| Carnet de bord de Avril 2026 | Partager sur Facebook |
C'est toujours le pépé qui fait l'ouverture à 4h30, euh 4h et demi c'est sans moi évidemment. Je démarre après le petit déj et la douche, j'attaque du côté de Dax. J'y suis à 7h30. Le chemin est étroit mais gros passage, des gens qui vont bosser à Dax j'imagine, pas envie de mourir si jeune, je mets le chariot en chicane pour faire freiner le flux. C'est toujours pareil, j'emmerde tout le monde à cause d'un ou deux abrutis qui me frôlent à fond la caisse. D'emblée le client me dit qu'il ne peut pas m'aider, mon gars a une cinquantaine d'année mais il marche avec des cannes, mieux dans la maison il a un déambulateur, je ne suis pas médecin mais il a une santé chancelante. Je fais mon truc, le nombre de colis était incohérent mais tout y est c'est le principal. Ensuite je vais à St Paul lès Dax, le quartier m'inquiétait un peu, c'est pas Tulle la semaine dernière, juste un virage ou deux pas faciles. Je me gare au coin de la rue. Petite piscine chez une fort jolie gamine, oui elle doit avoir l'âge d'être ma fille. Pas d'escalier, pas de margelles, c'est vite livré.
Pour ce matin j'ai encore une grosse réno-margelles à Magescq. Jolie maison, aménagée avec goût, belles prestations comme disent les agents immobiliers. J'en fais la remarque au papy.
Je prends le temps de manger un bout au parking du grand péage de Labenne. Je ne traîne pas, l'adresse suivante ne m'inspire rien de bon. La maison est à Villefranque mais loin du bled, il me faut rouler sur un chemin puis un autre, ça descend, ça remonte sec, c'est le trou du cul du monde. Je n'ai pas pu prévenir je n'avais qu'un numéro de fixe mais non attribué évidemment. Pas de 06 c'est bizarre, quand c'est Simone et Roger à la rigueur mais Ophélie et Séb comment ça se peut ? Je sonne la cliente est chez elle, elle est surprise que je n'aie pas leurs numéros. Pas grave. J'en chie un peu, le chemin est bordé de fossés de chaque côté, pas facile. Pour repartir javais fait le plus dur en venant, je suis à 6 ou 700m d'un rond-point, ouf !
Dernière livraison à Ustaritz, ici aussi ça grimpe sec, ça patine tellement la pente est raide. La cliente a un nom basque à rallonge et se prénomme Pantxika. Si ça c'est pas basque. Sauf que Pantxika n'est pas chez elle et qu'il y a un contre-remboursement. Un agri est en train d'épandre du fumier sur un champ, il s'arrête à ma hauteur : « c'est chez ma sœur, vous embêtez pas, posez tout à la ferme devant le tas de bois, je m'en débrouillerai. » Oui mais le chèque ? La frangine me rappelle elle va faire un virement instantané. J'attends. Elle me rappelle à nouveau, les virements sont bloqués à dix mille balles. Là j'appelle à la log. Faut attendre qu'un chef prenne la décision. Je descends dans la cour de la ferme en attendant, le frère revient vers moi, je vois des camions des bennes des engins. Ah mais ça me revient, je le connais ce gars, il fait des terrassements pour Waterair, on s'est vus il y a quelques temps dans les parages. J'ai l'accord pour livrer, il me signe les papiers, tchuss !
Un coup de balai dans la calèche, je démonte les cadres, un des deux est rouillé, j'ai bien du mal à le mettre en pièces. Bilan positif de la semaine, vu le bordel dans la semi je n'ai aucune casse, juste un manque mais je l'avais signalé au chargement, c'est donc pas de ma faute. Tout y était, pas d'oubli, au poil.
Je m'attendais à recharger du vin à Bordeaux mais non on recharge demain matin dans les Landes. Impec. Je finis la journée au Caloy à la sortie de Mont de Marsan, au plus proche pour demain.