FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Janvier 2024 Partager sur Facebook
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  • Jeudi 11 Janvier 2024
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    Je sirote mon grand crème pain-beurre quand arrive Le Gilles et son chouette 480 turbotruc ATS 35 ans. Il descend d'un Fiat, autant vous dire qu'il est ravi avec son Volvo de Vénissieux. On boit une tournée de cafés, il va se débarbouiller et je vais à la douche.

    Premier arrêt à l'AS24 à Digoin, je coupe 15, non je ne bloque pas les pompes comme un gros con, même s'il n'y a personne, j'avance de 50m. Ça roule pas mal, même dans les travaux de la RCEA et les multiples radars du coup les 4h30 m'amènent après Louhans. Je me fais chauffer ma dernière soupe conjugale.

    Après Champagnole je tombe sur un chamois, le temps de dégainer l'appareil photo le bestiau a disparu dans le ravin à droite. C'est la première fois que j'en vois un en vrai. Si je l'avais écrasé j'aurais récupéré la peau ( de chamois ) pour laver mon camion. Non ?

    A 13h30 je suis à Censeau, je n'ai pas d'adresse, j'appelle le gars, il m'explique, je suis à 200m. C'est sûr, Censeau c'est pas NewYork, tu ne donnes pas rendez-vous à l'angle de la 39ème rue et la 5ème avenue ( c'est à Brooklyn j'ai vérifié ), Censeau il y a deux rues qui se croisent point.

    Je dépose la grande palette, ça prend 25 secondes. Je rappelle mon paysan, hier je m'étais annoncé pour 16h, il me dit venir, il est sur place.

    A 15h je suis à Pont, client facile à trouver c'est l'énorme ferme à l'entrée du pays. Beaucoup de matos, des John et ce qui m'intéresse aujourd'hui un télesco JCB. Le gars n'est pas trop rassuré, il y va mollo, je n'imagine même pas combien ça coûte s'il benne 2 palettes de panneaux solaires. On met une heure quand même, je balance mes deux palettes de plancher à l'avant. Ça fait 1t500 c'est pas énorme mais c'est toujours mieux de l'avoir devant. C'était prévu demain, il est 16h et c'est livré, je suis content. J'appelle la dernière cliente, elle me dit que je peux venir.

    Cyrille m'appelle, il me demande comment je me suis organisé, je lui raconte ma vie. « Je te recharge quelques bricoles demain matin à quai, tu vas pouvoir aller couper à Monteplain. » « C'était exactement comme ça que je voyais l'affaire. »

    Je me gare devant la maison juste avant la nuit, un coup de fourches, le client inspecte ses colis, une paire de signatures et c'est bon. Comme prévu je descends au Moulin des Malades. Je vais souper tôt et en ressortant je vois arriver Le Laurent, pauvre, le parking est blindé ! Il est à bout d'amplitude, pas le choix faut trouver une place, je le guide pour qu'il se glisse en travers. Garé à l'arrache mais il ne gène personne.