| Carnet de bord de Avril 2026 | Partager sur Facebook |
Encore un drame ce matin, le boulanger est en retard, pas de pain, je mange un pain au chocolat industriel mais pas trop mauvais. Oui ici c'est une chocolatine mais moi je viens de la langue d’oïl, c'est pain au chocolat etpicétou. Personne à la douche, go !
A 7h30 je suis chez Biolandes, je suis le premier, au poil. Sauf que là c'est le vrai drame, le cariste me raconte qu'il est tout seul pour la prod la bascule le bureau... il ne pourra me charger qu'à 9h ! Un seul mec dans une usine comme ça, vive la France. Effectivement à 9h pile un autre cariste arrive, il m'attaque direct. Il a un gros Fen à quatre fourches, les palettes deux par deux en moins d'une demi-heure c'est complet. Au bureau le gars me demande si je veux du terreau, de retour au camion j'ouvre sur deux crochets il me file trois gros sacs d'une palette bennée à ce que je vois. J'ai pas tout perdu. A dix heures moins le quart, venga !
Je remonte par Sabres Pissos, pas de péage et ça roule, le quartier est assez peu montagneux. Je passe Bordeaux à l'heure creuse, tip top. Sur la 10 ça roule à peu près, je double un ou deux kolegas qui abusent mais ça va. J'aime pas trop m'arrêter tant que ça roule mais je mange un bout un peu avant Angoulême, à partir de là on est sauvés. J'ai 4h31 de volant à Bellac, j'ai optimisé au max.
J'appelle Pauline pour le rechargement à Seppois, elle me dit que je serai en retard et voilà. Je rappelle Scania, pour le rendez-vous de 13h c'est mort, pas la peine qu'ils m'attendent bêtement. Arnaud n'est pas heureux mais c'est pas de ma faute, après on n'est pas chez Merco, ici ils sont super conciliants. Je complète un peu de gas-oil à Montmarault, demain ça va être hyper speed.
Je fais ma seconde coupure juste après Chalon, c'est con il me manque une dizaine de minutes pour Beauchemin. Je ne vais quand même pas me traîner un 4h40 pendant deux mois. Le pont de Navilly est toujours interdit, le portique est indiqué à 4m, ça passe large à 4m15. Comment je le sais ? Boh c'est un mec qui me l'a dit au comptoir. A 21h15 je suis chez le José, il était temps le tachy claire de partout. Non ne dites rien, je vous ai déjà parlé du verbe franc-comtois clairer.