FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2026 Partager sur Facebook
  • Photos
  • St Divy 29
    tu es condamné à rester dehors !
    Epuisay 41
  • Mercredi 24 Juin 2026
  •  

    J'adore ce genre d'endroit, c'est vieillot mais propre, l'idée qu'on se fait des routiers de l'après-guerre. En plus il y a du pain frais, que demande le peuple ? Le peuple je sais pas mais moi je demande une douche et je me sauve.

    Pas loin, 14km plus tard je suis au point Maps que m'a envoyé la cliente hier soir. Elle m'avait bien dit de ne pas suivre le GPS, elle avait raison. Son conjoint est agriculteur, je dépose la couverture sous un hangar, fastoche. La piscine est là aussi, nouveau modèle ça ne doit donc pas faire longtemps qu'elle est là. Faut dire qu'à cette saison les agris ont d'autres chats à fouetter.

    La dernière livraison de la tournée est une réno dans les coins de Brest. Hameau paumé, jolie maison typique du coin, vieilles pierres, volets bleus, la classe. Je tombe sur la femme de ménage si je comprends bien, elle appelle son boss qui rapplique dans les cinq minutes. Il se pointe avec un chèque, c'est tout ce qu'il me faut. A propos de pointe, je trouve une vis dans le pneu droit du chariot. Là faut surtout pas l'enlever, je passerai vendredi chez Alexis.

    Comme d'hab' Laurence m'a envoyé mon retour hier en fin d'après-midi, on recharge dans le 35. Bon ben j'y vais alors. Maps annonce une vingtaine de km de moins par le sud, va pour Quimper Lorient Vannes, je suis bien content de rouler par là ça me change de Nîmes Montpellier. Je n'y arriverai pas en 4h30 depuis le resto ce matin, même en roulant à 90 tout du long. J'ai fait une 15 à St Divy, je mange une tomate en 30 vers Questembert et sur les coups de 14h je suis chez ID log. Le mec derrière la vitre me dit de me mettre quai 8 quand il sera libre. Une grosse vingtaine de minutes et c'est bon. Je dépends le chariot et je le gare sur le parking bagnoles, il y a une place à l'ombre, elle est pour moi ça m'évitera de me brûler le cul tout à l'heure. J'attends gentiment à l'ombre quand le gars derrière la vitre me dit d'aller sur le parking, sa cheffe m'attend. Bon, je vais voir ce qu'elle me veut... Elle me prend le chou parce que mon chariot n'a rien à faire là, c'est dangereux ! Hein ? Non non elle ne blague pas. « Vous vous rendez compte en cas d'accident ? » Accident de quoi, le truc est garé. Interdit chez eux, sécurité. Sécurité ? Je lui raconte que sous d'autres cieux on allait dans les centrales nucléaires avec nos chariots, votre protocole est plus rigoureux que dans le nucléaire ? Elle n'en démord pas. Pas la peine de s'énerver, je reste toujours sur mon quant à moi, je lui propose de le sortir de l'autre côté de la grille. Sur le ton narquois je lui dis : « Et surtout envoyez un mail à celui qui nous a affrété. » Je vous sors la phrase, elle vaut des points : « Oui je vais prévenir pour qu'un tel incident ne se reproduise pas. » Incident, sans déconner ? Tu sens la meuf qui se fait chier dans son bureau. A 15h40 je referme les portes, sors et j'embarque le tagazou, bises à tous.

    Je m'inquiétais un peu pour la traversée de Rennes à 16h15-30 mais ça va, ça roule. L'Adibou crie famine, j'arriverais peut-être à Orléans mais c'est con de tenter, je m'arrête à Châteaubourg au Ker Jo Ann, c'est bien commode cette station. Laval Le Mans, ça roule nickel, Bouloire idem. Arrivé à Épuisay j'ai 4h25 de volant, je pensais souper anciennement chez la Russe mais il est 19h30 ça me saoule de couper 30. Le quart d'heure ne me manquera pas non plus demain soir.