout rouillé, c'est formidable, ça me fait un bureau pour pointer les colis. Pas d'erreur c'est Lesieur, en fait non c'est Waterair mais pas d'erreur cette semaine, on progresse par rapport à la semaine dernière. Je remballe les gaules, direction Alès- St Ambroix. Pas lourd je prends Rodez Mende Florac, l'alternative c'était viaduc de Millau Montpellier Nîmes, c'est vachement plus long et payant, rien que le viaduc déjà. C'est quand même chié long, un milliard de virages, et même en conduisant souple il faut freiner un milliard de fois. Je m'arrête manger une tomate, j'en ai ras le bol. Sur la fin Maps et le GPS me font couper par une petite route, je regrette vite, ça passe mais c'est ultra-fin. A un moment je tombe nez à nez avec une jeune femme en 3008 phase 1. Elle recule pour me laisser passer mais elle a bien du mal, ça dure la manœuvre. Je descends pour la guider, elle me demande si je ne peux pas prendre le volant !!! J'avais jamais eu ça ! Elle sort je prends sa place dans le vieux 3008, la mousse du volant tient avec du scotch, je lui range sa caisse au mieux pour que je puisse passer. Elle me remercie, non non c'est moi.

    Je livre une couverture Solaé chez des Belges paraît-il, la cliente a envoyé un mail, « c'est mon jardinier qui réceptionnera le colis ». Voilà qui fait bien vieille noblesse : voyez avec mes gens.

    J'avais appelé, le gars est présent, en un quart d'heure la bâche est dans le jardin.

    Ensuite je file à Mons, c'est la sortie d'Alès sur la route de Montélimar. La maison est en haut d'une impasse fort étroite, je ne peux pas stationner là, je suis vieux mais trop jeune pour mourir. A 300m il y a un haricot pour tourner à gauche et couper la nationale en sécurité, je me gare là, je ne gêne pas. Au poil. En deux tours la piscine est livrée, le client est content j'ai posé la structure en haut d'un mur. Si t'es content je suis content.

    Il me reste encore une réno à St Gilles, c'est pas bien loin mais il me faut passer Alès et sa put... de rocade, quelle plaie ! Et bien sûr l'accès à l'autoroute à Nîmes, on est à l'arrêt depuis la Total Access, toute la descente quoi ! A 18h je m'enfile dans un lotissement pas facile, au moment où je regrette je vois que tout au bout la rue se termine en T dans les cailloux, fastoche. Le client ronchonne parce qu'il avait commandé une ampoule en plus, la plus jolie fille ne peut offrir que ce qu'elle a et je ne suis pas une jolie fille.

    Il ne reste plus qu'un kit demain matin vers Valence, je remonte jusqu'au Disque Bleu, j'ai ma dose ce soir.

     

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  • à St Peray
    à la SAT
    Le Pouzin
    un pauvre camion en panne et voilà...
  • Mercredi 29 Avril 2026
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    A 7h30 je suis à St Péray, petite ville dortoir de la banlieue de Valence, mondialement connue pour qui vous savez. Je livre dans un vieux lotissement hyper large, c'est super fastoche. Beaucoup moins fastoche pour le client, sa maison est mitoyenne des deux côtés, je ne vois comment il va passer l'escalier derrière la baraque. Il me raconte qu'il a un pote avec un télesco à treuil, mouais je voudrais voir ça. Enfin non, je ne veux pas voir, pas le temps, je contrôle et je me sauve. Bilan de cette semaine, aucune erreur pour moi, tout était juste, on progresse.

    Je fonce à la SAT au Pouzin pour charger la navette. Je me présente au bureau, le cariste me refroidit : « j'ai pas tout, 2 palettes doivent arriver à midi ». Râââ... Il téléphone à je ne sais qui, une voix de femme lui dit de ne pas attendre, les palettes ne viendront pas. Ouf ! Il me dit d'ouvrir les deux côtés, c'est à peine fait qu'il arrive, il me charge sur 8m, une sangle pour assurer devant et zou !

    Je complète la navette à St Rambert d'Albon chez un fabricant de liners de piscines, je n'en sors pas des piscines. Sylvain m'avait prévenu, le quai est merdique, c'est plus facile de se charger en latéral. Je confirme, le quai est le long d'un mur, même pas droit, on va éviter de faire un miracle. Je dépends le tacot et je me charge. Normalement c'est à livrer demain, mais si je pars d'ici à midi je peux livrer foulée. A midi moins le quart je me taille, yesss. Je passe à la grosse boulan dans le rond-point direction St Vallier, je me prends un casse-dalle que je mange en roulant, c'est mal je sais. Pas trop de monde à Lyon, j'enquille par le périph, Maps donne 10 minutes de moins.

    A 14h30 je suis chez Cassier à Vitry en Charolais, c'est juste en face de l'Euroscar. Ils sont dans un bout des locaux abandonnés par Eternit. En place directement, le cariste revide tout, y compris deux grandes palettes pour ATS et il recharge complet de chez complet. Ce gars ne paye pas de mine mais il est super balèze, il fait un Tetris, il m'épate j'avoue. 1h30 pour vider et recharger tout ce bazar, champion ! Jusque là mon histoire a formidablement bien marché. Je pense remonter jusqu'à Beauchemin, le Nico ne sera à la halle fret que demain matin à 8h. Pauline m'écrit, elle me demande à quelle heure je peux être à Besançon. En fait j'ai piscines demain matin à 8h, si j'étais vide ce soir, ce serait pas plus mal. Merde, j'avais pas de travail pour aujourd'hui, j'en ai mis un peu chez Cassier, j'ai coupé qu'un quart d'heure, fait chier, pas grave. Au rond-point de Montchanin un camion école Maufrey est tombé en panne dans le rétrécissement, c'est le binz jusqu'en haut du col des Baudots, compact sur deux files, le genre de truc que t'es content de voir en face... C'est pas la bonne heure pour passer Chalon, c'est toujours le bouz au rond-point de St Marcel.

    J'avais assez d'heures pour aller chez le José mais la halle ça le fait pas du tout, je coupe 30 avant Navilly. J'avance un peu dans ce carnet, j'appelle le Nico et lui dis de ne pas venir de suite, je le rappellerai quand j'aurai fini pour qu'il vienne fermer boutique. 30 écoulées, venga ! Tiens c'est bizarre le truc ne revient pas à zéro ? Purée c'est pas vrai chez Cassier ma 15 n'a pas compté !!! La honte ! Premier parking et je recoupe 30, j'ai beau me traiter de tous les noms ça ne change rien.

    Je me pointe à la halle il est 20h, j'ouvre et je vois mon Nico arriver à vélo, je pensais me vider avec le Moffett, j'ai pas l'habitude du gros gaz de la halle. Lui évidemment il sort les paquets de bois 3 par 3, là où je pensais mettre une heure il a mis vingt minutes. Merci encore.

    Je pensais être coincé par l'amplitude et manger un steak au Buffalo, mais non je me rentre, à 21h50 je suis garé à Audincourt, au poil l'histoire.

     

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  • Jeudi 30 Avril 2026
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    A 7h je passe aux croissants chez Arthur et direction Seppois. Avant le boulot était hyper carré, là avec les nouvelles piscines c'est plus compliqué, la machine pour faire les tôles est tombé en panne paraît-il hier, pour moi tout est prêt. Ah non pas tout, il manque un liner qui doit arriver dans un camion à 9h. C'est prêt mais j'ai pas le nombre de colis par piscines, je vérifie comment, au doigt mouillé ? A force d'allers et retours au bureau je finis par avoir des infos. On charge et je laisse une tite place pour le liner désiré. C'est plutôt l'Arlésienne, tout le monde en parle mais personne ne l'a vu. On va boire le café, on niafe un croissant en attendant. Le camion se pointe mais mon liner n'y est pas. Entre-temps le jeune Teddy arrive, il charge pour Jérôme, j'immortalise son ensemble, le Magnum et une Fruehauf toute neuve, ça claque. J'ai attendu mais c'est pas bien grave mes papiers n'étaient pas prêt, à cause de leur système bizarre, tant qu'il manque un colis c'est impossible de facturer et clôturer le transport. Il a fallu annuler la rénovation pour sortir mes papiers ensuite.

    A 10h30 je me taille, en chemin j'appelle chez Scania pour mes plaquettes, moment de solitude avec Arnaud : « mais tes freins on les a faits samedi ! » Moi je suis bête et discipliné, tu me dis qu'il faut reprendre rendez-vous, je rappelle, je ne suis même pas allé voir dans le menu pour afficher le pourcentage restant. J'ai bien l'air con ! Bien gentil il me répond que non, moi au moins je m'en inquiète. Bah les freins c'est pas le truc qu'on laisse pisser. A 11h je pose le camion à Bourogne, fin de cette courte mais intense semaine, bon long week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.