FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Novembre 2025 Partager sur Facebook
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  • je ne suis pourtant pas en piscines
    ma vie, mon oeuvre
  • Jeudi 27 Novembre 2025
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    Oh purée ! Le premier pain-beurre de la semaine ! Avec du pain ultra-frais, limite tiède. Une douche là-dessus et zou ! A la fin des 9h quand même.

    Limoges Angoulême, j'appelle le premier charpentier, je m'annonce pour milieu de matinée, à Bordeaux comment être précis sur l'heure ? Faut avouer ça ne roule pas trop mal, j'ai quasi pas doublé de camions sur la 10, la rocade nickel ou presque, ça va. A 10h45 je suis à Arsac dans une petite zone artisanale, rue étroite, je vais bien me faire chier à décharger des longueurs. La secrétaire me montre le Fen et elle rentre au chaud. C'est pas plus mal je fais ma mamaille tranquille. Le paquet de gauche qui a glissé a poussé l'autre en face dans le poteau côté passager. C'est juste en appui. Je vide le côté chauffeur, je bouge le camion de l'autre côté de la rue, je balance une sangle par sécurité, j'enlève le poteau, je passe les fourches du chariot et je vire la sangle. Yes ! Rien de cassé, rien d'abîmé, je m'en sors bien sur le coup. Ça tient en trois lignes mais j'ai mis près de deux heures ! Ça valait le coup d'y aller mollo, pas de réserves.

    Je trouve une boulan par là, le patron me vend une tourte de seigle d'hier, moitié prix. Je prends ! Du pain comme ça se garde la semaine. Le client suivant est à Blanquefort dans la zone indus pas loin de Castel, je suis venu là il y a peu. C'est pas la cour de chez Castelrougequitache, c'est tout petit. Le gars du bureau me conseille de me vider tout seul, mais non, le cariste se démerde pas mal. Juste pour la longueur côté chauffeur, il recule entre deux bennes je recule à mon tour, il vire le fardeau et je ravance. Au poil. Tiens quand je démarre j'ai un message : défaut moteur, contactez atelier. La légendaire fiabilité Scania ? Je me prends trois minutes pour attaquer ma miche de seigle. J'appelle Scania Besançon le code défaut veut dire plusieurs trucs, faut passer chez Scania Bordeaux. Merde ! J'ai vraiment pas le temps.

    J'appelle le client 3, il est à Mérignac. Une vingtaine de minutes de route et je m'enfile en ville, vieux quartier résidentiel, cours Jesaipluquoi. C'est une pauvre rue, des bagnoles de chaque côté, ça circule, l'enfer ! Je me gare au mieux à gauche, j'ouvre le côté passager, et dès le premier paquet ça coince. Le colis fait 4m mais il y a 2m50 entre les maisons, pas le choix, je pose tout sur le trottoir. Seules les plaques d'isolation font 2m, j'arrive à les approcher. Il me dit qu'il veut tout rentrer à la main, j'espère qu'il a des copains... Il me faut une bonne heure pour vider et refermer, la circulation augmente, faut que je me casse. J'appelle Scania Bordeaux : « c'est le turbo, j'en ai un, venez ce soir on vous le change. » Ouhlà ! J'appelle Pauline, qui appelle Scania Besançon, le chef d'atelier dit que c'est un clapet du turbo qui est bloqué. Bloqué fermé, plus de puissance, bloqué ouvert ça roule. J'ai eu du bol. Je rappelle Bordeaux pour me décommander. Je ne le traite pas d'escrocs, il aurait fait un diag avant de changer le turbo. J'imagine... Entre nous ça m'arrange bien, faire le tour de Bordeaux à cette heure et y passer 3 heures, la tournée n'est pas finie, je préfère rouler. J'ai rdv chez Scania Bourgogne lundi à 8h, ça me va bien.

    J'appelle le dernier client, il me dit qu'il ne sera pas là, je dois poser la longueur derrière le bâtiment, c'est entendu avec le fournisseur. Parfait !

    Je finis cette journée, chargée et riche en émotions chez Salis à Serres Castet, très très bonne adresse. Voilà des mois que je n'en ai pas bu mais j'ai mérité mon kir.