FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2026 Partager sur Facebook
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  • à Bordeaux
  • Mardi 9 Juin 2026
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    Je démarre de bonne heure après mes café-douche, à 7h30 je m'enfile dans une rue bien large sauf que ça ne dure pas, 100m plus loin deux maisons font une chicane, c'est mort. Je recule. Le client a entendu le camion, il me dit de ne pas continuer, un petit camion s'est coincé. Oui merci j'ai vu. Je livre une grosse réno-margelles, le client me fait la circulation pour ressortir à l'aveugle sur la départementale.

    De là je file à Bordeaux, je m'arrête quand même au pain dans une jolie boulan bien appétissante. Sur les coups de 10h je suis au dépôt du monteur à St Sulpice et Cameyrac. Il voulait laisser du matos chez lui parce que chez la cliente c'est tout petit. Je pose la piscine sur sa benne, finalement on ne laisse rien là, la baignoire est toute petite. Je propose d'avancer le camion jusqu'à Lormont histoire de ne pas revenir ici. On fait ça. Je retrouve son employé vers le quai de Brazza, je sais que par là il y a de la place devant les entrepôts de pinard. Je ferme le camion et grimpe dans le Vito, la maison est à 3 ou 4km. J'avais hésité quand j'ai fait le programme, j'aurais été dans la mouise le quartier est tout petit. Toute petite maison de ville, faut tout passer par la porte mais avant faut faire du rangement. La baraque est un vrai capharnaüm, j'en ai déjà vu des bordéliques mais là on frise le syndrome de Diogène. Pour passer on doit déplacer une quantité incroyable de bordel. On n'ose pas se regarder avec les gars, on va éclater de rire, trop c'est trop. Le chef me repose au camion il est presque midi. La rocade est roulante à cette heure, en face c'est pas la même chanson, il y a une file interminable de camions au pas jusqu'après Cestas. Je vais devoir me payer ça tout à l'heure, on fera autrement. Je m'arrête manger un peu plus loin, le pain complet charentais est bien bon.

    A 13h30 je suis à Cazaux, bled connu pour sa base aérienne et le champ de tir qui va avec. Je dépose une réno en vitesse, un coup de fourches un chèque et je me sauve.

    Pour Maps la traversée de Bordeaux est au vert. Gnin ? Bah oui en deux heures le bordel s'est résorbé, je ne vais pas m'en plaindre.

    A 16h je suis chez des retraités à Le Pizou, ou au Pizou comme vous voulez. Papy est en train de frotter son Duster flambant neuf, quelle opulence !

    Après je vais faire le truc qui me chagrine le plus, je dois récupérer un enrouleur de bâche. Je roule des km et des km sur des petites routes de rien, je me gare à une fourche, 150m de la maison. Je sais que je vais me faire recevoir, quand on va rechercher du matos c'est que ça s'est mal passé. La cliente ronchonne, mais ronchonne sympa. Elle a négocié la reprise du ED en échange de deux petits enrouleurs de nouvelle génération. Tant mieux pour elle mais moi je me retrouve avec cette merde de plus de 6m, en début de tournée merci. J'ai un peu de place sur le chemin, je m'étale, je me fais un couloir de 7m. Hier il m'est venu une idée, ne riez pas c'est vexant. Le collègue Jérôme recharge à Damazan jeudi, il aura de la place d'un côté. Donc hier je l'ai appelé pour lui demander si ça le dérangeait. Il s'en fout bien sûr mais j'ai préféré lui demander avant d'en parler à Laurence pour ne pas le mettre devant le fait accompli. Je te file ma merde et t'as rien à dire.

    A 18h30 j'ai fini ma mamaille, je n'ai plus qu'à rouler jusqu'à Sauveterre, encore de la route de merde pour sortir ensuite le paysage s'ouvre, une heure après je suis garé devant le troquet à Sauveterre de Guyenne.