FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2024 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Saïx
    en difficulté, tel un Waberer's
  • Mardi 11 Juin 2024
  •  

    Café, pain-beurre, douche et zou ! A 6h et demi je démarre. Je suis à Saïx à 7h45, sur une route bien trop passante à mon goût, c'est la mauvaise heure, pas le choix. Le client me raconte qu'il est chauffeur en pulvé. Pas bricoleur le gars, ce qui n'est pas une tare, il fait monter la piscine en « prêt à plonger ». Faudrait qu'on démonte le grillage, il faut une clef de 13, le vlà parti, il revient avec le seul outil qu'il possède ; une clef à pipe de 13. Miracle ! On vire le grillage, j'enlève le poteau au milieu et il me regarde. Tu penses vraiment que je vais me taper le sous-bassement en béton tout seul ? Quand on a fini il paye le café, c'est pas le père Courage mais il est sympa.

    Je coupe par Revel, je vais déposer une palette de margelles à Belberaud, encore des gens qui ont renoncé à la plage en bois. Vive le béton comme dirait Toupy.

    Ensuite je dois éclater le point noir de la journée, pas avec du Clérasil, avec le chariot. Je grimpe dans une rue de Toulouse, vers la cité de l'espace pour récupérer une Solaé qui ne va pas. On m'annonce une 6m. J'arrive chez un couple de gens asiatiques, Chinois Coréens ou Cambodgiens, je ne sais pas qu'ils me pardonnent. Au téléphone je me suis présenté la dame a juste dit : oui ok et elle a raccroché. En fait ils ne parlent pas français. Pour dire bonjour les deux se penchent en avant comme dans les films, je suis comme un con j'avoue. La couverture est dans le jardin, lui mesure 1m60 pour 40 kilos, je lève mon côté mais lui... Bref, je me suis fait une grosse couil.. . Je m'étais gardé 6m en diagonale mais là ça va pas, je fais un truc avec des palettes pour passer au-dessus des tôles histoire de ne pas tout déchirer. Quand c'est refermé je suis bien soulagé.

    Il est largement midi, je mange un bout là le long et à 13h je suis à Lamasquère pour encore une palette de margelles pour des pro-bétons. Livraison facile.

    Après je vais à Cintegabelle, l'ancien fief de Jospin. Je livre une piscine complète chez un néo-retraité bien sympa. Lui il a des outils, servante d'atelier établi des boîtes en veux-tu en voilà. Je lui dis : « vous n'avez pas travaillé chez Berner des fois ? » « Si, comment vous avez deviné ? » On rigole, tout est logoté à la marque. Il me pose pas mal de questions, tu vois tout de suite que c'est un type qui sait travailler. J'accepte un café et je file.

    Il me reste une réno à St Gaudens, Miramont pour être précis, lotissement pas facile, j'avais pris soin de balancer la palette au cul pour ne pas trop me faire iéch.

    Je pensais couper à St Gaudens mais je trouve un troquet à Tarbes sur Truck Fly, on va aller voir ça.