FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juillet 2023 Partager sur Facebook
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  • il fait moche sur le Revermont
    je navigue sous grément de fortune
  • Lundi 3 Juillet 2023
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    Samedi c'était la teuf à Devecey, ATS a fêté ses 35 ans, le chef, qui d'ailleurs est désormais le patron associé à ses deux fils a invité les chauffeurs et les familles. C'était nickel, on a bien vécu.

    A 6h30 je suis à Bourogne, venga ! Les travaux sur la 83 doivent être terminés, il n'y a plus de message sur l'autoroute, je ne pense même pas à vérifier sur maps... Mauvaise pioche, la route est toujours interdite au transit, tant pis je fais le délinquant. Ceci dit en ce moment, les délinquants ne sont pas pourchassés... Entre parenthèse dimanche matin je payais un 45€ pour un 86 retenu 81 et sur France Info je voyais les émeutes en boucle, les pillages de magasins... Ma chère république creuse sa tombe toute seule. On va me dire que ça n'a rien à voir, je sais...

    Les travaux d'enrobé se sont un peu déplacés, il y a une circulation alternée, on perd quelques minutes pas plus. En 4h20 je suis à l'aire de Communay, on gagne toujours un quart d'heure par là plutôt que par Dôle, ça fait 34 ans que je le sais.

    A 14h15 je suis à Tavel, le pays est étroit et il y a une déviation. Un télésco bloque la rue, ils doivent refaire la toiture d'une maison à ce que je vois. J'abandonne le camion et je finis en chariot en passant par des ruelles.

    Après je vais à Morières les Avignon chez une retraitée, elle est ravie de me voir, sa piscine est à sec, elle me dit qu'elle a le droit de la remplir. Tant mieux pour elle.

    Je me paye la rocade d'Avignon pour la deuxième fois cet après-midi, ça roule à peu près. La suite est demain matin à Castelnau le Lez. Il est tôt, j'appelle la cliente, elle veut bien que je vienne ce soir, ça l'arrange même. Merde ça ne passera pas en 4h30, je coupe 30 ric rac. En sortant à Vendargues, j'entends un boum-pchittt. Rétros, je vois ma remorque en rupture, les pneus qui fument. Gnin ? Je me sers au mieux... Putain c'est le flexible rouge qui a pété, il est sorti de la tétine côté tracteur. Je le renfile et je fais 12 tours de scotch Waterair, ça a l'air de tenir, je regonfle... Je roule 1 km ou 2, je prends la confiance et rebelote, cette merde se détache à nouveau, là je roulais tout doucement entre deux ronds-points. Rebelote, je refais un pansement, plus costaud cette fois.

    A 19h30 j'arrive enfin pour livrer la réno. La cliente est anglaise, super sympa, elle parle parfaitement français contrairement à son mari, qui parle français comme je parle anglais, ça vous donne une idée du problème. J'explique ma panne, m'excuse pour le retard, en bons anglais ils sont délicieusement courtois.

    Je serre les fesses jusqu'au Pont de Barre, ma réparation a tenu, au poil.

     

     

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  • c'est mieux
    c'est pas Sète là-bas ?
    il pleut dans le Poussarou
  • Mardi 4 Juillet 2023
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    A 7h30 je suis au garage le plus proche du Pont de Barre, c'est à dire la concession Iveco. Ils n'ouvrent qu'à 8h mais 8h pile pile... J'achète un flexible, je pensais que ça ne prendrait que deux minutes, c'est plus compliqué, entre l'adaptable et l'origine Vico. Moi il me faut de l'adaptable, il me faut un raccord femelle côté tracteur et mâle à la main d'accouplement évidemment. La petite dame a un peu de mal, on finit par y arriver.

    Finalement je n'ai plus tant d'avance que ça, juste avant 9h je suis à Gigean. Je connais le quartier, je connais aussi les flics municipaux, il y a quelques années ils m'ont cassé les bonbons pour quelques brindilles d'arbres sur la route. Je vais voir à pied, je ne m'aventure pas dans le lotissement, je reste garé à 2 ou 300m, pas d'héroïsme. Petite piscine, tôles en long, je pose tout dans le garage.

    Après je vais à Agde, je passe par Marseillan, ça roule mais à partir de maintenant faudra passer par l'autoroute pendant la période des vacances. Je sonne, un gars avec un bébé dans les bras vient m'ouvrir. Il trouve bizarre que je sois seul, « comment vous allez faire » ? Il me montre son jardin : « le commercial m'a dit que vous pouviez livrer au fond du jardin ». Oui, quand c'est rangé ! Là il y a un bordel incroyable, des chaises, la caisse du chat, un tas de sable, du bois. Lui tranquille il pensait que j'allais faire de la place ! Mais t'es sérieux ? C'est à moi de ranger le bordel ? Je lui dis de poser son mouflet, de ranger pendant que je vais chercher le reste, il me dit qu'il ne peut pas. Ah ? J'ai eu des enfants, dans mon souvenir on pouvait les poser, on dirait que ce n'est plus le cas maintenant. « Non je ne peux pas vous aider. » Ouhlaa mon grand, c'est pas ma cour, c'est pas ma piscine, tu te démerdes ! Je pose tout sur les dalles, une signature et ciao ! Purée, lui il m'a tué !

    La suite est dans la montagne, je mange un bout dans le Poussarou, il pleut, la température baisse.

    De l'autre côté de Castres je livre une jeune Morgane, ici c'est le contraire, son mari a fait de la place, je pourrais poser quatre piscines. Il avait prévu, un mec normal quoi ! La jolie Morgane m'offre un café et je file. Pas loin, sur la route de Revel.

    Le chemin est étroit, je me gare devant une entreprise de recyclage. C'est trop petit, je vais me faire chier, je vais voir à la bascule, le gars présent m'autorise à me garer chez eux. Cool ! Au vu de l'immat' de la voiture je dis à la cliente : « vous, vous avez fui les bouchons entre Metz et le Luxembourg. » « Comment vous avez deviné ? On travaillait tous les deux au Lux, on n'en pouvait plus ! »Vu la baraque, ils ont amassé un peu de pognon, à Castres ils vont vivre en roue libre...

    Dans la semi je n'ai plus qu'une couverture solaire pour le 09, je m'en vais couper chez Pierrot aux Pujols bien sûr. Coup de bol, à 19h il reste de la place sur son tout petit parking, tip top.

     

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  • des jolies filles en Ariège
    retour dans la plaine
    Bergerac en bas
  • Mercredi 5 Juillet 2023
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    Je viens rarement ici mais c'est toujours un plaisir de gentillesse de rigolade et de convivialité.

    A 8h et quelques je suis à Saurat, ce bled est sans issue pour les plus de 10m de long, tu montes pas trop serein du coup. Je ne m'en souvenais plus mais je suis déjà venu dans le patelin juste avant, aucun souvenir non plus d'où j'avais fait demi-tour. Je trouve la maison, presque au bord de la route, je sonne, personne. C'est bien là, la piscine est en eau, pas terminée mais en eau. Je sonne le 06 de ma liste, le client me dit qu'il m'envoie un pote. Le gars se pointe dans les 5 minutes, il ne devait pas être bien loin, il signe mon récep' et ciao.

    Je préviens Laurence que je suis vide, on recharge à Tonneins mais demain à 8h... ça me laisse 23h pour faire 200 bornes, je devrais y arriver.

    Je prends la nationale jusqu'à Toulouse, je m'arrête au pain à Cintegabelle, l'ancien fief de Jospin pour ceux qui se souviennent de qui c'est... Je complète le gas-oil à l'AS24 à l'entrée de Toulouse puis je prends tout mon temps pour manger un bout après Auch. 

    A 15h je suis chez Righini, je vais me présenter sur la pointe des pieds. Je trouve le cariste /chef de quai, j'explique mon cas, « je t'ai vu arriver, attends un peu mais je pense que c'est bon. » Il téléphone, un lot pour le 88 n'est pas prêt, mais il ne sera pas dispo demain non plus, ça discute... ils le remplacent par un lot de Besançon, c'est encore mieux. Évidemment je ne suis pas prioritaire, faut que j'attende un peu, m'en fous, pourvu que je charge, c'est l'essentiel ! A 16h j'ai une place au quai 4. A 5h et demi je me taille, chargé complet, venga !

    On en veut toujours plus, le top ce serait que je vide les deux 71 demain matin puis les deux 25 l'après-midi. Allez tonton, à fond à fond ! Sauf que je tombe sur tous les casse-couilles de la Terre entre Seyches et Bergerac dont un mec en bitume de chez Rodières, il freine à chaque virage, même dans les virages en côte, un psychopathe, il m'a rendu dingue ! Quand t'as un Actros chargé lourd tu freines pas dans les montées !!! Bergerac Périgueux ça va mieux, puis Périgueux Limoges la journée est bien avancée je vis ma vie tout seul.

    A 21h30 je suis à St Vaury, ici on peut manger tard mais surtout Chalon ça passe sans coupure.

     

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  • on commence à vider
    Ludo 25
    ça c'est fait
    ça débarrasse la terrasse
  • Jeudi 6 Juillet 2023
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    Réveil un peu avant 5h, café pain-beurre douche, quand j'ai 9h01, zou !

    A 10h et quelques je commence à Dracy le Fort, la palette pour eux est gerbée sur une autre, pas de palabres inutiles, je la descends moi-même, une signature sur les papiers et je traverse Chalon.

    Personne non plus chez Doras à St Marcel, ici aussi une seule palette, je la descends par les portes avec mes rallonges. Papiers, le cariste m'ouvre la barrière, je sors, je laisse passer une voiture, au moment de démarrer je vois dans le rétro que la barrière s'est refermée sur le Moffett. Putain elle a eu chaud ! Je retourne voir le gars : « oh ben tu serais pas le premier à arracher cette merde, on l'a déjà signalé. » Ouais bon, je préfère pas. Je voulais avoir fait les deux clients avant midi, mission accomplie.

    Les 4h30 sonnent avant Dôle, j'en profite pour manger un bout.

    A 13h30 je suis du côté de Valdahon chez un gros marchand de matériaux. La barrière est fermée, c'est chié long. C'est là que je vois arriver le jeune Ludo 25, sur FDR on l'a vu arriver il n'avait même pas le permis le gamin. On papote deux minutes et un cariste vient enfin me chercher. Pour eux j'ai un bon tas .

    Après je descends à Besançon dans un autre Doras, le cariste n'est pas rapide mais bon... Il me reste du 54 et 57 que je vais déposer à quai chez nous.

    Hier ou avant-hier Pauline m'a demandé s'il allait me rester de la place la semaine prochaine, elle a un kiosque à pizzas à descendre à Perpignan. Je compte et recompte mes mètres de plancher avant de dire oui. Cette fois faut y aller. J'appelle le gars à Perpi, il me dit que le distributeur est devant un bistrot mais qu'il sera sur le parking. Cool !

    J'appelle mon ex collègue Gérald, il me fait un radio guidage. Je trouve le bar, mais la machine est toujours en place, sur la terrasse. Là c'est la merde. C'est à ce moment que passe Stéphane, il a placé deux camions chez Waterair plus un troisième qui fait autre chose. Bref. « Ben qu'est ce que tu fais là mon Pierrot ? » Je lui explique le truc, il me propose d'aller chercher un tire-pal à son dépôt. Venga ! On saute dans sa fourgonnette et on fait l'aller et retour vite fait. C'est quand même pas gagné, le bidule est calé évidemment, bon c'est pas une galère mais pas loin. On fout le truc sur le parking, on remet le tire-pal dans la bagnole et il file. Je n'ai plus qu'à le charger et y mettre une sangle. C'est surtout pour me donner bonne conscience, le toit du distributeur ne me semble pas bien solide. Avant de partir je vais voir le patron du troquet, il m'explique l'affaire. Le kiosque à pizzas était en dépôt chez lui en échange d'un loyer, mais le gars ne s'en occupait pas, et il ne payait plus depuis 6 mois, et donc c'est le gars de Perpignan qui l'a racheté. Tu m'étonnes que le tôlier il est bien sympa mais c'était pas son problème de sortir le truc sur le parking, ça le débarrasse c'est tout.

    Je n'ai plus qu'à me rentrer, à 19h je suis à Audincourt, fin de mission.

     

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  • semaine terminée
    récap'
  • Vendredi 7 Juillet 2023
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    Je suis en pré-week-end, ce matin je vais faire un tour en vélo. Il est tôt, je suis en forme j'avance bien, le long du canal j'entends un autre arriver derrière moi, vu la vitesse c'est un pro avec un biclou de courses et les fringues fluo du tour de France. Penses-tu ! C'est un pépé avec des chaussettes de contention. Je m'arrête sur un banc, je pleure, je songe à balancer le vélo dans le canal mais je suis trop loin de la maison pour rentrer à pied.

    A 13h45 je suis à Seppois, je me fais embarquer par deux chefs de la prod', ils veulent faire le point sur les problèmes. Je vide mon sac : les cartons de merde, le lourd posé sur le léger, les palettes de merde sous le lourd et les bonnes sous le léger. Espérons que ça va servir à quelque chose... Après faut pas que je noircisse le tableau, en haute saison ils font un peu à l'arrache avec des intérimaires, ces derniers temps il n'y a plus que les embauchés ça va mieux. Mettre une Europe sous une réno de 50 kg et mettre une boîte à camembert sous trois kits ça m'énerve j'avoue.

    Retour au chargement, on bloque le kiosque à pizzas avec des palettes de colis, c'est serré mais ça passe tout au sol. Je laisse la place à mon Jojo et je rentre à Bourogne. 16h fin de journée, micro-journée. Bon week' à tous, le ciel vous tienne en joie.

     

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  • Chasse sur Rhône, ça commence !
    Montpellier c'est étroit
  • Lundi 10 Juillet 2023
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    Après un loooong week-end en deux-roues motorisés ou pas, faut y retourner. A 6h je suis à Bourogne, c'est pile poil le moment où éclate un gros orage ! Les voitures sont garées comme à la parade côté rue, le temps de revenir au camion je suis gaugé. Ça commence bien.

    Tout va bien jusqu'à Lyon, je fais ma coupure là le long, parfait. C'est à partir de Chasse que ça se gâte. Premier petit bouchon, 10 minutes c'est rien , ensuite on enchaîne un 26 minutes puis encore un 28 minutes de retard vers Montélimar ou Bollène je ne sais plus. J'ai bien surveillé la N7 mais c'est pas mieux. C'est comme ça tous les lundis de juillet août, une horreur. C'était quoi l'alternative ? Partir à minuit, commencer les livraisons à 8h et tanquer à 13h en plein cagnard ?

    Je m'étais mis 13-15h à Nîmes, je vois bien que c'est mort. J'appelle la cliente, elle me dit de ne pas me stresser, elle est à l'intérieur avec la clim', je viens quand je veux. J'appelle le suivant, il me remercie d'avoir prévenu. Ouf !

    A 16h10 je suis enfin à Nages et Solorgues, je dépose une réno-margelles chez des gens charmants. Elle me dit qu'ils sont au café, est-ce-que j'en veux un ? Moi quand on me parle comme ça ! Faut que je coupe 30 quoi qu'il en soit. Oui j'ai mis 9h pour venir à Nîmes !!!

    Je coupe par Mus-Codognan, à 17h30 je suis dans Montpellier, une ruelle, puis une autre, j'espère que c'est pas en cul-de-sac parce que jamais je ne sors par là ! Avec le pneu du chariot je frotte le portail du client, j'ai bien cru qu'il allait me faire un sketch. Je prends deux photos si des fois, je lui montre que la rouille c'est pas moi. Genre : ton truc est bon à repeindre...

    La piscine suivante est 500m plus loin dans le même quartier de misère, des bagnoles de tous côtés... Le client me demande si on peut dépoter les tôles, il n'a qu'un portillon. Ma foi, j'ai pas bien le temps mais bon... Ma bonté me perdra... Ce soir elle me fait surtout perdre une 11h qui aurait été précieuse. Je coupe au plus près c'est à dire au Pont de Barre ; j'ai 10h08 de volant et je loupe la 11 pour 10 minutes. Quand ça veut pas !

     

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  • ouf !
    bizarre
  • Mardi 11 Juillet 2023
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    Je commence à 1km500 du resto à St Jean de Védas après mes éternels café-douche. J'y suis à 7h30, le quartier est tout petit, je passe déjà un moment à me remettre dans le sens de la sortie. Je livre une Corinne qui a oublié l'amabilité sur sa table de nuit, en plus elle est tatillonne, j'ai fait le contrôle deux fois, elle m'a saoulé ! Faut rester zen, les chauffeurs Waterair on a été dressés pour ça, mais j'arrive aux limites là...

    Après je vais à Lespignan, après le dépôt Napoly ça descend en direction du patelin, je laisse filer, c'est là que deux mobylettes bleues me doublent, c'est une route à 60 pour nous, mon compte est bon : prénom du père, nom de jeune fille de la mère. Je connais la procédure. Bah non, ils clignotent et s'enfilent dans un chemin. Enfin, ils s'enfilent dans un chemin, j'en sais rien, ils s'enfilent SUR un chemin oui. Je dépose une rénovation chez un gars, c'est tout le contraire de la première : « j'y connais rien, je vous fais confiance. » Tout de suite c'est moins pénible.

    Ensuite je vais à Maureilhan, c'est à côté. Là c'est gros tas de merde dans la cour, je déplace le bordel avec mes pieds pour éviter de crever un pneu de l'engin, impressionnant !

    J'ai perdu du temps ce matin à SJV mais j'ai bien rattrapé, j'ai le temps de manger un bout. A 13h je suis à St Nazaire d'Aude. Je vais livrer un petit short en jean's, dedans il y a une trentenaire blonde, polonaise ou quelque chose comme ça vu son accent. Elle me semble mariée mais bien des prétendants ont dû venir chanter la sérénade sous son balcon. Pas chiante, je laisse tout au bord du trou, elle s'en débrouille me dit-elle. Ben écoute ça m'arrange bien.

    Après je vais me débarrasser du distributeur à pizzas dans la zone commerciale de Perpignan nord. J'appelle le gars un quart d'heure avant pour qu'il soit à son atelier, mais non c'est pas un atelier, c'est un coin de trottoir, il va remettre le zinzin en route. Il trouve une rayure sur l'écran, il commence à discuter, je frotte avec le doigt ça s'en va. De toutes façons, je ne suis pas un lapin de trois semaines j'avais blindé le récépissé avec toutes les mentions possibles : « matériel non emballé, non protégé... » etc...

    Pas mécontent je file direction le sud, ce soir faut absolument que je finisse mes heures au mieux. J'ai coupé 15 à Perpi, je finis les 30 avant Barcelone. Je passe la capitale catalane à 18h, ça roule à peu près, sauf vers Barbera mais c'est normal. J'écris au concessionnaire du Levante pour m'annoncer, il ne répond pas. Bon. Une heure après j'appelle : messagerie. Je sais que c'est pas un fou du téléphone mais quand même. J'ai pas le choix, on verra demain. A 20h30 il répond enfin : « ok, on se voit là-bas.» C'est pas un roman mais c'est assez pour me rassurer.

    Bien sûr je passe mon temps à combiner et recombiner mes heures, à Torreblanca je prends la route qui monte à l'aéroport, quand l'AP7 était payante tout le monde sortait là, il n'y a plus un chat désormais mais avant Castellon les restos subsistent, il y a même du monde. Garé il me reste 1 minute de volant, tip top mon histoire.

     

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  • la Mancha
    plus calme que lundi
  • Mercredi 12 Juillet 2023
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    La douche est à l'extérieur, minable, m'enfin, je démarre propre c'est l'essentiel. Je passe Valencia un peu avant 8h, comme toutes les grandes villes ça coince un peu aux bifurcations, normal.

    Un peu avant 10h je suis à Albacete, le numéro que j'ai dans la rue correspond à un immeuble, j'appelle le Flo, il me dit qu'il est à l'arrière du bâtiment, faut que je fasse le tour du pâté. Je me gare, il est 10h tout pile, et bien sûr on va manger. Purée lui le casse-dalle de 10h c'est sacré ! Nous vlà parti tous les 3 avec son gamin, il a le Berlingo et une remorque, va te garer avec ça en pleine ville. Il abandonne, non pas le casse-dalle tu penses, on va dans la zone industrielle la plus proche. Bocadillo cerveza café, la totale et comme d'hab' il refuse que je paye. En revenant au camion j'ai 45 min de coupure, c'est pas plus mal ceci dit. Ils ont démonté le grillage à l'arrière de l'immeuble, je passe par une piste cyclable avec le chariot, ce sera une piscine collective, il y a un bon tas, on se paye tout à la main, normal. A midi je me sauve.

    J'ai reçu un message, on recharge demain à Barcelone, au poil! Venga ! Au retour je ne risque pas de benner les colis, je passe par Requena, la Mancha profonde. Des dizaines et des dizaines de km de route sans village, de la vigne, des oliviers des arbres fruitiers à perte de vue, cette région est magnifique.

    A 16h je me décide à faire une coupure, je mange une tomate histoire de dire. Le dernier plein date de jeudi à Devecey ; Besac' Seppois Albacete Tarragone je roule avec des vapeurs de gas-oil. Je clôture cette jolie journée aux 101 Bocatas, j'ai 8h57 de volant, c'est pas trop mal.

     

     

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  • courage !
  • Jeudi 13 Juillet 2023
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    Les 101 sandwichs c'est bien mais ils n'ouvrent qu'à 7h. Je me fais chauffer un café et à l'issue de mes 11h je file.

    Selon les avis sur Google ça m'a l'air d'être une bonne boutique. Il faut traverser Sabadell, c'est la même route que pour monter à Matadepera, hélas je connais. A 7h pile je suis aux expés de la verrerie, le gars me fait entrer de suite. Il n'y a pas un camion, juste un Espagnol qui termine. Emplacement numéro 4, j'ouvre les deux côtés, un jeune cariste pas spécialement doué m'attaque de suite. Un Espagnol arrive, son cariste est bien plus rapide, limite il finit avant moi. Bon c'est pas bien grave, faut pas que j'abuse, à 8h je me casse. Une heure pour charger un complet, 26 palettes 13m, papiers inclus c'est beau. Les avis Google étaient justes.

    Je retraverse Sabadell, des immeubles à l'architecture soviétique, je ne sais pas s'il y a un centre historique mais le reste est bien moche. Rien à signaler sur l'AP 7, ça roule sur le contournement de Barcelone. Je m'arrête à Hostalric pour manger un bout et me doucher, oui dans la mini-douche. Un tour de manivelle kling-kling, le taximètre est revenu à zéro, parfait.

    Je n'ai plus qu'à me rentrer. Depuis le début de la semaine je suis emmerdé avec mon essieu auto-suiveur, il ne se verrouille plus, la semi recule en crabe, c'est bien chiant. Faut que je passe chez Mécano-service lundi, j'appelle le domaine vers Colmar où je dois livrer lundi, je raconte ma vie, la dame me dit que le rendez-vous 9h des papiers c'est indicatif, je viens quand je veux. Mardi qu'elle me dit ! Ah non ! Lundi 14h ce sera bien.

    A partir de la frontière je commence à surveiller le trafic, pour l'instant dans mon sens c'est au vert. Si je vois que ça bouchonne j'insiste pas, je coupe 9h et je repars dans la nuit. Montpellier tranquille, Nîmes tranquille. Je coupe 45 à Mornas, c'est toujours au vert, venga ! Je m'inquiétais pour Montélimar Valence, il y a du monde mais ça roule. En face c'est pas la même chanson... A partir de Valence je me dis que je peux couper, on rentre en moins de 4h30 à Besançon. Pour finir Lyon passe mieux qu'un vendredi, j'y crois pas ! J'aurai perdu une dizaine de minutes pas plus, en passant par Satolas quand même, j'avoue.

    Une veille de long week-end tous les routiers sont fermés évidemment, je finis mes heures à Méximieux, c'était inespéré ! 9h45 de volant pour 765 km, nickel. Ce soir je mange à La Pataterie...

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  • en route !
    2999,9 km, même pas 3000
  • Vendredi 14 Juillet 2023
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    Décollage de la piste numéro 1 à 3h16 dès que les 9h01 de coupure sont écoulées.

    Bien sûr je suis emmerdé par les hordes de caravanes et camping-cars de Lyonnais et Bressans qui vont en vacances à Lons le Saunier. Quoi ? Comment ? Ça n'existe pas ? Alors l'interdiction totale de rouler serait débile ? Bé on est en France, on prononce des trucs complètement crétins et personne pour surveiller l'application de ces trucs stupides. Évidemment à 4h du mat' sur la 83 t'es tout seul, si, j'ai vu un renard écrasé, la pauvre bête.

    A 6h pétante je suis au portail à Devecey, il reste une petite place pour mon petit camion, je saute dans la Fiat, je remets l'alarme. Bon défilé en rangs serrés à toutes et tous, que le ciel vous tienne en joie.

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  • le poumon tuberculeux
    les codes wifi !
    la plaine d'Alsace vu d'en haut
  • Lundi 17 Juillet 2023
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    Je pose la Fiat au dépôt, à peine le temps de faire chauffer la machine, comme prévu à 8h je suis chez Mécano-service. Un gars attaque mon auto-vireur de suite. En fait c'était pas bien méchant, avec le temps le verrou s'est déréglé, un peu de rouille là-dessus et le mâle ne trouvait plus la partie femelle, un peu de lubrifiant et ...bref vous avez compris. Le poumon ne s'époumone plus à forcer à côté du trou.

    Retour au dépôt pour faire les pleins, je récupère un crochet de bâche, j'en ai un qui fait la gueule depuis un moment, la bâche finit par se déchirer autour. Je file à Rioz chez Franche Comté Bâches, le fils me refait ça aux petits oignons. C'est bien les lundis de glandage, ça permet de faire les trucs qui traînent.

    Depuis Rioz inutile de revenir à l'autoroute d'autant que rien ne presse, je coupe au travers par la Haute Saône, à midi et quart je suis à Voegtlingshoffen. Le caveau est fermé jusqu'à 13h30, j'ai le temps de manger un morceau. Bon quand même ça ne bouge pas beaucoup sur le quai. Je vais voir la vendeuse au magasin, elle me dit que les bouteilles se vident plus loin, sur l'ancien site. Oups ! Là-bas un cariste me dit de n'ouvrir qu'un côté, il me file une barre bien fichue pour tirer les palettes du côté passager au bord. Il y a déjà un bon tas de palettes mais le gars me dit qu'il attendait cette référence là pour embouteiller. Je lui en livre pas loin de 50000, il a de quoi s'occuper je pense. On signe les papiers et il me donne une bouteille de Crémant, sympa.

    Pour repartir c'est spécial, faut descendre un chemin à pic dans les vignes, deux fois à gauche et on revient sur la route mais ça fait un trop grand dévers, je vais tout arracher, je pars à gauche et je vais me retourner plus loin dans le village. Retour au caveau, la vendeuse me demande si je n'ai pas trouvé. Si bien sûr, mais cette fois je suis client. Je me fais un carton de mélange pour goûter un peu à tout.

    Je n'ai plus qu'à me rentrer à Bourogne. Pareil je coupe au travers par Dannemarie, demain je charge une Solaé à Grandvillars, en vrai professionnel j'aurais dû dormir sur place. A 3km de Bourogne, faut pas exagérer.

     

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  • Cayenne, on casse des cailloux, normal
    petit complément
    route de Bagnols, il y avait longtemps !
    une merveille !
  • Mardi 18 Juillet 2023
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    A 8h je démarre hyper tranquillou, je vais chercher ma couverture chez Laily, en 10 minutes c'est fait, je file à Seppois.

    J'ai bien fait de venir en avance, il n'y avait personne à 8h, Fabrice me charge direct. Je me fais un peu chier, faut que je me garde 3m de plancher. C'est chiant quand c'est comme ça, c'est plus simple d'avoir le complément en premier et de se débrouiller pour tout rentrer. La couverture fait 5m, ça bouffe une place folle. Je la pose sur l'escalier qui va avec, je ne vais pas me torturer pendant deux plombes, je verrai bien en suivant.

    Juste avant midi je suis au dépôt, je me charge du terreau, ça rentre pile poil, il reste même un peu de place, au top.

    Ça roule sur la 83, je prends quand même un quart d'heure après Lons pour manger, il est 14h, il est temps.

    D'habitude je descends le lundi, en été c'est bouché, on est mardi... Mouais, c'est pas gagné quand même, le moindre véhicule sur un refuge et le trafic s'arrête, vivement les vacances j'en ai ras le cul de la vallée du Rhône, comme tous les ans me direz-vous.

    Faut pas trop que je me plaigne, au final ça n'a pas trop mal marché, en 4h30 je suis à Valence, à la station. Il m'aurait manqué un peu pour l'aire de Bellevue mais elle est fermée depuis un moment, rien de grave.

    Philippe de la logistique m'appelle, semaine prochaine j'ai une piscine vers Tolède, le mercredi ça ne va pas pour le client. Si je l'ai mise le mercredi c'est que j'avais pas le choix, le lundi après-midi ce serait top mais en partant de Belfort... Le jeudi ça ne va pas je suis en Galice, je ne suis pas magicien... Plus tard je reçois un mail, piscine annulée. Bon, Pauline me complétera avec du terreau pour le 34 et voilà.

    Comme d'hab' je quitte à Montélimar sud et je finis la journée chez la reine des desserts à Pouzilhac, top adresse. Ce soir elle a fait des tiramisus aux spéculos, la gourmandise est un péché mais tant pis, je le sais depuis longtemps, je suis bon pour les enfers.

     

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  • si si, c'est là à droite !
    on vide sur le parking
    lac du Salagou
    Millau
  • Mercredi 19 Juillet 2023
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    C'est la reine des desserts qui fait l'ouverture, son mari doit ronfler à cette heure, café douche et zou !

    A 7h30 je suis à Générac, Grand rue, autant dire que c'est dans le centre du bled. La cliente est toute contente que je vienne de bonne heure, elle peut partir bosser. Une réno un chèque et je file.

    Ensuite je vais à Pérols, je passe par Vauvert La Grande Motte, j'aime bien par là c'est plus sympa que l'A9. En échange d'un chèque je dépose une réno-margelles chez des petits vieux, fastoche.

    Après je vais à St de Védas, la cliente a prévenu qu'elle ne serait là qu'à 11h30. Elle se pointe à l'heure, rien à dire. Elle me raconte qu'elle a accompagné sa mère chez le médecin, vu l'âge de la dame sa mère ne doit plus conduire c'est certain.

    Je prends le temps de manger un bout vite fait et à 13h30 je suis à Maraussan. J'appelle le client parce que son chemin ne m'inspire pas du tout. Il me répond que je peux monter jusqu'à la ferme. Une ferme ? Cool, il doit recevoir des camions d'engrais de fourrage d'aliments, j'y vais la fleur au fusil. Mouais ben on n'est pas en Franche Comté ou en Picardie, aucun camion ne monte, il doit aller chercher le grain des poules avec le tracteur. En m'y reprenant 36000 fois j'arrive à me retourner. Sans rien casser ce qui est encore mieux. Le client bien sympa par ailleurs m'offre le café.

    Pour 15h je suis au Weldom de Thézan les Béziers. Les gars ne font pas la gueule, le chef m'envoie un cariste, petit magasin il faut rester sur le parking pour vider. Bonne poire je descends mon chariot pour tirer les palettes du fond au bord. J'en emmène une derrière et en la posant c'est le drame, tout doucement je vois le film se tordre, la pile de terreau tout doucement se casse la gueule. Je saute du chariot mais c'est trop tard. Le cariste est mort de rire, aucun sac crevé c'est déjà ça. Je ne sais pas combien il y a de sacs de terreau sur une palette, mais en plein cagnard c'est beaucoup trop ! Le gars apporte une autre palette et on fait deux petites, c'est plus sage. A vouloir bien faire, bon, ça se finit bien.

    Philippe me rappelle, finalement les Espagnols ont trouvé une solution, la piscine de Toledo est revenue dans le game. Je préfère comme ça.

    Il me reste encore une piscine à Octon, au bord du lac de Salagou. A vu de nez l'adresse était bien inquiétante mais sur Maps ça me semblait potable et en vrai oui, ça va. La maison est sur un chemin de terre, c'est pas les grands boulevards mais ça va.

    J'appelle le dernier client de demain, le gars me dit qu'il est transporteur, et que c'est impossible de monter chez lui en semi. Je pense qu'il sait de quoi il parle...Il me dit de tout déposer chez sa mère en bas du village. Eh ben entendu !

    Je me rapproche au mieux de Marvejols, et le mieux c'est le relais de Bonsecours, là c'est vraiment le mieux.

     

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  • complet de chez complet
  • Jeudi 20 Juillet 2023
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    C'est d'un goût douteux mais sur chaque porte de douche il y a une pin-up dessinée, faut s'adapter à la clientèle. Moi c'est Angélique qui vient me frotter le dos.

    A 7h30 je suis chez la maman du client, c'est comme il m'a dit, je pose tout devant le tas de bois. Au deuxième tour la dame arrive, je lui explique que j'attendais d'avoir fini mon truc pour la réveiller. Je termine, elle signe la paperasse pour son fiston et je file.

    On recharge dans le 43, Maps me propose deux itinéraires, un crochet par l'autoroute ou au travers par la campagne. Bien sûr je coupe au travers. C'est un vrai régal ! Les paysages sont magnifiques, les bleds paumés, des vaches, quelques tracteurs, des maisons en pierre, je suis au paradis. Inutile de préciser que je n'ai pas vu un camion, je pense être le seul taré à passer par là, à vide ça se fait, avec un complet de flotte tu oublies. Ah si, j'ai croisé le laitier, il y a fallu se serrer, ça croise juste.

    A 10h et demi je suis chez Recticel à Langeac, on est affrété par un petit transporteur autrefois de St Vallier avec des camions rouges. Au poste de garde il y a un Espagnol, ou plutôt le chauffeur d'un camion espagnol, le vigile lui dit qu'il faut un numéro qui commence par 16. Je ne parle pas polonais, je lui fais la traduction en espagnol, il retourne au camion en râlant. Mon numéro commence par 16, j'entre direct. Le temps de faire le tour de l'usine un cariste a déjà sorti mes palettes, c'est des blocs de mousse, ça va pas trop mal . Sauf pour les deux dernières, trop hautes. Le cariste appelle son chef, il ne manque qu'un cm ou deux, pas plus. Je les laisse ronchonner un moment, après je leur explique qu'il suffit que j'ouvre un peu le toit et on les entre par l'arrière. Eurêka ! L'astuce ne marche que quand le toit s'ouvre, le chef me dit ok : je vais faire enlever une couche sur les prochaines palettes. C'est une bonne idée oui. Après l'astuce d'ouvrir le toit, j'ai pas déposé de brevet d'invention, tout le monde le sait... sauf eux. A 11h30 je me taille après avoir caser mes Europe comme je pouvais par ci par là.

    Ma prochaine mission c'est de trouver du pain. Je m'arrête dans un patelin avant Le Puy, ils ont des tourtes de seigle, je suis au paradis je vous dis.

    Je m'arrête manger par là, le croissant de Bonsecours est loin. Le Puy Saint Étienne Lyon c'est bien radarisé, je reste sur mes gardes. Malgré le Coyote j'en ai payé deux ces derniers temps, ras le cul.

    Je passe au gas-oil à Chassieu vu que je ne repasse pas par Devecey. Je reste sur l'autoroute, avec le tour de France certaines sorties sont fermées, du coup je fais comme d'hab' je quitte à Viriat.

    Je finis ma coupure après Bourg. C'est là que je réfléchis, trop tard comme toujours. Je pensais monter à Vesoul par la route des Vosgiens et couper à Bucey les Gy, mais j'ai mes Europe vides, je ne vais pas les promener jusqu'en Galice. Je change mon fusil d 'épaule, je passe au dépôt pour les virer, j'en profite pour mettre un peu de gas-oil dans le tagazou. Je finis cette délicieuse journée à La Charmotte à Quenoche, c'est pas loin de V'soul.

     

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  • ça vide
    à peine 2000km
  • Vendredi 21 Juillet 2023
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    Je me lève et je danse en chantant sur la couchette : « Mérinos Mérinos, le matelas des réveils en beauté... » Je vais quand même déjeuner puis je monte à la douche, royale la douche, du 3 étoiles.

    A 7h30 je suis donc chez Mérinos, maintenant ça s'appelle Copel, où j'ai chargé hier et ici c'est tout le même groupe : Bultex Epéda Mérinos. Je n'ai rendez-vous qu'à 8h mais je sais qu'ici il y a du monde le matin, on y venait à l'époque de Buffa. Il n'y a qu'un quai de réception, c'est chacun mon tour. Un Portugais et un Espagnol se pointent juste derrière moi, pas d'inquiétude, les heures sont respectées. A 8h un gars m'attaque, il râle un peu à cause des palettes trop hautes, normal. Il est sympa mais il discute beaucoup, magne-toi le cul bordel. A 9h15 je m'en vais enfin. Vesoul Belfort Seppois, à fond à fond.

    A 10h30 Fabrice m'appelle, t'es où ? Enlève ton téléphone de l'oreille. Je klaxonne : tu entends mes trompes ? Je suis en haut de Seppois !

    Il a bien sûr sorti mon fourbi, y compris une réno ( archi-urgente, top prioritaire semble-t-il ) supplémentaire de dernière minute pour le 34. Sur ma liste la piscine pour Tolède a été barrée puis tipexée, raturée...cette fois elle est dans la remorque, advienne que pourra. En tous cas je suis bien content de l'avoir, ça fait un joli voyage.

    A midi et demi je pose le camion chez Jacky, je vais profiter d'un long week-end, le prochain ce ne sera pas la même chanson. Bon week-end à toutes et tous, le ciel vous tienne en joie.

     

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  • le Doubs toujours
    on y est
    fallait sortir les gars
  • Lundi 24 Juillet 2023
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    Bon, je fais quoi ? J'en ai ras le bol de la vallée du Rhône le lundi. A 5h et quelques l'orage me réveille, bon déjà je ne suis pas parti à 3h... A 6h et demi je suis à Bourogne, décollage, on verra bien.

    Comme souvent je sors à Baume les Dames et je passe par le haut. La côte de Morre est en travaux, tout le trafic passe de « mon » côté, limite si ça bouchonne pas en haut de Besançon, ça commence bien... Sur la 83 c'est bien tranquille, profite Tonton, profite du calme.

    Bien sûr les choses sérieuses commencent à Lyon, Maps me conseille de faire le grand tour, allons-y ! C'est vrai qu'en direction du vieux périph' c'est bien planté. M'en vais couper dans une zone indus' ça doit être Mions ou Corbas par là, pour l'instant je n'ai perdu qu'une dizaine de minutes.

    A la bifur de Chasse bien sûr tout est à l'arrêt. Bizarrement le bouchon n'est pas si terrible, Maps annonce +9 min, ça va encore. Après au péage de Vienne tu tombes fatalement sur le débile qui sans badge prend la file à 30 : « oh ben j'avais pas vu ! » Ou l'autre crétin qui n'a pas sorti son télépéage assez tôt, et qui doit reculer jusqu'à l'antenne. Mais ils ont le droit de vote ces abrutis ? Ils donnent leur avis sur la marche du Monde ? C'est du mépris je sais mais à un moment au volant il faut un minimum de concentration sinon tu fais chier les autres.

    On roule en accordéon, telle Yvette Horner au Tour de France, jusqu'à Valence. Le trafic est dense mais finalement ça ne roule pas si mal, j'aurai perdu une vingtaine de minutes c'est tout.

    En face entre Nîmes et Montpellier, pour eux c'est plutôt Montpellier Nîmes d'ailleurs, c'est le chaos. Aujourd'hui j'avais prévu de ne rien livrer mais il est tôt, j'appelle le gars pour la réno supplémentaire de demain. Il me dit qu'il ne peut être chez lui qu'à 18h30. Pas grave, ça me va j'ai de l'amplitude jusqu'à 19h30.

    Je fais atelier lecture à la sortie de Fabrègues pendant une bonne heure. A 18h je suis à Cournonterral, bien garé je vais voir à pied. Inutile d'aller plus loin, la rue est en cul de sac. A 18h15 le gars arrive, j'ai grappillé un quart d'heure. Je lui dépose sa réno en échange d'un chèque.

    A 19h tout pile je suis à Issanka, j'ai 8h50 de volant et je valide une 11h. Que demande le peuple ? Le peuple je sais pas mais moi c'est un demi.

     

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  • je l'ai déjà mise cette photo ?
    à Salles d'Aude
    château en Espagne
  • Mardi 25 Juillet 2023
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    Café, mini croissant, douche et zou ! Je commence à Lieuran les Béziers, je connais le quartier je me suis fait baiser comme un bleu cet hiver, le lotissement finit en cul de sac serré, là je recule à ma main et je stationne sur l'avenue.

    Ensuite je retourne à Maraussan comme la semaine dernière mais pas dans le même coin. J'ai un peu de mal à trouver la maison, le client me fait un radio-guidage au téléphone. Il est au boulot, il avait zappé la livraison, il revient. C'est sa femme qui m'ouvre le portail, elle me raconte ce que je sais. Elle m'accompagne au camion tout en parlant, je démarre le chariot, elle continue, je ne l'entends plus mais elle continue... En fait je me rends compte qu'elle est affreusement bavarde. Je sais tout de sa vie, ses enfants ses chiens son père, incroyable. Son mari arrive, c'est le gros bordel dans la cour, faut faire du rangement, je leur donne un coup de main sinon il y en a pour deux plombes. Le gars signe les papiers et le lâche, il m'abandonne avec la pipelette ! Je fais mon contrôle et elle continue. Comme dit Guillaume Meurice à propos de Manoukian, c'est la rédactrice en cheffe de Logorrhée Magazine. C'est fini, je remonte sur le chariot moteur en route mais elle continue sa diarrhée verbale, c'est pathologique je pense.

    Je me sauve en direction de Salles d'Aude. Salles, pas le choix faut passer par Coursan, c'est étroit, c'est chiant. Salles c'est pareil. Je traverse le pays et je vais me garer presque sous l'autoroute, je suis à 6 ou 700 m de la maison. J'empile tout et je ne fais qu'un tour. Au retour je me prends du pain à la boulangerie du bled, c'est plus facile de se garer en chariot qu'en semi.

    Direction Perpignan, je devais aller à Cabestany mais c'est reporté à la semaine prochaine, du coup après avoir mangé un morceau j'arrive en avance à St Feliu d'Amont. J'appelle la cliente, elle me dit qu'elle m'envoie son conjoint mais c'est pas gagné selon elle. Je suis en avance, pas le choix j'attends. Pendant ce temps José le concessionnaire de Galice m'écrit : faut que je dépose sa piscine à son entreprise pas chez son client ; ok. Moi ça me va, c'est plus facile.

    Le client se pointe à passé 15h, il s'excuse mais non tout va bien, j'avais annoncé 15-17h. Petite piscine ça va vite, je prends la direction de la frontière. Je m'annonce à Iñaki pour demain midi à Tolède avec la piscine annulée remise reportée re... Il me répond que ça ne va pas non plus, faut que je vienne à son dépôt. Oh ben ça, ça m'arrange bien, je gagne 100 bornes facile, demain je pique au nord de Madrid direct.

    Allez fonce tonton Pierre, fonce ! C25, Lérida, Saragosse. Je pensais couper à Peñalba, mais il m'en reste un peu sous le pied, je tire jusqu'à Alfajarin, je me gare avec 8h43 de volant mais surtout 14h58 d'amplitude, optimisation.

     

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  • l'usine chelou de jambons
    à Torremocha
    l'accès chez Iñaki
    pont médiéval dans les Manzanares
    déco en Castille
  • Mercredi 26 Juillet 2023
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    Comme d'hab' ici je déjeune au troquet et je vais me doucher à la station, c'est nickel propre d'autant plus que la chica est en plein nettoyage. 3 balles ça les vaut.

    Je vous ai déjà parler de l'usine de jambons ? A la sortie de Saragosse il y a une usine de jambons, pourtant je passe ici depuis des années, eh bien je n'y ai jamais vu un camion ni même une fourgonnette! C'est fou non ? Voilà plus de 30 ans que je passe là et rien ! Nada ! Je pense que c'est une base secrète, soit le toit s'ouvre et des missiles nucléaires intercontinentaux sont tirés de là, soit c'est une base d'extraterrestres ils se regroupent ici (ils prennent leur temps j'avoue) soit c'est une base des illuminatis ou une loge de Francs-maçons. Faut qu'un jour je m'arrête et que j'aille sonner...

    Sans réponse je continue ma route et je descends jusqu'à Torremocha, comme d'hab' aussi pour le plein de gas-oil et un café, le tout en un bon quart d'heure. Hier soir j'ai bien fait de pousser jusque là, Colmenar Viejo ça passe en 4h30... enfin selon le trafic à Madrid... Bé à 11h c'est bien calme, à midi moins le quart je suis au « dépôt » d'Iñaki. A la prod ils ont pris la mauvaise habitude de poser les colis sur les sacs de sable du filtre. En début de tournée ça se tient à peu près, quand il y a du plancher libre ça glisse, malgré la barre stopfret. J'ai le temps je refais ça tranquille. Iñaki me raconte pour la piscine... La cliente de Tolède s'est rétractée, elle a payé, validé la livraison mais ne donne plus signe de vie, mails téléphone, rien. Lui il s'en fout, elle a payé la majeure partie de sa piscine, elle peut rester là longtemps. Il me dit : « les gens sont fous ». Au pire c'est un modèle courant, je pense qu'il pourra la refourguer.

    Je finis mes 4h30 pas loin, en tête à tête avec une tomate. Ensuite je n'ai plus qu'à rouler direction la Galice. Comme à chaque fois les paysages changent et défilent, la sierra puis la plaine de Castille puis encore des montagnes mais de Galice cette fois. C'est un vrai régal.

    Je reçois mon retour pour vendredi, Laurence est en vacances c'est Étienne le plus jeune fils du chef qui est aux retours, on rechargera à Saragosse pour vider lundi à Sochaux, mieux que sur le plan.

    Bien sûr je combine et recombine mes heures, à Valcarce j'aime bien mais j'ai 9h05 de volant, c'est con je continue. Je pousse jusqu'à Lugo, je trouve une station d'autovia, j'ai 9h53 de volant et je valide ma seconde 11h pour deux minutes. Le top ! Ce qui est moins top c'est que le resto est fermé le soir. Google me dit qu'il y a un truc à 1km, c'est bon pour moi la marche à pied. Le resto est un boui boui avec menu unique et plat unique même. C'est churrasco au barbecue, ça tombe bien j'adore. La poitrine de porc grillée c'est irrésistible.

     

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  • le dépôt de José
    vertigineux
  • Jeudi 27 Juillet 2023
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    Non seulement le troquet est fermé le soir mais n'ouvre pas le matin, je retourne déjeuner au camion. Heureusement la clef de la douche est vers les pompistes, douche neuve propre et gratuite, parfait !

    A 9h moins le quart je suis à San Sadurniño, José est déjà là il me fait de grands gestes. Je lui dépose la piscine dans son truc, la porte est étudiée pile poil pour le Moffett. Un gars arrive, il explique qu'il a une piscine d'une autre marque mais il a des problèmes, et il raconte sa vie, José le coupe, lui dit qu'il doit finir avec moi, que je dois partir. Merci c'est gentil. Ce type faut pas qu'il se mette en couple avec ma cliente de mardi... l'enfer. Ou alors ils s'annulent l'un l'autre, va savoir...

    Je mets un coup de balai dans la caravane et puis faut y aller. La route dans l'autre sens jusqu'en Castille, puis Leon Burgos... A la limite de la Galice et de la Castille il y a un tunnel fermé, il doit y avoir de gros travaux c'était déjà fermé la dernière fois. On passe par le col et un village, si t'es tout seul ça roule, sinon...

    J'occupe la journée avec quelques coupures par ci par là. Je relativise mais j'ai été bien occupé quand même, je finis à Pedrola à l'entrée de Saragosse avec 9h56 de volant pour 840km, j'en ai assez.

     

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  • mon baptême en porte-voitures
    désert des Monegros
    Catalunya
  • Vendredi 28 Juillet 2023
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    A 6h et quart je vais déjeuner, je demande une douche au barman, il me réclame 6€ !!! T'es sérieux ? Je paye mon café et je me sauve. J'attends 7h quand même histoire de garder un peu d'amplitude, va savoir.

    Une dizaine de minutes de route et je suis chez Opel, formalités, magasin central. J'ai le nom d'un contact, le gars présent appelle son chef, il arrive et me dit qu'il me charge pour Vesoul. Bah non moi c'est Sochaux. Sotcho' comme ils disent. Là je me dis que les conneries commencent mais non, il a l'air confiant, il m'envoie un cariste. Sur le mail je devais charger une caisse, c'est une caisse, mais nue. C'est une Opel Corsa. Je suis content c'est mon premier tour en porte-voitures ! Il n'y a rien d'autre à charger, c'est un express affrété Gefco, c'est Seva désormais. Gefco Express ça doit s'appeler maintenant Seva Vite ! Pourquoi faire un express ? A cause des interdictions de circuler peut-être ? Ils se sont dit que ce serait impossible de vider lundi ? J'imagine qu'ils ont tapé sur Google : « qui s'en branle des interdictions ? » Et ils sont tombés sur moi...

    Bon c'est pas le tout de blaguer mais il y a 1200 bornes. Je ne fais pas tout d'une traite, je m'arrête déjà à Alfajarin pour la douche. Avant hier je ne m'imaginais pas me redoucher ici vendredi.

    A partir de là je fonce comme un débile, Lérida, C25, tout à fond à fond. Bien sûr je passe au gas-oil et Adibou à Figueras.

    Jusque là j'étais pas inquiet... C'est passé la frontière que ça commence. Au péage du Boulou on patine 15 minutes, ça va encore. Ensuite Maps me fait sortir à Sigean, bizarre, j'hésite, en plus Sigean dans le bled c'est interdit aux PL, on ne peut que prendre direction Perpi. Boh je sors, Sigean ni vu ni connu. Un peu plus loin la N9 passe au-dessus de l'autoroute, bouh ! Merci Google ! C'est bouché à perte de vue. Jusqu'à la bifurcation de Croix Sud j'imagine. Pour moi c'est la seule difficulté, dans l'autre sens c'est une horreur ! C'est planté de Narbonne à Béziers, puis vers Montpellier, la moindre bagnole en panne et c'est le boxon. Bison Futé annonce 1000 bornes de bouchons en France, je veux bien croire oui.

    Mes heures se terminent vers Tavel Orange. J'ai déjà cramé mes deux cartouches de 10h mais j'en retrouve une vieille au fond de ma besace, c'est une ancienne non-utilisée mais elle fera l'affaire. Du coup je finis au relais de Donzère, tip top. Là je m'adresse aux jeunes chauffeurs s'ils me lisent, je ne suis pas un exemple : conso, vitesse, interdictions, les étoiles de conduite au tableau de bord, tous ces trucs à la con, je m'en taponne infiniment. Faut pas faire comme moi c'est mal. Je suis un routier old school, je roule toujours comme avec mon F12 Intercooler.

     

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  • Lyon nickel
    la Loue
    4256km, fastoche
  • Samedi 29 Juillet 2023
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    A 4h30 mes 9h01 sont écoulées, venga ! Je reprends l'A7 à Montélo sud évidemment, dans mon sens il y a un peu de monde mais ça roule à la régule, juste un Suisse VD qui a fait des patins à roulettes avec son Audi, il a tapé le cul d'une bagnole avec un bateau derrière, il y a des morceaux éparpillés de partout. Alors qu'en face, comment dire ? C'est un parking ! A 5h du mat' ! C'est une horreur. Jusqu'à Lyon !

    Je passe la ville de Raymond Barre par le vieux périph' c'est toujours 3 minutes de gagnées. A 7h15 je passe le péage de Viriat, pas de flics, je suis rentré ! Bien sûr je m'arrête déjeuner à Villemotier, il y a un peu de monde, des vacanciers qui déjeunent, coupure de 15 minutes café pain aux raisins et pain pour midi.

    Un peu de camions sur la 83, comme un samedi normal, ça roule. Je finis mes 30 avant Besançon, en 4h30 on rentre de Valence pas de Donzère.

    Pauline a fait mettre la semi du Fred en long sur les places voitures. Le dépôt est ouvert la femme de ménage est au boulot, je grimpe sur le Fen je transvase la caisse, j'attrape une sangle et deux équerres sur les étagères, le Fred sera tranquille lundi. Je lui envoie une photo, pas pour qu'il me remercie mais pour qu'il ne perde pas de temps à débâcher lundi à l'aube. La Fiat est au garage, ce serait turbo paraît-il, je décroche et je rentre en solo, par la Haute Saône bien sûr, je vais pas payer l'autoroute faut pas déconner. A midi dix je suis à Bourogne, fin de cette magnifique semaine, il me reste 20 minutes de conduite sur la semaine, heureusement que j'ai pas fait le crochet à Tolède. Je suis dans les clous partout, sauf les 9h45 d'hier j'aurais dû arrêter avant et les faire ce matin mais ça je l'assume. Bon week-end à toutes et tous, le ciel vous tienne en joie.

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  • pfoulala
    pfoulala 2
  • Lundi 31 Juillet 2023
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    En mettant en route je vois que je n'ai que 36 heures de conduite possibles pour la semaine, bah oui fatalement, les 90 pour la quatorzaine seront vite là.

    La mission que m'avait confiée Cyrille c'était : viens boire le café à 7h et demi. C'est dans mes cordes, à 7h30 pétantes je suis au dépôt, j'attelle ma semi, je dépends le Moffett et je paye le café.

    La mission est simple, on doit déménager une usine. C'est une boutique qui fabrique des panneaux de signalisation, ils sont à l'étroit dans leur vieille usine au-dessus de Besac', ils construisent un gros truc dans la nouvelle zone à côté de chez Daf au bord de l'A36.

    En montant je croise LE Bruno avec un plateau chargé de vendredi et à Rurey il y a LE Thierry, on est donc trois à tourner. Il y a un boulot de fou, les machines, le stock, les matières premières plus toutes les conneries, les archives etc... Il y en a pour la semaine paraît-il.

    Premier tour, on me charge du stock, des panneaux, des armatures en alu, le cariste va les chercher au diable, ça prend des plombes. Deux heures, c'est bien long. Je descends à Chemaudin, Bruno n'est même pas vide avec les longueurs sur le plateau, ils arrêtent et me vident. Une fois que c'est fait je remonte à Rurey, je m'arrête au pain en haut de la côte de Larnod. De retour à l'usine le cariste est en pause casse-croûte, j'en fais autant. Rebelote, il faut à nouveau deux bonnes heures pour me charger. Bruno arrive enfin, il décroche et change de plateau, je lui file un petit coup de main à sangler son fourbi.

    Gros point positif, ils ont une machine à Nespresso avec un stock impressionnant de capsules, de la marque s'il vous plaît, pas des capsules de merde marque distributeur.

    Quand j'arrive à Chemaudin le Thierry n'a pas fini, il me faut attendre à nouveau. J'ai un bon stock de lecture, de sudokus et de jeux sur mon téléphone, heureusement. Je suis vide à 18h, le cariste en haut m'a dit qu'ils arrêtent à 18h justement. Pas la peine que je remonte, je vais couper à Chay, c'est le troquet le plus proche. J'écris ces quelques lignes et je vois arriver un Hoptrans sur le parking, bien sûr le patron vient voir le chauffeur. C'est un indien, avec longue barbe et turban, il parle anglais, bien sûr je me dis qu'il va dégager mais non, il mange au restaurant ! C'est une exception, je pense qu'il ne faut pas compter sur les Hindous pour sauver les restos français mais voilà. Comme me dit le patron : il a payé en carte, pas de merde sur le parking, c'est un bon client.