| Carnet de bord de Juillet 2021 | Partager sur Facebook |
Je confirme, c’était calme. Je coche l’endroit, même si je ne viens en Italie qu'une fois environ toutes les années bisextiles. Je mets en route à 7h30 et retourne à l’usine à 1km de là. Personne en bascule cette fois. Pas foule au bureau, juste un gars, on dirait le patron, vient s’occuper de mon cas. Très gentil, parle français. J’aurai 2 points de chargement. Dont le 1er qui est l’usine à côté de laquelle j’ai dormi. Je connais la route. Là c’est pas pareil, re bascule, avec une autre bonhomme, assez âgé et pas trop commode. Surtout j’ai gaffé et rien compris, il me dit “dietro” à la porta 2. Je commence une marche arrière.. il arrive les bras en l’air, non faut avancer faire le tour du bâtiment et rentrer en avant. Donc dietro ça veut dire derrière alors...Scusi padre.. Ouverture du toit, les types au pont sont plus jeunes mais guère plus commodes, 2 ponts à faire, mais c’est du rapide, une barre à chaque. Des barres de 3 ou 400 mm de diamètre quand même. Je repars de là via la bascule du papy avec déjà 16t pour ces billes. Je m'excuse en disant je ne comprends pas trop l’italien, auprès du ronchon. C’est bon, il avait dû remarquer, il se marre. Alla prossima!
Je retourne au siège de l’usine, là juste un camion charge à la porte où je dois aller. Pareil, ça ne traîne pas, et le pontier assez jeune est bien sympa. Il y a juste 2 barres encore et j’ai mon compte de 23t400. Un bon sanglage là dessus, bascule et je peux me sauver avant 9h30. J’ai aperçu un chauffeur du 42, chargé comme moi pour Givors. C’est un artisan avec un beau Magnum, il n’a que 500000km, c’est un ancien d’écurie. Il vient ici toutes les semaines, et me dit que le papy de l’autre usine, à 72 ans, et est le frère du grand patron. Il habite sur place à son usine. C’est bien ce qui me semblait que j’avais aperçu un jardin dans l’encente de l’usine à côté d’où j’ai dormi. Bref, c’est à l’ancienne.
Maxime me suggère de vider aujourd’hui, oui, on verra bien. Le collègue du 42 me dit que officiellement ça ne vide plus après 15h. D’abord je vais trouver une douche, j’enquille l’A4, sans trop de difficulté au nord de Milan, il est déjà tard. Le collègue me douce peu de temps après, je roule tranquille à 85; mais il a l'air d’avoir une bonne régule. Je stoppe 2 aires après Novara, une petite aire mais avec Autogrill, la douche est correcte. 20 minutes chrono.
Turin, le haut lieu de l’automobile que forcément j’ai visité le plus souvent du temps de Gefco passe au vert aussi, avant de commencer la montée. Je fais les 30 à Suse, pour casser la graine et prendre le café. Je demande si les douches fonctionnent, oui c’est bon. J’avais cru comprendre qu'elles avaient été longtemps fermées avec la crise. Le collègue du 42 repart de là, peu de temps après mon arrivée. Je pense qu’il compte bien vider ce jour.
Je patiente 5 10 minutes à l’entrée du tunnel, sans doute un convoi d’ADR passe. Il y a une bonne file de l’autre côté aussi. La descente est tranquille, la flotte en gros volume arrive vite en Maurienne. Mais ça roule tout de même à peu près bien sur Chambéry. ça ne s’arrange pas en allant vers Lyon, et là c’est moins beau niveau circulation. Le croisement A43/A46 affiche 15 minutes de retenue. Je vais via SQF, Heyrieux et la 318, peut être j’ai grappillé quelques minutes. ça divague comme ça jusque Communay où curieusement la descente côté A47 passe bien. Encore du grumeau après à Givors, mais je suis presque arrivé. Je reçois un sms amical du copain Baloo qui a aussi la chance de se promener dans ce jovial secteur. Je suis à 16h45 dans la cour du négociant d’acier. Sans surprise le camion du 42 est en train de vider. La dame du bureau me dit que ça ne vide pas l’aprem, qu’il n’y a plus personne pour vider si je pourrais attendre demain 7h30.... Ah bon, on a vendu avant 18h à Maxime. Et j’évite de faire le mesquin en faisant remarquer qu'un autre est en train de vider. Elle est bien gentille tout de même. Elle appelle au magasin pour demander, en disant que je n’ai que 4 barres. C’est ok, c’est mieux comme ça. Là encore, très sympa au pont, le réceptionnaire me fait remarquer que j’ai de la chance, que c’est avant 14h en principe, que d’autres équipes ne tolèrent rien. J’aurai entendu tous les horaires possibles. Bref, l'essentiel est d’avoir vidé et de ne pas avoir couru pour rien. ça va tellement vite que je ne valide pas une pause. Je fait 30 plus loin vers la zc le temps d’attendre mon taf de demain. On attaquera les ramasses à Bourgoin. Toujours pas jojo sur A46, mais pas pire que cet aprem. Je sors à SQF pour aller me garer près du lavage mais c’est blindé. Pas grave, je traverse Bourgoin et trouve libre un petit lay by que je connaissais à l’entrée de Nivolas Vermelle. Il tombe des trombes d’eau. Mais c’est bien peu à côté des images de catastrophe du côté de Liège ou du côté allemand à Euskirchen.