| Carnet de bord de Juin 2026 | Partager sur Facebook |
La journée avait pourtant bien commencé, du pain frais, douche à l'étage, tout bien, moins bien le GPS et Maps sont d'accord pour m'envoyer sur un chemin, pas d'interdiction sauf que je me retrouve devant un tout petit pont enjambant un canal. Ben ça passe pas. Vas-y gros recule, deux virages à l'équerre dont un pas facile à contre-main, tout pour plaire. J'avais un peu d'avance, elle fond vite. Calmé je fais une purée de boucle, la maison est bien au bord de ce fichu canal. Pas la peine de tenter le diable à nouveau, je reste à 300m sur une patte d'oie. Merveilleuse maison en pierres, je pose la réno sous un hangar, la cliente a fait du café, ça me remet d'aplomb après la galère matinale.
Sur les coups de 9h je suis à Damazan, je suis content la cheftaine est là, elle souffre d'une longue maladie comme on dit pudiquement, avant toutes choses je lui demande des nouvelles, elle dit que ça va...mieux. Je dépose l'enrouleur au fond de la cour, le récépissé dans le carton d'accessoires, j'envoie une photo à Jérôme et tchuss ! Je file dans le Gers avant midi pour une grosse piscine, le lotissement ne m'inspire rien de bon, je descends en marche arrière c'était le bon choix. Délicieuse Lolo, sympa avec ça, comme dit notre ami Nico la Rillette : non rien...il ne dit rien. Le lotissement est en impasse, tout petit, j'ai bien fait, soulagé pour repartir.
Je m'arrête manger au premier parking, ou entrée de champ potable. Le complet d'hier est encore très bien. Encore un peu de route de chèvre et je suis à St Puy, ma rue est tout en haut du pays, rock n' roll. Très vieille maison, le client me raconte qu'elle est dans sa famille depuis la révolution, comme il la tient de sa mère c'est la première fois qu'elle change de nom de proprio depuis l'époque. Vu le boulot de rénovation qu'il entreprend je ne suis pas inquiet pour la pose de la piscine, c'est pas le genre de mec qui a deux mains gauches. Merde, le gas-oil du Moffett est au rouge clignotant, j'ai oublié de faire le plein au dépôt. Avec l'ancien un coup j'avais désamorcé à 14%, là il n'en reste que 7, j'espère que la jauge est plus précise sur celui-ci.
Encore une réno dans le Gers, ici aussi, le chemin ne m'inspire rien de bon, la maison est au 471, je préfère reculer 400m et être tranquille. C'est ma journée des marches arrière donc. Ici aussi j'ai bien fait. Le papy est dég, la tempête a fait tomber l'abri dans la piscine et il a découvert à ce moment qu'il n'était pas assuré pour ça. Il avait quitté son assureur pour moins cher, il a un peu beaucoup la haine. Il veut mon avis sur le ragréage du fond, va falloir poncer. Ensuite il me raconte que son bled a fait la une de l'actualité, je ne vois pas... c'est ici qu'on a retrouvé le corps de la gamine de Fleurance. Horrible !
La suite est à Bressols, encore une réno, encore chez des bordéliques, pas comme la mémé à Bordeaux mais il y a du level quand même. Quand le chariot est rembarqué je peux souffler, l'AS24 n'est qu'à 2km, j'y vais faut arrêter de jouer avec le feu. Enfin le feu, avec si peu de gas-oil les flammes ne seraient pas bien hautes. De mémoire le réservoir fait 22 litres, j'en mets 21,5. Il était temps.
J'ai encore une réno pour ce soir à Montauban. C'est vachement étalé Montauban, la maison est dans un petit lotissement au milieu des maïs. Le gars change toute la filtration pour passer au sel. Je vois qu'il a une ancienne VFR à cardan, il pourrait en causer avec Baloo, moi je suis vite limité sur le sujet. Le chemin est en impasse mais il y a un T un peu plus loin, à ma main, ça le fait.
A 19h30 je suis au routier à Bressols, j'en ai bien assez ce soir.