FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2022 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Mercredi 29 Juin 2022
  •  

    Café-douche, j'avance le camion de deux mètres pour dégager le chariot. Je fais une livraison depuis le Garrigou. La route est vachement passante, il n'y a aucune place devant la maison, je préfère rouler 500m à chaque fois que me faire écrabouiller par un caisseux pressé. Le client, casse couilles avec l'impératif, mais bien sympa par ailleurs m'offre le café. J'ai le temps d'admirer sa piscine, une Emma rallongée, liner gris, margelles grises, une plage en béton désactivé, magnifique.

    Retour au camion je prends la direction de Port la Nouvelle. La rue ne me dit rien mais sur place je reconnais le coin, j'ai livré le voisin il y a deux ou trois ans. Depuis il y a des trottoirs sur l'avenue et une piste cyclable, impossible de stationner là, je vais me garer vers un Aldi à 5 ou 600m. C'est une piscine sans margelles sans escalier, j'y vais en un seul voyage.

    Je mange un bout là le long et à 13h je suis au Barcarès. C'est ma journée en terrain connu, je suis certain d'avoir livré la piscine il y a une quinzaine d'année. La mémé ne se souvient pas de moi, pauvre, je crois qu'elle ne se souvient plus de grand chose. La piscine est vide mais la pompe tourne, je lui dis, elle me répond qu 'elle est presque sourde et que la pompe doit tourner depuis un moment. Je coupe le courant et la minuterie, c'est pas marrant de vieillir.

    La dernière livraison du jour est à Villeneuve de la Raho et comme un benêt je suis les indications de Maps, sauf qu'ici il y a une voie de chemin de fer et des ponts à 3m40. Merde, je ne m'en souvenais plus ! Je dois faire tout une boucle. La cliente a un camion à pizza, elle doit le sortir mais il est branché pour les produits frais bien sûr. Pas grave je ne suis pas pressé, elle si. Elle me dit qu'elle a un rendez-vous, elle doit absolument partir, elle appelle sa fille qui rapplique dans les deux minutes. Comment dire ? La quarantaine, blonde, une robe d'été ultra courte, une bombe anatomique ! Et toute gentille avec ça.

    Je passe à La Jonquera, ma chérie a besoin de moutarde, ici elle est douce, pas aussi forte que chez nous mais ma foi, ça fera l'affaire. C'est la guerre etpicétou. On se cadre avec les concessionnaires de Lérida et Tarragone pour demain matin. Faut pas que je merde, Laurence m'a envoyé un retour à charger à 14h. Je finis la journée à La Panadella, j'aurais pu pousser un peu plus loin mais il me fallait recouper 45, c'est con. Et ici le thon à la plancha c'est une tuerie de la mort.