| Carnet de bord de Avril 2026 | Partager sur Facebook |
Après un long week-end entre Somme et Oise il faut retourner au boulot...bien trop tôt mais la semaine est courte. A 5h15 je suis à Bourogne, un peu de rangement, zou !
Je passe Besac avant le rush, premier arrêt à Villemotier pour un grand café pain aux raisins, j'en profite pour prendre un bout de pain bressan pour midi. Comme d'hab' je coupe au péage de Montluel, je passe la ville de Raymond Barre ( on a les références qu'on peut ) sur les coups de 10h. Bon ça freine un peu à la bifur de St Fons mais rien de méchant. Je quitte l'A7 à Montélimar nord pour grimper dans la montagne.
Il est midi je mange un bout vite fait avant Villeneuve de Berg, en repartant c'est le kiff, j'aime bien la route Ruoms, par Joyeuse aussi d'ailleurs mais ce serait con ça rallonge... A 14h je suis en bas du bled de Banne. Le pays est interdit aux 10m, je laisse le camion en bas et je grimpe en triporteur sur 1km 500 ou 700. Mon adresse est sur la place du village, mais je ne vois pas bien où ça peut être. Des vieux arrêtent leur partie de boules et viennent me voir, ça ne leur dit rien, je leur explique que j'ai textoté mais sans réponse. Un réfléchit et ça lui revient, il faut passer par un couloir le long du bistrot et la maison est derrière. Tu m'étonnes que c'est une piscine en kit, c'est ça ou l'hélicoptère. Je tombe sur de citoyens néerlandais, on se fait la réno à la main évidemment, j'ai laissé mon hélico à Devecey. Quand c'est fini le proprio me demande où j'ai laissé le camion, il me raconte qu'un camion-remorque de déménagement est resté bloqué dans le village trois jours. Bah mon gars est peut-être de la partie marseillaise de la Hollande, il exagère peut-être sur les trois jours mais quoi qu'il en soit le bled est impraticable en semi, j'ai bien fait de rester en bas.
Ensuite j'ai rendez-vous avec mon assistance vers Le Vigan, je lui avais dit 16h mais j'avais oublié Alès, c'est toujours une plaie ce bled, des municipaux contrôlent des bagnoles au rond-point où il y a une arche romaine, ce qui n'arrange pas la circulation.
A 16h30 je retrouve Philippe à Ganges, il enquille derrière moi et je m'arrête au premier parking potable, c'est l'accès à une carrière désaffectée. Inutile que j'aille plus loin, je vais devoir rebrousser chemin tout à l'heure. On transvase sur sa benne et nous vlà partis. Mais heureusement que j'ai demandé une assistance petit camion ! Sur l'atlas Michelin la route dessine comme un intestin, c'est interdit aux 6m. A un moment entre deux maisons on a eu peur de frotter la benne, ensuite il y a des lacets comme la semaine dernière à Contes. Mais où habitent les gens ! C'est invraisemblable ! Purée si arrivé à la maison tu te rends compte que t'as oublié le pain, eh ben même moi je mange sans pain ! Certes c'est irréaliste, jamais je n'oublierais le pain. On se fait la piscine à la main évidemment, le pépé nous regarde faire, de toutes façons j'aurais refusé son aide. Il me signe un chèque et on redescend de la montagne. Philippe me repose au camion, il me reste 1h10 à rouler. Venga ! A 19h30 je suis dans la rue du centre routier de Nîmes avec 9h58 de volant, tit top mon histoire.